Au-delà de l’histoire dramatique de la jeune femme Jasmine, désormais incapable de concevoir, parce que privée de son utérus de manière incompréhensible mais réelle, Quand les racines chantent est un roman cathartique, un roman-programme pour chaque cœur déchiré, et pour l’Afrique entière écartelée, un roman à lire avec son âme en se laissant envelopper par les racines de son l’histoire personnelle…
Car au cœur de cette œuvre, il y a une question lancinante : faut-il opter pour la Tradition ou le Christianisme, pour le bonheur de Jasmine? Faut-il revenir vers nos Coutumes ancestrales, en rejetant l’acquis de la modernité pour l’issue heureuse de notre Continent ? Les Religions « étrangères » qui nous ont obligé à rejeter nos Traditions sont-elles efficaces pour que nous puissions écrire une nouvelle page de notre Histoire, pour notre Renaissance ?
Sans présumer de l’issue du roman dans les prochains tomes, je puis dire que l’Auteure, dans l’authenticité de son cheminement personnel déplace le curseur, avec une préoccupation fruit du bon sens : il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain, chaque être humain. Il faut relever l’Afrique ! Telle est et devrait être la préoccupation de la Tradition et du Christianisme, ainsi que toutes les autres Religions étrangères. Et le bon sens de l’Auteure met au tapis de la concorde et les Théologiens férus de la pureté doctrinale sans une véritable expérience humaine et personnelle de la foi, et les Traditionalistes qui n’hésitent pas à s’exhiber dans l’accoutrement des Blancs, maniant avec délectation la langue des Toubabs.
Il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain. Et Jasmine chemine seule…
Chaque nuit, elle avance seule vers la rivière des entrailles généalogiques. Chaque nuit, elle avance seule vers la case de son histoire nouvelle…
Danielle EYANGO, auteure
Retrouvera-t-elle son utérus ? Elle avance dans cette espérance… Retrouvera-t-elle sa puissance de maternité ? Elle avance avec angoisse vers cette aurore qui n’en finit pas de se faire désirer… Une aurore qui donnera sans doute naissance, à une femme nouvelle, mère d’une humanité nouvelle, à défaut de l’enfant de l’espoir ou alors de la désespérance…
Jasmine avance seule, encadrée par deux mamans, cette Mère qu’elle ne cesse d’invoquer dans le silence de sa désolation, et cette myste qui la prépare sans cesse à repartir. Mais elle est résolument seule. Car il y a une solitude de la souffrance que personne ne peut partager, même pas une mère auprès de son enfant.
Jasmine avance seule au nom de tout un arbre, de ses racines à ses fruits espérés…
Jasmine avance seule, pour t’engager à avancer, toi aussi, dans la solitude de la guérison…
Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?
Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent… Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…
L’écrivain africain, c’est :
📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…
📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…
📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…
📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…
📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion… Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…
Ray NDÉBI « The Ghost »
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Vous pouvez encore réserver votre stand au village du Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Les contacts sont disponibles sur cette affiche
r’N naît à Douala (Cameroun) dans la décennie 80. Dès la sortie du berceau, il marque un goût prononcé pour la littérature. Ardant lecteur, ce n’est que bien plus tard que les circonstances de la vie le conduiront à l’écriture. En autodidacte, il décore les feuilles à sa façon, d’abord à la volée, puis entreprend plus sérieusement de devenir auteur. Après la sortie de son premier ouvrage « Je t’aime en Splash » en 2009, il se lance avec bonheur dans une nouvelle et merveilleuse aventure artistique : le slam.
Rodrigue NDZANA est aujourd’hui un artiste de slam « standing ovationné » au Cameroun et dans le monde, autant pour son art que pour sa démarche idéologique.
Fondateur du « Nda slam », il joue également un rôle de leader dans plusieurs autres collectifs de slam.
Le virtuose esthète cumule les récompenses dans l’art oratoire. Lauréat du « Coca-Cola Slam Academy » et de l’« African Spoken Word », finaliste du Grand Prix Mondial de la Chanson « le rêve africain » en 2014 et champion 2016 du « Grand Slam National » au Cameroun »
Il est le représentant du Cameroun et de l’Afrique centrale, respectivement, à la Coupe du monde de Slam de poésie à Paris du 23 au 29 mai 2016 ainsi qu’au championnat de la Francophonie de slam du 10 au 12 juin 2016. En tant qu’encadreur, il est présent à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Bruxelles, en 2022. Il a également été membre du jury de la finale à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Rio de Janeiro au Brésil, en 2023.
