Catégorie : Livre

  • BIOLITT : Kathy Noëlle SAMBAH, actrice culturelle camerounaise

    Kathy Noëlle Sambah de son vrai nom Nsizoa Samba Catherine Noëlle est née le 25 décembre 1998 à Mbalmayo. Son père est alors photographe et sa mère, plasticienne de formation.

    Elle fait ses études secondaires à Mbalmayo et à Garoua et revient à Yaoundé après l’obtention de son baccalauréat série littéraire, pour embrasser des études supérieures en lettres germaniques à l’Université de Yaoundé I
    Après l’obtention de sa licence, elle se tourne vers la communication digitale et met sur pied son projet « Une folle des langues » dont le but est la revalorisation des langues en général et des langues bantoues en particulier.
    Kathy Noëlle SAMBAH suit donc une formation en community management et mobile vidéo making.

    En juillet 2021, elle met sur pied « Le camp Retour Ô Sources ». Il s’agit ici d’une colonie de vacances dont le but est de familiariser les enfants à leurs origines, à travers différentes activités (ateliers de langue, de danse, de cuisine, de conte… autour du feu et autres).

    Kathy Noëlle SAMBAH est passionnée par tout ce qui touche à la culture en général : expositions, peinture, photographie, lecture, tourisme…

    📌 Suivez ses pages sur Facebook ⤵️
    Une folle des langues :
    https://www.facebook.com/catherine.nsizoa.73?mibextid=ZbWKwL

    Camp Retour Ô Sources :
    https://www.facebook.com/profile.php?id=100086023043762&mibextid=ZbWKwL

    📌 Contacts pour toute collaboration avec Kathy Noelle Sambah ⤵️

    📧 campretourosources@gmail.com / kathysambah98@gmail.com

    📞 +237657314645 / +237655410022


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    Contactez-nous : 6 90 19 51 26 / acolitterature@gmail.com


  • BIOLITT : Serge BILLO EBANGA, auteur et cinéaste camerounais

    Serge BILLO EBANGA est né à Ngaoundéré (Grand Nord Cameroun) au début des années 80. Il est un passionné des arts, des lettres et de poésie. Il est chercheur et consultant en phytothérapie et litothérapie. La médecine holistique est son premier amour.

    Plume montante de la poésie camerounaise et africaine, ce passionné est l’auteur de plusieurs recueils. Par ailleurs, il est membre de la World Poetry Movement (WPM), du Collectif des Auteurs Africains (CODAAF), et depuis janvier 2023, ambassadeur de l’Association des Poètes Africains (APA) au Cameroun.

    Serge BILLO EBANGA est également comédien et scénariste. Il est le secrétaire général de COCIPY3 (Collectif des Cinéastes Professionnels de Yaoundé 3ème) et membre de PRODAACC (Producteurs Associés de l’Audiovisuel et du Cinéma Camerounais).
    Il œuvre activement à la structuration de la cinématographie et de l’audiovisuel au pôle art cinématographique du ministère de la culture du Cameroun.


  • Du 30 Nov au 02 déc 2023 – EDITION 2 DU SALAFEY-Salon du livre africain pour enfants de Yaoundé : une autre expérience pour ACOLITT

    Pour la deuxième édition du SALAFEY (Initiative de M’wina), deux activités ont été confiées à Pauline ONGONO : la modération de la conférence inaugurale et celle de la table ronde autour du thème Bibliothèques scolaires : stratégies de redynamisation et de promotion. Et à Ray NDÉBI, il a été confié un atelier sur l’écriture de livres pour des enfants à besoins spécifiques.

    La conférence inaugurale du jeudi, 30 novembre 2023 a été portée par quatre panelistes qui vivent réellement la chaîne du livre camerounaise :

    • Pascal BEKOLO BEKOLO  » Pabe Mongo  », écrivain et coordonnateur national du pôle des arts littéraires au Cameroun
    • Christelle NOAH, directrice des éditions Eclosion
    • Daniel NADJIBER, chef du pôle des professionnels de l’édition au Cameroun
    • Charles KAMDEM, directeur du CLAC Yaoundé
      Sous des thèmes liés à l’édition jeunesse, à la bibliothèque et la réussite scolaire, à la littérature jeunesse en général au Cameroun, les quatre panelistes ont, sans peine, fait montre de leurs expériences.

