Et si certaines vies étaient trop précieuses pour être laissées au silence ? À travers Les Cordes du destin : Entre vie, suspicions et talent d’Assomo Ngono Ela, le Dr Eric Nelson EFA ressuscite le parcours d’une artiste dont le nom reste attaché au mvet et à la culture Ekang. Présenté le 31 juillet 2026 à Yaoundé, au siège de la Commission nationale pour l’UNESCO au Cameroun, ce livre a surtout ouvert une conversation sur ce que nous choisissons de retenir de notre histoire et sur ce que nous acceptons de transmettre. Assomo Ngono Ela demeure une artiste, une voix, un talent, mais surtout une mémoire vivante d’un univers culturel dont la transmission ne peut être laissée au hasard.
Placée sous le parrainage du Dr Christophe FOE NDI et modérée par Pauline M.N. ONGONO, le panel a réuni notamment le Secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO, l’éditeur D&L et, bien sûr, le Dr Eric Nelson EFANGONO. Pourtant, derrière les prises de parole et les échanges officiels, c’est une histoire profondément humaine qui s’est progressivement imposée. Une prise de parole du critique littéraire Ray NDÉBI a aussi soulevé le besoin d’évolution de l’instrument sans renier sa souche.
Le Dr Eric Nelson EFA ne prétend pas livrer une biographie au sens strict. Son ouvrage relève de la fiction, mais s’enracine dans des faits réels de la vie d’Assomo Ngono Ela. Ce choix lui permet de donner chair à une trajectoire, de restituer des émotions et d’interroger les zones d’ombre d’un destin artistique sans réduire cette icône à son seul statut d’interprète. Car Assomo n’est pas seulement celle qui joue du mvet. Elle est celle qui porte quelque chose : une mémoire, une culture, une manière de raconter le monde.
Son parcours révèle aussi une évolution importante de la pratique du mvet. La tradition se transforme, les instruments se rencontrent et les formations s’élargissent, associant notamment le mvet aux tambours et aux tam-tams. Dans cette évolution, Assomo Ngongo Ela apparaît comme une artiste capable de faire vivre l’héritage sans le figer. C’est peut-être pour cette raison que la question du patrimoine culturel immatériel s’est imposée avec autant de force au cours de la cérémonie… Le Dr Christophe Foe Ndi a d’ailleurs rappelé la nécessité de protéger ces savoirs qui ne se trouvent pas toujours dans les musées ou les archives, mais dans les gestes, les voix, les pratiques et les récits transmis de génération en génération. Le destin d’Assomo Ngono Ela est une parfaite illustration de cette fragilité. En effet, un savoir peut être immense et pourtant disparaître si personne ne prend le temps de le recevoir.
Dans le livre, cette idée prend un visage à travers Bidja, un jeune garçon qu’Assomo Ngono Ela initie au mvet. Entre eux, il n’est pas seulement question d’apprentissage musical. Elle lui enseigne une façon d’écouter, de sentir et de comprendre. Pour elle, avant de jouer, il faut apprendre à entendre ; avant de chercher la performance, il faut comprendre le silence. Assomo Ngongo Ela transmet à Bidja ce qu’elle a elle-même reçu. Elle devient à son tour le maillon d’une chaîne qui la dépasse et qui est vouée à continuer. Sans conteste, le mvet n’est pas un simple instrument : il est une mémoire qui circule d’une génération à l’autre.
Le parcours de l’artiste raconte également l’élargissement progressif de son horizon. Partie de son environnement d’origine, Assomo Ngono Ela finit par porter sa musique vers des publics éloignés. À Dakar, sa voix, son mvet et les percussions de sa troupe trouvent une écoute attentive. Ce qui était né dans un cadre culturel précis franchit ainsi les frontières et rencontre d’autres sensibilités. Cette trajectoire est la preuve qu’une culture n’est pas condamnée à rester enfermée dans son lieu d’origine pour rester authentique. Elle doit voyager, se faire entendre ailleurs, tout en continuant à être elle-même.
La cérémonie du 31 juillet 2026, date qui met justement en exergue la femme africaine, ne pouvait d’ailleurs rester étrangère à la musique type à l’honneur. La prestation de Scienty Ekoro est venue prolonger le propos par le son, comme pour rappeler que certaines histoires se racontent mieux lorsqu’elles sont aussi entendues.
Après les interventions, le public a échangé avec l’auteur. Les questions ont permis de revenir sur le personnage d’Assomo Ngono Ela, sur les choix narratifs et sur les enjeux de transmission soulevés par le livre. La séance de dédicace sous une dimension plus personnelle, a cédé la place quelques minutes plus tard au cocktail, qui a prolongé les échanges dans une atmosphère aussi chaleureuse que les notes du mvet.
