Étiquette : Culture

  • Cinq choses à retenir dans «Et les femmes se sont tues» de l’auteure camerounaise Sabine Mengue


    La littérature africaine contemporaine est en constante évolution, apportant de nouvelles voix et perspectives à la scène mondiale. L’auteure camerounaise Sabine Mengue nous offre un bijou littéraire avec son premier roman, «Et les femmes se sont tues». Dans cet ouvrage, elle explore des thèmes profonds, met en lumière un pan méconnu de l’histoire du Cameroun, et nous transporte dans un récit captivant. Voici cinq raisons pour lesquelles vous devriez absolument plonger dans ce livre.

    La découverte d’une voix nouvelle et puissante


    Sabine Mengue apporte une perspective fraîche et authentique à la littérature africaine contemporaine. Née au Cameroun et résidant en France, son parcours diversifié en théologie et en management de projets internationaux se reflète dans son écriture. Elle apporte une sensibilité unique à ses récits, créant un lien spécial avec ses personnages et son héritage culturel (j’avoue que j’ai eu l’envie de me plonger dans les enquêtes, mon grand-père devait forcément faire quelque chose dans le temps).

    Une histoire captivante qui éclaire l’histoire du Cameroun


    «Et les femmes se sont tues» raconte l’histoire d’Afang, un jeune camerounais passionné d’histoire qui découvre le passé politique trouble de son grand-père. Ce roman plonge les lecteurs dans les années tumultueuses de l’après-indépendance du Cameroun. Le récit tisse habilement l’histoire personnelle d’Afang avec l’histoire nationale, révélant des détails méconnus et fascinants.

    Le pouvoir de la mémoire et de la recherche


    Au cœur de ce livre, nous découvrons le rôle crucial de la mémoire et de la recherche dans la préservation de l’histoire familiale et nationale (je vais sûrement revenir sur ce point, il y a eu trop de questionnements dans ma tête à un moment). Afang doit entreprendre ses propres enquêtes pour reconstituer le puzzle de l’histoire de son grand-père. Cette quête est un rappel poignant de l’importance de préserver la mémoire et de découvrir la vérité, même lorsque les témoins disparaissent. Je vais me garder d’évoquer ici les tares de notre pays en la matière. Je ne dis pas que je ne veux pas voir mes enfants grandir hein, je dis juste que je vais me retenir un peu…Juste un peu.

    Un éclairage sur le silence des femmes


    Le titre du livre, «Et les femmes se sont tues», fait allusion au rôle des femmes dans le maintien du secret et de la mémoire familiale. Sabine Mengue rompt ce silence en explorant le rôle souvent négligé des femmes dans la préservation de l’histoire. Ce roman offre une réflexion profonde sur la façon dont l’histoire est transmise et les sacrifices que les femmes ont faits pour protéger leur famille à l’aube de l’indépendance du Cameroun.

    La beauté de l’écriture et de la structure


    «Et les femmes se sont tues» est un roman magnifiquement écrit, réparti en 14 chapitres qui captiveront votre attention du début à la fin. L’illustration de couverture, œuvre de Michel Ambassa, ajoute une dimension visuelle unique à l’œuvre (Je vous assure que j’y reviendrai, c’est trop profond pour être négligé). La préface du professeur Nathanael Noël OWONO ZAMBO offre un contexte académique précieux. La phrase clé de la préface: «Le silence des femmes rompu dans ce roman, permet de redorer le blason de la mémoire de deux hommes au destin quasi bafoué (…)», résume parfaitement le thème central de l’ouvrage.

    Pour finir, «Et les femmes se sont tues» de Sabine MENGUE est un livre qui mérite d’être découvert. Il offre une perspective unique sur l’histoire du Cameroun, tout en explorant des thèmes universels de mémoire, de famille et de recherche de la vérité. Plongez-vous dans cette histoire captivante et découvrez le talent prometteur de cette auteure camerounaise émergente.

    L’auteure a participé récemment au 8e Festival des Littératures Africaines de Nantes. Comme quoi, et les femmes se sont tues pour émettre une lumière qui ne s’éteindra pas.

    Cliquez sur l’icône pour suivre la page Facebook de Sabine MENGUE

    Par Christian-Williams KAKOUA




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  • Le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY), acte 2 : Comment je contribue ?


    Jusqu’au 15 novembre 2023, contribuez à la réalisation de la deuxième édition du SALAFEY!

