La littérature camerounaise accueille une nouvelle voix prometteuse avec la parution de Cadences de mon être, deuxième ouvrage de la jeune auteure Sarah Florence Égypte, âgée de seulement 17 ans. Publié en mars 2026 aux Éditions Ifrikiya, ce recueil de poésie rassemble vingt-neuf (29) textes qui explorent les émotions humaines, les blessures intérieures et la quête d’un monde plus apaisé.
À travers une écriture simple mais expressive, la jeune poétesse invite le lecteur à entrer dans l’univers sensible de son âme, où les mots deviennent les témoins d’une génération attentive aux réalités humaines et sociales.
Une jeune plume déjà affirmée
Avec Cadences de mon être, Sarah Florence Égypte confirme une vocation littéraire précoce, après la publication de Premiers pas, son premier recueil de poèmes, en 2023.
Dans l’introduction du livre, l’auteure prévient : ce nouveau recueil représente une étape importante dans son parcours créatif. Si son premier ouvrage posait les bases de sa plume, Cadences de mon être cherche à explorer plus profondément les nuances de ses émotions et de sa perception du monde. Une démarche qui témoigne d’une maturité littéraire remarquable pour une auteure de son âge.
Une poésie qui questionne le monde
La première partie du recueil, intitulée « Réalité du monde », propose une réflexion sur les contradictions et les dérives de la société contemporaine. La poétesse y exprime un regard lucide sur la fragilité des relations humaines et la perte des repères moraux. Elle interroge avec inquiétude l’évolution des valeurs :
« Amour est devenu haine Amitié trahison Vérité mensonge Mais où va le monde ?… » (p.13)
Ces vers traduisent une sensibilité attentive aux injustices et aux tensions qui traversent la société. La poésie devient alors son espace d’interrogation et de prise de parole face aux contradictions du monde.
Entre blessures et introspection
Plusieurs textes du recueil explorent les sentiments de solitude, de trahison et de désillusion. Dans des poèmes comme « Abîme », « Cadenas » ou « Ma solitude », on est face à la douleur causée par les ruptures affectives et les déceptions humaines. Cette dimension introspective donne au livre une grande intensité émotionnelle. Les mots deviennent une manière de transformer les blessures en parole et de donner un sens aux expériences de la vie. À travers ces textes, Sarah Florence Égypte montre que la poésie peut être un espace de libération intérieure où l’on ose dire ce qui reste souvent silencieux.
La mémoire et les liens affectifs
Au fil des pages, le recueil accorde également une place importante aux souvenirs. Il évoque les amis, les proches ou les figures marquantes du passé. Des textes comme « Je me souviens de toi », « Joséphine » ou « Flashback » témoignent de l’importance de la mémoire dans la construction de l’identité. Les souvenirs, ici, sont sans conteste un refuge face aux absences et aux distances. Une plage qui offre une dimension nostalgique au livre ; une chaleur humaine qui équilibre les passages plus sombres.
Une poésie tournée vers l’espérance
Si la première partie du recueil est marquée par la douleur et la désillusion, la seconde partie intitulée « Ivresse » ouvre progressivement une perspective plus lumineuse. Notre jeune poétesse y célèbre les valeurs de paix, d’amour et de solidarité. Dans le poème « Le bien », elle invite à cultiver des attitudes positives capables de transformer la société :
« Plante la paix Ne plante pas la haine Mais plutôt l’espoir et le triomphe » (p.53)
Cette orientation humaniste donne à Cadences de mon être une dimension morale et engagée, prouvant que la poésie peut aussi être un appel à la responsabilité collective.
Une écriture accessible, sincère et expressive
Le style de Sarah Florence Égypte est d’une grande simplicité et d’une belle sobriété. Les vers sont courts, parfois fragmentés, ce qui crée un rythme proche de la parole spontanée. Cette simplicité stylistique permet de mettre en exergue l’intensité émotionnelle des textes. Les images, elles aussi, sont directes et accessibles ; pas question ici de dire de la poésie qu’elle est hermétique. Les répétitions, les énumérations et les phrases brèves contribuent à créer une musicalité particulière qui correspond à l’idée de « cadence » évoquée dans le titre du recueil. Par tout ceci, Sarah Florence Égypte permet aux lecteurs de se reconnaître facilement dans les sentiments offerts dans ce recueil.
Avec Cadences de mon être, Sarah Florence Égypte s’impose comme l’une des jeunes plumes à suivre dans le paysage littéraire camerounais et même au-delà. Malgré son âge, elle propose une poésie sensible et engagée qui interroge les réalités humaines tout en ouvrant des perspectives d’espérance. À travers ses mots, la jeune actrice rappelle que la poésie reste un espace privilégié pour dire les blessures du monde, mais aussi pour imaginer des chemins de paix et de réconciliation. Sarah Florence Égypte confirme sa volonté de s’inscrire durablement dans le paysage littéraire camerounais. Par son écriture, à la fois sincère et introspective, par ses témoignages d’une sensibilité attentive aux réalités humaines et sociales, elle pose une pierre bien fixe à l’édifice « Littérature ». Ce recueil apparaît ainsi comme une traversée poétique de l’âme humaine, où les mots deviennent à la fois un exutoire et un chemin vers la reconstruction.