Au-delà de la cérémonie, Les Cordes du destin pose finalement une question qui dépasse le seul parcours d’Assomo Ngono Ela : que restera-t-il de nos héritages si nous ne prenons pas le temps de les raconter ? En écrivant Les cordes du destin : entre vie, Suspicionset talent d’Assomo Ngono Ela, le Dr Eric Nelson EFANGONO permet que l’histoire d’Assomo Ngono Ela ne se perde pas. Il fait entendre un instrument pour que sa voix continue de résonner ; il met en scène une transmission pour rappeler que la culture ne survit pas uniquement grâce à ceux qui la possèdent, mais grâce à ceux qui acceptent de la recevoir.
Assomo Ngono Ela est désormais un trait d’union entre hier et demain. Et peut-être est-ce là le véritable sens de son destin : avoir compris que le plus bel héritage n’est pas celui que l’on garde, mais celui que l’on transmet.
Il est disponible auprès de l’auteur et de l’éditeur.
Au-delà de la célébration de la BD et du livre, le FESTI KITOKO se veut un espace de transmission. Son ambition : faire connaître les créateurs africains, encourager les jeunes à lire et à créer, et montrer que la bande dessinée peut raconter l’histoire, les réalités et les imaginaires du continent. Un engagement que son promoteur, Al’ Mata, souhaite inscrire dans la durée.
Al’ Mata, pouvez-vous nous parler de vous et de vos travaux ?
Je n’aime pas trop parler de moi, je préfère laisser parler mes travaux. Je suis auteur et dessinateur de bande dessinée, engagé depuis plusieurs années dans la promotion de la BD africaine. Parmi mes travaux, je peux notamment citer la trilogie consacrée à Alphonse Madiba, dit Daudet, qui occupe une place importante dans mon parcours., néanmoins, je collabore aussi avec des éditions tels que Bayard presse, Hachette…
La bande dessinée « africaine » a une histoire souvent méconnue, parfois réduite à quelques grands noms et à quelques œuvres emblématiques. Où commence réellement cette histoire, et quelles sont les grandes étapes qui ont façonné son évolution jusqu’à aujourd’hui ?
Réduite à quelques grands noms… C’est évident, ces noms sont comme la lumière, le porte-étendard qui donne une visibilité à ce à quoi beaucoup semble ne pas vouloir prêter attention. Et derrière cette lumière, il y a toute une histoire, bien sûr, qu’il ne faudra cependant pas prendre de manière globale. Il y a des spécificités selon chaque pays, l’Afrique en comptant cinquante-quatre. Pour ce qui est de mon pays, la République démocratique du Congo, cette histoire a démarré en 1968, avec la création du magazine « Jeune pour Jeunes » dédié exclusivement à la bande dessinée. Cela a été le déclic qui a stimulé beaucoup de dessinateurs par la suite, depuis ces années-là jusqu’à la génération actuelle. Les thèmes exploités sont variés et touchent tous les domaines de la vie. Un bémol tout de même. Quand on évoque le terme « bande dessinée africaine », je me vois un peu perdu. S’agit-il de la bande dessinée réalisée par un dessinateur issu de l’Afrique ou de celle faite sur un thème qui concerne exclusivement l’Afrique ? Pour le second cas, n’importe quel dessinateur de n’importe quelle nationalité peut le faire. Pour le premier, n’importe quel dessinateur du continent peut hériter d’un scénario écrit par quelqu’un d’une nationalité autre que celle émanant de l’Afrique. Et encore, qu’est-ce qu’un dessinateur africain ? Ce terme est vide et fait d’un dessinateur présenté comme tel un apatride, l’Afrique n’étant pas un pays mais, un continent !
Pendant longtemps, l’Afrique a été dessinée par le regard des autres, avec des représentations parfois caricaturales, folklorisantes ou profondément éloignées des réalités vécues. D’après vous, à quel moment les auteurs africains ont-ils véritablement commencé à reprendre possession de leur propre image et de leurs récits ?
Il nous arrive de regarder dans la même direction sans forcément voir la ou les mêmes choses ou observer les mêmes détails sur un objet donné. Cela est pareil avec l’interprétation. Chacun y va selon son humeur, ses convictions ou son caractère. D’autant plus que chaque société nourrit des préjugés -exprimés ou pas – sur une autre. Dès lors, faut-il se positionner en revanchard ou en correcteur forcené pour voir bien aller les choses ? Ma réponse est non. On devra plutôt s’exprimer naturellement, selon son inspiration, en se gardant de déformer gratuitement les faits, pour une raison ou une autre. Mais, cela n’empêche pas toute fois une lecture humoristique des mêmes faits.
