Catégorie : Bibliothèque

  • ENTRETIEN : Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA : « Entre la plume et la couronne, je choisis de rester libre »


    Révélée sur Wattpad, sacrée Miss Littérature Afrique 2025 et engagée sur le terrain avec sa bibliothèque roulante, Lorena Nolwen Lekeufack Kamaha incarne une génération d’écrivain·es africain·es qui refusent le silence. Dans cet entretien, elle évoque l’écriture comme urgence, les contradictions de la visibilité, la jeunesse face au numérique et cette littérature qui, selon elle, doit transformer le réel autant que le raconter.


    Je suis l’exemple d’une vie que la littérature a changée, et c’est pour qu’elle en change d’autres que je souhaite la propager partout.


    Votre écriture semble habitée par une urgence. Écrivez-vous pour dire le monde tel qu’il est, ou tel qu’il vous inquiète ?

    Pour faire un peu des deux. Certains éléments de ce qui fait mon réel, dans ma ville, dans mon pays et plus largement mon continent, ne peuvent manquer dans mes histoires. Ce réel n’est malheureusement pas toujours tel qu’il devrait l’être, alors de temps à autre, on pointe du doigt ce que semble clocher d’après nous.


    À quel moment avez-vous compris que détourner le regard n’était plus une option pour vous ?

    Dès l’instant où j’ai su que je ne pourrais pas contenir mes idées, mes opinions, ma vision du monde. Dès le moment où j’ai découvert que l’écriture était un incroyable moyen d’exprimer ce qui nous hante, ce qui nous dérange.


    Vous avez choisi très tôt de raconter des tragédies humaines et environnementales. Pourquoi aller si jeune vers ce qui fait mal, plutôt que vers ce qui rassure ?

    Parce qu’en tant qu’artiste, on ne choisit pas à mon avis ce qui nous touche, ce vers quoi on penche naturellement. Il y a des jours où je me dis que j’aimerais écrire des histoires qui se terminent bien, où les gens sont heureux. Peut-être que je le ferai un jour, mais pour l’instant, ma plume s’incline naturellement vers ce qui est sombre, triste, parce qu’elle trouve matière à réfléchir dans l’obscurité.


    Révélée sur Wattpad, vous appartenez à une génération qui écrit d’abord en ligne. Le numérique est-il pour vous un tremplin ou un filtre ?

    Le numérique est un énorme tremplin. Il n’a pas vocation à remplacer le papier – auquel on a toujours recours – mais il offre à ma génération un espace d’expression, de liberté et de création que personne d’autre avant nous n’avait connu. Et je m’en estime chanceuse parce que sans un réseau social d’écriture, je n’aurais jamais fait de l’écriture une activité aussi régulière. Tout ne peut pas se jouer sur ce terrain-là, et il faudra tôt ou tard affronter la chaleur des pages, les visages interrogateurs de nos lecteurs. Le numérique aide beaucoup à se construire une véritable pratique de l’écriture avant de se lancer dans le grand bain de l’édition.


    Votre nouvelle, « Prémonition », vous ouvre les portes d’une reconnaissance internationale. Qu’avez-vous mis de vous-même dans ce texte que vous n’aviez jamais osé formuler ailleurs ?

    J’y ai mis toutes mes hésitations, toutes mes questions quant à deux dimensions essentielles de ma vie : Être femme et écrire. J’ai toujours craint de ne pas savoir rédiger les dialogues de mes personnages correctement. Néanmoins, « Prémonition » est constitué en grande partie de dialogues. J’ai toujours eu peur de créer un personnage écrivain, de peur de manquer de distance, pourtant le personnage principal de Prémonition est une écrivain. J’ai donc tenté d’affronter toutes mes craintes dans ce texte, de prendre des risques. Je crois que c’est ce qui a fait toute la différence.


    L’écriture vous permet-elle de dire l’indicible ou de le contourner ?

    Je répondrai qu’elle me permet de dire l’indicible avec subtilité. Le jeu que j’affectionne particulièrement et auquel je me donne souvent des mes nouvelles, est d’essayer de transposer des éléments de ma réalité, de mon quotidien, des morceaux de notre langage, des concepts de nos traditions ou de notre culture dans l’univers épuré de la littérature. C’est un exercice difficile que je ne réussis pas toujours, mais je trouve intéressant de pouvoir dans mes textes faire des clins d’œil aux gens d’ici tout en parlant la langue d’ailleurs.


    Être couronnée Miss Littérature Afrique 2025 vous place dans une position de symbole. Vous sentez-vous regardée, attendue, peut-être même enfermée dans ce rôle ?