Cadences de mon être bénéficie de la collaboration de l’artiste plasticien Egli Prince, auteur des illustrations qui accompagnent les textes. Cette rencontre entre poésie et arts visuels enrichit l’expérience de lecture et donne au livre une dimension esthétique supplémentaire.
Dans un contexte où la jeunesse cherche souvent des moyens d’exprimer ses émotions et ses aspirations, Cadences de mon être apparaît comme un témoignage poétique sincère, porté par une voix qui ne demande qu’à grandir.
Bonjour, Marel Fleuri et merci d’avoir accepté de participer à ce jeu de questions. Vous êtes auteur, homme de loi, très engagé dans l’écriture et diverses activités littéraires dans votre continent et dans d’autres.
L’écriture est souvent un voyage qui commence dans l’enfance. Pouvez-vous nous parler de votre premier rapport aux mots, aux histoires ? Y a-t-il un livre, un conteur ou une anecdote fondatrice qui a éveillé en vous le désir d’écrire ?
Écrire, à mon avis, relève de l’innéisme ; c’est quelque chose d’inné, avant qu’un événement ne vienne déclencher la flamme… Puis, on se met à écrire. On se lance en littérature. Pour ce qui me concerne, j’ai été habitué d’abord à lire par mon père, qui était enseignant. Donc, je lisais ses documents dès l’école primaire et au collège. C’est au Lycée que je me lance dans l’écriture. J’écrivais des poèmes, imitant les grands poètes de la littérature congolaise, africaine et française… Je voulais leur ressembler et donc faire comme eux. C’est en cherchant à me détacher d’eux que naissait progressivement l’inspiration. J’ecrivais sous l’œil attentif de mes professeurs, des amis et un oncle paternel qui consacrait beaucoup son temps à m’apporter sa critique littéraire. Il enseignait à l’université. Enfin, pour reprendre les mots de Nicolas BOILEAU : « Avant d’écrire, il faut lire. » Je suis moi-même un lecteur.
Votre parcours personnel et professionnel (en dehors de la littérature) influence-t-il votre écriture ? De quelle manière ?
L’ecrivain est celui qui dépeint la société ; celui qui décrit le monde autour de lui. Rien n’est imaginaire si ce n’est de la fiction littéraire. J’admets que ma plume, outre mes lectures, recherches et découvertes, est le reflet de mon parcours personnel (milieu social) et professionnel, que j’exprime par des figures de style. J’écris suite à un ressenti, à une réaction, à une découverte… pour que l’inspiration cadre avec l’existentielle.
Comment définiriez-vous votre « laboratoire » d’écriture ? Avez-vous des rituels, des conditions particulières (lieu, heure, supports) pour écrire ?
Tout dépend du moment où l’inspiration arrive. L’inspiration peut arriver soudainement ou progressivement, pendant la sieste, en mangeant, en me promenant, en privé, en famille… Il m’est arrivé d’écrire en plein vol. Ma plume est naturelle et n’obéit à aucune condition préalable.
Votre livre « FRAGMENTS DE VERS DANS LE CIEL » a été salué lors d’un appel à textes de la maison d’édition La perle noire. D’où est venue l’étincelle initiale de ces textes ?
Je dois rappeler que c’est juste la profondeur de l’inspiration qui est le socle de ma plume. Sur la forme, je suis partisan du Classicisme. J’apprecie un poème quand il y a la rime, l’assonance, la versification… Au début de ma plume, j’écrivais des
poèmes en vers libres, mais en admirant le style classique, j’ai rectifié ces vers et les ai transformés en poèmes classiques. Dans le fond, je vise toujours un message à travers mes écrits. Je n’écris pas pour écrire. J’ecris pour porter un message et je m’adresse à mon époque. Pour rappel, quelques poèmes de ce recueil, je les ai rédigés en plein dans le ciel notamment « Climaticide ». Il s’agissait, avec ce poème, d’attirer l’attention du monde actuel, des dirigeants actuels, pour agir en faveur du climat, de la protection de l’environnement, afin d’épargner les générations futures des fléaux que nous provoquons à cause de nos comportements climaticides. Outre cette thématique, j’ai aussi mis l’accent sur l’ « Afritude ». c’est un concept de l’engagement, de la détermination, de la mise en valeur de soi en tant qu’Africain. C’est un appel à dépasser la Négritude, qui longtemps à incarner la réclamation de l’identité des « Noirs». Avec l’Afritude, travaillons, écrivons… sans faire du bruit mais avec un impact pour la valorisation de notre identité. Notre respect ne viendra pas des autres, mais de nous-mêmes, de la façon dont nous la concevons, de la façon dont nous nous faisons respecter… au lieu de crier dans les tribunes du monde.