La BD n’est-elle pas, au fond, un formidable outil de mémoire ? Que peut raconter une case, une planche ou un album sur l’histoire, les traumatismes, les traditions et les transformations de nos sociétés que les discours historiques ne parviennent pas toujours à transmettre ?
Une fois encore, il est question de la thématique choisie. Pour le reste, cela dépendra de la subtilité de l’artiste pour convaincre, faire passer un message ou non.
Entre héritage oral, littérature, cinéma, arts graphiques et cultures populaires, quelles sont aujourd’hui les principales sources d’inspiration de la bande dessinée africaine ? Et qu’est-ce qui fait sa singularité face aux grandes traditions francobelge, américaine ou japonaise ?
La différence, c’est en chacun de nous, dans sa manière de voir les choses. Un Européen qui débarque en Afrique verra, à sa façon, ce que nous vivons et banalisons au quotidien et inversement. Cette lecture est influencée naturellement par la culture de base d’un chacun.
La bande dessinée africaine souffre encore d’un paradoxe : elle regorge de talents, mais peine parfois à trouver des éditeurs, des financements, des réseaux de diffusion et surtout un lectorat suffisamment large. Pourquoi cette difficulté persiste-t-elle ?
Il y a plusieurs pistes à explorer pour répondre à cette question. Un gros travail de lobbying en amont, une organisation efficace qui appelle un gros budget, un calendrier strict et évidemment, des hommes derrière tout ceci. Des hommes bien « musclés ». Editeurs, financements, réseaux de diffusion, etc. demande des bras musclés, avec des personnes armées de beaucoup de volonté et de détermination. Des personnes qui y croient, comme pour relever un défi, atteindre un ou des objectifs et pérenniser la chose. Ce qui ne fait pas défaut dans le paysage. Mais, il faut faire le premier pas.
À l’heure du numérique, des réseaux sociaux, du webtoon, de l’intelligence artificielle et de la consommation accélérée des images, la bande dessinée traditionnelle est-elle menacée ou, au contraire, en train de trouver de nouveaux territoires pour se réinventer ?
Le webtoon, l’intelligence artificielle, etc. sont autant de créneaux qui fonctionnent selon leurs spécificités et je ne pense pas que l’un puisse empiéter sur les autres. Au contraire, ils vont cohabiter et subsister, chacun restant sur sa bande. Et encore, ce ne sont pas tous les artistes qui sont appelés à verser dans cette nouvelle façon de faire. Cela dépendra du feeling d’un chacun.
Aujourd’hui, les jeunes auteurs africains dessinent-ils encore l’Afrique telle qu’ils la voient, ou commencent-ils à inventer des futurs africains – science-fiction, fantasy, dystopies, récits fantastiques – capables de sortir des représentations habituelles du continent ?
Ici, il s’agit une fois encore du feeling, tout le monde ne devant pas forcément faire la même chose.
Dans quelle mesure la circulation internationale des œuvres et des créateurs peut-elle contribuer à faire sortir la BD africaine de la marginalité, sans pour autant la contraindre à répondre aux attentes esthétiques ou commerciales des marchés étrangers ?
Selon moi, le secret réside dans la réalisation des oeuvres originales, qui ne souffrent d’aucun complexe par rapport à ce qui existe déjà de part le monde. Bien entendu, la qualité doit suivre sur tous les plans : graphique, scénaristique et même de la présentation du produit.
Et justement, pour le mois de septembre, vous organisez la troisième édition du FESTI KITOKO BD et LIVRE. Qu’est-ce qui a changé depuis les premières éditions ? Quels enseignements en avez-vous tirés et quelle histoire souhaitez-vous désormais inscrire dans la durée ?
Lors de la première et de la deuxième édition, le festival s’appelait simplement « Festi Kitoko BD ». Pour cette troisième édition, nous avons ajouté le Livre, d’où le nouveau nom « Festi Kitoko BD et Livre ». L’idée est de créer un véritable dialogue entre la bande dessinée et la littérature, en réunissant dessinateurs, scénaristes et écrivains autour d’une même passion : raconter des histoires. Les premières éditions nous ont appris qu’il fallait davantage créer des rencontres entre les créateurs et le public, mais aussi entre les différents acteurs du livre. Pour la suite, nous souhaitons inscrire le festival dans la durée et en faire un rendez-vous culturel où les histoires, les auteurs et les talents africains et d’ailleurs peuvent continuer à se rencontrer et à se transmettre.
Pourquoi était-il important de créer un festival consacré à la BD et au livre, et particulièrement de lui donner une dimension qui permette de faire dialoguer auteurs, lecteurs, illustrateurs, éditeurs et professionnels du secteur ?