    Animés par une passion inébranlable pour l’éducation des enfants africains par le livre et la lecture-plaisir, Les librairies M’Wina for Book kids en partenariat avec les associations littéraires et entreprises Ônoan, ACOLITT, M’Wina Initiatives, GovStudio, ont lancé, il y a un an, le Salon du livre africain pour enfants de Yaoundé (SALAFEY). Il s’agissait de trois jours de rencontre, de sensibilisation, de divertissement et de planification autour des livres africains pour enfants, des familles et tous les acteurs de la chaine. Et toute l’année, ils ont exploré des pistes et des activités afin de mettre ces livres entre les mains des enfants.

    Mais, comme toute jeune pousse, cette initiative a besoin d’être arrosée afin d’aller plus loin et bâtir la génération d’enfants africains que nous voulons, avec une identité culturelle positive.

    Ces acteurs de la littérature croient fermement que c’est en travaillant ensemble que seront bougées les lignes de la littérature Jeunesse afrodescendante. Ils souhaitent par cette initiative mettre à disposition le maximum de livres jeunesse diversifiés et inclusifs où les enfants pourront se représenter et grandir avec une forte confiance en soi.

    Ils ont besoin de vous, de votre soutien et de votre engagement pour cette mission de longue haleine.

    Nous vous invitons à vous joindre à ce projet, pour créer cette société solide qui nourrit ses enfants de ses valeurs, les prépare à atteindre leur plein épanouissement et leurs ouvre les portes d’un avenir prospère.

    Chacune des contributions compte pour ce projet. Chaque partage est une opportunité.


    Rejoignez cette initiative jusqu’au 15 novembre prochain, pour réunir les ressources et donner des moments de joie aux enfants.

    APPEL À PARTICIPATION

    OPTIONS DE CONTRIBUTION


    ✅ Orange Money : +237698591740 (Nadine Charlotte MEKOUGOUM)


    ✅ Mobile Money : +237673662503 (Nadine Charlotte MEKOUGOUM)


    ✅ MoneyGram, WorldRemit (MEKOUGOUM Charlotte Nadine / +237698591730 / +237673662503)

    Pour plus d’informations : wa.me//+237673662503

    Vous pouvez suivre la page Facebook dédiée à cet événement ici : https://www.facebook.com/SALAFEY2022?mibextid=ZbWKwL


    Linelitt



  • FESTIFOUS… Au Tchad avant le Cameroun

    Le Tchad vibre depuis hier, 10 octobre, au rythme du souffle de l’Harmattan, un festival littéraire international annuel qui regroupe plusieurs acteurs du livre autour d’un même intérêt : consolider la communauté littéraire et faire vivre le livre en Afrique.

    L’association Les fous du livre représente le Cameroun à cet événement qui souffle sur sa dixième bougie. La maturité, le sérieux de la chose, la résilience des organisateurs, la mobilisation des Tchadiens pour la chose littéraire… renforce donc la décision du comité d’organisation de la semaine des fous du livre de faire du Tchad, l’invité d’honneur de sa 4e édition, qui se tiendra au musée national de Yaoundé du 06 au 09 décembre 2023.

    Marie Bertille MAWEM, la présidente du comité d’organisation de la semaine des fous du livre en compagnie de Sosthène MBERNODJI, du comité d’organisation du festival International Le Souffle de l’Harmattan, affichent plein sourire en ce moment au Tchad. L’invitation personnelle comme invité d’honneur à la 4e édition du festival la semaine des fous du livre est donc livrée.

    Il ne nous reste qu’à attendre (im)patiemment le mois de décembre pour vivre cette littérature participative entre le Cameroun et le Tchad, et bien sûr avec de nombreux autres pays.



    A TITRE DE RAPPEL…

    Les inscriptions pour le Prix Littéraire Francis BEBEY lancé par l’association Les fous du livre, à l’occasion de la semaine des fous du livre, seront reçues jusqu’au 13 octobre 2023. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Pauline ONGONO





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  • D-LIVRE… Pascal BEKOLO BEKOLO « Pabé MONGO », président de l’APEC, parle du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun



    Bonjour, monsieur BEKOLO BEKOLO ou devrais-je dire « Pabe MONGO »… Merci de vous livrer à notre jeu de questions. Vous êtes un acteur de la scène littéraire africaine qu’on ne présente plus. Vous êtes entre autres le coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun et le président de l’Association Nationale des Poètes et Écrivains Camerounais (APEC), la toute première association littéraire du Cameroun. Quelles sont les missions de l’APEC à cette ère de la littérature camerounaise ?