    Parce qu’il fallait une dose d’émotions particulières lors de cette conférence, l’administration du SALAFEY a confié cette tâche au slameur Bern’ArtDo

    Suite aux pluies qui n’ont toujours pas cessé, la table ronde n’a pas pu se tenir le vendredi, 1er décembre. Toutefois, ça a été l’occasion pour nous de (re)découvrir les autres acteurs du livre présents à cet événement.

    Spectacle de conte d’un autre genre, atelier de dessin, lecture à haute voix, divers ateliers d’écriture avec les sourds et malentendants et les élèves, concours, etc. On peut retenir une chose : si chacun y met réellement du sien, la chaîne du livre au Cameroun sera solide, professionnelle et pérenne.

    La MUNA RENCONTRE du samedi, 3 décembre… Un événement que notre équipe a particulièrement suivi et aimé. Et pas que nous d’ailleurs… Une effervescence particulière a envahi le village du SALAFEY à l’arrivée de Sarah Florence Egypte (15 ans, auteure du recueil de poésie Premiers pas) et de Uriel TSOB (11 ans, auteur du livre jeunesse All that for some Candies).


  • Dédicace de « Innocence coupable » d’Yvette Angèle TJOMB

    04 novembre 2023 … ENTRE 15H30 ET 18H30 📖📖📖

    Voilà maintenant deux mois qu’Yvette Angèle TJOMB a contacté Acolitt pour une communication autour de son premier livre, le recueil de sept nouvelles, Innocence coupable, paru récemment aux Éditions de Midi.D

    Vu le bon accueil, nous ne pouvions pas ne pas organiser un échange physique entre l’auteure et ses lecteurs. Chose qui a été possible hier, à la Bibliolibrairie de la Cene Littéraire que nous remercions d’ailleurs pour l’accueil toujours aussi impeccable.

    Hier était donc le moment de comprendre pourquoi Yvette Angèle TJOMB a choisi des thématiques qui mettent en exergue les couples chrétiens où amour, malheur, rires, pleurs, relations sexuelles très osées… règnent aussi. L’auteure formulera sa contribution pour avoir une vie de couple harmonieuse, une vie avec un.e compagnon.gne qui sera réellement nôtre, une vie de couple où le Divin sera placé au centre… Contribution qui a enchanté plus d’un.

    Sous la modération de Ray Ndébi , avec la note de lecture d’une jeune lectrice, Liza Pierrette, l’intermède musical offert par l’auteure et l’excellent pianiste (que nous ne nommerons pas 😃) et toutes les interactions, nous avons passé un moment unique.

    Nous comptons bien sûr organiser d’autres échanges, dans d’autres villes.

    📌 Innocence coupable est en vente à Yaoundé, Garoua, Douala et Monatélé (visuel ci-dessous). D’autres points seront communiqués très bientôt.


  • À AZEM ESSAKOE ( À 7KM D’EBOLOWA – SUD CAMEROUN), distribution des exemplaires de « Reste avec moi » de Ayobami Adebayo pour un café littéraire

    31 octobre 2023.

    L’équipe ACOLITT a passé des moments riches en littérature ce jour.

    Pour faire honneur à notre devise, nous envisageons plusieurs activités dans la région du Sud, dont un café littéraire dans cette localité, dans les jours qui viennent.

    Aujourd’hui, mission pour nous a été de partager aux élèves du CES d’Azem Essakoe, des exemplaires du roman « Reste avec moi » de Ayobami Adebayo offerts par La CENE littéraire
    L’engouement des élèves… Ils étaient si contents qu’ils ont entamé la lecture avant notre départ. Comme quoi, donnons d’abord aux jeunes de quoi lire, observons et tirons des conclusions après. Le café littéraire avec eux annonce de belles couleurs.

    Une autre chose qui nous a marquée : un enfant de la classe de 6e qui a déclaré aimer lire du Shakespeare…

    Puisque nous ne pouvons pas assumer ces tâches dans la région du Sud seule, nous avons signé une convention de collaboration avec le Centre Culturel Sa Majesté Evina MINKO dont le promoteur est Sa Majesté et écrivain Albert Thierry NKILI ABOU.

    Une belle aventure littéraire se prépare.