Créer un festival consacré à la bande dessinée et au livre était important parce que la BD est à la fois un art, un moyen d’expression et un formidable outil de transmission. Elle permet de raconter des histoires, de faire réfléchir, de divertir, mais aussi de faire découvrir des cultures et des réalités parfois peu représentées. Nous voulions surtout créer un espace où les différents acteurs du livre puissent se rencontrer. Un auteur ne doit pas être isolé dans son travail : il a besoin de rencontrer ses lecteurs, d’échanger avec d’autres créateurs, de dialoguer avec les éditeurs et de comprendre les réalités du secteur. De la même manière, le lecteur doit pouvoir découvrir les coulisses de la création et échanger directement avec ceux qui fabriquent les livres qu’il lit.
Organiser un festival culturel est aussi une aventure faite d’obstacles : financement, mobilisation du public, visibilité, logistique, disponibilité des auteurs, pérennité du projet… Quelles sont les difficultés les plus ardues à surmonter pour le FESTI KITOKO, celles dont le public ne soupçonne généralement pas l’existence ?
La difficulté principale reste le financement. Organiser un festival demande beaucoup de moyens, alors que les ressources restent limitées. Il faut aussi mobiliser les auteurs, assurer leur déplacement et leur hébergement, communiquer suffisamment et gérer toute la logistique. Le public voit surtout le résultat final, mais derrière deux jours de festival, il y a des mois de travail et beaucoup de sacrifice.
Cette troisième édition, prévue les 25 et 26 septembre 2026 à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne de Grenoble, annonce des tables rondes, une exposition et des dédicaces. Qu’attendez-vous précisément de cette édition que les précédentes n’ont pas encore permis d’accomplir ?
J’aimerais que cette troisième édition franchisse un nouveau cap en matière de visibilité et de participation. Nous voulons toucher davantage de lecteurs, notamment les jeunes, mais aussi renforcer les échanges entre créateurs africains et européens. J’espère également que cette édition permettra de donner au FESTI KITOKO une véritable place dans le paysage culturel grenoblois.
Au-delà de la célébration de la bande dessinée, quel rôle le FESTI KITOKO veut-il jouer dans la transmission : transmettre le goût de lire, susciter des vocations, faire connaître les créateurs africains, créer des passerelles entre les générations et les cultures ?
Le FESTI KITOKO veut être un espace de transmission et de rencontre. Nous voulons donner aux jeunes le goût de lire et de créer, faire découvrir les auteurs africains et montrer que la BD est aussi un formidable outil pour raconter notre histoire et nos réalités. C’est également une manière de créer un dialogue entre les générations et les cultures.
Si vous deviez demander à un jeune qui rêve aujourd’hui de devenir auteur de BD de ne pas renoncer malgré les difficultés du métier, que lui diriez-vous ? Et que faudrait-il changer, collectivement, pour que son talent ne soit pas condamné à rester dans les marges ?
Je lui dirais de croire en son talent et surtout de ne pas abandonner. Les difficultés font partie du parcours, mais il faut continuer à apprendre, à créer et à montrer son travail. Collectivement, nous devons créer davantage de structures d’accompagnement, de formations, de festivals et surtout de véritables débouchés pour permettre aux jeunes auteurs de vivre de leur art.
Au moment où s’ouvre cette troisième édition, quelle trace aimeriez-vous que le FESTI KITOKO laisse dans l’histoire de la bande dessinée africaine ?
J’aimerais que le FESTI KITOKO soit retenu comme un festival qui a contribué à faire connaître et reconnaître les talents africains. Mais surtout, qu’il ait participé à créer des vocations et à montrer que la bande dessinée africaine a toute sa place dans le paysage culturel international.
A la tête du groupe Les Fous du Livre, éditrice, promotrice culturelle, chroniqueuse et figure majeure de l’écosystème littéraire camerounais, Marie Bertille Mawem s’est imposée comme l’une des voix les plus influentes de la promotion du livre en Afrique. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, partage sa vision du développement de la chaîne du livre, évoque les défis du secteur et dévoile les ambitions de la 7ᵉ édition du Festival international La Semaine des Fous du Livre (FESTIFOUS 2026).
Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et revenir sur les grandes étapes de votre parcours dans l’univers du livre et de la culture ?
Dr H.C. Marie Bertille MAWEM, née le 25 juin 1984 dans la région du Centre, département du Nyong-Ékelle, dans le village Song-Mawem. Très tôt, j’ai rejoint mon père en France, où je vais passer de nombreuses années avant de revenir m’installer au Cameroun. Hôtelière et comptable de formation, j’ai déposé mes valises comme autodidacte de la littérature. Malgré le milieu opaque et très souvent fermé aux nouvelles initiatives, je me suis faite une place de choix…
J’incarne une vision rare et audacieuse, celle d’une femme qui refuse de dissocier la passion de l’action, l’art de l’entreprise et la culture du développement économique. Ma trajectoire n’est pas un chemin, c’est un véritable manifeste. Après avoir affûté mes compétences au sein de plusieurs maisons d’édition, avec stratégie, j’ai pris une décision radicale en 2018 : quitter mon poste de Responsable commerciale et marketing des éditions Ifrikiya pour devenir l’architecte de mon propre projet.