    Créée le 23 Janvier 1960, l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais a le même âge que l’état indépendant du Cameroun. A l’aube exaltante des indépendances, l’APEC se donnait pour mission sacrée « d’arrimer l’indépendance culturelle à l’indépendance politique ! » Pendant trente ans (1960-1990), cette prestigieuse association va fonctionner à l’unisson du pays, comme une véritable République des Lettres au sein de la République du Cameroun ! En 2017, au moment où nous en prenons les rênes, l’APEC est dans un état de dormance depuis près de 25 ans ! Nous plaçons notre mandature sous la bannière de « APEC RENAISSANCE » ! Par cette devise, nous nous arrimons directement à la Renaissance Africaine, le nouveau concept fédérateur de l’intelligentsia continentale dont nous épousons les objectifs ! Depuis lors, nous sommes attelés à faire en sorte que la littérature du Cameroun devienne l’un des plus grands fleuves qui alimentent l’océan littéraire africain ! A noter d’ailleurs que l’APEC est un membre fondateur de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA), fondée en1989 et basée à Accra au GHANA.

    Y’a-t-il des critères particuliers, en dehors d’être poète et/ou écrivain, pour être un membre de l’APEC ?

    L’APEC est la maison des poètes et des écrivains camerounais. De tous les poètes et tous les écrivains : qu’ils soient publiés ou non. Il suffit d’avoir produit un manuscrit, ou d’être en train de rédiger son premier texte, ou seulement d’avoir envie d’écrire ! Les écrivains confirmés, les auteurs en herbe, ou en rêve, s’exprimant dans les langues officielles, étrangères ou camerounaises sont les membres naturels de l’APEC ! En dehors de ces membres naturels, l’APEC s’honore aussi d’avoir des membres d’honneur et des membres bienfaiteurs issus de toutes les couches de la société et œuvrant à la promotion de nos belles lettres.

    L’APEC a lancé, l’an dernier, le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC). Cette première édition a été remportée par Djaili Amadou Amal, la diva de la littérature qu’on ne présente plus. La deuxième édition court depuis le 06 octobre dernier. Quelles sont les promesses de cette deuxième édition ?

    En dépit des contraintes de temps, des objectifs trop nouveaux et d’une organisation plutôt complexe (trois sous-jurys et un super jury bilingue), la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameron, aura été un coup de maître. La participation record à cette première édition a mobilisé dix-neuf maisons d’édition dont 13 francophones, 04 anglophones et deux en Europe, avec un ensemble de 45 ouvrages : 7 en langues nationales, 5 en anglais, 33 en français.


    Huit Prix Spéciaux escortaient le Grand Prix, tandis que de hautes personnalités du monde des Lettres recevaient des distinctions honorifiques de Dignitaires de la plume et de Dignitaires honoris causa. La réussite populaire était également au rendez-vous avec une Salle de convivialité comble et débordante. L’édition 2023 entend évidemment aller plus loin, notamment dans la communication, la mobilisation des partenariats et du sponsoring, et la promotion du second volet du Grand Prix, à savoir les distinctions honorifiques de Dignitaire de la Plume et Dignitaire honoris causa.

    Au Cameroun, on compte une pléthore de prix littéraires. Le GPLMC vient-il pour corriger des imperfections ?

    En effet, la scène littéraire camerounaise est vivace, surtout en matière de Prix littéraires. Vous avez des prix sur manuscrit, des prix sur un seul genre littéraire, des prix sur une langue, etc. L’approche de l’APEC n’est point corrective, mais globalisante ! Elle trouve son fondement dans notre volonté d’embrasser et de brasser l’ensemble du phénomène littéraire camerounais et de le pétrir pour en faire une institution digne de notre pays.
    Pour bien appréhender l’impératif de la globalisation, il faut consulter de l’état actuel de notre littérature. A nos yeux, la littérature camerounaise se présente à ce jour comme un archipel d’îlots littéraires, sans passerelles entre eux et sans bordure tout autour ! Il y a la littérature camerounaise d’expression française et la littérature camerounaise d’expression anglaise, deux corpus de notre littérature, qui ne se parlent ni ne se connaissent ; encore heureux qu’ils ne se combattent ! La bibliographie de la diaspora constitue un troisième ensemble distinct, sans lien organique avec les autres. A ces trois premiers ensembles s’ajoute la germination des littératures en langues nationales qui se font déjà remarquer par leur grande vitalité.


