Auteur/autrice : ACOLITT

  • Les 5 questions posées à OBYC, illustrateur et auteur de bandes dessinées camerounais.



    Bonjour. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?

    Bonjour à toutes et à tous. Je m’appelle OFFONO BELLA Yannick Cyrille mais mon nom de plume est OBYC, illustrateur et auteur de bandes dessinées.

    Votre domaine d’exercice est la Bande dessinée. Racontez-nous votre histoire d’amour avec cette branche des arts.

    Mon intérêt pour la bande dessinées a commerce en 2009, j’étais en classe de CM2. Déja passionné par les dessins animés à l’époque, un camarade de classe est arrivé un beau matin avec une bande dessinée réalisée par lui. Après lecture de celle-ci, je fus conquis par son travail, et le week-end qui suivit, j’entrepris la création de ma première bande dessinée dont le nom me revient encore “FRÈRE CONTRE FRÈRE”. Je l’ai dessinée jusqu’en classe de cinquième. En 2011. Malheureusement, j’ai perdu les dessins de cette bande dessinée.

    Cette même année, j’avais aussi dessiné une BD intitulée “ROBOT NUL”. Mon inspiration à cette période était principalement “DRAGON BALL”, “DRAGON BALL Z” et “DRAGON BALL GT” de Akira TORIYAMA, qui axait mes histoires plus sur le combat. Le déclic se produisit en 2013, en classe de troisième, quand la chaîne de télévision Manga diffusa pour la première fois l’anime “CODE GEASS”, réalisation du studio CLAMP.
    Après deux saisons et 50 épisodes, CODE GEASS m’a fait découvrir un autre univers, par le travail et la profondeur de son scenario, la psychologie de ses personnages si louables et attachants, des idéologies auxquelles qu’on serait prêt à defendre, car on s’y retrouve tous d’une certaine manière; le tout dans un environnement vivant et captivant mais aussi stressant, car tout pouvait y arriver en bien comme en mal. Dès lors, je me suis remis au travail, non seulement pour travailler mon dessin mais aussi mon scénario.

    En 2014, alors que j’étais en classe de seconde C, j’ai fait la rencontre de mon partenaire de dessin et grand ami ASSONNA NGUIMGO Jean René, année qui verra germé de mon esprit une histoire que j’avais alors intitulée “EURAPHONE”. Cette BD racontait l’histoire «des Hommes qui avaient reçu divers pouvoirs d’un séraphin s’étant sacrifié pour les sauver d’un démon». J’y ai travaillé jusqu’en classe de terminale en 2016 où après mon Bac, Jean René et moi avons pris la décision de créer un collectif d’auteurs : BDSTARS 237.

    En décembre 2016, je m’étais rendu pour la première fois au  »Mboa BD Festival ». J’ai montré mon travail à de grands noms de la BD au Cameroun. Je me suis fait violement refoulé. De retour chez moi, totalement déprimé, je me suis remis au travail pour parfaire mon dessin. Cette décision a été un vrai parcours du combattant, car subissant les pressions familiales.

    En 2017, mon travail sur mon dessin continua, et pour satisfaire ma famille, un accord a été  »signé » : «Peu importe l’école où vous me mettrez, peu importe la formation que je devrai faire, je vous assure que je vous apporterai le diplôme ou la certification. En échange, laissez-moi dessiner autant que je le désire.» Et c’est ainsi que j’ai intégré l’institut universitaire Siantou en cycle BTS, travaux publics. La première année, j’ai mis sur pied un projet de BD dont je suis fier encore aujourd’hui : « LES APPRENTIS DE LA MORT » issu de mon précèdent projet « EURAPHONE », et qui donna naissance aussi à mon œuvre principale « NDULU ».


    En 2019, « WA MANON » vit le jour. Elle met en scène une mythologie de mon invention. Et en 2020, les premières planches revisitées de « NDULU » virent le jour. En 2021, je commence le projet le plus ambitieux que j’ai initié, avec l’aide d’une amie dessinatrice du nom de MISREL. Il est assez long et foisonnant de personnages haut en couleur, mélangeant mythologie BETI, récit biblique et même faits historiques. C’est un projet que j’avais premièrement nommé «LE ROI ETERNEL» puis «l’EMPEREUR ETERNEL» après relecture de l’histoire.

    En 2022, après de nombreux conseils, j’ai pris la décision de segmenter mon œuvre principale «NDULU», car elle-même est assez long, et le premier de ses segments est l’histoire que je dessine actuellement. Elle a pour nom «NDULU : LA SEPTIEME PERLE», puis suivra «NDULU : LES GLORIEUX», «NDULU : LES TRESORS DE L’ESCLAVAGE» et enfin «NDULU» .

