Étiquette : Échanges littéraires

  • Être sain(e) dans le roman  »Libre, toute l’histoire » de Bibiche KOUND

    Chaque mois, 15 Pages Par Jour, le club de lecture de ACOLITT, tient une rencontre autour d’un livre afin d’en découvrir les contours, évaluer l’impact direct sur le lecteur et aussi envisager des perspectives pour une meilleure promotion de la Littérature.
    Le samedi 09 août 2025 a couvert un nouvel échange, un autre partage d’expériences de lecture. Cette fois, la discussion s’est tenue sur la santé mentale, avec pour contexte d’exploration le roman Libre, toute l’histoire, de l’auteure camerounaise Bibiche KOUND, paru chez ECLOSION à Yaoundé et acheté par les membres du club. La bibliothèque La Maison Des Savoirs a, comme bien souvent, abrité cette rencontre qui a ouvert la réflexion sur l’état réel de la psychologie individuelle et l’éducation dans les familles.

    ANALYSE DE L’ŒUVRE


    Les huit participants du jour (Ray, Pauline, Audrey, Célestine, Erine, Amina, Audrey B., Laura) ont dans un premier temps exposé leurs diverses émotions au bout de la lecture de ce roman qui met en scène Muna, une adolescente qui va grandir en faisant du silence son cocon, tant elle souffre de violences répétées de la part d’un père qu’elle aime pourtant plus que tout au monde, de viols, de manque d’affection… et plus tard, elle réussira même à rater un mariage qui avait l’air idyllique, inébranlable.


    Amina a avoué être allée d’un choc à un autre, car elle ne comprenait pas comment le fruit de l’amour pouvait être une violence qui frôle la haine de son propre enfant. « Muna est battue sans savoir pourquoi », dit-elle encore retournée par sa lecture. Pour Audrey, Erine, Audrey B. et Laura, le roman comporte plusieurs non-dits, des éléments qui auraient permis de se situer un peu mieux au niveau des motivations du chef de famille qui ne bat que les femmes de la maison : sa femme et ses filles. Pour ces lecteurs, un silence lourd continue de les entourer après la lecture, comme si l’auteure avait écrit un roman pour se taire plutôt que pour s’exprimer. Quant à Célestine, Pauline et Ray, parents depuis de longues années, ils ont livré des retours sur l’éducation et surtout l’échec du rôle de la mère de Muna, cette femme qui aurait pu se lever comme Betty Mahmoody, l’auteure de Jamais sans ma fille, 1987, et se battre pour sa fille.


    L’écriture accessible permet de ne pas se détacher du texte, ont reconnu les lecteurs du jour. Bibiche KOUND n’a pas cherché à écrire comme l’aurait fait l’auteur artiste conscient d’être artiste ; elle a juste laissé un mal-être intégrer son encre et remplir naturellement ses pages. Selon Pauline, la présidente d’ACOLITT, il aurait fallu un peu plus de courage à l’auteure pour aller cœur de son expression ; mais, comme l’ont soulevé Ray et Célestine, peut-être le fond de l’histoire est encore plus perturbant.

    A l’unanimité, les lecteurs ont conclu que le livres d’expériences personnelles peuvent aboutir à ce résultat si l’auteur ne se livre pas à fond, et surtout si l’histoire est toujours en cours dans la vie réelle. Cependant, le relève encore Pauline, il a d’abord fallu évacuer un trop-plein, cette boule qui empêchait l’auteure de respirer à pleins poumons, pour effectivement entamer le chantier de la Liberté.

    REPENSER L’ÉDUCATION DANS LES FAMILLES


    Ray, comme toujours modérateur de ces échanges littéraires, a soulevé la question de l’attention face à l’autorité. « Les parents ne regardent pas leurs enfants dans les yeux pour les comprendre. Ils n’observent pas l’attitude de leurs enfants, préférant s’en tenir à l’autorité qui est la leur pour asseoir leur influence », a-t-il introduit quand l’éducation est mentionnée. Ainsi, le père de Muna n’est pas conscient de l’amour infini que lui porte sa fille ; et il l’est encore moins de la douleur qu’il lui inflige, des dégâts qu’il cause dans sa vie.
    Chaque membre a alors le relais en évoquant des situations personnelles, présentes ou passées. Il ressort donc que Muna n’a pas été protégée par sa famille, d’abord parce que l’histoire de celle-ci demeure dans le brouillard. La question qui revient et ne trouve pas de réponse est : Qu’est-il arrivé à cet homme pour qu’il s’en prenne aussi violemment aux femmes de sa maison ? Les lecteurs auraient aimé en savoir plus sur cet homme et sa femme ; car la barbarie qu’il leur fait subir, n’étant égale qu’à la passivité de cette mère qui ne réagit pas sous les coups, ne trouve pas une explication claire. Ceci a donné lieu à plusieurs appréciations. Célestine pense qu’il a subi lui-même ce type de violence, « Et peut-être de sa mère », renchérit Pauline, raison pour laquelle il ne s’en prend qu’aux femmes. Audrey B., Audrey et Erine se demandent s’il n’a pas reçu comme éducation de soumettre la femme au prix le plus fort pour elle. Des pistes de réflexion s’ouvrent, faisant intervenir des expériences réelles dans la société. Et toutes aboutissent au silence de Libre, toute l’histoire sur le passé de cette famille.

