Catégorie : Développement personnel

  • Il a été lu : Aveuglée : La ruine de Mandy de Lamenu Tedjou, auteur camerounais


    LAMENU TEDJOU a presque 40 ans lorsque paraît en 2022, aux Editions Afrédit, «Aveuglée : La ruine de Mandy», son premier roman. A 40 ans, on peut prétendre observer et raconter avec du recul la vie, en l’occurrence celle d’une adolescente. Dans cet opuscule de 247 pages et articulé sur 16 chapitres, l’auteur offre à son lecteur un roman d’apprentissage qui met en scène le drame de Mandy Etamé, une adolescente en quête de soi. Mandy, élève en classe de terminale dans un internat, souffre d’un vide émotionnel causé par l’incompréhension de son père. Elle se retrouve dans les bras de son coach de gym et mentor M. Roga, un homme de 40 ans, marié et père de plusieurs enfants; croyant trouver en lui un père aimant. Elle finit par tomber follement amoureuse de lui sans se douter que ce dernier, maître dans l’art de la manipulation, avait un agenda caché. Dès lors, pour mieux comprendre comment se déploie le projet romanesque de LAMENU TEDJOU, intéressons-nous de façon plus détaillée à l’intrigue, et aux clés de lecture.

    La quête de soi de Mandy

    Dès l’incipit du roman, le narrateur rentre dans le paysage intérieur de Mandy, la jeune pensionnaire de l’internat « Fer de lance », et on découvre que la jeune fille se pose des questions sur son existence. Elle a constamment l’air pensive et suscite même la curiosité de ses camarades de classe qui la trouve bizarre. A cet internat, elle occupe ses heures libres avec du sport, la danse ou encore, comme on peut le lire à la page 20, elle écoute « beaucoup la musique méditative et projective », car « au fond de son âme, elle cherchait le sens de la vie. Elle avait parfois l’impression que la vie était plate et vide

    L’incompréhension de son père

    Les questions que Mandy Etamé se pose sur la vie ne semblent pas attirer l’attention de ses parents, notamment de son père, qu’elle a l’occasion de voir quelques fois. M. Etamé, homme d’affaires, n’est presque jamais présent à la maison. Très souvent, il prend part à des rendez-vous d’affaires qui trainent. Du coup, il ne s’aperçoit pas du vide intérieur que traverse sa fille en crise d’adolescence.
    Malgré la passion de Mandy pour la gymnastique, l’univers dans lequel elle semble se retrouver et s’épanouir, son père va lui interdire toute pratique du sport. Quand elle va lui annoncer son désir de devenir une championne, c’est avec colère qu’il va lui opposer sa désapprobation : « Quoi !? Championne de quoi ?? Il faut me laisser les bêtises que tu regardes à la télé hein ! Ta priorité c’est ton baccalauréat point barre, il n’y a pas rien d’autre. Donc tu m’arrêtes ton délire et à la place de ce désordre tu prends tes cahiers et tes livres. C’est bien compris ? Est-ce que c’est bien compris ? » Son désir est qu’elle soit avocate. Même si après, grâce à l’intervention de ses éducateurs de l’internat, M. Etamé va accepter que sa fille fasse du sport, il va toutefois lui interdire toute compétition en dehors de son établissement scolaire. Cette interdiction sera cependant bravée du fait de la manipulation de M. Roga, mentor et amant de Mandy.