    Le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun qui se veut une copie conforme du bilinguisme et du multiculturalisme national met toutes ces monades en émulation, dans tous les genres littéraires majeurs (roman, théâtre, poésie et nouvelle) et dans toutes les langues d’expression (français, anglais et les langues nationales) pour en faire une gerbe littéraire colorée et unie.


    Au regard de sa structuration, le GPLMC serait donc, sans toucher au mérite de l’animation ambiante tous azimuts, une sorte de Prix des Prix ! Emporter ce Prix c’est véritablement se situer au sommet de la littérature de notre pays, et non dans une loge médiane. D’où son nom Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. Le Symbole du Mont Cameroun, la demeure tutélaire de EPASA MOTO, est invoqué ici pour


    L’un des objectifs que nous voulons atteindre par ce prix c’est de soutenir tous les genres littéraires et remettre à flots ceux qui ont tendance à disparaitre sous la pression de l’image et du numérique. Le théâtre en particulier, la nouvelle aussi. D’ici peu, ressuscités par le GPLMC, tous ces genres vont reverdir !


    L’autre objectif est de contribuer au vivre ensemble camerounais en littérature par la traduction de l’ouvrage gagnant dans l’autre langue officielle. Ce qui concourt également à influencer favorablement la circulation des ouvrages.


    Le GPLMC ne se contente pas de délivrer un palmarès, il suit l’auteur primé durant toute l’année. Il est alors revêtu de son bandeau glorieux qui fait office de lauriers !
    Vous noterez enfin que la participation au GPLMC est gratuite. Il n’est réclamé aucun franc pour faire acte de candidature. Nous en faisons une question d’honneur et de résilience, malgré les affres de la conjoncture.

    Vous totalisez 52 ans de vie d’écrivain, quel regard posez-vous sur les jeunes acteurs du livre camerounais ?

    52 ans de pratique littéraire ! Je rends grâce à l’Eternel pour cette merveille ! Du haut de ma tour du cinquantenaire, je suis heureux de constater que le Cameroun reste toujours la terre des génies littéraires qu’elle a toujours été. De Ferdinand OYONO, MONGO BETI à Djaili, en passant par Calixthe BEYALA, Léonora MIANO, Eugène EBODE et beaucoup beaucoup d’autres, le Cameroun maintient son firmament littérature bien étoilé. Il faut à présent qu’une institution littéraire nationale professionnelle et ambitieuse mette en valeur cette iconie de manière endogène. Telle est la raison d’être du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun.

    Propos recueillis par Linelitt



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    La première édition du concours de poésie Assimba est lancée. Le règlement intérieur ici : https://assimbaa.org/concours-assimbaa-poesie/



  • La 8e édition du Festival des Littératures Africaines… Tic… Tac…

    Sous le thème « Littérature et engagement », un weekend riche de connaissances, riche de contacts, riche de collaborations, riche de lecture, riche de décisions autour du livre… s’annonce.

    Du 13 au 15 octobre 2023 à Nantes (France), les œuvres africaines orales, écrites et dans diverses langues, ne pourront pas laisser indifférents les nombreux visiteurs attendus.

    Plusieurs acteurs du livre de renom seront de la partie…


    Le Festival des Littératures Africaines est une initiative de l’Association pour la Promotion des Bibliothèques Rurales (ASPROBIR). Elle a pour objectifs :


    – La promotion et le développement du livre africain dans le monde, en valorisant la diversité culturelle et linguistique, en favorisant la coopération entre les acteurs du livre, en stimulant la production et la diffusion littéraires, en soutenant la création et la recherche


    – Le renforcement des liens entre les littératures africaines et les autres littératures du monde


    La découverte de nouveaux talents et de nouvelles tendances


    – L’initiation des débats et des réflexions sur les enjeux actuels de culture et de développement.

    Les activités de la 8e édition


    – Le marché du livre
    – Des conférences
    – Des tables rondes
    – Des concours
    – Des spectacles
    – Des ateliers d’écriture
    – Des expositions et de nombreuses animations.

    Le programme complet

    Une aventure littéraire à vivre…



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    N’hésitez pas à associer votre image comme sponsors, partenaires ou participants au Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Cette année, le SALAFEY mettra aussi en avant les enfants sourds et malentendants.