    Vous faites partie du collectif BDSTARS 237. Comment fonctionne-t-il et quelles sont vos productions à ce jour ?

    Le collectif BDSTARS 237 rassemble des auteurs avant tout passionnés par le 9e art, car sans cette passion, il nous est impossible de surmonter les obstacles auxquels nous sommes amenés à faire face. BDSTARS 237 perçoit des cotisations de ses auteurs et tout auteur qui nous présentera des projets que nous jugerons potables après étude, et dès lors, nous pourrons envisager un format physique.

    Parmi nos productions, nous pouvons citer :
    ✓ «MAGICAL WORLD» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000FCFA ;

    ✓ «ANITA» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA; 

    ✓ «LA MARMITONE» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;

    ✓ «MBAK ET YEBA» par ASSONNA NGUIMGO Jean René à 1000 FCFA;

    ✓ «NDULU : LA SEPTIEME PERLE » par OBYC à 1300 FCFA;


    Quand on sait qu’illustrer un livre, et en couleur de surcroît, au Cameroun, n’est pas chose aisée, atteignez-vous vos objectifs financiers en proposant les vôtres à de tels prix?

    Il faut d’abord comprendre que la BD ne bénéficie pas de la même communication que la musique, le cinéma, la littérature ou d’autres formes d’arts, car la BD, pour certains, c’est pour les enfants; très souvent, on n’en voit pas l’intérêt. Bien sûr, certains apprécient l’initiative et sont même de grands adeptes de la BD. BDSTARS 237 a été créé avec un but premier de vulgarisation de cet art. Pour rentrer dans nos frais, nous n’hésitons pas à communiquer auprès des jeunes, des adultes et même auprès des établissements scolaires – c’est généralement ces derniers qui constituent notre clientèle vu que les prix sont abordables.

    Quelles sont pour vous les 05 caractéristiques principales d’une bonne BD ?

    Aucun travail n’est facile; encore plus celui d’un auteur, car même si l’on a une idée générale, il faudra encore la développer, choisir le contexte, des thématiques à traiter, des sujets à aborder, le genre à utiliser, la création des personnages, établir les liens avec les personnages, décrire les origines de tous les personnages passés, présents et à venir. Et connaitre tout de ses personnages jusqu’à leur avenir revient à devenir le dieu de son univers. Pour une bonne BD, l’auteur doit tenir compte de ces paramètres scénaristiques primaires. Une bonne BD c’est d’abord:

    – La qualité du scenario;
    – Les sujets et thématiques exploités;
    – La beauté et qualité du dessin (pas obligatoire), car l’art c’est avant tout la variété et la diversité, à mon humble avis;
    – La profondeur et la psychologie des personnages;
    – Et enfin, l’originalité qui est propre à chaque BD.


    Contacts et points vente : Yaoundé (Cameroun) : Terminus Mimboman (en face de l’hôtel); nouvelle route nkoabang, entrée OPEP (après Auberge lune bleue) Contacts utiles: +237698056816, +237696640922, +237650047822



    Linelitt’ et les arts



  • Les 5 questions posées à Ernis, écrivaine camerounaise, Prix Voix d’Afriques 2022


    Partie 1
    Partie 2

    En bonus, la note de lecture de  »Comme une reine » de monsieur Haman Mana, directeur de publication du quotidien camerounais Le Jour, à lire ici https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid02x9vGoi948146KoA2hNBUrtYoJeka4ctC4N6LwNJb21tj4TRn8sdZyvZ4EAt5EbXHl&id=100000588284548



    Linelitt’ et les arts

  • BIOLITT : PABE MONGO : 50 ans au service de l’écriture



    Pabé MONGO, de son vrai nom Pascal BEKOLO BEKOLO, est né en 1948 à Doumé, à l’est du Cameroun. Très tôt, il flirte avec l’encre et la plume. Après l’obtention de son Brevet d’Etudes Primaires (B.E.P.) en 1967, il nourrit des envies de reconversion religieuse. Pascal BEKOLO BEKOLO va passer deux années de noviciat pour devenir Frère des Ecoles Chrétiennes. Après ces deux ans, il décide de revenir à sa vie civile et reprend ses études en classe de seconde, au collège de la retraite, à Yaoundé.

    Son retour à sa vie civile va marquer son entrain pour l’écriture. Pabe Mongo commence à naître en le jeune Pascal BEKOLO BEKOLO. Il écrit des textes à la volée, les présente sans grande ambition au public, et en 1971, alors qu’il est en classe de terminale A4, son premier texte, un recueil de nouvelles, « Un enfant comme les autres », parait aux Editions CLE. Pabe Mongo va donc désormais exister et être parmi ceux-là qui vont marquer le monde de la litttérature.