    LA QUESTION DE LA SANTÉ MENTALE


    La santé mentale arrive donc naturellement sur la table. Et il ressort que Muna n’est pas la seule personne à plaindre. Il se conclut même qu’elle est moins à plaindre que son père qui doit être en proie à des démons surpuissants qui n’entendent pas le lâcher jusqu’à ce qu’il la brise.
    Les visages multiples qu’il présente prouvent combien il a cessé lui aussi d’être libre dans son esprit. A l’intérieur il est tyran, tandis que le reste de la société le voit comme un modèle. Son jeu entre visage de haine et visage d’amour ne fait qu’accroître son besoin de martyriser les femmes de sa maison. Il a besoin de cette énergie, malgré lui, pour gérer ses personnalités. La question de la santé mentale chez les hommes, sauf s’ils sont officiellement déclarés fous au regard des incohérences évidentes dans leurs attitudes, n’est presque jamais abordée. Ce serait même une offense. Voilà pourquoi, comme dans la société, c’est Muna qui doit se faire aider. C’est sa mère qui doit se faire aider. Ce sont ses sœurs qui doivent se faire aider. Pour ce qui concerne l’homme, « c’est sa nature, la femme doit juste supporter » ; cela ne traduit-il pas à suffisance un réel problème dans la société.


    « Nous sommes tous malades », a affirmé Célestine. Qui ne l’est pas dans ce roman de Bibiche KOUND ? En observant les diverses attitudes, incluant les violeurs, il est conclu que la santé mentale de chacun est affectée. Et pour essayer de répondre à la question du rétablissement de chacun dans sa liberté humaine, les lecteurs du club de lecture 15 Pages Par Jour ont pointé du doigt l’éducation dans les familles. Enseignante de profession, Célestine, l’auteure du recueil de poèmes Ecoute !, a rappelé que les parents ont bien souvent démissionné de leurs fonctions, laissant l’éducation à l’école et aux enfants eux-mêmes.
    Des choses simples comme « Je t’aime » « Tu peux le faire » « Tu es beau/belle » « Tu es une perle » peuvent éviter bien des dégâts. Mais la notion de récompense a disparu, ou plutôt on offre des cadeaux comme des coups. Sans raison. L’enfant qui ne comprend pas ce qui lui arrive, comme Muna, est vulnérable dans une société où l’on croise plus de prédateurs que de samaritains. Et le pire arrive toujours. Et très souvent dans le cocon le plus protecteur : la famille.

    Au bout de la séance de travail, l’on comprend le silence destructeur dans lequel les victimes comme Muna s’enferment. La voix devient la première issue vers la reconstruction de soi. C’est ainsi que Bibiche KOUND se fait aujourd’hui conférencière avertie, nourrie par le besoin de liberté qui ne sera jamais pour elle un acquis, mais une démarche que l’on observe durant toute sa vie.
    Entre émotions vives et espoirs certains, les lecteurs se sont quittés plus de deux heures après le début de la rencontre, satisfaits d’avoir passé un autre moment de qualité. Le livre a reçu la note générale de 6,5/10, car s’il permet de se poser de fortes questions sur l’éducation dans les familles et la santé mentale, il lui manque encore plus de courage pour véritablement sortir du silence. Mais peut-être est-ce au lecteur, psychologue recherché, qu’il faut ce courage pour le sortir du silence.


    La prochaine séance se tiendra le 06 septembre 2025 à 12h. Le Tome 1 de Journal d’une jeunesse gaspillée, ouvrage autobiographique dont dix (10) exemplaires ont été offerts au 15 Pages par Jour Bookclub par l’auteur Himins, sera à l’honneur.


    Ce club de lecture vous intéresse ? Vous souhaitez offrir une dizaine de livres ? Notre contact : acolitterature@gmail.com

  • D-LIVRE : Entretien avec Serges NGOUNGA, écrivain camerounais, président de l’Amicale des Auteurs Camerounais de la Diaspora (AMACAD)

    Quand nous sommes enracinés dans nos valeurs, fiers de notre histoire, solides dans nos convictions, alors nous pouvons nous ouvrir aux autres avec sérénité, confiance et puissance.

    Merci d’avoir accepté de répondre à ce questionnaire. Vous êtes l’auteur de plusieurs livres dont trois s’inscrivent dans une perspective traditionaliste, défendant des valeurs, une vision de l’homme ou une esthétique enracinée dans la tradition. Nous souhaitons mieux comprendre votre démarche intellectuelle et créative dans l’écriture de « Le NGOUN expliqué à mon fils… et présenté au monde », « Du temporel à l’intemporel », « Les racines du bien, ou la parenthèse enchantée »…

    Comment définiriez-vous le « traditionalisme » dans vos œuvres ? Est-ce une fidélité à des principes intemporels, un rejet de la modernité, ou autre chose ?