    L’aveuglement de son mentor

    Le contact décisif entre Mandy et M. Roga se noue un soir après les entraînements. Elle va pour la première fois lui parler de ses problèmes personnels. En effet, alors que les entraînements étaient arrivés à leur terme, Mandy, pour éviter la compagnie de ses camarades, resta au gymnase et feigna des étirements. Son coach lui ordonna de partir en même temps que les autres, la jeune fille se sentit incomprise par tout le monde et tomba en sanglot. M. Roga se montra sensible à sa peine et l’amena à lui parler de ce qui la faisait souffrir. Elle lui fit part du manque d’affection de son père. Il se proposa de lui apporter lui-même un accompagnement psychologique. Elle crut trouver en lui un père aimant.
    Conscient de son talent et de ses aptitudes dans le sport, il entreprit de faire d’elle une championne, et pour cela, il lui donna un livre et deux DVD dont le contenu devait participer à son développement personnel. Mais surtout, il lui fit comprendre qu’il fallait qu’elle devienne une femme, qu’il fallait qu’elle se donne à lui, et qu’elle devienne sa femme, lui, le seul à savoir ce qu’il fallait pour faire d’elle une championne. Il lui prit sa virginité, un soir, chez elle, dans sa chambre, dans la maison de ses parents, et à même le sol. Après cette première fois, ils firent très souvent l’amour à la demande de sa pouline, dans le gymnase. Elle tomba enceinte. C’était le dessein de M. Roga. Sa grossesse devait augmenter de façon naturelle ses performances aux jeux scolaires africains, jeux auxquels M. Roga la fit participer frauduleusement, à l’insu de ses parents.
    Les jeux scolaires africains d’Abidjan vont bien se dérouler, la petite va remporter toutes les médailles à la grande joie, contre toute attente, de ses parents. M. Roga et Mandy étaient excusés.
    Cependant, la joie et le ravissement seront de courte durée : Mandy, follement amoureuse de M. Roga, veut continuer la relation et conserver la grossesse, mettre au monde Leur enfant; malheureusement, il estime avoir achevé sa mission avec elle et lui exhorte de se débarrasser de cette grossesse en pratiquant une IVG pour s’éviter des problèmes. Un soir, après lui avoir tenu des propos extrêmement blessants, dégradants et humiliants par message vocal, la jeune fille fait un malaise, s’ensuivra une fausse couche, qui permettra la découverte de toute son histoire avec M. Roga et la mise aux arrêts de ce dernier. Grâce à la dextérité de son avocat et l’aide de Mandy, il évitera une condamnation en justice.

    La résilience de Mandy

    La jeune Mandy, résiliente, va survivre à son drame et se reconstruire. Son premier amour lui a brisé le cœur et l’a laissé en miettes; elle a perdu l’enfant qu’elle souhaitait garder par amour. Mais avec l’aide de sa mère, elle décide d’être forte, d’aller de l’avant, de continuer le sport, ses études et de redécouvrir l’amour.

    CLES DE LECTURE

    Ce roman met en perspective la complexité de l’existence humaine et des rapports humains. De ce fait, quelques thèmes importants méritent d’être abordés à savoir la quête de soi, le jeu des apparences et la morale conséquentialiste.

    – La quête de soi chez l’adolescent :
    A un moment de la vie, on se pose forcément des questions sur soi-même, on se cherche et se pose des questions existentielles du genre : Qui suis-je ? Quelle est ma place dans ce monde ? Que dois-je faire ? La vie a-t-elle un sens ? Quel est le sens de la vie ? Si on n’a pas de réponse à ces questions, on peut ressentir un vide existentiel. Et à ce vide existentiel, si on a l’impression d’être incompris, un vide émotionnel.
    La jeune adolescente qui se cherche sur le plan existentiel a besoin de son père pour être en sécurité émotionnellement. L’absence du père ou l’incompréhension du père peut causer une angoisse qu’elle va chercher à soigner dans les bras d’un autre homme qui va lui prêter attention. Or, les hommes matures très souvent rencontrés dans le milieu éducatif profitent souvent des problèmes de ces adolescentes, les séduisent pour abuser d’elles. Et les jeunes filles comblent le vide qu’elles ressentent par le sexe ou l’amour charnel.
    Dans le roman, on voit bien que la jeune Mandy Etamé croit au départ trouver en son éducateur un père aimant. Or, il va la fasciner, l’aider à mieux s’affirmer, pour qu’elle soit à sa merci.