    Pabé MONGO mène des études essentiellement orientées vers l’écriture et l’enseignement :

    Il obtient une Licence ès Lettres Modernes Françaises ; une Maîtrise en Philosophie ; un Doctorat de 3è Cycle en Littérature Négro Africaine, avec une thèse sur Le Nouveau Roman Africain, dirigée par le mythique Pr. Bernard FONLON de l’Université de Yaoundé, codirigée par le professeur Mohamadou KANE de l’Université de Dakar.

    Pabé MONGO est dès lors bien armé pour mener de front sa double carrière d’universitaire et d’écrivain. Il est d’ailleurs l’initiateur du programme d’enseignement de la création littéraire à l’université de Yaoundé I et de l’encyclopédie générale du Cameroun.


    Bien que l’on ne cite parmi ses œuvres, généralement, que « Père inconnu » et « La Nolica : La nouvelle littérature camerounaise : Du maquis à la cite », Pabe Mongo a une vaste bibliographie variée. Cette bibliographie est riche de trente-cinq (35) œuvres achevées et publiées et de dix-sept (17) manuscrits que notre illustre homme de culture espère voir paraitre un jour. A la question de savoir pourquoi ils n’ont pas encore paru, sa réponse est : « J’ai arrêté de publier quand on m’a demandé de payer. »

    Liste non exhaustive des oeuvres de Pabe Mongo

    – Un enfant comme les autres : nouvelles, CLE, Yaoundé, 1971
    – La Guerre des calebasses, DAEC Coopération, Paris, 1973 (pièce radiophonique)
    – Innocente Assimba : comédie en quatre actes, CLE, Yaoundé, 197?
    – Le Philosophe et le sorcier, Radio-France internationale, Paris, 1979
    – Bogam Woup : allégorie de la mutation, CLE, Yaoundé, 1980
    – Tel père, quel fils, Nouvelles éditions africaines, Abidjan, Édicef, Paris, 1984 (littérature jeunesse)
    – La Guerre des calebasses : ou Le dixième fiancé de Miriam, Édition Le Flambeau, Yaoundé, 1982 (pièce en trois actes)
    – Un totem de plus, Radio-France internationale, Paris, 1985 (pièce radiophonique, 14e concours théâtral interafricain)
    – Père inconnu, Nouvelles éditions africaines, Paris, 1985 (littérature jeunesse)
    – L’homme de la rue : roman, Hatier, Paris, 1987
    – Le roi des manchots, 1993 (théâtre)
    – Nos ancêtres les baobabs : roman, L’Harmattan, Paris, 1994
    – Le Substitut, Radio-France Internationale, Paris, 1989
    – «La disqualification de la nouvelle de l’arsenal littéraire africain pour cause d’inefficacité», Mots pluriels, n° 9, février 1999
    – Le livre du monde (voyage en Chine), Édi’-Action, Yaoundé, 2001
    – «L’Université des Mutants: une utopie universaliste récupérable ?», Université de Yaoundé 1, Actes du colloque sur Senghor 10 janvier 2002, 2003, PP. 75-82. (ISBN 2-911541-89-8)
    – La Nolica : La nouvelle littérature camerounaise : Du maquis à la cité : essai, Presses universitaires de Yaoundé, Yaoundé, 2005
    – Jojo la star du kwat : La nouvelle œuvre littéraire camerounaise : Du kwat au palace : essai, Presses universitaires de Yaoundé, Yaoundé, 2009

    Pabe Mongo est à ce jour le président de l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais (APEC) ; membre de la Panafrican Writers Association (PAWA), initiatrice de la journée internationale de l’écrivain africain ; coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun ; etc.

    Véritable bibliothèque, du 15 au 17 novembre 2022, nous aurons la chance de célébrer l’immensité de son encre… en sa compagnie.


    Sur le plan professionnel

    Pabé MONGO occupera tour à tour les responsabilités de :
    – Délégué régional de l’information et la Culture de l’Est,
    – Directeur Adjoint de la Culture,
    – Secrétaire Général du Centre Universitaire de Ngaoundéré,
    – Directeur des Affaires administratives et Financières de l’Université de Ngaoundéré,
    – Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de l’Université de Yaoundé 1,
    – Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Yaoundé 2,
    – Secrétaire Général de l’Université Catholique de Bertoua.

    Et à chaque poste, il a enseigné la création et la théorie littéraire.

    Cette disposition socioculturelle lui a permis des distinctions honoriques : la médaille d’Officier du Mérite Camerounais et la médaille de Chevalier de l’Ordre de la valeur.



    Quelques témoignages





    N’hésitez pas à laisser vos témoignages dans les commentaires.