Concert à l’IFC, antenne de Yaoundé
Rodrigue NDZANA aime la scène et est réputé pour sa technique, ses aptitudes de showman, comme pour la profondeur, ainsi que la portée de ses textes. Il est également singulier par son coté militant, notamment en faveur de l’émancipation de l’Afrique, du rayonnement du continent, du soutien à l’entreprenariat jeune, etc.
Il est en outre connu pour son propre sens de l’initiative.
R’N est ambassadeur au Cameroun de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) et a été chef de délégation et artiste invité, lors des éditions N’djamena 2018 et Addis-Abeba 2022.
D’une façon plus générale, il milite en faveur de l’amour entre les humains et pour une planète où il fait bon vivre. Ses mots d’ordre sont amour, réussite et prospérité. Sa phrase culte : « Afin que nos enfants vivent mieux que nous ». Son incantation générique « Akiba Beaucoup » exprimant son état d’esprit perpétuel : la gratitude.
Entre 2020 et 2023, il est l’artiste slameur invité au concert en hommage au Prix Goncourt des Lycéens 2020 à Douala, et fait partie des artistes performant lors de plusieurs évènements d’envergure tels que le FLUP (Brésil), Coupe du Tchad de Slam, Festival International Slameroun, SlamUp, Time of The Writer en Afrique du Sud, etc.
La littérature africaine contemporaine est en constante évolution, apportant de nouvelles voix et perspectives à la scène mondiale. L’auteure camerounaise Sabine Mengue nous offre un bijou littéraire avec son premier roman, «Et les femmes se sont tues». Dans cet ouvrage, elle explore des thèmes profonds, met en lumière un pan méconnu de l’histoire du Cameroun, et nous transporte dans un récit captivant. Voici cinq raisons pour lesquelles vous devriez absolument plonger dans ce livre.
La découverte d’une voix nouvelle et puissante
Sabine Mengue apporte une perspective fraîche et authentique à la littérature africaine contemporaine. Née au Cameroun et résidant en France, son parcours diversifié en théologie et en management de projets internationaux se reflète dans son écriture. Elle apporte une sensibilité unique à ses récits, créant un lien spécial avec ses personnages et son héritage culturel (j’avoue que j’ai eu l’envie de me plonger dans les enquêtes, mon grand-père devait forcément faire quelque chose dans le temps).
Sabine MENGUE
Une histoire captivante qui éclaire l’histoire du Cameroun
«Et les femmes se sont tues» raconte l’histoire d’Afang, un jeune camerounais passionné d’histoire qui découvre le passé politique trouble de son grand-père. Ce roman plonge les lecteurs dans les années tumultueuses de l’après-indépendance du Cameroun. Le récit tisse habilement l’histoire personnelle d’Afang avec l’histoire nationale, révélant des détails méconnus et fascinants.
Le pouvoir de la mémoire et de la recherche
Au cœur de ce livre, nous découvrons le rôle crucial de la mémoire et de la recherche dans la préservation de l’histoire familiale et nationale (je vais sûrement revenir sur ce point, il y a eu trop de questionnements dans ma tête à un moment). Afang doit entreprendre ses propres enquêtes pour reconstituer le puzzle de l’histoire de son grand-père. Cette quête est un rappel poignant de l’importance de préserver la mémoire et de découvrir la vérité, même lorsque les témoins disparaissent. Je vais me garder d’évoquer ici les tares de notre pays en la matière. Je ne dis pas que je ne veux pas voir mes enfants grandir hein, je dis juste que je vais me retenir un peu…Juste un peu.
Un éclairage sur le silence des femmes
Le titre du livre, «Et les femmes se sont tues», fait allusion au rôle des femmes dans le maintien du secret et de la mémoire familiale. Sabine Mengue rompt ce silence en explorant le rôle souvent négligé des femmes dans la préservation de l’histoire. Ce roman offre une réflexion profonde sur la façon dont l’histoire est transmise et les sacrifices que les femmes ont faits pour protéger leur famille à l’aube de l’indépendance du Cameroun.