Sans être exhaustif, je pense que cette profondeur a su toucher le comité d’organisation du Prix Littéraire La Perle Noire, qui a salué mon œuvre, son contenu et sa qualité. D’ailleurs, si je ne me trompe pas, le mot « Climaticide » va rejoindre le dictionnaire français de 2026. c’est une victoire pour toute la littérature africaine d’expression française et un signe qu’elle est au service des peuples francophones confrontés à des défis climatiques d’envergure.
Vous écrivez en français. Comment travaillez-vous la langue, le rythme de vos phrases ? Pensez-vous à incorporer des sonorités, des expressions ou une musicalité issues du congolais ?
Je fais partie des auteurs africains d’expression française. Ce qui veut dire qu’à la base, il y a la langue du terroir, sonorités, expressions et musicalité que l’on retrouve forcement. Les lieux indiqués dans certains extraits sont des lieux qui existent, à l’instar de Nji-Nji, qui est l’appellation traditionnelle de la ville de Pointe-Noire ; pareille pour Foa, qui est l’ancienne appellation de la ville de Brazzaville. Vous retrouverez des noms comme Issapa, qui est une zone ayant appartenu à mes ancêtres paternels, ou la Ndeko, qui est une rivière qui mène au village de mes parents maternels. Si cela est rendu peu visible en poésie, dans les prochaines parutions, tel le projet de Nouvelles qui sera intitulé « Contes et Anecdotes de chez moi », la Congolité trouvera toute sa place, toute sa couleur.
« LES TROMPETTES », votre premier recueil de poèmes, se ancre profondément dans l’histoire et la réalité sociale. Comment abordez-vous la responsabilité (ou la liberté) de l’écrivain face à cet héritage souvent lourd et complexe ?
L’ecrivain est un acteur social de haut rang. On vient à l’écriture pour perpétuer cette responsabilité, hériter de nos prédécesseurs. On ne se contente pas de dénoncer les vices et les travers mais aussi de construire l’harmonie, de susciter la foi en un avenir meilleur, de rappeler à chaque génération sa part de contribution attendue par notre société, pour qu’elle soit meilleure. Tout se perd si dans une société, les écrivains ne font pas leur travail : la conscientisation du peuple, le rappel à l’élite dirigeante, le rôle de la jeunesse dans la résolution des fléaux qui la persécute… C’est cette responsabilité que je porte à travers ma plume ; et elle se ressent à travers mon recueil de poèmes « LES TROMPETTES ou POEMES DE LA PREMIERE FEUILLE ».
Il vise à décrire, dépeindre, denoncer, rappeler, détendre, attirer une certaine attention dont chaque poème sous-tend une thématique donnée : le travail, la haine, la jalousie, la dépravation des mœurs, le rôle des jeunes dans une société. Redépeindre l’Afrique comme une terre de valeurs et non une terre de malheur… Cette responsabilité consiste, pour moi, à m’adresser à ceux de mon temps ainsi qu’à notre postérité, afin qu’ils savent que la littérature est une arme constructive quand on la remplit d’œuvres de qualité.
La littérature africaine, et congolaise en particulier, connaît un dynamisme extraordinaire. Comment vivez-vous cet « être-auteur » congolais aujourd’hui, sur la scène locale et internationale ? Nous rappelons d’ailleurs que « FRAGMENTS DE VERS DANS LE CIEL » a paru en France le 14 septembre dernier.
Je dois rappeler que le monde littéraire d’aujourd’hui est en mutation. Celle-ci est due au déclin de la place du livre comme instrument d’acculturation et l’avènement des nouvelles technologies. Ce qui exige des auteurs plus d’originalité dans leurs œuvres pour attirer l’attention, susciter l’intérêt… L’ « être-auteur » congolais se retrouve donc face à cette réalité. Mais, au regard des distinctions enregistrées par les auteurs congolais tant au pays qu’à l’étranger, l’ « être-auteur » congolais se porte mieux et se montre résilient sur la scène locale et internationale. Pour ce qui est de « FRAGMENTS DE VERS DANS LE CIEL », le recueil est déjà disponible en ligne ; l’éditeur se charge de la mise en vente sous différentes plates-formes.
Quels sont les auteurs congolais (classiques ou contemporains) ou africains qui vous ont marqué, influencé, ou que vous admirez tout simplement et que vous aimeriez recommander ?
Je suis admirateur de tous mes prédécesseurs et je leur rends hommage. Certains, tels TCHICAYA-DE-BOEMPIRE, Jean MALONGA…, je les ai honorés dans lun de mes poèmes qui paraîtra prochainement. Plusieurs parmi eux m’ont marqué et je m’inspire d’eux Henri LOPES, TATI LOUTARD, Guy MENGA, TCHICAYA-U-TSAM’SI, Henri DJOMBO, Sony Labou TANSI, Emmanuel DONGALA… je vous les recommande avec plaisir.