  • Le prix littéraire OSÚ… Plus qu’un prix, une aventure sociale


    Le prix littéraire OSÚ est une initiative de la maison d’édition Eclosion, qui s’est donné pour mission de promouvoir l’écriture chez les jeunes.

    Pour ce faire, en février 2021, la maison d’édition a lancé un prix littéraire et a enregistré de nombreuses candidatures pour chacune des trois catégories. Les lauréats ont été primés le 17 février 2021, lors d’une soirée organisée par Eclosion au Djeuga Palace de Yaoundé.

    A la deuxième édition, le Centre International de Recherche et de Documentation sur les traditions et les langues africaines (CERDOTOLA) est devenu coorganisateur du prix.

    Aussi, le CERDOTOLA et les Éditions Eclosion gardent le même objectif : celui d’encourager la création littéraire et de promouvoir la lecture au Cameroun et en particulier chez les jeunes, à travers la récompense et la publication gratuite des livres des lauréats au prix littéraire OSÚ

    Pour la troisième édition dont les inscriptions s’achèvent le 31 décembre 2023, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) du Cameroun a décidé d’offrir des prix spéciaux pour les ouvrages écrits en langues nationales.

    Le règlement intérieur de cette troisième édition est disponible ici : https://fb.watch/nzGMponKYe/?mibextid=Nif5oz

    Pour plus d’informations :

    Appels et WhatsApp : (+237) 677157326
    E-mail : editioneclosion@gmail.com



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  • D-LIVRE… Diane-Annie TJOMB, auteure camerounaise


    « Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires. »


    Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. En tant qu’auteure, comment vous définissez-vous ?

    Bonjour, je suis ravie de me prêter au jeu.
    Je me définie comme une artiste qui peint les différentes facettes du monde, tant dans sa splendeur que dans sa laideur la plus abjecte. Mes textes défendent des valeurs et dénoncent des abus. Dans la vie courante, j’utilise ma plume comme un vulnéraire, pour soulager des lésions internes issues des mots qui détruisent l’estime de soi.

    Vous êtes l’auteure du récent roman TUBA B. : Celle qui possède la Force. De quoi s’agit-il concrètement ?


    Ce roman parle de la place qui revient à la femme, précisément à la jeune fille, dans une société phallocrate. La jeune fille est précocement retirée du système scolaire pour être offerte à un homme bien plus âgé qu’elle, pour combler une insatisfaction pécuniaire. La suite n’est pas faite de glamour comme on peut s’y attendre… Mais au-delà de toutes les horreurs que nous pouvons peindre, ce roman transporte un beau message d’espoir et de témérité.

    Dans ce roman, on lit effectivement une femme qui peint une autre forte, obstinée, téméraire… Votre vision de la femme ?


    Ma vision de la femme est effectivement celle que je décris dans ce roman : forte, obstinée, téméraire. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit car, lorsqu’une femme décide de se départir du manteau de la victimisation, elle est capable de se relever et de faire des exploits.

    Que pensez-vous de la femme en littérature, en Afrique, aujourd’hui ?

    Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires.

    Auteure de plusieurs romans, quels sont les cinq conseils de Diane-Annie TJOMB pour en proposer un de qualité ?

    Pour proposer à mes lecteurs un roman de qualité, je prends en compte plusieurs paramètres, mais je vais énumérer les plus pertinents pour moi :
    Créer des personnages attachants ou intéressants. Le personnage qui joue le rôle principal ne doit pas être parfait ; lui trouver des défauts et constamment le mettre en difficulté, pour entretenir l’intrigue ;
    – Construire une histoire dans laquelle le lecteur s’identifie, soit par le thème abordé, soit par le style de narration ;
    – Créer des péripéties pour entretenir le suspense ou pour surprendre le lecteur ; c’est ce que j’appelle « nager à contre-courant des évidences »
    – Faire passer le lecteur par toutes les émotions ;
    – Faire preuve de créativité ; ne pas rationner son imagination, se démarquer par un style d’écriture précis.

    Linelitt



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    La course au prix international Francis BEBEY est en cours jusqu’au 13 octobre 2023. Le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz



  • D-LIVRE… Yvette Angèle TJOMB, auteure camerounaise


    L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts.


    Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Qui est Yvette Angèle TJOMB ?