La beauté de l’écriture et de la structure
«Et les femmes se sont tues» est un roman magnifiquement écrit, réparti en 14 chapitres qui captiveront votre attention du début à la fin. L’illustration de couverture, œuvre de Michel Ambassa, ajoute une dimension visuelle unique à l’œuvre (Je vous assure que j’y reviendrai, c’est trop profond pour être négligé). La préface du professeur Nathanael Noël OWONO ZAMBO offre un contexte académique précieux. La phrase clé de la préface: «Le silence des femmes rompu dans ce roman, permet de redorer le blason de la mémoire de deux hommes au destin quasi bafoué(…)», résume parfaitement le thème central de l’ouvrage.
Pour finir, «Et les femmes se sont tues» de Sabine MENGUE est un livre qui mérite d’être découvert. Il offre une perspective unique sur l’histoire du Cameroun, tout en explorant des thèmes universels de mémoire, de famille et de recherche de la vérité. Plongez-vous dans cette histoire captivante et découvrez le talent prometteur de cette auteure camerounaise émergente.
L’auteure a participé récemment au 8e Festival des Littératures Africaines de Nantes. Comme quoi, et les femmes se sont tues pour émettre une lumière qui ne s’éteindra pas.
Cliquez sur l’icône pour suivre la page Facebook de Sabine MENGUE
l’Association Des Fous du Livre a procédé ce 12 octobre à l’exposition du catalogue des Éditions Les fous du livre et aussi des catalogues d’autres éditeurs camerounais. Des dizaines de livres, genres littéraires confondus, ont ainsi été présentés à l’oeil avisé du lecteur africain.
Les visiteurs du festival International Le Souffle de l’Harmattan ont accueilli favorablement la littérature camerounaise, et les nombreux livres achetés ont bénéficié d’une marque apposée par Marie Bertille MAWEM et son équipe de Fous du livre.
La quatrième journée du Festival International Le Souffle de l’Harmattan s’annonce encore très riche. Elle est réservée aux Fous du livre. En ce moment, le pôle des Fous du livre du Tchad est au four et au moulin, pour que la journée de demain soit marquée dans la roche tchadienne, et que le Souffle de l’Harmattan chante sa joie d’avoir accueilli Les fous du livre, de nombreuses années encore.
POUR RAPPEL…
Le 13 octobre 2023 marque aussi la dateline des inscriptions à l’appel à textes pour la 4e édition du prix Francis BEBEY. Il s’agit d’une initiative des Éditions Les fous du livre. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
Sosthène MBERNODJI et Marie Bertille MAWEM, en ce moment au Tchad
Le Tchad vibre depuis hier, 10 octobre, au rythme du souffle de l’Harmattan, un festival littéraire international annuel qui regroupe plusieurs acteurs du livre autour d’un même intérêt : consolider la communauté littéraire et faire vivre le livre en Afrique.
L’association Les fous du livre représente le Cameroun à cet événement qui souffle sur sa dixième bougie. La maturité, le sérieux de la chose, la résilience des organisateurs, la mobilisation des Tchadiens pour la chose littéraire… renforce donc la décision du comité d’organisation de la semaine des fous du livre de faire du Tchad, l’invité d’honneur de sa 4e édition, qui se tiendra au musée national de Yaoundé du 06 au 09 décembre 2023.
Marie Bertille MAWEM, la présidente du comité d’organisation de la semaine des fous du livre en compagnie de Sosthène MBERNODJI, du comité d’organisation du festival International Le Souffle de l’Harmattan, affichent plein sourire en ce moment au Tchad. L’invitation personnelle comme invité d’honneur à la 4e édition du festival la semaine des fous du livre est donc livrée.
Il ne nous reste qu’à attendre (im)patiemment le mois de décembre pour vivre cette littérature participative entre le Cameroun et le Tchad, et bien sûr avec de nombreux autres pays.
A TITRE DE RAPPEL…
Les inscriptions pour le Prix Littéraire Francis BEBEY lancé par l’association Les fous du livre, à l’occasion de la semaine des fous du livre, seront reçues jusqu’au 13 octobre 2023. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
Bonjour, monsieur BEKOLO BEKOLO ou devrais-je dire « Pabe MONGO »… Merci de vous livrer à notre jeu de questions. Vous êtes un acteur de la scène littéraire africaine qu’on ne présente plus. Vous êtes entre autres le coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun et le président de l’Association Nationale des Poètes et Écrivains Camerounais (APEC), la toute première association littéraire du Cameroun. Quelles sont les missions de l’APEC à cette ère de la littérature camerounaise ?