ACOLITT pour une littérature dynamique !
Au-delà du récit, quelle est, selon vous, la fonction de la littérature ? Que peut-elle apporter, guérir ou provoquer dans une société comme la société congolaise ?
La littérature est une arme multifonctionelle. Elle est constituée d’écrits qui vise à humaniser l’homme, à nourrir son cerveau de savoir. Elle éduque, elle conseille. Elle est le refuge des âmes transgressées par les injustices sociales et un moyen pour eux de se faire entendre ou d’etre défendues. Il en va de même pour la société congolaise dont la jeunesse en a grandement besoin, face aux multiples ravages déshumanisants des réseaux sociaux. On doit non seulement écrire mais aussi susciter l’intérêt de la lecture chez le public. La littérature a un rôle important à jouer au sein de la société congolaise. Elle doit rappeler aux uns l’impérieuse nécessité de l’unité nationale après de moments de perturbations connues, la paix sociale dans une société à dominance jeune où ils doivent être des acteurs clés pour le développement du pays… La littérature doit être comme une table à manger, un feu de cuisine ou un puits d’eau autour duquel chacun vient se servir, se réchauffer, s’abreuver et garder une part pour les autres. Elle doit jouer ce rôle de formation d’un esprit patriotique, culturel, travailleur, engagé… et d’information sur les dangers présents et futurs afin que nous ne soyons pas ceux et celles qui vont causer à notre postérité, un tas de malheurs. D’où mon appel contre les attitudes climaticides, le respect des aînés par les jeunes…
Être le lauréat d’un concours d’écriture influence-t-il votre perception de votre carrière d’écrivain ? Change-t-il quelque chose à votre regard sur votre propre travail, ou à la manière dont vous envisagez la suite de votre parcours d’écrivain ?
Sans détour, être lauréat n’est pas qu’un simple honneur. C’est une grande responsabilité. Par conséquent, cela influence votre manière de travailler, car il faudra toujours garder la barre haute et continuer à inscrire son nom dans l’histoire et honorer son pays. A partir de là, les choses deviennent très sérieuses. Votre manière de travailler change et vous portez grande attention à tout ce que vous écrivez ainsi qu’à tout ce que vous dites. En plus d’être lauréat au Prix La Perle Noire 2025, j’ai été sélectionné dans la catégorie Poésie, pour figurer dans l’anthologie de poésie africaine et afro-descendante, Sénégal NJAAY, 2025 (la parution est envisagée pour bientôt).
Sur quoi travaillez-vous actuellement ? Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos prochains projets littéraires ?
Ma plume est abondante. Je travaille sur des genres variés : poétique, narratif (roman, nouvelles, contes…) et théâtrale. Je dispose d’environs cinq (05) projets de recueils de poèmes, de sept (07) projets de romans, de deux (02) projets de nouvelles, de deux (02) projets de contes et d’un (01) projet d’une pièce théâtrale ; sans mentionner les projets en cours d’écriture. Je ne publie pas aussitôt après écriture. Je prends le temps de me relire et de faire l’autocritique. J’apprends à me référer à d’autres plumes, à me conformer aux règles en vigueur afin d’éviter de tomber dans la dark-romance. Par exemple, la plupart des poèmes qui constitue le recueil « LES TROMPETTES » sont mes œuvres du Lycée. C’est à l’Université que j’ai rédigé la plupart des projets de romans. Je ne suis pas pressé de publier. Je dois jauger de la qualité de mon œuvre avant de le confier à un éditeur. Je profite de cette occasion pour remercier les éditeurs avec lesquels j’ai déjà travaillé pour leur rigueur et leur assistance. Avec votre permission, je cite : les éditions ReCréation, Les éditions La Perle Noire, Les éditions Le Lys Bleu.
Quels conseils ou quel message d’encouragement auriez-vous aimé recevoir lorsque vous avez écrit votre première ligne et que vous adresseriez aux jeunes plumes congolaises ?
Pour rappel, j’ai commencé à écrire parce que je ressentais l’envie d’écrire, de passer un message, de traduire ce qui m’arrivait en tête. C’est ainsi que j’ai beaucoup rédigé de l’Université à ce jour. Malgré les deboires avec certains éditeurs au départ, jusqu’à ce que je travaille avec les éditions ReCréation, ma peine était d’avoir des ouvres mais de manquer d’éditeurs qui accepte de m’accompagner. Ça a été difficile à digérer. Le conseil qui me convenait et que je partage avec les jeunes plumes, c’est d’écrire et ne pas se lasser ; et de se rapprocher des aînés pour pallier certaines difficultés que nous, écrivains, traversons : trouver, à ses débuts, un éditeur. Autre chose, il y a le coté vente : le livre est « commerciable » mais pas commercial. Autrement dit, le livre est à vendre mais ne rend pas riche. Votre travail s’arrête à la parution de l’œuvre, le reste c’est le travail de l’éditeur. Toutefois, le résultat de la qualité de votre œuvre va jouer de beaucoup. Prenons donc suffisamment le temps de bien soigner nos œuvres, pour résister à la rouille que les réseaux sociaux veulent imposer aux auteurs. La plus grande joie pour tout auteur est : d’une part, la parution de son œuvre ; d’autre part, la distinction qu’il en recevra.