  • SEBICA Semaine des Bibliothèques du Cameroun / CALIWE Cameroon Library Week, 𝗘𝗱.𝟮 – 𝗱𝘂 𝟭𝟯 𝗮𝘂 𝟭𝟱 𝗻𝗼𝘃𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟰 – 𝗟𝗘𝗦 𝗣𝗔𝗦𝗦𝗔𝗚𝗘𝗦 𝗗𝗘 ACOLITT

    A l’initiative de l’Apidca- L’Information documentaire, les bibliothécaires du Cameroun disposent désormais d’un cadre où échanger, suivre des formations continues, créer des réseaux, se frotter aux autres acteurs du livre…

    Sous le thème « 𝐌𝐚 𝐛𝐢𝐛𝐥𝐢𝐨𝐭𝐡𝐞̀𝐪𝐮𝐞, 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 », la deuxième édition qui s’est tenue au Musée National du Cameroun à Yaoundé, a connu la participation des acteurs de la bibliothéconomie de diverses régions : Littoral, Sud-ouest, Adamaoua, Nord, Sud, Ouest et bien sûr, Centre.
    Concours de lecture dans quatre langues du pays organisé par la SIL, ateliers de formation, conférence, séances de dédicaces, exposition… ont meublé cette édition.

    ACOLITT, par son volet « Gestion des bibliothèques et coaching en bibliothéconomie », était présente à ce rendez-vous.

    Le premier jour, sous la modération de Ray Ndébi, Pauline Ongono littérature, Yogolipaka MATCHADJE, Dr Valère MAPTO, SM Imhotep SIELINOU ont débattu autour de l’état des lieux des bibliothèques au Cameroun, le rapport étudiants et bibliothèque, les associations et leurs apports, l’édition et le livre à apporter aux lecteurs.

    Le deuxième jour, Pauline ONGONO tenait les rênes de l’instant dédicace accordé au jeune poète, Alex Fopa, autour de son recueil de poèmes « Rhapsodie d’un esprit tourmenté ».

    Le troisième jour dès 08h30, Pauline ONGONO assurait un atelier de formation autour du thème : « 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐯𝐚𝐥𝐨𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 : 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 ».


    La soirée était le moment de la réception des attestations témoignant de notre passage à la SEBICA 2, tout comme à la première édition.

    📍 Notre équipe est toujours ravie de participer à des projets innovants. Nous souhaitons plein succès aux prochaines éditions de la SEBICA.


    📍 Vous avez en projet de mettre sur pied une bibliothèque ? ACOLITT se veut votre partenaire/prestataire. Nous contacter : acolitterature@gmail.com

  • Lancement du Réseau International des Promoteurs Littéraires (RIPLI)

    Lorsque nous avons pris l’initiative du Salon du Promoteur Littéraire Online – SAPLO l’an dernier, nous avons pensé qu’il serait utile que les promoteurs littéraires se constituent en réseau, afin que les initiatives voyagent encore plus et mieux.

    Le Réseau International des Promoteurs littéraires (RIPLI) sera aussi l’occasion de créer une communauté littéraire précise, peu importe l’espace géographique, afin de favoriser des collaborations autres que celles que favorisera le RIPLI.

    La première réunion de coordination se tiendra en janvier 2025. Le lien, la date et l’heure seront partagés sur cette page.

    Pour plus d’informations, laissez-nous un mail à acolitterature@gmail.com

    Acolitt, pour une littérature dynamique…


  • Il a été lu… Les chansons d’Angongué

    RÉHABILITATION DE LA BEAUTÉ DU SIMPLE ET CARTOGRAPHIE DE L’AMITIÉ.

    La nomenclature générale de l’écriture des temps actuels met en scène les écrits de vie et de guerres de toutes sortes, qui consacrent l’ego et les tendances hégémoniques multiples. Je peux me permettre d’appeler cela l’écriture du complexe et je me refuse d’en citer les auteurs (aujourd’hui nous nous focalisons sur les auteurs du jour). Ma lecture du recueil de poèmes collectif Les chansons d’Angongué a été saisie par l’inscription, presqu’aux antipodes du tableau sculptural sus-mentionné, de la communication poétique sur la réhabilitation de la beauté du simple et la cartographie de l’amitié. Ce sera, il me semble, le leg perpétuel de Anne cillon Perri, mis en valeur par sa co-présence à Ele Memvouta, dans le texte qui nous rassemble ici en ce moment. Trois stations dessinent l’itinéraire sémantique du recueil à mon avis : un procès de la modernité, une inscription de l’enracinement-détachement et un manichéisme ontologique vitalisant.

    I- Du procès de la modernité.