    Je commencerai par dire que le traditionalisme en général désigne une somme de valeurs et coutumes du passé, des temps anciens, qui a été transmise par une tradition écrite ou orale, et qu’on peut considérer comme intemporelle, c’est-à dire immuable. Dans mes œuvres, le traditionalisme est une manière de me saisir du présent, comme trait d’union entre le passé et le futur. L’écrivain est un passeur de relais. Oui, je suis fidèle à certains principes intemporels qui gouvernent aussi bien l’humanité entière que les individus et les sociétés que nous constituons. Cela ne peut pas être un rejet de la modernité, car toute tradition s’enrichit des faits modernes, qui la pénètre, la bouscule et une partie de cette modernité épouse la tradition d’origine et la consolide. Je ne serai pas un auteur qui voudrait opposer la modernité à la tradition.

    Quels penseurs, écrivains ou artistes du passé vous inspirent le plus, et pourquoi ?

    Il y a plusieurs auteurs, penseurs et artistes qui m’inspirent, pas que ceux du passé. Disons pour parler des temps anciens, les philosophes grecs Marc Aurèle, Sénèque, Socrate m’inspirent autant que certains auteurs français tels que Voltaire, Jean-Paul Sartre, et bien d’autres… sans oublier certains auteurs africains tel que Senghor, Mongo Beti, Amadou Hampâté Bâ. Ces auteurs m’inspirent le plus car d’une certaine manière, leurs écrits décrivent aussi bien la complexité du monde qui les entouraient et ils donnent quelques clés pour trouver son proche chemin, avec conviction et liberté.

    Selon vous, quelles sont les principales erreurs ou illusions de la modernité ?

    Je pourrai citer deux erreurs majeures :

    La première, la modernité a souvent l’illusion de créer quelque chose de nouveau, et lorsqu’on creuse, on se rend compte souvent qu’au fond, on a refait uniquement la surface extérieure de quelque chose qui existait déjà.

    La seconde erreur, c’est de penser que ce qui relève de la modernité, doit s’imposer à tout le monde, de la même manière. Or, l’humain ne peut pas être contraint à tout type de modernité ; ce serait nier sa capacité à réfléchir, et sa liberté intrinsèque d’exercer un choix libre et conscient sur ce qui se présente à lui, moderne ou non.

    La tradition doit-elle être préservée telle quelle, ou réinterprétée pour rester vivante ?

    Comprenons-nous bien, la tradition, au sens d’un ensemble de pratiques transmises de siècle en siècle, de génération en génération ne peut intrinsèquement pas être préservée telle quelle. Pourquoi ? parce que chaque génération prend un peu du passé, y ajoute des éléments du présent sans oublier sa propre vision du futur. Ce qui veut dire que chaque époque, chaque période possède sa part de tradition. Oui, ce qui est essentiel et indispensable dans une tradition doit être préservée. Prenons l’exemple de la poésie. La tradition poétique a mis en place des codes d’écriture, des vers, des alexandrins, etc. Aujourd’hui, cette tradition poétique a ses inconditionnels, mais à nos jours, ce qui est resté de cette tradition, c’est le sens des rimes, du rythme des vers, la tonalité des strophes, et non plus l’obligation de faire des alexandrins de dix ou douze pieds. En clair, une tradition, pour rester vivante dans une époque donnée, doit s’habiller des vêtements de cette époque pour rester encore plus puissante. Pourrai-je parler de trahi-modernité ?

    Comment votre engagement traditionaliste influence-t-il votre style d’écriture ou votre approche artistique ?

    Je dirai plutôt ma vision traditionaliste et non pas engagement. Car une vision s’affine, s’aiguise avec le temps ; un engagement, c’est plutôt quelque chose de continu dans l’action. Donc, je dirai que ma vision traditionnelle étant le reflet de mon parcours, de mes rencontres, de mon essence même, elle fait partie intégrante de ma source d’inspiration. Je me nourris à la source des traditions du monde pour interroger le présent. J’interroge l’avenir à l’aune des faits passés pour mieux comprendre le présent. Mon écriture est une quête d’harmonie et de sens.

    Existe-t-il, selon vous, une « décadence » dans la littérature contemporaine ? Si oui, comment la caractériseriez-vous ?


    Je suis mal placé pour juger la décadence ou non dans la littérature contemporaine. Vous savez, chaque époque a ses travers. Chaque secteur d’activité a ses aspects décadents. Regardez la mode, il y a de tout. Certains parents peuvent trouver indécent l’habillement de certaines jeunes filles, dans un pays et ce sera l’inverse dans un autre milieu. Il y a eu par exemple au XIXè siècle dans la littérature romantique française, des auteurs tels que Victor Hugo qui avait des romans conventionnels, différents du style d’autres auteurs comme Georges Sand, qui mêlait au texte romantique des émotions contrastées de sensualité et de sexualité qui pouvaient choquer à cette époque-là.

    Quel rôle jouent la religion, la philosophie ou les mythes dans vos œuvres ?