    Le caractère trompeur des apparences en société :
    Dans ce roman, on déduit qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences. Le plus souvent, les hommes montrent ce qu’ils ne sont pas ou encore laissent triompher une image erronée de ce qu’ils sont en réalité. Ils tiennent plus à leurs apparences qu’à leurs êtres réels. La manière qu’ils apparaissent dans l’espace public est toujours liée à un calcul. Et dans ce jeu des apparences, tout le monde est le dupe de tout le monde.
    En effet, si on considère par exemple la famille Etamé, notamment M. Etamé, il donne l’impression d’être un homme droit et juste alors qu’il est un falsificateur et un corrupteur. L’homme d’affaires et son épouse falsifièrent l’âge de leur fille, Mandy Etamé, ils baissèrent son âge de deux ans, de sorte que lorsqu’il attaqua M. Roga en justice pour détournement de mineur, il assura de droit la représentation de sa fille, officiellement âgée de 16 ans.
    Par ailleurs, Mandy, bien qu’ayant personnellement renoncé à ses médailles, ne rendit pas publique son histoire pour ne pas perdre l’image que les jeunes avaient d’elle : on la prenait pour modèle. La justice s’était arrangé avec la presse pour qu’elle raconte une version qui n’avait rien à voir avec la vérité : il ne fallait pas perdre la face.

    – Le triomphe de la morale conséquentialiste dans les rapports humains
    En matière de morale, il existe deux grands systèmes : la morale déontologique et la morale conséquentialiste. Pour la morale conséquentialiste, une action est moralement juste ou bonne si les résultats recherchés sont atteints. De ce point de vue, les moyens importent peu, seuls les résultats comptent. C’est tout le contraire de la morale déontologique.
    L’auteur montre que les rapports sociaux sont essentiellement guidés par la logique de l’intérêt, du résultat. Dans ce roman, pour réaliser des performances avec sa pouline, le coach Roga va user de la manipulation et de la tricherie, en violant non seulement l’éthique de sa profession d’éducateur, mais en violant aussi l’éthique du sport en recourant à une méthode de dopage naturel « la théorie russe », d’après laquelle les hormones en hyper production et activité favorisent chez la sujette enceinte une puissance physique et psychique au-dessus de celle de ses adversaires. Cette théorie lors du jugement de M. Roga va positivement impressionner le juge. Ce qui compte pour M. Roga, ce sont les résultats, de les moyens importent peu.
    Le plan de M. Roga fonctionne à merveille parce que la jeune adolescente est à sa merci, du fait de la distance qui existe entre elle et son père et du potentiel de la jeune fille qu’il avait dès le premier regard décelé.  Le narrateur le présente comme un passionné de sport mais en réalité M. Roga c’est un passionné de victoires. Il est donc clair qu’il n’est pas amoureux de la jeune femme, ce qui l’intéresse ce sont les exploits sportifs qu’elle peut réaliser sous sa supervision. D’ailleurs, dès le début du roman, lorsqu’il la voit pour la première fois, son potentiel d’athlète tape dans son œil. Il décela une cible sur laquelle il va mettre en application sa théorie.

    LA TYPOLOGIE DU ROMAN

    Ce roman de LAMENU TEDJOU présente les caractéristiques du roman traditionnel et du roman d’apprentissage.