    L’unité sémantique d’ensemble du texte se construit autour du voyage. Elle donne l’impression d’un appareillage à la modernité, simplement admise ici comme l’actuel, ou comme phénomène de mode. Mais c’est pour en montrer un pan de construction inactuel. Le voyage est doublement endogène. Il désacralise la ville comme haut lieu de l’épanouissement, et consacre le bourg – le village – espace de rencontre avec soi et soit même et avec les autres. Le texte dit: « Nous sommes venus/ Rincer nos âmes polluées par la ville/ Et coudre nos corps sur la tranquillité/ Qui ourle la calebasse que tendent les ancêtres » ; « Ce soir les tam-tams/ les tambours/ en forêt/ sur les bordures/ de la verdure toussent leur dictature/ contre la vénalité taillée sur la modernité ». PP42, 44. La ville est ici image de la désintégration, de la claustration jusqu’à la castration de l’être.

    Conséquemment, le poème souffle un vent de (re)connexion au minéral et de (re)trouvaille(s) de soi et de(s) l’autre(s), tant le texte proclame la terre native et l’essentialité de la fraternité, sans faux semblant! Angongué est une terre de surgissement du bonheur, un lieu mythique d’aspiration à la joie, une carte postale offerte au monde. C’est le lien qui résiste au péremptoire de l’individualisme : « En cette contrée de douceurs sauvages,/ Le murmure du fleuve se fait ordalie/ De l’appel à l’attouchement./ La Lobo énonce la mystique du métissage./ Ville et campagne/ Roche-bijoux et pique-nique de béatitude/ Ont choisi de s’accoupler. » P100. Les sens sont appelés au banquet. La vue, le toucher, le goût se font porte d’entrée dans l’essentiel, loin de l’hyperactivité et du caractère cérébral qu’impose la vie citadine. Ici ce n’est plus je pense donc je suis; c’est je sens donc je suis; donc je vis !

    Et pour incruster cet être-au-monde renouvelé, les poèmes de Les chansons d’Angongué disent le dépit de l’ici (la ville) et le désir du là-bas (l’ailleurs qu’est Angongué le village), en transmutant le support du poème de la page à l’espace géographique concret. Désormais Angongué est un poème apéritif : « Angongué,/ À la simple évocation de ton nom (…)/ Mon corps s’emplit de sensations (…)/ Et mon cœur danse la transe [des] émotions. » P117, une métaphore du dépaysement merveilleux : « Et comme une irrépressible pulsion,/ Seule s’ouvrait la soupape, L’équerre des vents/ Je pris la route de l’évasion/ Le long de la sente ferrugineuse d’Angongué/ Dessus sa cuirasse, palpitait le pouls du rêve.» P29. C’est un exotisme de la fascination pour le terroir qui se dessine ainsi, avec pour horizon probable une idée de fixation ontologique.

    II- De l’enracinement et du détachement.

    La (re)considération du lieu natal, dans le recueil de poèmes Les chansons d’Angongué se configure en trois mouvements. Le pouvoir de suggestion du lieu ombilical dont la stature relève de la fécondité : Angongué est source, les lecteurs et les actants dans le texte s’y «  sont trémoussés/ Frappant la terre séculaire/ De pur nectar patrimonial ». P110 ; Angongué est cathartique, « Angongué a posé sur mon âme en peine ses langes/ Dans les contreforts de ses arbres/ Je me suis vautré tel un enfant éperdu/ Puisant dans sa main, l’eau sombre de la Lobo ». Angongué est leg et héritage : « Je suis inséminé par toutes les fécondités du large/ toutes les germinations ont pris possession de mon corps » ; « Angongué a donné une main ferme à Guientsing/ Et le pays retrouve le chemin perdu des étoiles/ Je suis maintenu à hauteur incorruptible de l’héritage » PP 59-60. Les textes inspirés de l’ouvrage dans le méridionale comme lieu foetale poétisent les instabilités nombreuses que sont la fragilité de l’être ( son insoutenable légèreté pour emprunter à Milan Kundera la belle formulation), l’instabilité émotionnelle qui l’entraîne au mal de vivre et au vague à l’âme et le tragique qui ballote entre les innombrables inadéquations à lui-même, à la société et au divin.

    D’où le recours des poèmes à une spiritualité, aux figures tutélaires incantées et à la liturgie jubilatoire. Les célébrants dans le texte tissent des passerelles humaines à l’aide de la musique, de la danse, pour conjurer le mal et assiéger l’immortalité : « Il est temps de puiser sa portion de l’éternité/(…) Je brise le cœur de pierre/ Que l’engeance malsaine s’évertue/À substituer à ton cœur en d’or », PP50-51. Le tam-tam et les tambours jonchent les prises de paroles d’auteurs le long du texte.