    Yvette Angèle est cadre d’administration du corps des Conseillers de Jeunesse et Animation. Je suis une passionnée de sport, de danse, de la musique que j’exerce en tant qu’artiste musicienne chanteuse gospel auteur compositeur du groupe TYAAL. J’adore aussi la littérature et tout ce qui tourne autour.

    Une belle vie artistique… Vous êtes l’auteure du récent recueil de nouvelles « Innocence coupable ». Le titre, deux antonymes ; l’image de couverture, un symbole de piété et un autre de « débauche ». Dites-nous en plus.

    « Innocence coupable » est un titre oxymorique qui force l’attention. Il traduit tout simplement la réalité des interactions humaines et plus particulièrement celle des couples.
    Pour ce qui est de la première de couverture, elle est une conjugaison d’indices qui vous orientent sur le contenu du recueil. La femme ici est symbole non de débauche ni de luxure, mais d’amour et de sensualité qui sont des dons divins qu’elle exprime et vit en s’appuyant sur la croix qui elle, est symbole des principes divins.

    Sept nouvelles et sept cas de difficultés dans les couples. Et les lire montre surtout que vivre pleinement sa chrétienté – le volet phare de ce recueil – n’empêche pas d’être violent ou d’avoir des désirs sexuels prononcés ; toutes ces choses qui sont généralement qualifiées de péjoratifs. Que signifie donc vivre pleinement sa chrétienté ?

    En effet, il s’agit bien de sept nouvelles et de sept expériences différentes. Les principes véhiculés dans chacune des nouvelles, bien que bibliques, sont universels, applicables à toute religion sérieuse. L’on se rend bien compte qu’être chrétien ne nous dispense pas de difficultés ni de défauts. Par contre, vivre pleinement sa foi nous équipe pour les gérer, les surmonter et pourquoi pas nous y soustraire. Et c’est toute la différence entre l’adhésion intellectuelle à une religion et un engagement de cœur à se soumettre à Dieu. Ainsi, vivre pleinement sa foi ramène à la quête permanente d’atteindre le standard de Dieu dans tous les aspects de sa vie, notamment son caractère, ses principes de vie, sa sexualité puisque nous parlons de couple, etc.

    Permettez que je vous propose mon bref aperçu de la couverture de « Innocence coupable ».
    Une pomme rouge portée à la bouche d’une femme moderne vêtue d’une robe courte rouge, qui tourne le dos à la croix. Un symbole de relâche, de déception, d’un témoignage de ras-le-bol des nombreux préceptes religieux qui ne protègent pas toujours du malheur. Derrière elle, des collines de couleur rouge : la vie, c’est une succession de hauts et de bas aussi fugaces que ces nuages de la même couleur. Une étendue rose qui symbolise peut-être la beauté primaire du mariage qui ne demande qu’à être foulée ? Et le soleil, une lumière, une main tendue, pour sortir le jadis innocent des ténèbres de la culpabilité ?
    Rejoignez-vous cette brève analyse de la couverture ?

    Il est vrai que l’on peut lire 9 ou 6 selon le repère qu’on a. Du bon côté du chiffre, on voit une femme sensuelle savourant un plaisir qui va au-delà de la pomme qu’elle mord, avec une liberté qui lui est offerte par les principes divins sur lesquelles elle s’appuie ; symbole de confiance et d’harmonie avec le Créateur. Le soleil, un horizon d’espoirs. A ces quelques détails près, je suis d’accord avec le reste.

    Yvette Angèle TJOMB, quel est votre dernier mot ?

    « Innocence coupable » est un recueil riche en opportunités d’usages pour le lecteur. Il réconcilie en l’homme le corps, l’âme et l’esprit pour son équilibre et son épanouissement. Je le recommande à tous les acteurs de la promotion du bien-être des couples, à tous les consommateurs et futurs consommateurs de l’amour en couple et à tous ceux qui peuvent être exposés à un niveau d’informations considérable sur l’intimité sexuelle. Bonne lecture à tous !



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    Découvrez le livre de Daniel ATANGANA OTTOU. Il est disponible sur le site de Edilivre et chez le distributeur Cameroun Livres à 15.000 FCFA



  • Les 5 questions posées à David Serge MVOMO, auteur camerounais et lauréat du prix théâtre ÓSU, édition 1

    Je me souviens de ce moment… C’était juste magique. Recevoir un prix en littérature, waouh ! C’était merveilleux ! Je venais d’être reconnu écrivain. Merci à Eclosion et à sa directrice, Mme Noah, pour ce grand projet qui est ÓSU. Sans ce concours, probablement, je serais retourné voir un éditeur Européen ou Sénégalais. Mais voilà ! Je suis édité au Cameroun et je gagne. Belle aventure ! Je vais la continuer.