Créée le 23 Janvier 1960, l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais a le même âge que l’état indépendant du Cameroun. A l’aube exaltante des indépendances, l’APEC se donnait pour mission sacrée « d’arrimer l’indépendance culturelle à l’indépendance politique ! » Pendant trente ans (1960-1990), cette prestigieuse association va fonctionner à l’unisson du pays, comme une véritable République des Lettres au sein de la République du Cameroun ! En 2017, au moment où nous en prenons les rênes, l’APEC est dans un état de dormance depuis près de 25 ans ! Nous plaçons notre mandature sous la bannière de « APEC RENAISSANCE » ! Par cette devise, nous nous arrimons directement à la Renaissance Africaine, le nouveau concept fédérateur de l’intelligentsia continentale dont nous épousons les objectifs ! Depuis lors, nous sommes attelés à faire en sorte que la littérature du Cameroun devienne l’un des plus grands fleuves qui alimentent l’océan littéraire africain ! A noter d’ailleurs que l’APEC est un membre fondateur de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA), fondée en1989 et basée à Accra au GHANA.
Y’a-t-il des critères particuliers, en dehors d’être poète et/ou écrivain, pour être un membre de l’APEC ?
L’APEC est la maison des poètes et des écrivains camerounais. De tous les poètes et tous les écrivains : qu’ils soient publiés ou non. Il suffit d’avoir produit un manuscrit, ou d’être en train de rédiger son premier texte, ou seulement d’avoir envie d’écrire ! Les écrivains confirmés, les auteurs en herbe, ou en rêve, s’exprimant dans les langues officielles, étrangères ou camerounaises sont les membres naturels de l’APEC ! En dehors de ces membres naturels, l’APEC s’honore aussi d’avoir des membres d’honneur et des membres bienfaiteurs issus de toutes les couches de la société et œuvrant à la promotion de nos belles lettres.
L’APEC a lancé, l’an dernier, le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC). Cette première édition a été remportée par Djaili Amadou Amal, la diva de la littérature qu’on ne présente plus. La deuxième édition court depuis le 06 octobre dernier. Quelles sont les promesses de cette deuxième édition ?
En dépit des contraintes de temps, des objectifs trop nouveaux et d’une organisation plutôt complexe (trois sous-jurys et un super jury bilingue), la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameron, aura été un coup de maître. La participation record à cette première édition a mobilisé dix-neuf maisons d’édition dont 13 francophones, 04 anglophones et deux en Europe, avec un ensemble de 45 ouvrages : 7 en langues nationales, 5 en anglais, 33 en français.
Djaili Amadou Amal avec son trophée Quelques images de la première édition
Huit Prix Spéciaux escortaient le Grand Prix, tandis que de hautes personnalités du monde des Lettres recevaient des distinctions honorifiques de Dignitaires de la plume et de Dignitaires honoris causa. La réussite populaire était également au rendez-vous avec une Salle de convivialité comble et débordante. L’édition 2023 entend évidemment aller plus loin, notamment dans la communication, la mobilisation des partenariats et du sponsoring, et la promotion du second volet du Grand Prix, à savoir les distinctions honorifiques de Dignitaire de la Plume et Dignitaire honoris causa.
Au Cameroun, on compte une pléthore de prix littéraires. Le GPLMC vient-il pour corriger des imperfections ?
En effet, la scène littéraire camerounaise est vivace, surtout en matière de Prix littéraires. Vous avez des prix sur manuscrit, des prix sur un seul genre littéraire, des prix sur une langue, etc. L’approche de l’APEC n’est point corrective, mais globalisante ! Elle trouve son fondement dans notre volonté d’embrasser et de brasser l’ensemble du phénomène littéraire camerounais et de le pétrir pour en faire une institution digne de notre pays. Pour bien appréhender l’impératif de la globalisation, il faut consulter de l’état actuel de notre littérature. A nos yeux, la littérature camerounaise se présente à ce jour comme un archipel d’îlots littéraires, sans passerelles entre eux et sans bordure tout autour ! Il y a la littérature camerounaise d’expression française et la littérature camerounaise d’expression anglaise, deux corpus de notre littérature, qui ne se parlent ni ne se connaissent ; encore heureux qu’ils ne se combattent ! La bibliographie de la diaspora constitue un troisième ensemble distinct, sans lien organique avec les autres. A ces trois premiers ensembles s’ajoute la germination des littératures en langues nationales qui se font déjà remarquer par leur grande vitalité.