    En même temps que se fait l’enracinement dans le limon patrimonial, le vent du large se détache de chaque prise de parole, à une discontinuité féconde du lien entre les actants dans le texte, pour dire l’imprenable solitude de l’être. C’est une solitude nécessaire au renouvellement des voeux et à l’attachement métaphysique, pour atteindre la totalité si cher au caractère intégral de l’homme: « Je fantasme l’éternité/ près du brasier de mes ancêtres angonguéens/ Là où l’imaginaire conjoint le plausible et l’impossible/ Par le féerique alliage des utopies » P74. Le poète reste ainsi acquis à la bipolarité essentielle pour habiter le monde avec Hölderin, de façon poétique: « À l’intersection du visible et de l’invisible/ Du clair et de l’obscur du sacré et du profane/ Du mythe et de la réalité/[parce qu’] il y a un espace trouble qu’habite le poète », nécessairement tragique pour qu’enracinement et détachement deviennent éléments structurants du beau et du simple.

    lll- Du substrat d’un manichéisme (re)vitalisant.

    En lisant Les chansons d’Angongué, il est difficile de passer outre les éléments oppositionnels, en surface, que sont le jour et la nuit. En y appliquant une lecture déconstructiviste, on peut lire une survalorisation de l’élément le moins attractif de cette binarité: la nuit. Tandis que le jour écrase les paysages humains, « le soleil était à son zénith/ Le vent des sylves n’en était/ Que plus intense et l’injure/ plus blessante ». P34, « la nuit luit de l’inoui/ Et brille de la mutité des galets » P17, c’est-à-dire que la nuit est lieu de visitation de la mémoire torturé de l’être et en même temps le lieu de l’épandage du don.

    Cette dualité de la nuit noire et blanche, c’est-à-dire sans ou avec astre, s’ouvre sur la blessure (la balafre) de l’être : « j’habite le chemin de sa mémoire/ Et toute la clarté ésotérique de ses nuances/ La nuit agite le silence sous l’arbre/ D’une diaspora vaguement occulte/ Il y a dans cette foule un je ne sais quoi de moi » P87. La nuit, les poèmes exhortent à s’ouvrir à elle, pour éviter un nombrilisme malsain : « Entendre, pressentir seulement de loin,/ La nuit du chaos,/ Vibration de la chose innombrable./ S’ouvrir de partout,/ Au double acte de pénétration et de résistance » P22. Parce que la nuit est propice à la rencontre de l’essentiel et du vrai de soi, sa « mythologie » P49 est semaille de la créativité, gage de l’immortalité de l’être.

    C’est la raison pour laquelle ses contours s’aplanissent sous les plumes en présence, en une splendeur vespérale propice à une joute vivifiante : « Il fallait le faire [affronter la nuit] pour redonner/ Au palmier la splendeur vespérale de ses causeries/ Avec la lune avant que/ N’arrive l’horizon avec/ Sa toile dentelée de suie ». Le manichéisme duel s’effrite ainsi pour laisser place au soir, au lieu de (re)conciliation de soi avec soi-même et avec les autres, musique en fond sonore, amitié en bandoulière et paix intérieure acquise : « Ce soir les tam-tams/ les tambours d’Angongué/ réconcilient l’homme avec lui-même/ tracent la trajectoire nouvelle indélébile/ le regard vierge/ devant structurer désormais l’avenir », P45. C’est l’unique passerelle de l’amitié.

    Dr. Anne Rachel ABOYOYO ABOYOYO


  • LIVRE DE QUALITÉ : Qu’est-ce que c’est…

    Que sais-je du contenu d’un livre quand je l’ai moi-même relu ou produit… Une question que devrait se poser chacun, éditeur ou auteur…

    La valeur du Livre réside dans la disposition finale que propose son texte, et celle-ci renseigne amplement sur les aptitudes de l’auteur et de son entourage…
    Parfois, pour exprimer un soutien ou une affinité, l’on dit à un auteur combien son texte est génial… En soi, ce n’est pas grave, c’est même juste quand les lignes le sont… Mais il arrive qu’on décide de s’y intéresser, pour découvrir que le texte en question en est encore à sa phase primaire…

    Pour aider l’auteur, il faut que l’on puisse identifier l’irrégularité que son texte suggère… Ne sait-il pas ou ne voit-il pas… Ces mêmes questions reviennent vers l’éditeur…