Cette transition n’était pas un simple changement de carrière, mais une volonté profonde de m’impliquer pleinement dans l’ensemble de la chaîne du livre, de sa création à sa promotion. De cette ambition est né le concept fédérateur « Les Fous du Livre », une initiative qui a pris son envol avec la création de l’Association Les Fous du Livre (AFL) en 2017.
Je fonde également en 2021, ma propre maison d’édition, qui compte aujourd’hui plus d’une centaine de titres, contribuant activement à la diversification de la production littéraire en Afrique.
Ce dynamisme a créé le Festival international la Semaine des Fous du Livre en 2018, un événement qui, en plusieurs éditions, s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur au Cameroun, attirant chaque année de nombreux pays et témoignant de son rayonnement continental et international.
Forte de cette expérience, je mets également ma plume et ma voix au service de l’information en tant que Chroniqueuse TV depuis huit ans dans la chaîne de télévision camerounaise Vision 4, pour la rubrique Chroniques Poétiques de l’émission AFRO CAFE, et consultante permanente au Poste National de la CRTV, le dimanche à 8h30 à l’émission intitulée In the family, en famille, depuis neuf ans.
Sur VISION 4
Le 21 décembre 2021, je suis nommée Coordinatrice Nationale du Pôle des Arts Littéraires du Cameroun au Ministère des Arts et de la Culture. Une nomination qui vise à accompagner la vision gouvernementale dans le processus de structuration du secteur des Arts et de la Culture au Cameroun.
En octobre 2024, je reçois le Prix FILAB de la Meilleure Corporation Culturelle au Benin. Le 11 août 2025, je suis élue Première Vice-Présidente du Groupement Patronal Entreprises et Territoires (GREN TERRITOIRES), je franchis ainsi un nouveau cap, devenant un pont stratégique entre le monde de l’art, l’économie réelle et le développement des territoires. Le 15 décembre 2025, je reçois le Prix d’Excellence Culturelle de la Chaire UNESCO ACCES-TIC en reconnaissance à ma contribution au rayonnement de la Culture Camerounaise. Le 2 avril 2026, une consécration majeure vient couronner mon parcours, je dirai une distinction prestigieuse, de l’École Supérieure des Métiers des Arts et de la Culture du Benin : le Doctorat Honoris Causa, pour mes contributions exceptionnelles au développement durable, tant sur les plans social, culturel qu’économique. Une distinction qui reconnaît l’impact profond de mon engagement et la portée transformative de mon action. Le 28 mai 2026 à Libreville, je remporte le Prix FILIGA du Promoteur Littéraire Africain 2026, en reconnaissance à mes travaux et mon engagement au rayonnement de la littérature et de la culture à travers le monde.
Visionnaire, stratège et ambassadrice de la culture, je suis la preuve vivante que l’on peut être à la fois une artiste accomplie et une femme d’affaires influente. Je promeus activement l’égalité des droits entre hommes et femmes au Cameroun à travers une littérature inclusive qui met en lumière les voix féminines, les activités littéraires que j’organise pour des femmes sous-scolarisées, et des programmes d’alphabétisation qui permettent aux femmes de révéler leur potentiel, de gagner en autonomie et de contribuer pleinement à la société.
Mon parcours, jalonné de distinctions nationales et internationales, n’est pas seulement une source d’inspiration ; il démontre que la culture, loin d’être un luxe, est le moteur d’un futur qui se construit avec audace et engagement.
Quelles rencontres, expériences ou lectures ont le plus influencé votre engagement en faveur de la promotion de la lecture et des arts littéraires ?
Black Boy de Richard Wright, car il se rapproche d’une histoire réelle ; Les Fourberies de Scapin (Molière), Le Cimetière des Bacheliers (François Nkeme), Séverin Cécil Abéga (Les Bimanes), Francis Bebey (Le Fils d’Agatha Moudio), Machiavel (Comment Devenir un Fin Stratège), et bien d’autres.
En tant que femme évoluant dans le secteur culturel, quels ont été les principaux défis auxquels vous avez été confrontée et comment les avez-vous surmontés ?
S’imposer dans l’univers culturel en général et dans celui du livre en particulier, sans les codes ni les parcours académiques traditionnels, relève souvent d’un véritable acte de foi. En autodidacte, il a fallu conquérir ma légitimité, apprendre sur le terrain et faire entendre une vision nouvelle face aux résistances du milieu. Trouver les ressources nécessaires pour donner corps à cette ambition et déployer une politique éditoriale innovante a constitué un combat quotidien. À cela se sont ajoutées les exigences d’un secteur concurrentiel où chaque avancée se gagne avec persévérance. Et en tant que femme, il m’a aussi fallu briser des plafonds invisibles, transformer les préjugés en force et faire de ma détermination ma plus belle signature.