    La religion joue très peu de rôle dans mes œuvres. Je parlerai plutôt de spiritualité, ce qui élève l’Homme au dessus de la matière. La philosophie comme amour de la sagesse est aussi une forme de spiritualité qui, dans certains de mes textes, interpelle l’humain aussi bien dans ses contradictions que dans sa recherche d’harmonie et d’équilibre avec lui-même, avec la société qui l’entoure et avec la nature qui l’environne.

    L’art doit-il être beau, ou peut-il se permettre la laideur et la subversion ?

    Pour moi, l’art doit être beau, et être au service du bon et du bien. L’art peut se permettre une certaine subversion, et cela lui confère une certaine subtilité. Pour ce qui est de la laideur, tout dépend de la sensibilité de chaque artiste-créateur. De base, toute œuvre de création se conçoit dans la beauté de l’esprit.

    Le traditionalisme implique-t-il, selon vous, une certaine vision de l’ordre social ? Laquelle ?

    Si vous prenez par exemple le traditionalisme qu’ont certains peuples à respecter les anciens, pensez-vous que cela puisse se faire sans respect de l’ordre social ? Dans la médecine ou dans le droit, pensez-vous que sans ordre social, le respect du port des tenues, la méthodologie de soutenance auront-ils un sens ?

    Comment analysez-vous les mouvements contestataires actuels (écologisme, progressisme, etc.) à la lumière de votre pensée ?

    Ce sont des formes d’expression de la liberté des Hommes. Il faut laisser les gens s’exprimer si tant est qu’ils ne cherchent pas à imposer à tous la même pensée. Je fais confiance à l’intelligence collective et au temps pour apporter plus de sérénité dans ce qui peut apparaître comme un mouvement de contestation. Ces éléments extérieurs ne viennent aucunement perturber ma vision intérieure.

    La démocratie moderne est-elle compatible avec les valeurs que vous défendez ?

    Si l’on attend par démocratie moderne, l’élection des dirigeants au suffrage universel, je dirai que ce choix ne doit pas être imposé à tous les pays de la planète de la même manière. Chaque peuple peut et doit trouver le mécanisme par lequel il veut être administré. Vu du monde occidental, les monarchies du Moyen-Orient semblent ne pas être gênants pour les populations locales. Les peuples d’Afrique, d’aujourd’hui, ne peuvent-ils pas accepter cette forme de gestion monarchique ? A méditer.

    Quelle place accordez-vous aux nations, aux peuples et à leurs héritages spécifiques ?

    Justement, un peuple s’approprie son destin, lutte pour l’affirmation de sa liberté et pose les bases de son organisation. Les nations les plus solides sont celles où les peuples ont pu forger un destin commun sur la base d’héritages où chacun se reconnaît dans le narratif collectif. L’ère Meïji a formé et forgé le destin de la nation japonaise. La conquête de l’Amérique par des Européens, avec des esclaves amenés d’Afrique, a donné autre chose de différent que ce qui préexistait avant 1492.

    Vos idées suscitent-elles des incompréhensions ou des oppositions ?

    Pour l’instant, je n’y prête pas attention. Le vin est tiré, il faut le boire. Lorsqu’une œuvre est publiée, elle est livrée aussi bien aux critiques qu’aux compliments. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Je prends tout, je tamise si besoin et je m’assure d’être en harmonie avec moi-même.

    Pensez-vous que la culture dominante marginalise volontairement les voix traditionalistes ?

    La culture dominante, au contraire, donne du relief aux voix traditionalistes. Je le répète, aucune culture dominante, ne se fait sans la base d’éléments traditionalistes. On croit souvent que la modernité est une croissance ex nihilo. Creusez-bien et vous verrez l’essence, la quintessence des choses et des êtres. La modernité ne doit pas oublier ses fondements basés sur des faits traditionalistes…

    Quel public souhaitez-vous toucher : une tranche particulière ou la société dans son ensemble ?

    La jeunesse de 9 à 99 ans. J’écris pour mettre en lumière une partie de la vision de notre société. Par conséquent, les êtres éveillés, ceux qui sont à l’écoute du monde, peuvent me lire, y compris les jeunes dès l’âge de 9 ans.

    Vous vivez en Occident. Voyez-vous des signes d’un possible renouveau traditionaliste africain en Occident ?

    Oui, énormément. Disons que les enfants des 2ème et 3ème générations d’Africains qui sont venus en Europe pour les études ou pour le travail, ont compris qu’il leur manquait une base, des racines pour mieux assumer leurs identités plurielles. Avec ou sans l’aide de leurs parents, ils sont allés à la source et cela a créé en eux quelques bouleversements mais aussi de l’enchantement. Ainsi, ils sont mieux armés pour le rendez-vous du donner et du recevoir, cher au poète Senghor.

    Avez-vous des projets en cours (livres, conférences, collaborations) que vous souhaiteriez partager ?

    Oui, plusieurs projets se préparent pour les mois qui suivent, surtout pour le 1er semestre 2026. J’en dirai plus lorsque j’aurai choisi l’ordre de parution de ces travaux en cours de finalisation. A suivre.

    Un dernier message ou une citation qui résume votre position ?