Si vous deviez sauver un seul livre de votre bibliothèque (en dehors des vôtres !), lequel serait-il et pourquoi ?
Cette question est difficile, extrêmement difficile ! Je respecte tous mes aînés, confrères et consœurs écrivains… alors, ne sauvons que le livre contenant les « 42 lois du Maat », en raison des valeurs morales qu’il contient, lesquelles notre époque peut bien s’en référer et s’en servir car constructives par essence.
La Librairie des Peuples Noirs a vibré, ce vendredi 26 septembre à 15h, au rythme des mots et des voix lors de la dédicace du recueil 𝐿𝑎 𝑟𝑒𝑣𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑚𝑎𝑛𝑡𝑒 de la poétesse Anne Rachel ABOYOYO A. Placée sous la modération du journaliste retraité de la CRTV, Lazard Étoundi, la cérémonie a rassemblé éditeurs, universitaires, passionnés de littérature, amis et famille de l’autrice.
La rencontre s’est ouverte avec la prise de parole de François Nkeme, éditeur des Éditions Proximité, qui a rappelé l’historique de la maison et son engagement en faveur des voix nouvelles et audacieuses. Le moment central fut ensuite la lecture de la note de lecture par le Dr Jean-Marie Yombo, chef du département de français à l’École normale supérieure de Bertoua. Dans son analyse, le Dr Yombo a mis en évidence la force et la cohérence d’un recueil profondément ancré dans la réalité sociale. Selon lui, La revanche de l’amante explore la condition féminine africaine à travers la figure d’une « amante » revendicatrice, qui s’affirme contre la domination patriarcale et les illusions d’une libération superficielle véhiculée par certaines idéologies contemporaines. Le critique a souligné le désir féminin au cœur de l’œuvre, ainsi que le rôle du langage poétique comme instrument de résistance et d’affirmation. L’écriture d’Anne Rachel se distingue ainsi par sa simplicité et sa lisibilité, en rupture avec les courants d’avant-garde, tout en restant dense et percutante. Le recueil aborde des thèmes essentiels tels que l’amour, la sexualité, la virilité et la restauration de la femme par la présence de l’homme viril, offrant une réflexion nuancée sur les relations hommes-femmes et le rôle complémentaire de chacun. Sa poésie, à la fois lapidaire et syncopée, invite à une relecture attentive, faisant du langage un espace d’émancipation et de créativité. Après cette analyse critique, la poétesse a partagé son expérience d’écriture et sa vision de la poésie comme espace de vérité et de liberté. Un échange nourri avec le public a permis d’approfondir les thématiques abordées, avant de laisser place à la traditionnelle séance de dédicaces. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, marquée par un moment de convivialité offert par l’autrice, scellant ainsi la fraternité des mots par celle du partage.
Avec La revanche de l’amante, Anne Rachel ABOYOYO A. signe une œuvre poétique à la fois intime et universelle, ouvrant une voie singulière dans la littérature féminine africaine contemporaine.
SUR MON CHEMIN est un recueil de poèmes qui butine sur les sillons de l’amour, du patriotisme, de l’identité culturelle et de la responsabilité jeune Afrique. Le recueil dénonce aussi les infidélités des pourvoyeurs des services sociaux avec des accords bilatéralement consentis. Dans un contexte africain où la jeunesse est dite génération spontanée, SURMON CHEMIN interpelle aussi bien les générations précédentes que cette jeunesse sur leurs responsabilités respectives. L’école et surtout sa fonction transformationelle est vivement sollicitée afin que le jeune africain dévienne un acteur / accélérateur culturel de choix pour l’Afrique qui vient.
Ce recueil de poésie est disponible au prix de 3000 FCFA chez : ✅ L’auteur : +237 654155678 (WhatsApp) / +237 652214729 / dewanicolas70@gmail.com ✅ Chez l’éditeur : Lucioleseditions@gmail.com ✅ À la librairie des Peuples Noirs à Yaoundé ✅ En ligne, sur TAMA : Sur mon chemin de Nicolas WOULAMI
La Librairie des Peuples Noirs a vibré, ce vendredi 26 septembre à 15h, au rythme des mots et des voix lors de la dédicace du recueil La revanche de l’amante de la poétesse Anne Rachel Aboyoyo. Placée sous la modération du journaliste retraité de la CRTV, Lazard ETOUNDI, la cérémonie a rassemblé éditeurs, universitaires, passionnés de littérature, amis et famille de l’autrice.