    – Un roman traditionnel :
    Dans son œuvre, LAMENU TEDJOU s’est conformé aux règles du roman traditionnel. Tout d’abord, il s’est attelé à mettre en scène des personnages en cherchant à leur donner une existence réelle à partir d’un état civil et d’une description physique et psychologique. De ce fait, le lecteur n’a pas besoin des actions pour saisir ce que sont les personnages, puisque ceux-ci ne se révèlent pas tant que ça à partir de leurs actions. Ils sont suffisamment décrits à la troisième personne par un narrateur omniscient. Si on considère par exemple l’héroïne, elle a un nom construit tel que les noms sont construits au Cameroun, elle est élève en classe de terminale, l’aînée d’une famille de trois enfants, son caractère est très bien exposé par le narrateur, notamment au chapitre premier, même s’il évolue au cours de l’intrigue.
    Ensuite, l’auteur crée l’illusion du réel à travers le réalisme langagier : les expressions telles que « bana loba » (P79) ou encore les interjections telles que « ooooko ! » qui se réfèrent au Cameroun; le réalisme spatial avec les villes telles que Douala, Abidjan qui sont bel et bien réelles.
    Enfin, l’auteur a construit un récit simple avec une unité d’actions sur la ruine de Mandy, et une action centrée sur le personnage Mandy Etamé dont le nom apparaît dès la première page. Il est de ce fait aisé de ressortir le schéma narratif.


    – Un roman d’apprentissage :
    Encore appelé roman de formation ou d’éducation, le roman d’apprentissage est un roman qui décrit la maturation d’un héros. Il démarre naïf, se confronte aux expériences et aux épreuves de la vie qui l’aident à mûrir. Le héros découvre les grands évènements de l’existence à l’instar de la mort, de l’amour, du sexe, la trahison, la déception. Il se forge au terme du processus une conception de la vie. Le roman d’apprentissage rompt de ce fait avec la fonction première du roman qui est de de transporter le lecteur dans un monde onirique.
    Ce roman présente les caractères du roman d’apprentissage dans la mesure où on a d’abord une héroïne qui fait face au monde et a le sentiment d’être incomprise – elle fera des expériences qui vont l’amener à découvrir le monde et à devenir une « femme » notamment par l’intermédiaire de son mentor. Il va lui apprendre la discipline qui va lui permettre de s’affirmer dans le sport, la résilience mais surtout le sexe. Le jour où il lui prit sa virginité dans la maison de ses parents, quelques heures après, Mandy retourna à l’internat et alla le retrouver à la salle de gymnastique où elle lui fit comprendre que « l’amour était un peu trop furtif tout à l’heure à la maison, et qu’elle en voulait encore. M. Roga écarquilla les yeux. Mandy lui prit la main de sang-froid et l’entraîna dans une pièce attenante contenant du matériel. Ils y firent de nouveau l’amour, intensément, pendant une vingtaine de minutes. Mandy se rhabilla et laissa là M. Roga. » (P100). Il sera l’auteur de sa transformation et de ses dérapages. Et c’est elle qui finira par lui sauver la peau. Malgré la déception et la désolation qu’elle va connaître, grâce à sa résilience, elle va parvenir à se réconcilier avec le monde, et y prendre place, aimer et être heureuse.

    En somme

    A travers ce roman d’apprentissage, l’auteur démontre que la morale conséquentialiste qui règne dans les rapports sociaux expose les plus naïfs à l’exploitation, la désillusion et la désolation. L’adolescence est une période de transition extrêmement délicate, où l’on se pose beaucoup de questions sur soi, où on vit beaucoup de changements sur soi. Les parents ne peuvent pas se permettre d’éviter et d’éluder les questions existentielles que se posent leurs enfants. Lorsqu’ils laissent un vide émotionnel, des individus aux agendas cachés viendront en profiter. L’adolescent a besoin d’être rassuré et considéré prioritairement par ses parents, qui doivent être ses premiers mentors.

    Audrey OYIE

    Vous souhaitez une note de lecture par les soins de Audrey OYIE ? Laissez-nous un mail à acolitterature@gmail.com



    Espace pub’


  • BIOLITT : Victor BAGORO, auteur burkinabè mais encore ?

    Auteur de «Le journal d’un émigré» mais aussi…

    Victor BAGORO est né le 18 Mai 1986 dans la maternité de Marcory en Côte-d’Ivoire. A l’âge de six ans, il rentre au Burkina Faso, son pays  d’origine. Il fait tout son cursus primaire à l’école Goundi B, dans son village.  Et ses études secondaires à  Réo, un département de la région du centre Ouest burkinabè.