    L’écrivain Pabe Mongo est un bel exemple de passion. Et les années n’ont pas pu ternir cette passion. Aujourd’hui encore, il se soucie de la littérature en Afrique et au Cameroun en particulier. Ayant traversé des décennies de littérature, il est clairement à même de parler de la littérature en Afrique dans son fond et dans sa forme, et d’apporter ou proposer des solutions adéquates, pour une belle émergence de cette dernière au Cameroun et en Afrique.



    Pauline M.N. ONGONO, Promotrice de ACOLITT (Association de Consulting Littéraire)




  • LITTERATURE : 07 NOVEMBRE 2022 : JOURNEE INTERNATIONALE DE L’ECRIVAIN AFRICAIN, ACTE 30


    A l’initiative de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA – Panafrican Writers Association), la Journée Internationale de l’Ecrivain Africain (JIEA) est décrétée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) le 07 novembre 1992.

    Mise sur pied en 1973, la PAWA contribue à mettre en lumière les difficultés et les perspectives en littérature en Afrique, les écrivain.e.s qui contribuent à l’émergence littéraire de l’Afrique.

    Plusieurs écrivain.e.s célèbres comme Birago Diop ou Aminata Sow Fall ont été à la tête de cette association et l’actuel secrétaire général est le docteur Wale OKEDIRAN, auteur de plusieurs livres. L’un des membres, l’illustre auteur camerounais, Pabe Mongo, fêtera d’ailleurs ses cinquante ans d’écriture cette année.


    Au cours de cette année, plusieurs écrivaines africaines ont été couronnées dans le monde. De Véronique TADJO en passant par Osvalde LEWAT, Djaïli Amadou Amal, Sara TIMB, ERNIS, Irène EKOUTA, et la liste n’est pas exhaustive, la femme a porté haut l’Afrique.

    Un échange initié sur la page Facebook Agence de Consulting Littéraire (ACOLITT) il y a quelque mois posait la question de savoir si la femme était l’avenir de la littérature en Afrique. A cette question, le coach de creative writing et creative reading et directeur de l’académie de littérature ÔNOAN, Ray NDEBI, répondait : « Si l’on se base sur son implication à l’exercice « écriture » et son souci de qualité dans ses textes, on peut aisément dire que la femme est l’avenir de la littérature en Afrique ».

    Il suffit d’ailleurs d’écumer les médias pour savoir que la femme africaine en littérature, en 2022, a été innovante sous plusieurs aspects : édition, animation, promotion… Comment ne pas être fier des éditions ADINKRA pour les innovations en édition; les Librairies M’Wina pour les différentes animations autour du livre jeunesse; la bibliothèque 1949 et Femicriture pour les différents échanges autour des écrits de femmes; les éditions Tila Africa pour la plateforme ouverte au polar et au thriller africains; CELI Editions pour ses livres destinés aux enfants vivant avec un handicap ; ASPROBIR pour ses initiatives pour la littérature africaine en France…


    Pour porter haut la littérature en Afrique, des hommes et des femmes s’adonnent au quotidien. La réalité est certaine : pour qu’un.e écrivain.e existe vraiment, il faut l’apport de plusieurs maillons, notamment des promoteurs littéraires, peu importe le canal, numérique ou autre.

    Le volet « agence littéraire » se fait aussi une place dans la sphère littéraire africaine. Bien que n’étant pas encore vulgarisé, c’est un secteur qui flatte plus d’un… à distance – très peu d’écrivain.e.s s’attèlent à réduire la distance. Sous d’autres cieux, aucun.e auteur.e n’a été élevé.e dans les hautes sphères de la littérature sans accompagnement. Si oui, très peu. L’agent littéraire a ces compétences littéraires, juridiques, psychologiques et sociales pour assumer ce rôle d’ombre qui met en lumière l’écrivain et assure la qualité de ses écrits et de ses compétences. Honneur donc à ce maillon de la chaine du livre de sensibiliser un peu plus sur la chose.


    Les tout-petits ne sont pas en reste…

    Longtemps oublié ou très peu mis en valeur, le livre pour enfant a désormais le vent en poupe. Des initiatives s’enchainent, pour le plus grand bonheur des tout-petits qui, tout compte fait, sont la graine qui est chargée de porter de bons fruits.

    L’année 2022 a vu naître, par exemple, le SALAFEY, Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé, un salon qui vise la valorisation des productions littéraires jeunesse afro centrées, dans l’optique de rallier les enfants avec leurs identités et faire connaitre un peu plus les acteurs de ce contexte en Afrique. Il se déroulera du 16 au 18 décembre 2022 à Yaoundé, sous l’initiative de les Librairies M’WINA et l’association littéraire ÔNOAN.

    Quelques mois après l’annonce du SALAFEY, le SALIJEY a vu le jour, sous l’égide des Éditions AKOMA MBA; un évènement qui met au devant le livre et la bande dessinée afro-centrés.