    Je me suis sentie beaucoup regardée au début, et ces yeux curieux que je sens parfois par-dessus mes épaules ne me quitteront sans doute pas avant la fin de mon mandat. Le plus important c’est donc ce qu’on choisit d’en faire : un fardeau ou une motivation ? Je tente de profiter de cet intérêt qui m’est accordé pour mettre en valeur ce qui me tient à cœur, les projets qui m’habitent. Mais comme ce rôle n’implique pas forcément d’être écrivaine, à un moment, j’ai négligé à mon grand regret cet aspect essentiel de ma vie. L’égérie de la littérature et l’artiste ont eu du mal à cohabiter, et la couronne a parfois pesé plus fort que la plume. Parfois aussi, les deux entraient en collision. Là où la Miss devait faire bonne figure pour les caméras, l’écrivaine aurait voulu rester dans sa chambre à finir une nouvelle. Aujourd’hui, j’essaie de trouver un équilibre entre les deux. C’est un chemin difficile, mais je ne veux renoncer ni à la plume ni à la couronne.


    Comment rester libre quand on devient, malgré soi, une figure ?

    La liberté n’est jamais entière parce qu’on reste sensible aux attentes des autres, qu’elles soient réelles ou qu’on les ait seulement supposées. Mais il ne faut pas toujours voir cet attachement au public comme un inconvénient. Miss Littérature m’a surtout donné un socle de visibilité dont je ne pourrais jamais me défaire, et qui servira tout ce que j’entreprendrais dans ma vie désormais. De ce socle-ci, je n’ai pas envie de me départir, mais je saurais comment le réorienter au fur et à mesure, pour rester toujours maîtresse de mon image et de mon identité.


    Avec votre bibliothèque roulante, vous agissez concrètement sur le terrain. La littérature doit-elle, selon vous, sortir des livres pour exister pleinement ?

    Bien-sûr ! Pour des écrivains d’un autre pays, d’un autre continent, la question ne se poserait pas. Ailleurs, on peut s’accorder le luxe d’écrire et d’écrire seulement, parce que l’écosystème est déjà construit, la chaîne du livre solide. Pour nous artistes du continent par contre, il est indispensable de s’engager sur le terrain une fois la plume posée. Ce n’est pas une injonction, Dieu sait qu’être obligée ne suffit pas pour porter une initiative littéraire dans ce pays. Mais je pense que nourrir la littérature que l’on chérit tant devrait aller de soi pour tous les écrivain·es d’ici.

    On ne peut donc parler de vocation littéraire en Afrique sans engagement social ?

    Comme je l’ai expliqué plus haut, je crois que les deux sont indissociables. Aujourd’hui, je sais que je n’envisage pas la littérature autrement qu’ainsi : porter des projets littéraires le jour et écrire des récits pour nourrir cette littérature le soir.


    Vous travaillez avec des publics souvent invisibilisés. Qu’ont-ils changé dans votre manière d’écrire et de penser le monde ? Ont-ils déplacé vos certitudes ou révélé vos limites ?

    Je ne peux pas parler de publics invisibilisés d’un point de vue extérieur. Je fais partie de ces publics. Je suis née, j’ai grandi et je vis toujours dans un quartier populaire de la périphérie de Douala. Je viens d’une famille à revenus modestes. Je considère que si ma voix a pu plus ou moins émerger, c’est grâce aux livres. Je suis l’exemple d’une vie que la littérature a changé, et c’est pour qu’elle en change d’autres que je souhaite la propager partout. Et je commencerai toujours par là d’où je viens, je m’en inspirerai toujours pour scruter le monde.


    Votre parcours s’accélère, les sollicitations se multiplient. Comment protégez-vous votre voix intérieure dans ce bruit croissant autour de vous ?

    En m’éloignant à chaque fois que c’est nécessaire… Ça s’accompagne souvent de culpabilité, mais c’est nécessaire. Pour moi qui n’ai jamais été une grande fan de réseaux sociaux, et qui les ait longtemps utilisés en spectatrice silencieuse, me retrouver actrice, suivie par des gens, commentée et interviewée, le choc a été grand. Mais une fois l’enthousiasme des premiers succès passé, et avec le soutien sans faille de mes proches, j’ai appris à faire le tri, à prioriser ce qui compte d’abord pour moi, puis ce qui peut profiter aux autres. C’est parfois difficile de dire “Non”, mais ça peut nous éviter bien du stress et de la fatigue.


    Le succès peut-il devenir une forme de distraction dangereuse pour un écrivain ?

    Assurément, surtout s’il devient l’unique motivation derrière notre écriture. Je le conseille à tous les jeunes qui viennent vers moi en souhaitant participer à des concours : dans la littérature comme dans la vie, il ne faut pas penser aux récompenses avant d’avoir envisagé l’effort. Ça nous épargne d’une pression énorme et ça nous permet de créer librement, avec l’insouciance et l’innoccence qui précèdent toutes les grandes œuvres de notre humanité.