    Soyez comme ces arbres anciens, ces majestueux baobabs d’Afrique, ces séquoias géants d’Europe, ces cèdres d’Asie, qui plongent leurs racines profondément dans le sol au fil du temps. Avec un tronc solide, à fière allure, ces arbres ont des branches qui s’étendent aux quatre coins de l’espace. Autrement dit, quand nous sommes enracinés dans nos valeurs, fiers de notre histoire, solides dans nos convictions, alors nous pouvons nous ouvrir aux autres avec sérénité, confiance et puissance. La bienveillance devient une force. L’ouverture, un choix. L’enchantement de la vie, un luxe permanent.



  • BIOLITT : Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA, Miss littérature Afrique 2025

    Née le 02 novembre 2006 à Douala au Cameroun, Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA est une jeune écrivaine en herbe. Passionnée de narration depuis sa tendre enfance, Lorena Nolwen termine à quinze ans son tout premier roman « Les Tréfonds de L’âme », qui cumule à ce jour près de trois mille vues sur Wattpad, la plateforme d’écriture mondiale.

    Elle assure pendant plus de six mois la fonction de jury du concours Lofn, une compétition littéraire non officielle organisée sur le réseau social.

    À seize ans, elle publie toujours sur Wattpad un recueil de nouvelles basé sur les tragédies marquantes de l’histoire de son pays. La première nouvelle de ce recueil l’amène en demi-finale de la 39e édition du Prix du Jeune Écrivain de Langue Française.

    Fin 2023, elle remporte le Prix de la Meilleure Dissertation Philosophique du Lycée Bilingue de Ngodi-Bakoko, établissement secondaire dans lequel elle est scolarisée. L’année suivante, elle est lauréate de la 40e édition du Prix du Jeune Écrivain de Langue Française avec une nouvelle inédite : « Prémonition ».  Lorena Nolwen, parrainée par l’écrivain canadien Éric CHACOUR et conviée à la Semaine du Jeune Écrivain à Muret en France, à la fin du mois de mars 2025. Sa nouvelle paraîtra avec les onze autres textes gagnants, dans un recueil, aux Éditions Robert Laffont, en avril 2025.

    Depuis la fin d’année 2024, elle est l’ambassadrice bénévole de l’association « Un Livre, Un Trésor », qui promeut le lire et l’écrire chez les jeunes du Cameroun.

    Nolwen KAMAHA est également Miss Littérature Cameroun 2024-2026. Le 26 juillet 2025 au Bénin, elle est élue Miss Littérature Afrique.

    Actuellement, elle étudie le journalisme à l’Institut Universitaire du Golfe de Guinée.


  • D-LIVRE : ENTRETIEN AVEC Anne Rachel ABOYOYO A., écrivaine camerounaise

    Je cherche surtout le cœur de l’homme. J’espère donc avoir la capacité de suggérer de fortes émotions. Que ce soit par le vers libre, par le free verse, par le haïku ou par des laisses, j’espère parler au cœur de l’homme.


    Quand et comment avez-vous découvert votre vocation pour la poésie ?

    Ma vocation pour la poésie découle de ma volonté de me coudre à moi-même, j’avais alors quinze ans et j’étais sujette à une sensibilité un tout petit peu regardée de travers par mon entourage. J’écrivais des textes narratifs et épistolaires surtout, au début. Et la lecture des poèmes a été déterminante; j’avais le sentiment en les lisant et en les écrivant, qu’ils exprimaient mieux ce que j’avais à dire et surtout, ce que je pensais.


    Y a-t-il un poète, une poétesse ou un livre qui a marqué vos débuts ?

    J’ai eu une attirance particulière pour les poèmes de Joseph Rabéarivelo et Jacques Rabémanandjara. Puis, j’ai lu avidement L’anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française de L.S.Senghor ; pour ne plus jamais lâcher la poésie jusqu’à présent.


    Comment définiriez-vous votre propre voix poétique ? A-t-elle évolué au fil du temps ?

    La voix poétique se réfère à la personnalité poétique. Il est difficile d’être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. Je sais seulement qu’il y a de grandes structures antithétiques dans mes textes.

    Comment naît un poème chez vous ? ( une image, une émotion, une idée ?)

    Les poèmes naissent de tout chez moi : un regard, un sourire, une attitude, un coup de vent ou de blues, une colère, une image… tout.

    Travaillez-vous par inspiration spontanée ou par réécriture minutieuse ?

    Les deux. Je suis saisie de la même manière par la montée de la fulgurance (inspiration toujours nourrie par l’observation), que par le travail de tissage des mots.

    Avez-vous des rituels d’écriture (un lieu, un moment de la journée, des outils préférés) ?

    J’écris comme je vis. Ma vie est à la fois respect et mise à distance vis-à-vis des rituels.

    Vos poèmes explorent souvent l’abstrait, l’union, la communion. Pourquoi ces sujets vous touchent-ils ?

    Je pose sur la société extrêmement marchande, mercantile et superficielle actuelle, un regard d’une certaine condescendance, mêlée de compassion. Et les sujets qui me passionnent visent justement le réinvestissement de cette société par les valeurs immatérielles et la profondeur. Un peu messianique , la noble prétention (sourire).


    Quelle structure poétique préférez-vous ?