Effectivement, vous êtes à la tête de plusieurs initiatives culturelles. Quelle vision guide aujourd’hui votre action en faveur du développement du livre au Cameroun et en Afrique ?
Le livre au Cameroun est un Géant en devenir : conscient de ses fragilités, mais riche de promesses et d’opportunités pour ceux qui osent le réinventer. Portée par une vision audacieuse et tournée vers l’innovation, je pense qu’il faut repenser la chaîne du livre afin de la rendre plus accessible, plus dynamique et plus proche des réalités de notre époque.
Les Éditions Les Fous du Livre occupent une place avérée dans l’écosystème littéraire. Quelle est la mission de cette maison d’édition et quel bilan en faites-vous depuis sa création ?
Les Éditions Les Fous du Livre sont nées d’une conviction profonde ; celle qu’un nouvel essor du livre est possible au Cameroun. Portées par une vision audacieuse et tournée vers l’innovation, elles œuvrent à repenser toute la chaîne du livre afin de la rendre plus accessible, plus dynamique et plus proche des réalités de notre époque.
Notre ambition est de faciliter la publication des auteurs, d’insuffler une nouvelle politique éditoriale et d’inventer de nouvelles manières de concevoir, diffuser, distribuer et commercialiser le livre. À travers un modèle économique innovant et inclusif, nous voulons faire du livre un véritable levier de transformation culturelle, sociale et économique. Nous comptons aujourd’hui plus de 100 titres publiés, nous sommes donc en bonne voie pour atteindre nos objectifs.
Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels font face les auteurs, éditeurs et autres acteurs de la chaîne du livre au Cameroun ?
Les defis sont nombreux, mais entre autre, je dirais : le coût élevé de production , les difficultés de diffusions, les droits d’auteurs, le manque des bibliothèques, l’absence de structuration réelle du secteur du livre.
Votre engagement a été salué par plusieurs prix et distinctions, comme indiqué à l’entame de cet échange. Quelle importance accordez-vous à ces reconnaissances et quel impact ont-elles sur votre parcours ?
La reconnaissance est le premier salaire de tout travail. Je suis profondément honorée que mon travail soit reconnu et valorisé. Cette reconnaissance me pousse à travailler encore plus, de mieux tracer mon profil de carrière… Aussi, elle donne plus de légitimité à mon travail et au métier que j’ai choisi de faire.
Consécration du Docteur Honoris Causa le 02 avril 2026 à YaoundéRemise du Prix d’Excellence Culturelle de la Chaire UNESCO ACCES-TIC 2025 par son Excellence Monsieur l’Ambassadeur Itinérant Roger Milla, le 15 décembre 2025
Parmi les nombreuses initiatives que vous avez portées, quelles sont celles dont vous êtes la plus fière et pourquoi ?
La création des Fous du Livre dans toutes ses composantes. Parce que ce concept contribue activement à la promotion de la lecture, de l’écriture et de la culture au sein de la communauté littéraire. Il offre aux jeunes et aux passionnés du livre des espaces d’apprentissage, d’expression et d’épanouissement. Grâce à ces initiatives, de nombreux talents littéraires sont révélés et accompagnés. Les Fous du Livre participent au rayonnement de la littérature africaine et camerounaise. Leur engagement constant en faveur de l’éducation et du savoir en fait un véritable acteur du développement culturel.
Parlant d’engagement, le Festival International la Semaine des Fous du Livre est devenu un rendez-vous majeur de la vie culturelle. Quel regard portez-vous sur son évolution depuis sa création ?
Depuis sa création, le Festival International la Semaine des Fous du Livre a connu une évolution remarquable, passant d’une initiative ambitieuse à un rendez-vous culturel incontournable. Chaque édition a gagné en envergure, en qualité et en diversité des activités proposées. Le festival a su rassembler des acteurs du livre de différents horizons et renforcer la promotion de la littérature auprès de tous les publics. Son impact sur la valorisation de la littérature est de plus en plus visible. Aujourd’hui, il s’impose comme une véritable plateforme de dialogue, de découverte et de rayonnement culturel.
Audience accordée par le Ministre des Arts et de la Culture du Cameroun, le 26 novembre 2025 en prélude du Festifous 2025Visite des stands Festifous 2026
Que réserve la prochaine édition du Festival des Fous du Livre aux participants, aux professionnels du livre et au grand public ?