    La jeunesse africaine écrit aujourd’hui avec une intensité nouvelle. Selon vous, cette écriture est-elle une forme de résistance, de réparation ou de réinvention ? Qu’est-ce que votre génération refuse désormais de taire ?

    Ma génération veut prendre possession de son propre récit. La jeunesse à trop longtemps été racontée du point de vue des aînés. Aujourd’hui, nous voulons nous raconter entre nous, mais aussi raconter comment nous voyons et interprétons le monde, d’une manière maladroite peut-être, mais sincère. Et ce récit, nous le construisons avec ce que nous avons à disposition, principalement des smartphones. Je pense que nos prédécesseurs, s’ils peuvent nous guider, sont assez mal placés pour nous juger. Aucune génération avant la mienne n’avait dû affronter une révolution semblable à celle des Nouvelles Technologies, avec en tête de file l’intelligence artificielle. Ma génération fait de son mieux.


    Si tout devait s’arrêter demain — les prix, les titres, la visibilité — que resterait-il de votre rapport à l’écriture ? Écririez-vous encore, même sans lecteurs ?

    Si tout s’arrêtait demain, je redeviendrai celle que j’étais hier : la petite fille qui écrivait des histoires fantaisistes, pour que maman les relise ; celle qui inventait et racontait des histoires à sa petite sœur, tard dans la nuit, en attendant le sommeil ; l’adolescente qui écrivait seule sur le gros ordinateur ronflant du salon ; celle qui écrivait et publiait des chapitres de son roman chaque semaine sur Wattpad, sans savoir qu’ils seraient lus. Si tout s’arrêtait demain, je pourrai dire que j’ai écrit dans l’anonymat, puis dans la célébrité. Et que dans les deux cas, l’écriture a fait mon bonheur comme jamais.


    Propos recueillis par Pauline M.N. ONGONO


  • HOW I MET BOOKS | Ray NDÉBI, auteur, coach creative writing & reading, traducteur camerounais

    Les livres, je suis né avec. Le paquet minimum apprêté pour ma naissance comportait un livre. je le sais, parce que ma mère lisait, peu importe la situation… J’ai donc rencontré très tôt la Littérature…
    Ma mère et ses sœurs étaient des lectrices insatiables qui se racontaient leurs pages, et moi j’appréciais la qualité de leur verbe. Je les admirais, espérant dans le plus grand secret que je serais un jour à même de construire un discours aussi riche et raffiné… Notre bibliothèque avait un ordre bien particulier, dont je ne peux que me souvenir pour l’avoir consultée dans un sens puis dans l’autre. A l’entrée, les livres de cuisine de ma mère, puis ceux sur la réussite du mariage près des ouvrages de Jacques Attali et quelques essais sur la politique et l’économie du Cameroun ; plus bas, Mongo Beti et Main basse sur le Cameroun, Dikongué Pipa, Amadou Diallo et son douloureux La mort de Diallo Telli qui m’a filé des cauchemars dans l’adolescence. Il m’a fallu aller à Conakry pour guérir du Camp Boileau. D’autres livres sur Amadou Ahidjo étaient adossés au Libéralisme communautaire de Paul Biya…


    Et en face de la porte principale, dans la salle de séjour, d’autres livres, de la Littérature pure… Le coin favori de ma mère pour les romans, et de mon père pour le whisky. Ma grande passion pour les deux vient de là. A chaque fois que je me rapprochais des livres, je me rapprochais du whisky… D’un côté, la poésie classique anglaise avec la traduction de chaque texte (ainsi j’apprendrai la traduction, observant chaque lettre avec soin), et de l’autre côté le premier livre que j’aie jamais lu… Black boy de Richard Wright… revenant vers ma mère avec mes critiques de 10 ans… En comparant le contexte du roman avec Shanghaï, le quartier dans lequel j’ai grandi à Douala, je lui ai dit que même avec son bâton, ce gamin ne s’en serait jamais sorti. Elle en avait ri. Puis, j’ai rencontré Ville Cruelle de Mongo Beti. L’adolescent que j’étais n’avait pas aimé.

    Alors j’ai poursuivi vers Hemingway, Verlaine, Ousmane, St-Exupéry, Dumas, Duras, Tutuola, Soyinka, Achebe, Sartre, Kafka que j’ai aussi peu aimé, Bebey, dont ma mère m’avait particulièrement parlé sous un sourire que je ne me décris toujours pas ; et tous mes camarades métis eurent pour mère Agatha Moudio.
    Plus tard, entre 17 et 21 ans, je revins vers tous ces livres. Je les relus avec le cœur passionné de ma mère et l’âme curieuse de l’enfant que j’étais à mes premières lectures. C’est durant ces quatre années que j’ai compris ce qu’est la Littérature. Les histoires s’étaient évaporées pour laisser place à l’esprit des auteurs. Et j’ai commencé une exploration approfondie des lettres.