    Je cherche surtout le cœur de l’homme. J’espère donc avoir la capacité de suggérer de fortes émotions. Que ce soit par le vers libre, par le free verse, par le haïku ou par des laisses, j’espère parler au cœur de l’homme.


    Tenez-vous à la musicalité des mots, au rythme où à la ponctuation (ou son absence) ?

    Je tiens plus au charme du mot qu’à sa musique, et je ne me limite ni à l’un ni à l’autre. Ma préférence la plus marquée est celle de la ponctuation. Je tiens à être lisible pour tous.

    Comment voyez-vous l’évolution de la poésie francophone/internationale actuelle ?

    Pour parler d’évolution, il faut définir l’étape de l’aboutissement final, clairement. Or cela me semble une mauvaise prétention pour moi. Ce que je sais c’est que les vastes mouvements des peuples (diversité culturelle) et l’engagement sociopolitique qui en découle en termes de paix ou de guerre, sont un gisement où puise le poème francophone pour s’énoncer (il n’y qu’à lire, par exemple, Nous l’éternité de Christophe Pinau-Thierry, ou L’or n’a jamais été un métal de Josué Guébo, pour s’en convaincre). Les brassages sont à l’origine du bondissement du nombre d’anthologies. Les grands rassemblements sportifs aussi… À l’assaut du ciel, par exemple, est un recueil collectif de textes rassemblés par Julie Gaucher et Valentin Deudon, sur les jeux olympiques et paralympiques.Tout cela s’ecrit dans une diversité formelle notoire, où les structures anciennes jouxtent de nouveaux arrangements (slam-poésie, poésie de rue, textes miniaturisés pour les réseaux sociaux, etc.). Et je sais que c’est bien au-delà de ce que je perçois.


    Y a-t-il des poétesses contemporaines que vous admirez ou qui vous influencent ?

    Il y a des poètes contemporains que je respecte. Je peux citer Fernando d’Alméida, Ananda Dévi, Yvette Balana. Je ne m’enferme pas dans les questions de genre.

    Quels regards portez-vous sur les interprétations que les lecteur.ices font de vos poèmes ?

    Le texte littéraire (mes poèmes en sont un) est ouvert à toute interprétation. J’écoute les interprétations avec délectation, mais sans commentaire.

    La performance orale (lectures, slam) fait-elle partie de vos pratiques ?

    Je suis en train de travailler avec quelques grands performeurs sur la mise en texte orale de mes poèmes. On verra ce que cela produira.

    Un retour de lecteur.ice ne vous a-t-il particulièrement pas marqué depuis « Les graines du silence » ou votre récente parution « La revanche de l’amante » ?

    J’évite les commentaires sur les interprétations de mes textes… jusqu’ici (sourire).


    Parlez-nous de « La revanche de l’amante». Quel est son pourquoi, son pour quoi, son comment, et vos attentes.


    La revanche de l’amante est un texte né d’un haro sur le simulacre dans la conception de l’amour, l’embastillement de la liberté et l’émasculation des humains de sexe masculin. L’objectif est de participer à la déculpabilisation pour favoriser des relations amoureuses et maritales épanouissantes. Le mode opératoire est le démantèlement du mensonge qui les organise et l’attente est la lecture du texte par le plus grand nombre.

    Selon votre expérience, quel conseil donneriez-vous à une personne qui débute en poésie ?

    À un débutant en poésie, je conseille de lire au moins 300 recueils de poèmes, de s’exercer à l’observation minutieuse de tout et d’écrire sur un seul sujet à la fois.

    Travaillez-vous déjà sur un nouveau projet ? Si oui, pouvez-vous nous en dire quelques mots?

    « La revanche de l’amante » vient de paraître. Le livre doit faire son chemin d’abord.

    Quel rôle jouent les plateformes numériques dans la diffusion de vos textes ?

    Le digital est un mode de communication. Avec ses modalités et ses pratiques. Je le traite avec les mêmes égards que les médias classiques.

    Vous avez contribué dans plusieurs recueils. Parlez-nous de ces différentes collaborations. Comment nourrissent-elles votre écriture ?

    J’ai déjà publié dans trois anthologies dont deux étaient thématiques. Ce que je garde de ces expériences, c’est la chaleur de la proximité des pairs et le travail de conciliation des différences. C’est enrichissant.

    Comment conciliez-vous poésie et militantisme ?

    Poésie et militantisme ! Ce sont les critiques qui recensent les éléments critiques des parcours. Je les écouterai à ce sujet (sourire).

  • D-LIVRE – ENTRETIEN AVEC DIANE-ANNIE TJOMB, AUTEURE CAMEROUNAISE

    Lorsque j’ai pris mon stylo pour la première fois, je souhaitais que l’on perçoive dans mon texte, la ferveur de la plume du Père Engelbert MVENG et la satire de celle de Séverin Cécile ABEGA, tous deux des Africains, tous deux des compatriotes.


    Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous a poussée à devenir écrivaine ?
    Je suis diplômée en communication des organisations et en gestion des ressources humaines. Après un bref séjour à « Radio Béthanie de Ndoungué » comme responsable des programmes et de l’information, je deviens directrice d’ « AWAA Space », un co-working place, avec incubateur incorporé, pour soutenir et développer les start-up portées par des femmes. Depuis la première année du second cycle au lycée, l’écriture m’habite et m’accompagne dans les différents paliers de ma vie.
    Ce qui m’a déterminée à me faire éditer et à entreprendre une carrière d’écrivain, c’est le besoin de m’exprimer sur des sujets qui me bouleversent intrinsèquement, qui m’interpellent, et me rendent complice du fait de mon silence. Le dire comme cela semble ordinaire, mais je subissais, à une certaine époque, des oppressions internes : certaines nuits, je perdais le sommeil. Les sujets sur lesquels je m’étais exprimée avant de retrouver mes quiétudes nocturnes traitaient : de l’impunité des viols sur mineurs, de l’espoir des jeunes qui coule dans la froideur de la Méditerranée, dans la quête d’une vie meilleure, de l’absurdité des pratiques de sorcellerie qui exacerbent la misère, etc.
    Entre la publication de deux livres, j’ai suivi une formation paramédicale, pour poursuivre parallèlement une carrière d’Assistante en Cabinet Médical.

    Quelles sont vos principales influences littéraires, africaines ou internationales ?
    Lorsque j’ai pris mon stylo pour la première fois, je souhaitais que l’on perçoive dans mon texte, la ferveur de la plume du Père Engelbert MVENG et la satire de celle de Séverin Cécile ABEGA, tous deux des Africains, tous deux des compatriotes.

    Votre écriture s’inscrit-elle dans une tradition littéraire africaine particulière ? Si oui, laquelle ?
    Sauf si les illuminés me démontrent le contraire, ma plume ne tend vers aucune tradition littéraire africaine particulière. Elle est juste une matérialisation de mes convictions, elle ne cherche pas à obéir délibérément à un style.

    Comment décririez-vous le rôle de la culture africaine dans votre écriture ?
    Dans la description du paysage, dans l’expression verbale que j’attribue à mes personnages, dans le choix des mets culinaires, dans l’évocation de nos croyances, l’on identifie clairement l’utilisation de notre patrimoine culturel africain. C’est un matériau indispensable à la construction de mon monde fictif.

    Vous êtes l’auteure de plusieurs textes (romans, nouvelle, poésie…) Pouvez-vous nous expliquer le choix des thèmes dans vos textes ?
    Que ce soit dans mes romans, mon recueil de poèmes et mes nouvelles, j’aborde des thèmes qui écorchent ma sensibilité ; des sujets de la vie courante, qui me parlent et qui me bousculent… sinon rien n’en sortira. Pour donner naissance, il faut absolument tomber enceinte ; le même principe s’applique dans un processus de création littéraire. On n’accouche pas de ce que l’on n’a pas porté, au risque de produire un texte sans âme.

    Votre idée d’écriture de ces livres est-elle inspirée de personnes réelles ou de traditions orales africaines ?
    Tous mes textes sont inspirés des événements réels de la société dans laquelle je vis. Je décris le monde dans ce qu’il a de merveilleux, de pur, d’exaltant ; et dans ce qu’il a d’abject, d’exécrable et de répugnant.

    Comment abordez-vous la question de la langue dans vos œuvres ? Écrivez-vous en français, dans une langue africaine, ou mélangez-vous les deux ? Pourquoi ?
    Mes textes originaux sont exclusivement en français, parce que j’écris dans la langue que j’ai relativement mieux assimilée. Ça aurait été formidable pour moi d’écrire en une langue africaine. J’encourage celles et ceux qui en ont l’habilité, à ne pas hésiter.

    Quels défis avez-vous rencontrés en tant qu’auteure africaine dans le paysage littéraire actuel ?
    Le secteur de l’édition dans le paysage littéraire au Cameroun ne m’a pas fait de cadeaux. Avec certaines maisons d’éditions, j’ai connu des frustrations et des désillusions. Je n’en dirai pas plus, c’est encore un chapitre douloureux pour moi.

    Pensez-vous que la littérature africaine est suffisamment représentée et valorisée sur la scène internationale ?
    Je n’ai pas de statistiques fiables pour répondre à cette question de manière péremptoire. Je pense plutôt que la littérature africaine qui fait un clin d’œil à l’Occident reste plus valorisée, et est mieux représentée sur la scène internationale, que celle qui ne lui fait pas d’éloges.

    Comment voyez-vous l’évolution de la littérature africaine contemporaine ?
    Je la trouve plus diversifiée, libre, et audacieuse. Les thèmes qu’on y retrouve évoquent de plus en plus la construction d’une forte identité africaine. Il faut y croire, malgré sa complexité.

    Votre écriture vise-t-elle une dimension politique ou sociale ? Si oui, comment ?
    Elle vise les deux à la fois. Ce n’est pas calculé, c’est juste une réponse à une interpellation. Lorsque j’évoque dans « Un Avenir Strangulé » le sort des enfants des régions en guerre, ou le sort des jeunes camerounais en quête de pitance, qui finissent au fond de la mer en plats de résistance, dans « La Méditerranée médite », ça soulève sans ambiguïté une question de mal gouvernance. Qui est censé apporter la sérénité dans les zones en guerre et offrir un environnement propice à l’épanouissement de la jeunesse ?!