    Au-delà de ces prix et initiatives, la filière livre en Afrique n’est pas un long fleuve tranquille.

    Comment les écrivain.e.s abordent-ils.elles le volet qualité ? Faut-il toujours jeter la pierre à l’éditeur ? L’éditeur joue-t-il vraiment son rôle ? Les ventes peuvent-elles être quantifiées de nos jours ? L’accompagnement des pouvoirs publics est-il effectif ? Les méritants sont-ils primés ? Quelle place accorde-t-on aux jeunes acteurs du livre en Afrique ? Quelle place souhaite occuper les jeunes acteurs du livre en Afrique ?… Autant de questions qui concernent la littérature en Afrique.

    Cette année, le monde littéraire a un œil particulier sur l’Afrique. Une belle occasion pour l’Afrique de se poser les bonnes questions en ce qui concerne sa filière littérature. C’est indéniable, elle a un fort potentiel littéraire, mais comment s’utilise ce potentiel ? Comment nourrit-on ce potentiel ?

    Les fautes de grammaire ou d’orthographe, la cohérence dans les textes, la construction erronée des personnages… sont des soucis retrouvés dans plusieurs livres produits et écrits en Afrique. Or, tout comme en médecine ou au cinéma, pour être performant dans le 5e art, il faut apprendre, travailler son potentiel et ses textes avec des personnes qui ont déjà fait leurs preuves; accepter les avis des lecteurs, car une fois le livre publié, il leur appartient – tout compte fait, ce sont eux qui achètent les livres, ils sont donc en droit de donner leurs ressentis, avis.

    Le prix Neustadt de Boubacar Boris DIOP, le Los Angeles Times de Véronique TADJO, le Susan Smith Blackburn de Benedict LOMBE, les nombreuses distinctions de Djaili Amadou Amal… ne leur ont pas été attribués sous les bonnes grâces de ce regard du monde. Le travail pour la solidification du potentiel y est pour beaucoup.

    L’Afrique a eu l’occasion de montrer, si besoin était encore, ce qu’elle vaut en littérature. Nous souhaitons encore plus de sacres et surtout encore plus de conscience sur le rôle éducatif des livres. En outre, la collaboration doit être regardée avec grand intérêt pour l’évolution de la littérature en Afrique. Quitte à copier les valeurs extérieures, autant copier aussi cet aspect.



    Linelitt

  • Stéphanie TCHOUA : Une entrepreneuse camerounaise qui écrit.



    Paru en 2020 aux Éditions de Midi, «J’apprends, j’entreprends» de Stéphanie TCHOUA est une sorte de Bible pour le jeune entrepreneur et pour toutes ces personnes, peu importe l’âge, qui sont intéressées par le secteur de l’entrepreneuriat.

    Dans ce livre, Stéphanie TCHOUA parle non seulement de son expérience, mais aussi de différents pans de l’entrepreneuriat. Les femmes, les hommes, les jeunes, les retraités sont tou.te.s concerné.e.s.

    Nanti de neuf (09) chapitres, «J’apprends, j’entreprends» va au-delà de la théorie, il pose par écrit la pratique de la chose entrepreneuriale; l’auteure a d’ailleurs, en première partie, fait une mise en bouche par son expérience personnelle. Une expérience jalonnée d’embûches, d’échecs, de réussites… de résilience.

    «J’apprends, j’entreprends» est disponible auprès de l’Agence de Consulting Littéraire (ACOLITT) au +237 690195126 ou acolitterature@gmail.com



    Linelitt’ et les arts

  • Les 5 questions posées à Stéphanie TCHOUA, auteure et entrepreneuse camerounaise.


    «On assiste partout à une révolution entrepreneuriale, et à mon humble avis, l’entrepreneur africain est le plus résilient et le plus courageux.»


    Bonjour, Stéphanie TCHOUA et merci de nous accorder votre temps.

    Vous êtes une femme entrepreneur et une auteure camerounaise. Que pouvons-nous savoir de plus ?

    Je suis aussi promotrice artistique et culturelle, fondatrice et directrice de publication d’un magazine, «CROSS TRENDS», sur lequel je travaille en ce moment. J’aime l’agriculture, les relations humaines, c’est ce qu’on a de plus cher.

    Vous commettez votre premier livre en 2020, «J’apprends, j’entreprends», aux Editions de Midi, au Cameroun. Pour vous, que signifie être un.e entrepreneur(seuse) ?