Lancement de la deuxième édition
Le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun qui se veut une copie conforme du bilinguisme et du multiculturalisme national met toutes ces monades en émulation, dans tous les genres littéraires majeurs (roman, théâtre, poésie et nouvelle) et dans toutes les langues d’expression (français, anglais et les langues nationales) pour en faire une gerbe littéraire colorée et unie.
Au regard de sa structuration, le GPLMC serait donc, sans toucher au mérite de l’animation ambiante tous azimuts, une sorte de Prix des Prix ! Emporter ce Prix c’est véritablement se situer au sommet de la littérature de notre pays, et non dans une loge médiane. D’où son nom Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. Le Symbole du Mont Cameroun, la demeure tutélaire de EPASA MOTO, est invoqué ici pour
L’un des objectifs que nous voulons atteindre par ce prix c’est de soutenir tous les genres littéraires et remettre à flots ceux qui ont tendance à disparaitre sous la pression de l’image et du numérique. Le théâtre en particulier, la nouvelle aussi. D’ici peu, ressuscités par le GPLMC, tous ces genres vont reverdir !
L’autre objectif est de contribuer au vivre ensemble camerounais en littérature par la traduction de l’ouvrage gagnant dans l’autre langue officielle. Ce qui concourt également à influencer favorablement la circulation des ouvrages.
Le GPLMC ne se contente pas de délivrer un palmarès, il suit l’auteur primé durant toute l’année. Il est alors revêtu de son bandeau glorieux qui fait office de lauriers ! Vous noterez enfin que la participation au GPLMC est gratuite. Il n’est réclamé aucun franc pour faire acte de candidature. Nous en faisons une question d’honneur et de résilience, malgré les affres de la conjoncture.
Vous totalisez 52 ans de vie d’écrivain, quel regard posez-vous sur les jeunes acteurs du livre camerounais ?
52 ans de pratique littéraire ! Je rends grâce à l’Eternel pour cette merveille ! Du haut de ma tour du cinquantenaire, je suis heureux de constater que le Cameroun reste toujours la terre des génies littéraires qu’elle a toujours été. De Ferdinand OYONO, MONGO BETI à Djaili, en passant par Calixthe BEYALA, Léonora MIANO, Eugène EBODE et beaucoup beaucoup d’autres, le Cameroun maintient son firmament littérature bien étoilé. Il faut à présent qu’une institution littéraire nationale professionnelle et ambitieuse mette en valeur cette iconie de manière endogène. Telle est la raison d’être du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun.
Propos recueillis par Linelitt
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La première édition du concours de poésie Assimba est lancée. Le règlement intérieur ici : https://assimbaa.org/concours-assimbaa-poesie/
Sous le thème « Littérature et engagement », un weekend riche de connaissances, riche de contacts, riche de collaborations, riche de lecture, riche de décisions autour du livre… s’annonce.
Du 13 au 15 octobre 2023 à Nantes (France), les œuvres africaines orales, écrites et dans diverses langues, ne pourront pas laisser indifférents les nombreux visiteurs attendus.
Plusieurs acteurs du livre de renom seront de la partie…
Le Festival des Littératures Africaines est une initiative de l’Association pour la Promotion des Bibliothèques Rurales (ASPROBIR). Elle a pour objectifs :
– La promotion et le développement du livre africain dans le monde, en valorisant la diversité culturelle et linguistique, en favorisant la coopération entre les acteurs du livre, en stimulant la production et la diffusion littéraires, en soutenant la création et la recherche
– Le renforcement des liens entre les littératures africaines et les autres littératures du monde
La découverte de nouveaux talents et de nouvelles tendances
– L’initiation des débats et des réflexions sur les enjeux actuels de culture et de développement.