    Bonjour, David Serge MVOMO et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?

    Merci pour ce moment que vous m’accordez. Qu’est-ce que je peux dire ? David Serge Mvomo est un homme comme tous les autres, couvert, un peu humoriste à l’occasion, souriant, aimant découvrir des choses, comprendre comment elles fonctionnent ; j’aime tout ce qui est harmonieux, positif, simple. Voilà un peu comment je me présente. Mais vous savez, il n’est pas facile de se présenter en fait. Il est plus aisé de laisser les autres vous connaître et de se faire leur propre idée sur vous.

    Vous êtes l’auteur de la pièce de théâtre « On a volé Dieu ! » paru aux éditions ECLOSION. De quoi s’agit-il ?

    « On a volé Dieu ! » est une mise en scène de notre société en général et principalement notre relation avec Dieu. Comment vivons-nous notre réalité chrétienne ? Est-ce comme nous la connaissons depuis que nous sommes sur terre ? Je veux dire que nous naissons dans des familles qui, la plupart du temps, sont déjà religieuses, et nous, nous ne cherchons plus à connaître Dieu ; nous nous contentons de ce que nous venons trouver et disons simplement « Amen ! Alléluia ! » (une façon de dire : je vais encore chercher quoi ?). « On a volé Dieu ! » veut simplement montrer aux lecteurs un côté qu’il doivent connaître sur cet aspect de la croyance en Dieu,

    la véritable vie chrétienne par exemple. Beaucoup de chrétiens ne savent pas ce que c’est que l’Eglise, qui est l’homme de Dieu, comment fonctionne la vie chrétienne… Beaucoup ne savent pas que c’est nous qui pouvons hâter la seconde venue du Seigneur… Bref, « On a volé Dieu ! » est un miroir pour nous, elle nous permet de changer, d’avoir un nouveau regard dans ce que je connais peu comme le disait René Descartes : « Ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle » Je mets en scène un jeune Eto’o, qui a une vision différente des choses, face à Voundi, un bon religieux.

    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec cette pièce de théâtre, le lauréat de l’édition 1 du prix littéraire ÓSU «catégorie théâtre» qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.

    Mon aventure avec Eclosion et le concours ÓSU commence le jour où je rencontre la directrice des éditions Eclosion par hasard. Elle me parle de sa maison d’édition parce que je lui dis que je suis écrivain et j’aimerais désormais me faire publier ici au pays. Alors, elle me parle du concours ÓSU et je lui dis que je vais y participer et gagner (rires). J’avais écrit cette pièce de théâtre en 2017, et j’avais aussi un essai prêt. N’ayant pas encore de roman, je me suis dit : « Je vais concourir avec la pièce de théâtre. » Je dépose mon manuscrit, et quand la liste des lauréats sort, je suis parmi. Et un soir de février 2022, je suis l’heureux lauréat dans la catégorie théâtre. Je me souviens de ce moment. C’était juste magique. Recevoir un prix en littérature, waouh ! C’était merveilleux ! Je venais d’être reconnu comme écrivain. Merci à Eclosion et à sa directrice, Mme Noah, pour ce grand projet qui est ÓSU. Sans ce concours, probablement, je serais retourné voir un éditeur européen ou sénégalais. Mais voilà, je suis édité au Cameroun et je gagne ! Belle aventure… Je vais la continuer.

    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et sur la littérature au Cameroun ?

    Le Cameroun est un grand récipient rempli de grands écrivains. Je pense que Mongo Beti peut se reposer tranquillement dans sa tombe, parce qu’il y a de la bonne relève. Je parle de Mongo Beti parce que c’est mon auteur préféré. Contrairement à la musique, sans la critiquer, la littérature au Cameroun est éducatrice. Malheureusement, elle reste uniquement dans les livres, les bibliothèques, les maisons d’édition. Les camerounais ne lisent pas. On fait plus la promotion de la musique, de la comédie. Mais le livre est en hibernation par ceux qui doivent la promouvoir. Charles Ateba Yéné disait : « Je vais maintenant commencer à chanter et là, les gens pourront écouter ce que je dis ». Il y a plus de bars, de snack et autres, mais très peu d’espaces de lecture. Au Tchad où j’ai fait une partie de mes études, chaque quartier dans la ville de N’Djaména a au moins deux bibliothèques. En classe de Terminale Philosophique ou A4, il était obligé d’être inscrit dans au moins une bibliothèque et obligation était de présenter ton reçu d’inscription au collège. Moi, j’étais inscrit dans trois bibliothèques (rires). J’ai d’ailleurs gagné le troisième prix du concours de littérature lancé par la Francophonie en 2006 pour la journée de la langue française en N’Djaména…
    Donc… Notre littérature est très riche et très importante. Elle a juste besoin d’être connue, d’être promue par des concours, des Awards ; il est important de faire connaître nos écrivains et faire connaître ceux qu’ils écrivent. Une nation se bâtit par sa littérature.