    Un entrepreneur, c’est cette personne ambitieuse qui prend le risque de se lancer dans une aventure inconnue; cette personne qui a décidé de prendre le contrôle de sa vie, de ce qu’elle voudrait accomplir et offrir aux autres; cette personne qui engage à la fois sa personne, son temps, son énergie, ses finances, pour créer une affaire; cette personne qui manque parfois d’expérience, mais n’hésite pas à prendre des risques pour monter son entreprise. 

    Nous rencontrons plusieurs livres qui traitent de l’entrepreneuriat, quel est votre objectif à travers ce livre et comment peut-on l’avoir ?

    Déjà, l’envie de partager mes expériences, d’informer sur certaines techniques entrepreneuriales et encourager ceux qui aspirent a se lancer dans l’aventure.

    Pour l’avoir, vous pouvez contacter l’agence de Consulting Littéraire – ACOLITT au +237690195126 ou acolitterature@gmail.com. Il coûte 5000 FCFA.

    Qui dit « Jeunesse » dit « Sensibilité sociale », pensez-vous qu’il est évident d’entreprendre en
    Afrique, vu le contexte pas toujours favorable sur le plan financier ?

    On assiste partout à une révolution entrepreneuriale, et à mon humble avis, l’entrepreneur africain est le plus résilient et le plus courageux. Ces capacités déjà sont aussi des ingrédients majeurs pour réussir dans la creation d’entreprise. Je conviens avec vous que c’est pas toujours évident d’avoir des financements ou des crédits ou même des aides. Etre entrepreneur, c’est envisager de s’exposer à une multitudes de difficultés entre autres financiers. Des astuces comme trouver des associés ou business angels pour financer son projet restent possible. Et comme je le dis toujours: «Il faut commencer avec ce qu’on a dans les mains; ce n’est jamais petit.»

    Quels sont vos cinq conseils aux jeunes aspirant à l’entrepreneuriat ?

    Pour réussir à conférer de solides fondations à votre entreprise :
    Il est très important de forger sa motivation, car créer une affaire s’apparente à un parcours d’obstacles. Ils doivent donc avoir une forte motivation, cultiver la confiance en soi…

    Definir la valeur ajoutée de votre projet. Qu’il soit pour répondre à un besoin ou alors innovant, il doit y avoir un plus qui vous démarque.

    Effectuer une vraie étude du marché. Evaluez la concurence. 

    Evaluez votre besoin en financement. Ne comptez pas vivre de votre entreprise avant un certain temps.

     ✓ Prenez des risques. L’entrepreneuriat n’est jamais un long fleuve tranquille. Soyez prêts à faire des choix risqués, mais
    potentiellement gagnants.



    Linelitt’ et les arts

  • Écrire et lire les langues africaines : les éditions THANKS dans la place



    Dans le sillage de la littérature et même dans d’autres, la question sur l’afrocentrisme occupe la première place : l’identité culturelle devient une nécessité.


    De nombreux acteurs dans le monde militent dans ce sens; THANKS, première maison d’édition au Cameroun à ne produire que du contenu en langues africaines, depuis près de cinq ans, polit sa pierre pour la beauté de l’édifice afrocentrisme en littérature.


    Les objectifs de THANKS

    THANKS abat un travail acharné chaque jour en suivant ses objectifs :

    – À court terme :

    Promouvoir les langues nationales à travers des publications très fréquentes ; promouvoir la culture nationale dans tous ses aspects à travers la publication des différents ouvrages permettant aux uns et aux autres de se connecter à leur culture ; proposer des albums illustrés comme livre d’accompagnement pour les enfants de la maternelle ; proposer des BD sur des thématiques précises.

    – À moyen terme :

    Donner la possibilité aux jeunes camerounais de se trouver une identité culturelle en parlant et en écrivant leurs langues maternelles et à faire de petits récits sur leur culture ; créer des supports numériques pour les différentes publications ; organiser des cours d’apprentissage de langues durant les vacances et les congés.

    – À long terme :

    Accompagner nos différentes publications avec des CD audio ; créer des applications en langues nationales ; créer un département de production des programmes spécialisés télévisés ; ouvrir une centrale de lecture dans ses locaux afin de perpétuer l’apprentissage des langues nationales.


    Sa production

    Suivant donc ces objectifs, THANKS  a fourni son catalogue de plus de cent (100) titres repartis en quatre (04) collections: la Collection Baptême (exemple: Kit d’apprentissage Ɓàsàa), la Collection Didactik ( exemple: Livret d’activités en langue fe’éfe’é, 4e), la Collection Ʉnīk&Specīale (exemple: Ntəshʉn Mə̀kalə. Cɔ̀ tûmlâm nkɔ̀nǐ nǔm ngɔ̌ Kàmə́run Nteushùn Mekad. Une histoire d’amour pour le Cameroun (Témoignage)) et la Collection Təmerity (exemple: Mìlaŋ a ǹjɔwi mengisa – les contes en njowi mengisa)


    Des difficultés malgré tout

    Malgré ces pépites de la littérature, THANKS connait des soucis sur le plan financier – une situation qui met sur la table la question de l’aide à l’édition au Cameroun. En plus des finances, THANKS lance un appel à tous les promoteurs de la littérature et de la culture afin de lui permettre d’avoir une meilleure visibilité et de la notoriété.