La rencontre s’est ouverte avec la prise de parole de François NKEME, éditeur des Éditions Proximité, qui a rappelé l’historique de la maison et son engagement en faveur des voix nouvelles et audacieuses. Le moment central fut ensuite la lecture de la note de lecture par le Dr Jean-Marie YOMBO, chef du département de français à l’École normale supérieure de Bertoua.
Dans son analyse, le Dr Yombo a mis en évidence la force et la cohérence d’un recueil profondément ancré dans la réalité sociale. Selon lui, La revanche de l’amante explore la condition féminine africaine à travers la figure d’une « amante » revendicatrice, qui s’affirme contre la domination patriarcale et les illusions d’une libération superficielle véhiculée par certaines idéologies contemporaines. Le critique a souligné le désir féminin au cœur de l’œuvre, ainsi que le rôle du langage poétique comme instrument de résistance et d’affirmation. L’écriture d’Anne Rachel se distingue ainsi par sa simplicité et sa lisibilité, en rupture avec les courants d’avant-garde, tout en restant dense et percutante.
Le recueil aborde des thèmes essentiels tels que l’amour, la sexualité, la virilité et la restauration de la femme par la présence de l’homme viril, offrant une réflexion nuancée sur les relations hommes-femmes et le rôle complémentaire de chacun. Sa poésie, à la fois lapidaire et syncopée, invite à une relecture attentive, faisant du langage un espace d’émancipation et de créativité.
Après cette analyse critique, la poétesse a partagé son expérience d’écriture et sa vision de la poésie comme espace de vérité et de liberté. Un échange nourri avec le public a permis d’approfondir les thématiques abordées, avant de laisser place à la traditionnelle séance de dédicaces. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, marquée par un moment de convivialité offert par l’autrice, scellant ainsi la fraternité des mots par celle du partage.
Avec La revanche de l’amante, Anne Rachel ABOYOYO A. signe une œuvre poétique à la fois intime et universelle, ouvrant une voie singulière dans la littérature féminine africaine contemporaine.
Catherine Laure MONGONO, étudiante en Master (Univ. Yaoundé 1, département de français)
Quand le vent pleure sur les feuillages, Je pense à toi. Quand le soleil se dispute avec les nuages, Je pense à toi. Quand les lampes perdent leurs éclairages, Je pense à toi. Quand la nuit masque nos villages, Je pense à toi. Quand l’absence se mire dans nos paysages, Je pense à toi, Quand les rides câlinent légèrement ton visage, Je pense à toi. Quand tes lunettes lisent mes messages, Je pense à toi. Quand ta fleur implore son défunt âge, Je pense à toi. Quand la solitude déclare ton long voyage, Je pense à toi. Quand les souvenirs portent leurs bagages, Je pense à toi.
Quand mes paupières s’embrassent sous mes collyres Je pense à toi. Quand mes larmes se concertent pour trouver le bon pH Je pense à toi. Quand mon estomac synchronise mon cerveau et mon cardio Je pense à toi. Quand mon subconscient mime une chanson d’amour rétro Je pense à toi. Quand, de mes rêves, tu restes le personnage principal Je pense à toi. Quand le temps et la distance m’accablent de te voir Je pense à toi. Quand je relis nos vœux et promesses sous la couette de notre miel Je pense à toi. Quand ton parfum inspire mon souffle vers ton toucher Je pense à toi. Quand ta voix retentit dans les fragments de mon être Je pense à toi. Et quand je ne pense pas à toi, c’est que je pense.
Vous serez les bienvenus dans ce recueil de poèmes de style classique qui dépeint le monde actuel et attire son attention sur le danger encouru notamment en matière climatique.
L’œuvre regorge d’une variété de thèmes dont certains mettent en avant l’accent sur l’Afritude qui est selon l’auteur, une tendance consistant, non à réclamer l’identité africaine, mais à mettre l’action sur la valeur ajoutée de celle-ci, en l’affirmant, en la traduisant par les actes.
Il s’agit de rebâtir une Afrique par les africains, et chacun, dans son domaine ; continuer de donner du tonus à toutes celles et tous ceux qui ne se lassent pas d’agir en faveur de l’Afrique et pour l’Afrique, débarrasser de tout complexe.
L’environnement aussi est un « fragment » de ce recueil, comme pour rappeler au monde et à ses dirigeants, de l’urgence d’agir, de protéger la terre face aux attitudes climaticides. L’homme du XVIIIè siècle a connu le machinisme ; celui de ce siècle est sous les feux de la high-tech. Ces fragments interpellent l’humanité sur notre postérité si rien n’est sérieusement encadré.
Enfin, l’amour, la jalousie… des vices comme des vertus rejoignent la liste des « fragments » qui constituent ce recueil.
C’est alors à dessein que le titre est « Fragments de vers dans le ciel ». il s’agit ici du vers poétique qui, projeté dans le ciel littéraire en plusieurs thématiques, vise à atteindre les lecteurs de divers horizons et de diverses tendances, et partager avec eux les fragments de poèmes qu’il contient.