    En classe de troisième, il perd son père. La vie devient difficile. Les difficultés à verser les frais de scolarité se font grandissantes. Ce qui a pour conséquence l’échec à son examen.

    Après deux années blanches, il décide de quitter le Burkina Faso pour le Sénégal. En fin mars 2008, il s’installe à Dakar. En 2009, il se rend dans la région de Fatick, où, en tant que candidat libre, il réussit à l’examen du BEFEM la même année. L’année d’après, il s’inscrit en classe de seconde, et en 2011, en classe de première. De retour à Dakar. Il s’inscrit en classe de terminale et obtient son baccalauréat.

    Après la classe de terminale, Victor BAGORO opte pour une formation en DTS Hôtelière. Et depuis 2015, il est chef cuisinier dans  une société au Sénégal.

    Linelitt’ et les arts

  • Littérature : Quand les racines chantent…


    Le livre en bref…

    Quand elle apprend que son corps ne présente plus la moindre trace d’utérus, car il a disparu d’une façon qui laisse le personnel médical perplexe, Jasmine Yondo, une juriste très courtisée voit son monde s’écrouler et sombrer dans le chaos. Avec l’aide de l’abbé Martin Samnick, elle réalise, grâce à ses méditations, que seul un retour à Bonendalè, sa terre natale, va permettre de comprendre ce qui se passe.
    Dooh la Mudi, Janéa, est un chef traditionnel respecté pour sa puissance et son bon sens. Entre l’abbé Martin et lui, naît une fraternité au bout d’une rude mise à épreuve parsemée de joutes entre les pratiques rituelles traditionnelles et les méthodes chrétiennes. Dans cet univers trouble, où la malédiction frappe une même famille de génération en génération depuis la création de Bonendalè, Jasmine se retrouve projetée dans un passé tortueux et douloureux.


    Le chemin vers le rachat de toute une lignée de femmes fortes mais oubliées du bonheur, entraîne Jasmine vers trois nuits entre les forêts où siègent les morts, les eaux porteuses d’esprits en furie et les souvenirs révélateurs d’un secret lourd et déchirant.
    Si Jasmine commence à vivre et ressentir le poids des multiples humiliations des femmes dont elle est la descendante, elle revit aussi son propre passé, ces péripéties qui ne lui ont pas laissé la moindre chance d’avoir une vie d’adulte libre et épanouie ; elle en conclut qu’elle est maudite.


    Abandonnée de tous, elle trouve refuge dans la foi et surtout grâce à l’abbé Martin Samnick qui, lui aussi, connaît des épreuves lourdes et embarrassantes au sein du clergé à cause de sa passion débordante pour la foi et l’honnêteté. C’est lui qui va intercéder auprès des gardiens de la tradition Bonendalè, afin qu’il lui soit permis de marcher sur le chemin de la rédemption et affronter à la fois ses peurs et celles de toutes les femmes qui l’ont précédée dans cette lignée.


    Les batailles se multiplient pour une guerre dont tout le monde se demande si elle verra l’issue. Et si jamais elle y parvient, l’état dans lequel elle sera semble la préoccupation du puissant Janéa et de son irréductible nouveau frère, Sango Pata, l’abbé Martin. La venue de Jasmine à Bonendalè soulève des passions parfois très noires, et les combats spirituels font rage. Il n’est plus possible de faire marche arrière et avancer devient de moins en moins évident, car la démarche entreprise par Jasmine menace un ordre établi depuis des ères que la jeune juriste défigurée et amaigrie ne soupçonne même pas.


    Les points de vue entre Janéa et Sango Pata continuent de diverger, mais sans animosité désormais, chacun découvrant l’authenticité des valeurs prônées par l’autre. Toutefois, de lourds secrets demeurent entre eux et les maintiennent en état d’alerte. Le temps ne joue pas en leur faveur, car celui de Jasmine s’amenuise au fil des épreuves.