    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?

    Simplement qu’ils fassent leur jobs. C’est tout et rien d’autre. Merci.



    Espace PUB’

    La troisième édition du prix littéraire national ÓSU est lancée et va jusqu’au 31 décembre 2023. Pour cette édition, des prix dans la catégorie « langues locales » et des textes en anglais ont été ajoutés, avec le soutien de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale du Cameroun et du CERDOTOLA. Il suffit de s’inscrire à 10.000 FCFA pour tenter de gagner jusqu’à 750.000 FCFA. A vos plumes !



  • FESTIFOUS : QUAND LA LITTÉRATURE TCHADIENNE EST EN EXTASE


    La communauté des écrivains et auteurs du Tchad et de la coordination des activités du Festival International le Souffle de L’Harmattan, par la voix du Dr Patrick Clément OYIEH, félicite la promotrice du Festival International des Fous du Livre (FESTIFOUS)


    Ceint d’admiration et de respect envers la passion et le dévouement de la Camerounaise amoureuse de la littérature et promotrice du festival littéraire international FESTIFOUS, le Dr Patrick Clément OYIEH a tenu à féliciter Marie Bertille MAWEM.

    L’engagement de cette dernière à promouvoir les écrivains et auteurs du monde entier joue un rôle dans ce geste d’acclamations, au vue de cette plateforme unique, le FESTIFOUS, où les talents littéraires peuvent s’épanouir et être célébrés.

    Dr Patrick Clément OYIEH a tenu à mettre en exergue la vision de la promotrice qui vise à nourrir l’amour de la littérature et à encourager la diversité culturelle transcontinentale.
    On peut donc aisément dire que les efforts de Marie Bertille MAWEM pour organiser ce festival littéraire international ne passent pas inaperçus. Et à juste titre. Car, mobiliser des écrivains de renom, des érudits et des passionnés du monde entier pour un partage de connaissances et d’expériences, créant ainsi des liens précieux entre les différentes cultures et traditions littéraires est une chose dont la littérature a besoin.

    Dr OYIEH redouble d’acclamations devant la foi et l’opiniâtreté de la promotrice, dans un climat assez délétère au Cameroun, pour les écrivains et les auteurs du monde entier. Il décrit cette pugnacité d’inestimable, d’incomparable et presqu’incroyable, digne d’une touche indomptable littéraire.

    Dans ce contexte qui voit la jeunesse cliver, Dr OYIEH estime que Marie Bertille MAWEM est une source d’inspiration pour de nombreux jeunes qui rêvent de faire carrière dans le domaine littéraire, par son engagement et sa détermination qui prouvent qu’il est possible de réaliser de grandes choses grâce à la passion et la persévérance.

    « Marie Bertille MAWEM, votre festival littéraire international est une véritable célébration de la créativité et du pouvoir des mots. Continuez à éclairer le monde de la littérature avec votre festival et vos activités, car chaque page tournée, chaque histoire partagée, contribue à un monde plus diversifié, riche d’histoires et d’émotions.
    Que votre festival continue de grandir et d’inspirer de nombreux autres passionnés de la lecture et de l’écriture à travers le monde !      Avec toute mon admiration profonde, mon inclinaison totale et ma très très haute considération.

    Le Coordonnateur des activités du Festival International le Souffle de L’Harmattan 10,
    Dr Patrick Clément Oyieh,
    Professeur d’éloquence
    Directeur général de l’institut d’Art Oratoire du Tchad »

    Acteurs de la littérature, soyez de la partie du 06 au 09 décembre 2023, pour la quatrième édition du FESTIFOUS. Contact utile : (+237) 657695643 (WhatsApp)


    ACOLITT