📌 Sortie officielle le 14 septembre 2025. Cérémonie ouverte à tous au Diaspôras, 6 rue de Tracy 75002 Paris.
Marel Fleuri est le lauréat de la catégorie Poésie de l’édition 2025 du concours d’écriture Couleurs d’Afrique lancé par la maison d’édition La Perle Noire
Je cherche surtout le cœur de l’homme. J’espère donc avoir la capacité de suggérer de fortes émotions. Que ce soit par le vers libre, par le free verse, par le haïku ou par des laisses, j’espère parler au cœur de l’homme.
Quand et comment avez-vous découvert votre vocation pour la poésie ?
Ma vocation pour la poésie découle de ma volonté de me coudre à moi-même, j’avais alors quinze ans et j’étais sujette à une sensibilité un tout petit peu regardée de travers par mon entourage. J’écrivais des textes narratifs et épistolaires surtout, au début. Et la lecture des poèmes a été déterminante; j’avais le sentiment en les lisant et en les écrivant, qu’ils exprimaient mieux ce que j’avais à dire et surtout, ce que je pensais.
Y a-t-il un poète, une poétesse ou un livre qui a marqué vos débuts ?
J’ai eu une attirance particulière pour les poèmes de Joseph Rabéarivelo et Jacques Rabémanandjara. Puis, j’ai lu avidement L’anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française de L.S.Senghor ; pour ne plus jamais lâcher la poésie jusqu’à présent.
Comment définiriez-vous votre propre voix poétique ? A-t-elle évolué au fil du temps ?
La voix poétique se réfère à la personnalité poétique. Il est difficile d’être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. Je sais seulement qu’il y a de grandes structures antithétiques dans mes textes.
Comment naît un poème chez vous ? ( une image, une émotion, une idée ?)
Les poèmes naissent de tout chez moi : un regard, un sourire, une attitude, un coup de vent ou de blues, une colère, une image… tout.
Travaillez-vous par inspiration spontanée ou par réécriture minutieuse ?
Les deux. Je suis saisie de la même manière par la montée de la fulgurance (inspiration toujours nourrie par l’observation), que par le travail de tissage des mots.
Avez-vous des rituels d’écriture (un lieu, un moment de la journée, des outils préférés) ?
J’écris comme je vis. Ma vie est à la fois respect et mise à distance vis-à-vis des rituels.
Vos poèmes explorent souvent l’abstrait, l’union, la communion. Pourquoi ces sujets vous touchent-ils ?
Je pose sur la société extrêmement marchande, mercantile et superficielle actuelle, un regard d’une certaine condescendance, mêlée de compassion. Et les sujets qui me passionnent visent justement le réinvestissement de cette société par les valeurs immatérielles et la profondeur. Un peu messianique , la noble prétention (sourire).
Quelle structure poétique préférez-vous ?
Je cherche surtout le cœur de l’homme. J’espère donc avoir la capacité de suggérer de fortes émotions. Que ce soit par le vers libre, par le free verse, par le haïku ou par des laisses, j’espère parler au cœur de l’homme.
Tenez-vous à la musicalité des mots, au rythme où à la ponctuation (ou son absence) ?
Je tiens plus au charme du mot qu’à sa musique, et je ne me limite ni à l’un ni à l’autre. Ma préférence la plus marquée est celle de la ponctuation. Je tiens à être lisible pour tous.
Comment voyez-vous l’évolution de la poésie francophone/internationale actuelle ?
Pour parler d’évolution, il faut définir l’étape de l’aboutissement final, clairement. Or cela me semble une mauvaise prétention pour moi. Ce que je sais c’est que les vastes mouvements des peuples (diversité culturelle) et l’engagement sociopolitique qui en découle en termes de paix ou de guerre, sont un gisement où puise le poème francophone pour s’énoncer (il n’y qu’à lire, par exemple, Nous l’éternité de Christophe Pinau-Thierry, ou L’or n’a jamais été un métal de Josué Guébo, pour s’en convaincre). Les brassages sont à l’origine du bondissement du nombre d’anthologies. Les grands rassemblements sportifs aussi… À l’assaut du ciel, par exemple, est un recueil collectif de textes rassemblés par Julie Gaucher et Valentin Deudon, sur les jeux olympiques et paralympiques.Tout cela s’ecrit dans une diversité formelle notoire, où les structures anciennes jouxtent de nouveaux arrangements (slam-poésie, poésie de rue, textes miniaturisés pour les réseaux sociaux, etc.). Et je sais que c’est bien au-delà de ce que je perçois.
Y a-t-il des poétesses contemporaines que vous admirez ou qui vous influencent ?
Il y a des poètes contemporains que je respecte. Je peux citer Fernando d’Alméida, Ananda Dévi, Yvette Balana. Je ne m’enferme pas dans les questions de genre.