    Aidée de son inébranlable foi, Jasmine va donner jusqu’à sa dignité pour espérer trouver des réponses à la série de malheurs qui s’est abattue sur elle, drainant d’autres encore plus lourds et intenses. La voie de sa rédemption semble ne porter aucune lumière, pourtant…


    Ray NDÉBI, analyste littéraire / coach creative writing & reading


    Espace PUB’

    ACOLITT à votre service, pour une littérature dynamique…


  • BIOLITT :  l’auteure camerounaise Danielle EYANGO ?


    Danielle Eyango est une romancière et poétesse camerounaise installée à Douala.
    Son premier ouvrage, «Kotto Bass : Comme un oiseau en plein envol», est un roman qui raconte les visites étranges que lui rend l’esprit de son oncle, le célèbre chanteur et musicien camerounais nommé Kotto Bass, alors décédé brutalement quatre ans plus tôt, la veille d’une tournée internationale.

    Paru en 2012, ce roman est le premier pas vers sa rencontre avec la plume.
    En 2020, par les éditions de Midi au Cameroun, elle offre au public «Le parfum de ma mère», un recueil de poésie illustré par des tableaux de peinture, et puisé dans la profonde Nuit dans laquelle sa Muse l’entraîne.

    Le poème dont le recueil porte le titre a été auparavant primé lors d’un concours, par la Société des Poètes et Artistes du Cameroun.
    En 2021, elle fait partie d’un collectif d’écrivaines avec le Dr. Sophie Yap, le Dr. Chantal Bonono et Sandy Nyangha qui, sous la houlette de la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, s’insurgent contre l’horrible assassinat des jeunes élèves à Kumba, une ville du Cameroun. Le recueil bilingue «Kumba ! The Innocent’s Blood/ Kumba ! Le sang des innocents» a été publié aux éditions Proximité.



    Elle a entrepris de narrer la véritable histoire de Rudolph Duala Manga Bell à travers une série littéraire dont les différents épisodes sont lus et suivis à forte audience sur sa page facebook.

    Ce mois de février (2023), son nouveau roman, «Quand les racines chantent», a paru aux Éditions AfricAvenir, une maison d’édition au Cameroun. Il sera présenté au public le 04 mars 2023 au siège de la Fondation AfricAvenir International à Douala.



    L’univers de Danielle EYANGO est marqué par la musicalité orale à la fois poétique et mélancolique, propre à la tradition du peuple Duala dont elle est issue.
    Elle travaille à la promotion de ce qu’elle a baptisé « lithérapie » dans les établissements scolaires ; dénomination octroyée au processus de guérison intérieure via la littérature. Danielle EYANGO croit fermement que la littérature peut nous sauver de nos démons intérieurs.

    Dans ses ateliers, elle travaille également à l’amélioration des conditions d’écriture et de lecture, et l’éveil des vocations littéraires chez les jeunes.
    Présidente de la Fondation Kotto Bass, créée en 2015 en hommage à son défunt oncle, Danielle Eyango met ses ressources au service des enfants handicapés, des démunis et des jeunes femmes vulnérables, ainsi que des familles démunies suite à la crise anglophone qui sévit au Cameroun.



    P.O. pour Linelitt et les arts



    Espace Pub

  • CAMEROUN – PMEXCHANGE : Le Forum International de la PME


    Les artisans du Made in Cameroon dans les filières transport, agro-industrie, économie numérique, Finances se donnent rendez-vous à Douala à l’hôtel Sawa du 11 au 15 Mars 2023, pour la 5ème édition du Forum International de la PME : PMEXCHANGE.

    Cette édition est placée sous le Haut  Patronage du Premier Ministre, chef du Gouvernement, avec la présence du ministre des petites et moyennes entreprises et de l’economie sociale et de l’artisanat.