    Mais il est toujours un livre que je refuse de lire. Le tout dernier que ma mère avait abandonné à son chevet, peu avant sa mort… Voyage au bout de la nuit de Céline. Elle ne l’a pas terminé, alors je ne le commencerai pas.


    Avoir été allaité et bercé entre deux pages, c’est ce qu’il pouvait m’arriver de plus magique. J’ai reçu des livres leur plus belle intimité… le secret de l’encre. Aujourd’hui je suis toujours cet enfant qui porte le cœur de sa mère.




  • AVEC LES Éditions Ifrikiya, Nguedi J.m Editions ET LES Editions CLE AU Lycée Classique De Nkolbisson

    Le mercredi 05 février dernier, la présidente de Acolitt, Pauline ONGONO, a été invitée au lycée classique de Nkolbisson, pour un échange sur le thème « Jeunesse et patrie ». Une initiative de la bibliothèque dudit établissement scolaire, coordonnée par madame DJOCGOUE Ursule.
    Comme co panelistes, Pauline ONGONO avait S.M. Jean-Claude AWONO (promoteur des Éditions IFRIKIYA), EDOUMA Oscar (directeur éditorial chez NGUEDI J.M. Éditions), M. PHOUET Maurice (enseignant et bibliothécaire à la retraite), madame DJOUSSE Xavière (enseignante) et Samuel SUFO (l’auteur du recueil de nouvelles  »L’inconnu(e) sur le selfie », paru chez IFRIKIYA).

    Il était question de faire le tour, selon les profils, sur les rapports de la jeunesse avec leur patrie et surtout circonscrire la notion de  »patrie ». Ainsi,  »L’inconnu(e) sur le selfie », les livres au programme scolaire camerounais, les réseaux sociaux, les comportements au sein de cet établissement scolaire, le rôle des parents et de l’Etat, le rôle des acteurs de la littérature, le roman « Le bal des sept collines » de Greg Nguedi… ont été mis sur la table pour relever des causes aux dérives des jeunes et à l’ignorance/la méconnaissance des symboles patriotiques ; pour soulever la conscience des auteurs en herbe dans la salle ; pour plaider pour des livres qui répondent aux questions des jeunes et correspondent au contexte présent…

    Avant ce moment d’échange, nous avons assisté à la remise des prix aux lauréats (élèves du lycée classique de Nkolbisson) des concours de poésie et compte rendu de lecture de  »L’inconnu(e) sur le selfie, organisés par les Éditions IFRIKIYA, primés par les Editions CLE, ayant comme président du jury Emmanuel Golobi, sous l’œil ravi du proviseur, madame NDONGO ESSOMBA et du patriarche et poète Richard LOBE.

     » JEUNESSE ET PATRIE « . On pourrait passer des heures à épiloguer sur le sujet, mais une chose est sûre, responsabilité et volonté sont des attitudes qui pourraient (re)mettre le train sur de bons rails.


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  • BIOLITT : OMGBWA YASSE Emmanuel Fabrice, expert en gouvernance des systèmes d’information

    OMGBWA YASSE Emmanuel Fabrice est un expert en gouvernance des systèmes d’information, titulaire d’un Diplôme Universitaire en Sciences de l’Information et des Bibliothèques (DUSIB) obtenu à l’Université Senghor d’Alexandrie, en Égypte (2022).

    De 2014 à 2024, il a accumulé plus de 40 expériences professionnelles, durant lesquelles il a piloté plusieurs projets d’informatisation de bibliothèques (Université de Yaoundé SOA, Conseil constitutionnel, Direction générale des impôts, Agnela Académie, Commission Nationale Anti-corruption, etc.).

    Expert en logiciels documentaires, il s’est particulièrement spécialisé dans le logiciel PMB, maîtrisant son évolution de la version 4.2 jusqu’à la version 8 actuellement en développement. Son expertise s’étend également à d’autres outils comme KOHA et les intelligences artificielles.

    Certifié en technologies Web, il dirige actuellement deux projets majeurs dans la gestion des archives en Afrique à savoir le portail des délais de conservation (financé par le Conseil International des Archives) et le premier logiciel open source hybride camerounais, en développement depuis 2023. A côté de cela, ses fortes capacités d’apprentissage autonome lui confèrent une expertise approfondie des normes et standards tels que ISO 19011, 31000, 30300, 15489, 11799, SEDA, MoReq, etc.

    Cette maîtrise lui a permis de publier plusieurs ouvrages, notamment :

    • « L’art de rédiger la politique d’archivage » en 2023
    • « L’art de rédiger les termes de référence » en 2024
    • « L’art d’auditer un système d’archivage » en 2021.

    En résumé, il représente une référence incontournable tant dans le domaine des archives que des bibliothèques, incarnant une véritable bibliothèque de savoir-faire.