    Ce qu’on ignore se reproduit tout au long du texte… les mêmes fautes, les mêmes incohérences, les mêmes disproportions… peu importent les formules, on obtient les mêmes résultats… Écrire ou lire un nouveau texte dans les mêmes conditions, c’est multiplier les mêmes insuffisances… On ne peut pas les voir… Tout simplement… C’est un fait…
    Il y a une faute d’un autre rythme, isolée dans un texte… partout la forme est correcte sauf à un endroit… L’auteur ne la voit pas, parce qu’il lit ce qui est correct, parce qu’il sait ce qui est correct… On peut alors parler ici de fatigue ou d’autre état suivant un labeur appliqué… C’est au relecteur de prendre le relais et voir ce petit point noir, lui qui est lucide et pas lié au texte par le cœur… S’il n’y arrive pas, c’est qu’il n’y est pas et a besoin de se préparer à ce travail qui apparaît comme l’étape la plus exigeante de réalisation d’un livre…

    Et le livre doit pouvoir rassurer son public de plus en plus ouvert à la petite édition… Il veut tellement la porter haut afin qu’elle devienne à son tour grande…

    Il est très simple de venir à bout d’une mauvaise qualité… ON APPREND… Même les plus grands amis se fatiguent, quand à leur patience on n’offre que de l’embarras…

    Il n’est demandé à personne d’avoir un livre parfait, un livre lisible suffit…

    Ray NDÉBI



  • ACOLITT A 03 ANS !!!

    𝐓𝐑𝐎𝐈𝐒 𝐀𝐍𝐒 𝐒𝐄𝐔𝐋𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 ?

    La semaine passée, lors de la première rencontre avec The Society of Authors pour préparer la semaine de la célébration de la Littérature francophone d’Afrique, une question m’a été posée : << Comment faites-vous pour accomplir tout ce qu’on voit depuis des années ? >>
    J’ai commencé par leur dire que ce qui apparaît, n’est même pas le dixième de ce qui est…

    Et la réponse, la même depuis des décennies que je suis là, demeure : 𝑪𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒗𝒊𝒆… 𝑶𝒏 𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒖𝒇𝒇𝒓𝒆 𝒑𝒂𝒔 𝒆𝒏 𝒓𝒆𝒔𝒑𝒊𝒓𝒂𝒏𝒕…

    Chez Acolitt, on ne se réveille pas pour se demander ce qu’on fera… On ne connaît ni adversaire ni frustration… On ne se mesure pas, si ce n’est à soi-même… On ne cherche pas les opportunités, on les devient… On n’est pas seigneurs, mais serviteurs… On ne se tient pas par complaisance, mais de race… On n’aime pas le livre, la Littérature est notre souffle…

    Mais 𝐴𝐶𝑂𝐿𝐼𝑇𝑇 c’est 𝑳𝒂 𝑹𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆… l’instant où tout reprend vie et se déploie vers l’infini…
    C’est 𝑳’𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒕𝒖𝒓𝒆… l’univers libre où il n’est ni plus grand ni plus petit…
    C’est 𝑳𝒂 𝑳𝒊𝒃𝒆𝒓𝒕𝒆́… le siège de l’épanouissement propre à chaque potentiel…

    ACOLITT c’est aussi 𝐴pprendre et 𝐶𝑂mprendre la 𝐿𝐼𝑇𝑇érature… Questionner sans arrêt pour trouver l’élan, la perspective, la posture… puis questionner le produit de la quête pour anticiper sur les nouveaux défis… La quête sans fin…

    Mais 𝐀𝐂𝐎𝐋𝐈𝐓𝐓 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐕𝐎𝐔𝐒… C’est vous qui faites de cette initiative un souffle de vie… Sans vous, Acolitt n’est qu’une association devant écumer certains fonds pour un peu de visibilité… Sans vous. Acolitt nous appartient…
    Merci d’avoir fait d’Acolitt une 𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐇𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞… Vous faites notre dignité…

    Pour cette année, nous vous proposerons de nouvelles expériences… Mais pour l’heure, levons le verre du Temps et célébrons ces trois petits pas que vous pouvez suivre sans crainte d’un quelconque heurt…

    Et seulement en trois ans ?

    Ma mère m’avait dit : << L’Ombre ne marche pas devant, car elle masque la lumière et crée des conflits… Reste en retrait et, non seulement il n’y aura pas de guerre, mais toutes les lumières s’épanouiront >>…

    Ray NDÉBI