Les activités de la 8e édition
– Le marché du livre – Des conférences – Des tables rondes – Des concours – Des spectacles – Des ateliers d’écriture – Des expositions et de nombreuses animations.
Le programme complet
Une aventure littéraire à vivre…
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N’hésitez pas à associer votre image comme sponsors, partenaires ou participants au Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Cette année, le SALAFEY mettra aussi en avant les enfants sourds et malentendants.
« Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires. »
Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. En tant qu’auteure, comment vous définissez-vous ?
Bonjour, je suis ravie de me prêter au jeu. Je me définie comme une artiste qui peint les différentes facettes du monde, tant dans sa splendeur que dans sa laideur la plus abjecte. Mes textes défendent des valeurs et dénoncent des abus. Dans la vie courante, j’utilise ma plume comme un vulnéraire, pour soulager des lésions internes issues des mots qui détruisent l’estime de soi.
Vous êtes l’auteure du récent roman TUBA B. : Celle qui possède la Force. De quoi s’agit-il concrètement ?
Ce roman parle de la place qui revient à la femme, précisément à la jeune fille, dans une société phallocrate. La jeune fille est précocement retirée du système scolaire pour être offerte à un homme bien plus âgé qu’elle, pour combler une insatisfaction pécuniaire. La suite n’est pas faite de glamour comme on peut s’y attendre… Mais au-delà de toutes les horreurs que nous pouvons peindre, ce roman transporte un beau message d’espoir et de témérité.
Dans ce roman, on lit effectivement une femme qui peint une autre forte, obstinée, téméraire… Votre vision de la femme ?
Ma vision de la femme est effectivement celle que je décris dans ce roman : forte, obstinée, téméraire. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit car, lorsqu’une femme décide de se départir du manteau de la victimisation, elle est capable de se relever et de faire des exploits.
Que pensez-vous de la femme en littérature, en Afrique, aujourd’hui ?
Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires.
Auteure de plusieurs romans, quels sont les cinq conseils de Diane-Annie TJOMB pour en proposer un de qualité ?
Pour proposer à mes lecteurs un roman de qualité, je prends en compte plusieurs paramètres, mais je vais énumérer les plus pertinents pour moi : – Créer des personnages attachants ou intéressants. Le personnage qui joue le rôle principal ne doit pas être parfait ; lui trouver des défauts et constamment le mettre en difficulté, pour entretenir l’intrigue ; – Construire une histoire dans laquelle le lecteur s’identifie, soit par le thème abordé, soit par le style de narration ; – Créer des péripéties pour entretenir le suspense ou pour surprendre le lecteur ; c’est ce que j’appelle « nager à contre-courant des évidences » – Faire passer le lecteur par toutes les émotions ; – Faire preuve de créativité ; ne pas rationner son imagination, se démarquer par un style d’écriture précis.
Linelitt
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La course au prix international Francis BEBEY est en cours jusqu’au 13 octobre 2023. Le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
« Toutefois, l’on devrait se garder des littératures de décadence véhiculées par l’air du temps dont la fonction est d’émouvoir et qui sont nocives à la saine construction des hommes et des États. »
Bonjour, cher auteur et merci de participer à ce jeu de questions. En tant qu’auteur, comment vous définissez-vous ?
Je suis un auteur qui apporte un regard nouveau, une nouvelle lumière aux problématiques du sens que subit son époque, et qui attristent et ruinent l’existence de ses semblables.
Vous êtes l’auteur de l’essai « Un Seul Dieu Pour Toutes Les Nations : Le Pacte de Liberté, de Paix, de Prospérité ». Parlez-nous de votre livre.
« UN SEUL DIEU POUR TOUTES LES NATIONS » est un essai sur la Spiritualité, la réponse aux crises dont souffre l’humanité, le repère qui garde dans la bonne voie. Ce livre s’étonne qu’à l’ère de la bonne gouvernance et du développement durable, la vie soit l’enfant pauvre du Management public et se propose de parler de l’existence humaine aussi clairement et aussi exactement que possible. Ce livre synthétise toutes les soifs que peut avoir l’humanité en mettant Dieu au centre du bonheur de l’Homme, de la Famille, et de l’État. Bonheur que l’argent et la science tardent à réaliser. De ce fait, le lecteur s’offre l’opportunité d’aller à la découverte des éléments qui, depuis toujours, fondent et structurent la vie, la réussite, et le bien-être.