La 7ᵉ édition du Festival International La Semaine des Fous du Livre (FESTIFOUS 2026) promet quatre jours riches en découvertes, en rencontres et en opportunités pour tous les acteurs de la chaîne du livre. Pour les participants et le grand public, le festival proposera une grande foire-exposition du livre, des conférences-débats, des tables rondes, des animations culturelles, des concours littéraires, des journées dédiées aux pays invités ainsi que des rencontres avec des auteurs, éditeurs et professionnels du secteur. Les visiteurs pourront également prendre part à des masterclass en écriture, art oratoire, slam et technologies créatives. Pour les professionnels du livre, le FESTIFOUS offrira de véritables espaces d’exposition et de promotion, des rendez-vous d’affaires (B2B et B2C), des opportunités de réseautage, une forte visibilité médiatique et numérique, ainsi que des cadres de réflexion sur les enjeux du développement de l’industrie du livre en Afrique. La literature inclusive, élément nouveau de cette édition, occupera une place de choix.
Enfin, cette édition se veut une plateforme de valorisation des talents, de création de partenariats et de diffusion du savoir, réunissant tous les maillons de la chaîne du livre, institutions, entreprises et startups autour d’une même ambition : faire du livre un puissant levier de développement culturel et économique.
Le concours Miss Fous du Livre suscite un intérêt croissant. Quelle est la philosophie de cette initiative et quelle contribution apporte-t-elle à la promotion de la lecture auprès des jeunes ?
Le concours Miss FESTIFOUS est bien plus qu’un concours de beauté. Il s’agit d’une initiative éducative, culturelle et citoyenne conçue pour faire des jeunes femmes de véritables ambassadrices du livre, de la lecture et des valeurs positives. Sa philosophie repose sur une conviction simple : la beauté prend tout son sens lorsqu’elle est accompagnée de l’intelligence, de la culture et de l’engagement social.
À travers ce concours, Les Fous du Livre souhaitent valoriser des jeunes femmes capables d’inspirer leur génération par leur amour de la lecture, leur maîtrise de l’expression écrite et leur engagement en faveur du changement social. L’édition 2026 s’articule autour du thème : « Non à la dépravation des mœurs », invitant les candidates à produire un texte original, afin de démontrer leur réflexion, leur créativité et leur capacité à défendre des valeurs essentielles à la société.
Le concours met ainsi l’écriture et la lecture au cœur du processus de sélection. Pour les jeunes, Miss FESTIFOUS constitue une formidable porte d’entrée vers l’univers du livre. En encourageant la rédaction de textes, la découverte d’auteurs, la prise de parole en public et la réflexion critique, l’initiative contribue à développer le goût de la lecture, tout en renforçant la confiance en soi, le leadership et la culture générale des participantes. Au-delà de la compétition, Miss FESTIFOUS crée une communauté de jeunes lectrices engagées qui deviennent des modèles auprès de leurs pairs. Elles participent ainsi à la promotion du livre, à la sensibilisation sur les enjeux sociaux et à la construction d’une jeunesse plus instruite, plus responsable et plus consciente de son rôle dans la société.
En somme, Miss FESTIFOUS est une célébration de la beauté, de l’intelligence et de la culture, au service de la promotion de la lecture et de l’épanouissement de la jeune fille africaine en général et camerounaise en particulier.
Quel message souhaitez-vous adresser aux lecteurs, aux auteurs, aux éditeurs et à tous ceux qui œuvrent pour la valorisation du livre et de la culture africaine ?
J’invite tous les amoureux du livre à poursuivre leur engagement en faveur de la lecture et de la culture africaine. Chaque lecteur, auteur, éditeur ou acteur culturel contribue à préserver et transmettre notre patrimoine intellectuel. Ensemble, faisons du livre un outil d’éducation, d’émancipation et de transformation sociale. Continuons à raconter nos histoires, à valoriser nos talents et à inspirer les générations futures. L’avenir de l’Afrique s’écrit aussi dans ses livres. Le livre étant par excellence le meilleur outil de transmission des valeurs, mais aussi le lieu où l’on consigne nos us et coutumes.
Strasbourg, capitale de la zone du Grand-Est en France a accueilli durant 3 jours, du 06 au 08 juin 2025, de nombreux festivaliers venus de ce coin de France, mais aussi de Belgique, d’Allemagne et du Luxembourg. Tous sont venus assister à la 4ème édition du Fest’Ylla, cet évènement culturel qui s’inscrit dans une dynamique de rapprochement des peuples ; une occasion de mettre en lumière les talents des Afro-descendants dans plusieurs domaines.
Comme pour les précédentes éditions, plusieurs espaces sous forme de villages ont permis aux acteurs culturels écrivains, artistes, artisans, cinéastes, de recevoir un public sans cesse désireux d’apprendre, dans ces rendez-vous du donner et du recevoir.