    PMEXCHANGE 5ème édition est une plateforme d’affaires 100% hybride pour renforcer le tissu industriel camerounais grâce à des PME/PMI plus innovantes, mieux structurées et des accompagnements ciblés.
    Les entrepreneurs de la Diaspora peuvent souscrire au PMEXCHANGE VIRTUAL ACCESS par le lien www.pmexchange.cm pour valoriser le savoir-faire camerounais et réserver des rendez-vous B to B en ligne avec des futurs partenaires basés au Cameroun.

    Au programme, des journées thématiques avec des pannels d’experts, des expositions et des rencontres BtoB.  Il est encore temps de réserver son stand. Contacts : 697059099 / 651611318



    Linelitt et les arts

  • Les 5 questions posées à Waly NDOUR, promoteur des Éditions SEGUIMA (Sénégal)

    Nous commençons l’année 2023 avec une grande figure de la littérature actuelle au Sénégal et en Afrique, monsieur Waly Ndour.

    Qui est-il ? Pourquoi a-t-il mis SEGUIMA sur pied? Ses conseils à l’endroit des jeunes éditeurs et ses propositions pour la littérature en Afrique. Un zoom sur la librairie qui porte le même nom. Et en bonus, un tour sur le dernier appel à textes. Waly NDOUR se confie à notre équipe.

    Partie 1
    Partie 2

    Partie 3
    Partie 4
    Partie 5
    Partie 6
    Partie 7


    Vous souhaitez un espace publicitaire comme celle à la fin de cette vidéo (partie 7)? Contactez-nous par mail à acolitterature@gmail.com



    Linelitt et les arts


  • SALON DU LIVRE AFRICAIN POUR ENFANTS DE YAOUNDÉ (SALAFEY), édition 1


    Le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY) se précise de plus en plus.

    L’une des activités de ce salon étant la mise sur pied d’un concours, l’équipe de coachs et des encadreurs ont joint leurs bras pour la formation des candidats aux concours de dessin, lecture et écriture. Cette initiative s’est dessinée à la bibliothèque jeunesse de l’Institut Goethe du Cameroun, à Yaoundé.

    Pour immortaliser ces instants, l’équipe Linelitt’ et les arts a recueilli les sentiments des coachs et encadreurs après les ateliers avec les enfants. Disponible dans ces vidéos et à consommer sans modération.

    PARTIE 1
    PARTIE 2

    Pour rappel, le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY) se tiendra du 16 au 18 décembre 2022 de 9h à 18h, au musée national et à la Fondation Tandeng Muna. Plusieurs activités sont prévues pour meubler ces trois jours. L’accès au village du SALAFEY sera totalement gratuit.

    Parents, responsables d’établissements scolaires ou autres institutions, n’hésitez pas à vivre ces moments avec les enfants.

    Vous avez encore la possibilité d’être le sponsor d’un des prix qui seront remis ce 18 décembre 2022 aux lauréats.



    Linelitt’et les arts

  • Stéphanie TCHOUA : Une entrepreneuse camerounaise qui écrit.



    Paru en 2020 aux Éditions de Midi, «J’apprends, j’entreprends» de Stéphanie TCHOUA est une sorte de Bible pour le jeune entrepreneur et pour toutes ces personnes, peu importe l’âge, qui sont intéressées par le secteur de l’entrepreneuriat.

    Dans ce livre, Stéphanie TCHOUA parle non seulement de son expérience, mais aussi de différents pans de l’entrepreneuriat. Les femmes, les hommes, les jeunes, les retraités sont tou.te.s concerné.e.s.

    Nanti de neuf (09) chapitres, «J’apprends, j’entreprends» va au-delà de la théorie, il pose par écrit la pratique de la chose entrepreneuriale; l’auteure a d’ailleurs, en première partie, fait une mise en bouche par son expérience personnelle. Une expérience jalonnée d’embûches, d’échecs, de réussites… de résilience.

    «J’apprends, j’entreprends» est disponible auprès de l’Agence de Consulting Littéraire (ACOLITT) au +237 690195126 ou acolitterature@gmail.com



    Linelitt’ et les arts