Nous remarquons que dans ce livre, vous étayez vos propos avec des livres de la Bible. Faut-il donc penser que les autres religions devraient revenir au christianisme ou alors que seul le christianisme est la religion qui comprend Dieu ?
Notons que la religion n’est pas un être humain. Tous les humains ont des besoins spécifiques à leur espèce ; le plus grand étant le questionnement sur leur origine et leur destinée. Savoir d’où on vient, par qui on est, et où on va, est, pour l’homme, aussi vital que manger et boire. Il s’agit donc de préoccupations majeures qui méritent des réponses claires et exactes aux fins de rassurer l’être agité en quête d’épanouissement véritable. C’est dire que toute approximation à ce sujet serait, pour le moins, préjudiciable à la vie. Et si toutes les religions affirment conduire l’homme à Dieu, leurs querelles sanglantes donnent cependant l’impression que Dieu ne sait pas ce qu’Il veut par trop de mystères et de contradictions quant à son existence, son utilité, et sa capacité à aider l’âme désabusée. L’urgence de la réflexion obligerait donc l’humanité à revisiter tous ses textes sacrés pour en extraire la substantifique Doctrine qui sauve réellement l’homme et élève Dieu à ses yeux ; quitte à ce que Celle-ci soit le Christianisme.
Daniel ATANGANA OTTOU, qui doit lire ce livre et pourquoi ?
Ce livre s’adresse à l’humanité et aux États ; aux hommes, aux femmes, aux jeunes, et à tous ceux qui pensent appartenir à l’espèce humaine. Dans un monde qui a perdu sa boussole morale, où le terrorisme, l’incohérence et le mal-être font rage, tout être humain devrait lire ce livre, l’étudier, le comprendre, et s’atteler au quotidien à la pratique des préceptes qui gouvernent l’existence humaine, pour un vivre ensemble harmonieux et paisible ; bien loin du machisme, du sexisme, des racismes, des intégrismes, des extrémismes, des fanatismes, et des concepts défaillants qui rendent la vie impraticable. Un livre que tout dirigeant et toute personne qui se respecte devraient s’offrir et offrir.
Vous êtes désormais auteur. Vous avez sûrement un avis sur la littérature au Cameroun.
La Littérature de la connaissance, vecteur par excellence du savoir et des idées, a produit de grands écrivains au Cameroun ; preuve, s’il en fallait, que la nation camerounaise pense, réfléchit, et pourrait même apporter à l’humanité des concepts viables et fédérateurs à l’instar de la THÉODÉMOCRATIE, l’alternative à la Démocratie, que nous recommandons dans ce livre. Toutefois, l’on devrait se garder des littératures de décadence véhiculées par l’air du temps dont la fonction est d’émouvoir et qui sont nocives à la saine construction des hommes et des États.
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A l’occasion de la sortie du recueil de poésie « Made in my heart » de Nadouche chez APEL Editions, le concours International KITENGO SANAA ( unité dans l’art ) offre la possibilité à tous les artistes ( slameur, musicien, cinéaste et peintre ) de s’inspirer dudit recueil et d’en faire une œuvre dans son domaine de compétence.
Ce concours est ouvert à tous du 18 septembre 2023 au 01 novembre 2023. Trois lauréats dans chaque catégorie seront retenus 1er : 100 000 FCFA + accompagnement + lots 2ème : Attestation + accompagnement + lots 3 ème : Attestation + accompagnement
Le règlement du concours s’obtient sur les pages Facebook @APEL Editions et @𝐍𝐚𝐝𝐢𝐧𝐞 𝐆𝐚ë𝐥 𝐀𝐡𝐚𝐧𝐝𝐚 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐮𝐩𝐡𝐢𝐧𝐞 𝐌𝐢𝐬𝐬 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐮𝐬𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟑 ; par mail : Kitengosanaa@gmail.com ou par WhatsApp au +237 620232266
Le livre est disponible ici ⤵️⤵️ https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0RTRa3W4j7bUGCtTTmeCVeBZ6AQETifydXuXT4xSC7ENXbNVvr7AFX2zudqndAPYHl&id=100087000610140&sfnsn=mo&mibextid=RUbZ1f