    Comment avoir ces livres ?

    THANKS, en plus de vendre ses livres dans ses locaux, fonctionne aussi avec des distributeurs:

    ✓ À Yaoundé
    Les librairies M’wima (A suivre ici https://www.facebook.com/BooktiquebyMwina ) ; Cameroun Livres (A suivre ici https://www.facebook.com/camerounlivres/ )
    ✓ À Douala
    GVG SARL (A suivre ici https://www.facebook.com/legrandvidegrenier.cmr )

    ✓ Contacts :
    Facebook: groupethanks
    E-mail: groupethanks1@gmail.com
    Tél: +237696851397 / +237677881874



    Linelitt’ et les arts

  • SORORITÉ CHÉRIE : des bras pour enlacer le monde (avec la participation des contributrices de «Sororité chérie»)


    «Nous décidons qu’il est temps de sortir nos langues inconvenues de l’ombre, l’heure est à l’émotion, au partage de nos existences singulières, nous, femmes, mères, amantes, employées, poétesses, surtout poétesses des existences d’hier, d’aujourd’hui et de demain.»


    L’on a coutume de penser que, comme l’assertion «L’homme est un loup pour l’homme», la femme, dans son entité la plus simple, est vaccinée contre l’amabilité vis-à-vis de ses semblables. Il fallait bien produire un antidote à cette assertion; c’est alors qu’arriva Carmen, en 2021, avec ce projet : celui de joindre des plumes de femmes pour former une belle mascotte. Pari tenu!

    Les 32 contributrices à cette vidéo https://www.facebook.com/100004736535097/videos/279621420943338/


    Comme une seule femme avec un même esprit, des sœurs de diverses origines et cultures ; avec des différentes couleurs émotionnelles, artistiques et passionnelles ont entendu l’appel. Elles se sont ralliées à ce projet de plume exceptionnel afin de prouver au monde que des femmes peuvent fédérer leurs forces et atouts pour produire une puissance. Ainsi dans un seul battement de cœur, rythmé par la seule force de leur volonté, ces sœurs de cœur ont enfanté «Sororité Chérie».



    Je suis une louve qui protège mon Louvres intérieur,
    Je me bats pour un monde meilleur et en choeur,
    Avec mes soeurs, on va vaincre les différentes tumeurs!
    Les bonnes moeurs!



    Loin d’être des louves pour leurs semblables, elles ont choisi de l’ouvrir, leur voie intérieure, pour baliser le chemin pour la postérité. Elles sont 32, mues par un ideal commun, celui de sortir la sororité de la douce ornière où elle se complait dans notre monde moderne actuel. Paru aux editions Vénus d’Ebène à Cotonou, l’ouvrage de 250 pages englobe des textes de différents genres. De la poésie au théâtre, en passant par les textes visules et de réflexion ainsi que les nouvelles, les autrices s’interrogent sur leur relation aux femmes, leur relation au monde que leur féminité engendre et renouvelle tous les jours.

    La Sororité Chérie par ces voix : https://www.facebook.com/lucie.leroi.5815/videos/518285429960418/


    Toutes ces femmes réunies autour de ce concept de Sororité en belle renaissance. Elles portent ce flambeau pour éclairer le monde une fois leur propre foyer interne illuminé d’intentions nobles et d’actions posées par le désir de reprendre possession de leur place légitime, celle occupée à l’origine, empreinte de la reconnaissance des éléments au creux même de l’humanité. Place de choix, place d’Êtres à la source de vie, aux fondations de toutes les palpitations qui font vibrer toutes les voix humaines. Toutes ces femmes prêtes à se reconnaître sans mensonge, avec authenticité et grâce, avec force et détermination dans chaque parcelle de leur existence. Femmes fermement résolues à marcher têtes hautes, côte à côte, main dans la main vers le rayonnement de leur vérité.