Quels regards portez-vous sur les interprétations que les lecteur.ices font de vos poèmes ?
Le texte littéraire (mes poèmes en sont un) est ouvert à toute interprétation. J’écoute les interprétations avec délectation, mais sans commentaire.
La performance orale (lectures, slam) fait-elle partie de vos pratiques ?
Je suis en train de travailler avec quelques grands performeurs sur la mise en texte orale de mes poèmes. On verra ce que cela produira.
Un retour de lecteur.ice ne vous a-t-il particulièrement pas marqué depuis « Les graines du silence » ou votre récente parution « La revanche de l’amante » ?
J’évite les commentaires sur les interprétations de mes textes… jusqu’ici (sourire).
Parlez-nous de « La revanche de l’amante». Quel est son pourquoi, son pour quoi, son comment, et vos attentes.
La revanche de l’amante est un texte né d’un haro sur le simulacre dans la conception de l’amour, l’embastillement de la liberté et l’émasculation des humains de sexe masculin. L’objectif est de participer à la déculpabilisation pour favoriser des relations amoureuses et maritales épanouissantes. Le mode opératoire est le démantèlement du mensonge qui les organise et l’attente est la lecture du texte par le plus grand nombre.
Selon votre expérience, quel conseil donneriez-vous à une personne qui débute en poésie ?
À un débutant en poésie, je conseille de lire au moins 300 recueils de poèmes, de s’exercer à l’observation minutieuse de tout et d’écrire sur un seul sujet à la fois.
Travaillez-vous déjà sur un nouveau projet ? Si oui, pouvez-vous nous en dire quelques mots?
« La revanche de l’amante » vient de paraître. Le livre doit faire son chemin d’abord.
Quel rôle jouent les plateformes numériques dans la diffusion de vos textes ?
Le digital est un mode de communication. Avec ses modalités et ses pratiques. Je le traite avec les mêmes égards que les médias classiques.
Vous avez contribué dans plusieurs recueils. Parlez-nous de ces différentes collaborations. Comment nourrissent-elles votre écriture ?
J’ai déjà publié dans trois anthologies dont deux étaient thématiques. Ce que je garde de ces expériences, c’est la chaleur de la proximité des pairs et le travail de conciliation des différences. C’est enrichissant.
Comment conciliez-vous poésie et militantisme ?
Poésie et militantisme ! Ce sont les critiques qui recensent les éléments critiques des parcours. Je les écouterai à ce sujet (sourire).
« Épouse-moi, épouse-la. Nous avons l’humanité à naître Et sa souffrance à curer. Elle est ma sœur, ma compagne, Une partie de moi qui t’appelle des profondeurs de l’indit, Une absence de toi comblée dans le rire féroce et câlin Qu’elle entonne après une nuit d’amour, Une absence de toi lavée par le jaillissement du partage. Épouse-la, épouse-moi. Pour former la farandole ouverte Des bergeronnettes sur les seuils de l’infini. Si tu m’épouses, tu l’épouses. Si tu l’épouses, tu m’épouses, Impossible autrement. », P.11
A PROPOS DE L’AUTEURE :
Anne Rachel ABOYOYO A. est l’auteure de « Senteur du crépuscule » (2011), « Les graines du silence » (2016) et a participé à la rédaction de plusieurs anthologies.
Bienvenu Juvénal ROUHEDA YASSARA est né le 12 mai 2003 à Bangui en République Centrafricaine. Il a fait ses études maternelles, primaires, secondaires et universitaires en Centrafrique, où il poursuit un Master en Relations Internationales à l’Université de Bangui. Il devient auteur en 2023.
Ses distinctionslittéraires
– En mars 2023, il est finaliste au concours de rédaction dans le cadre de l’initiative « Jeunesse, Paix et Cohésion sociale », catégorie Poésie, organisé par le Centre Catholique Universitaire à Bangui.
– Toujours en mars 2023, il est lauréat du prix « Poème en Etoile » organisé par les Editions Oubangui et l’Alliance Française à Bangui, lors de la journée Internationale de la Francophonie.
– En 2024, il est finaliste du Prix Littéraire International CODJO RODRIGUE ABEL ASSAVEDO, catégorie poésie, avec le manuscrit « Sur l’Océan de la Négritude », au Bénin.
Coach Juvénal…
Entre juin 2021 et mars 2024, il a animé, à plusieurs reprises, des ateliers d’écriture de slam et poésie à l’Alliance Française de Bangui, dans certains établissements scolaires de Bangui et sous des plateformes sénégalaises de slam et de littérature.
En 2025, il reçoit une reconnaissance de l’Ambassade des États-Unis à Bangui suite à son engagement dans une formation en vue d’un concours d’art oratoire auprès d’une trentaine de jeunes issus de divers horizons à Bangui, ainsi que sa participation active en tant que membre du jury pour ledit concours, aux côtés du personnel de l’Ambassade.