A l’espace consacré au village littéraire, plusieurs auteurs ont répondu présents : Serges Ngounga, écrivain-poète, président de l’Amacad (Amicale des Auteurs Camerounais de la Diaspora), Samuel Nja Kwa, journaliste photographe, le poète Lahsen Bougdal, la peintre et auteure Fatbeentou Cissé, et la liste n’est pas exhaustive.
Durant 48h, malgré un temps peu clément, de nombreux lecteurs et curieux sont venus à leur rencontre, soit pour un échange littéraire et philosophique, soit pour une dédicace d’un livre acheté. L’innovation apportée à cette édition du Fest’Ylla à l’initiative du délégué du village littéraire, Serges NGOUNGA, a été la remise de trois prix qui ont permis de distinguer : un prix du public (Alfred Sawadogo), un prix du jury (Samuel Nja Kwa) et un prix découverte (Fatbeentou Cissé).
Il faut rappeler que le Fest’Ylla est une initiative du franco-guinéens Alpha Saliou Bah, un expert en gestion d’évènements, qui s’efforce de créer chaque année un impact social positif avec cet évènement. Le Burkina-Faso était le pays à l’honneur et pays invité spécial.
Vivement la prochaine édition, avec un soleil plus présent, pour le bonheur des festivaliers et des exposants.
📌 Du 14 au 15 juin 2025, Serges Ngounga sera au Salon du livre et de la BD d’Île de France à Mennecy. Vous y serez ? Rendez-vous là 📖📖📖
📌 Vous êtes à Yaoundé ? Venez découvrir les livres de Serges NGOUNGA et des autres auteurs de L’Encre des Mum, Collectif des écrivains à la médiathèque de l’Institut français du Cameroun – antenne de Yaoundé (face Pharmacie du lac), dès 14h.
Acolitt communiqué sur vos initiatives en littérature. Nous contacter : acolitterature@gmail.com
Comme tous les ans depuis quatre ans déjà, Serges Ngounga a participé le Week-end dernier au 𝐅𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐚𝐥 𝐝𝐮 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐃 𝐝’𝐈𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐞𝐧𝐧𝐞𝐜𝐲. Cette 𝟏𝟓𝐞 𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 a enregistré plus d’une centaine d’auteurs venus aussi bien de la région parisienne que des autres villes françaises.
A l’Esplanade des Orangeraies, dans le magnifique Parc de Villeroy, le public a bravé la chaleur du moment pour aller à la rencontre des auteurs, toujours ravis d’échanger avec un public curieux et passionné de lecture.
Pour cette 4ème participation, 𝐒𝐞𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐍𝐆𝐎𝐔𝐍𝐆𝐀, auteur de cinq livres déjà, a eu l’occasion de présenter sa dernière publication, un ouvrage collectif codirigé avec le journaliste 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐂𝐞́𝐥𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧 𝐄𝐝𝐣𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞́, sur 𝐄𝐮𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐍𝐣𝐨-𝐋𝐞́𝐚, ce sportif-diplomate-militant dont les actions ne doivent pas rester dans les oubliettes. Cet ouvrage sera bientôt disponible au Cameroun.
📌 Acolitt communique sur vos initiatives en littérature. Nous contacter : acolitterature@gmail.com
« Le Cameroun est un « continent » de possibilités et d’innovation, et sa diaspora en est un véritable relai de croissance dynamique.
En effet, la diaspora africaine dans sa globalité est aujourd’hui le premier investisseur du continent africain et donc un véritable levier économique.
Le Cameroun a, dans le même temps, la réputation de disposer de l’une des diasporas les plus dynamiques et hautement qualifiées d’Afrique subsaharienne. »
Fatimatou OUSMANOU Présidente de l’association MBOA PARIS
Ces mots de la PDG de l’entreprise de transfert d’argent, Taptap Send et présidente de l’association MBO PARIS ont séduit l’AMACAD (Amicale des auteurs camerounais de la diaspora), association d’auteur.e.s basée à Paris. C’est ainsi qu’elle a tenu à participer à la 4ème édition de ce salon business et socio-culturel – premier du genre – de la diaspora camerounaise d’Europe.
Autour d’un stand fourni en ouvrages, les auteurs de l’Amacad présents ont rencontré tout au long de la journée des visiteurs, lecteurs et amateurs de livres, tous venus à la découverte de ces phares qui tentent d’éclairer la société par le jaillissement de leurs plumes.
Les auteurs présents au stand de l’Amacad étaient : Samuel Nja-Kwa, Samba Saphir, Nathalie OYONO, Serges Ngounga (président en exercice de l’Amacad).
A noter qu’il s’agissait du troisième évènement auquel participe l’AMACAD depuis sa création en février 2025.