    Reprendre le chemin de nos voix, parce que derrière nous, des siècles de silence forcé, de lignes écrites furtivement, parce que certaines ont choisi de se conformer et d’adopter les codes, nous décidons qu’il est temps de sortir nos langues inconvenues de l’ombre, l’heure est à l’émotion, au partage de nos existences singulières, nous, femmes, mères, amantes, employées, poétesses, surtout poétesses des existences d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Nos épées sont des plumes qui noircissent les foulards blancs de nos libertés. En cercle autour des feux ancestraux, nous nous réunissons pour reprendre nos forces, attiser l’amour dont nous sommes nées et créer, de nos matrices en peau de lune allumer les sols de poésie, graines d’amour dans les veines humaines

    «J’ai hérité d’un nouvel ADN qui affiche sur chaque parcelle de mon corps, telle une enseigne indélébile le numéro 32.
    Je ne suis plus seulement Aïchath
    Seule, perdue et errant au milieu de mes semblables, porteuse des idées jugées hors normes.
    Je suis Carmen
    Je suis Angélique
    Je suis Pauline
    Je suis Ayélé
    Je suis Evelyne
    Je suis Caroline
    Je suis Myrtille…
    Je suis Sororité Chérie.
    Qui dit mieux !?»



    Je suis une louve qui protège mon Louvres intérieur,
    Je me bats pour un monde meilleur et en choeur,
    Avec mes soeurs, on va vaincre les différentes tumeurs!
    Les bonnes moeurs!



    Suivre Sororité Chérie ici https://www.facebook.com/SororiteCherie



    Linelitt’ et les arts

  • Réseau International des Journalistes Littéraires du Cameroun : l’édifice Littérature a une nouvelle pierre


    La promotion de la littérature est un souci majeur pour plusieurs passionné.e.s. Les canaux et les acteurs de la chose ne sont pas suffisants, quand nous connaissons le flux des parutions par mois en Afrique. De nombreux hommes, femmes, associations, entreprises… très dynamiques travaillent déjà sur la chose en Afrique avec pour objectif premier : faire connaître et valoriser chaque acteur.e de la littérature. C’est l’occasion de féliciter les équipes de La CENE LITTÉRAIRE, La lecture je contribue, Les Plumes Conscientes, L’autodidacte littéraire, ACOLITT, Les accros du livre, le LAO, Le conceptualiste, Le livre de l’auteur, Les amis de plume, ÔNOAN, Le Littéraire Togo, Fémicriture, Printemps des écrivains, ADAL, Ponctuation, Café des mots, Point littéraire, CIDI – Livres Afrique, La plume du Noun, et la liste est loin d’être exhaustive.

    Au Cameroun, des hommes de médias ont pris l’initiative de se mettre en réseau pour apporter un plus à ce qui est déjà fait. Ce réseau, ils l’ont baptisé Réseau International des Journalistes Littéraires du Cameroun (RIJLC). Un projet mené sous la houlette du mouvement littéraire La lecture je contribue dont l’initiateur est aussi le président national du RIJLC, l’écrivain et journaliste Junior Haussin, en service à Canal 2 International.

    Bien qu’ayant ses racines au Cameroun, l’objectif du RIJLC est de s’étendre dans l’ensemble de l’Afrique, et même au-delà, pour porter la voix de la littérature africaine. L’occasion est donc donnée ici aux journalistes porté.e.s sur la vie du livre et de ses acteurs d’y adhérer.


    Missions

    Le RIJLC se donne cinq principales missions :

    1- Mettre en réseau les femmes et hommes de médias qui traitent de l’information littéraire

    2- Fournir des informations relatives à la littérature à destination des acteurs de la chaîne du livre et du grand public

    3- Aider à la promotion des acteurs de la chaîne du livre

    4- Mener des œuvres sociales destinées à l’accessibilité du livre pour tous

    5- Contribuer à l’amélioration des compétences des journalistes littéraires

    Nous souhaitons une belle avancée à ce projet et que vive encore plus la littérature en Afrique.


    Frais d’adhésion

    – Inscription : 2000 FCFA

    – Cotisation annuelle : 10.000 FCFA


    Contacts RIJLC pour plus d’informations :

    +237 6 92 98 48 58 | +237 6 54 25 82 37 | +237 6 58 74 42 52

    Découvrez le site web de La lecture je contribue ici : https://lalecturejecontribue.com/


    Linelitt’ et les arts



    Bon à savoir :

    Vous souhaitez une transcription de votre audio / vidéo en document Word ? Vous souhaitez traduire votre texte du français à l’anglais / de l’anglais au français ? Contactez l’Agence de Consulting Littéraire – ACOLITT au +237690195126 | acolitt_communicationlitteraire@outlook.com

    ACOLITT, l’acolyte qu’il vous faut…



  • Un agent littéraire, qu’est-ce que c’est ?

    14 stations, pas une de moins : vous connaissez peut-être, en tant que jeune auteur, toutes les étapes du chemin de croix pour se faire publier, de la condamnation de votre si beau roman à sa mise au tombeau par les éditeurs auxquels vous l’avez envoyé. La formule à peine polie, on la connaît tous désormais : […]

    Un agent littéraire, qu’est-ce que c’est ?