    Quel message souhaitez-vous transmettre à travers vos livres ?
    Je souhaite que le lecteur comprenne que le changement de nos paradigmes mentaux, notre système de pensées, est un préalable pour accéder à d’autres formes de changements. Comme je suis une grande optimiste, je leur inculque à travers mes textes, que tout est possible à celui qui croit. Une certaine critique me dira que je passe à travers les murs ; je l’assume. Rien n’est impossible à celui qui croit !

    Quel est votre processus d’écriture ? Avez-vous des rituels ou des habitudes particulières ?
    J’écris avec mon casque allumé et aux oreilles, le plus souvent. Ça me déconnecte de mon entourage et ça m’isole. Ce rituel me permet d’écrire même dans une foule en liesse.

    Un conseil pour les jeunes africains qui souhaitent se lancer dans l’écriture ?
    Je conseille à tous les jeunes africains qui souhaitent se lancer dans l’écriture d’être passionnés, disciplinés, curieux, et de rester ouverts à la critique constructive.

    Sur quel projet littéraire travaillez-vous actuellement ?
    Je travaille en ce moment sur la planification d’un projet artistique : la photographie, que je voudrais joindre à un projet littéraire. Notre planète est d’une beauté poétique !


    Retrouvez les livres de Diane-Annie TJOMB sur Amazon ou via l’adresse infoslitt@gmail.com


    Retrouvez Diane-Annie TJOMB très prochainement


  • Readers and Translators Week Online (RTWO) 2025 : Une deuxième édition sous le signe des défis liés à l’intelligence artificielle

    Contrairement à la première édition qui comptait 15 participants, cette édition de la Readers and Translators Week Online (Semaine des Relecteurs et des Traducteurs en Ligne), toujours organisée par ACOLITT et Ghosts Universe, rassemblera 26 panelistes de dix pays : Cameroun, Bénin, Congo, Côte d’Ivoire, Brésil, RCA, Guadeloupe, Guinée, Sénégal et France.

    Du 23 au 27 juillet 2025, ils meubleront sept échanges :

    Sous la modération d’acteurs du livre qui s’investissent au quotidien pour la littérature :

    En plus de ces échanges, un atelier de relecture et traduction gratuit sera tenu par Ray NDEBI, promoteur de Ghosts Universe

    Rendez-vous sur la page Facebook ACOLITT.


  • Café littéraire avec des enfants : Le recueil « Contes d’enfants d’Afrique » a été lu.

    07 mai 2025 à La Maison Des Savoirs de Yaoundé…

    Offerts le 20 novembre dernier, les exemplaires (20) du recueil « Contes d’enfants d’Afrique » écrit en 2024 par des élèves de moins de 14 ans des lycées et collèges du Cameroun, produit avec le soutien de la Fondation Ducere basée en Australie et supervisé par l’APEC, ont été distribués aux élèves du college Blaise Pascal et du Collège MEYOU, tous deux situés au quartier Etoudi à Yaoundé. 

    Il s’agit de deux collections illustrées, en français et en anglais, qui mettent en exergue les traditions, les coutumes, le regard de cette génération d’auteur.e.s face à la modernité, les fléaux et les mœurs, etc.  

     

    Une belle séance tenue par Erine TCHOUALA, stagiaire à la maison des savoirs, qui a eu du mal à s’achever, l’engouement des enfants étant au beau fixe.

    Rapprochez les livres des populations, et voyez la magie de la lecture s’opérer…

  • 15 PAGES PAR JOUR BOOKCLUB : Écoute ! de Celestine BELLA AWONO, auteure camerounaise

    La poésie… Quand il s’agit de vers, de strophes et de cette expression que l’âme seule sait produire pour toucher la société, le regard se fait toujours plus insistant et l’analyse peu souple. En arrivant à La Maison des Savoirs, la bibliothèque sise au dépôt de sable à Yaoundé, Célestine Bella Owona, l’auteure du recueil de poèmes Ecoute ! paru aux éditions Lupeppo s’attendait à une critique poussée de ses textes.

    Elle-même membre du club de lecture 15 Pages Par Jour créé par ACOLITT, l’auteure à l’épreuve des lecteurs ce 05 juillet 2025 a vécu une journée éprouvante mais unique dans la vie d’une plume. Le thème retenu pour conduire l’échange est « ETRE UN HUMAIN ».

    L’article complet ici

    Le 09 août 2025, ce sera au tour de « Libre » de Bibiche KOUND.

  • 15 PAGES PAR JOUR BOOKCLUB – Tuba B., celle qui possède la force : Être une femme assumée

    Dès 12h00, alors que le ciel s’assombrit sur la ville de Yaoundé le 07 juin 2025, La Maison des Savoirs – MDS Yaoundé, bibliothèque aux plus de vingt ans d’activités, voit s’installer dans son enceinte au lieu-dit Dépôt de Sable à Etoudi, les uns après les autres, les membres du 𝗖𝗹𝘂𝗯 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝟭𝟱 𝗣𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗝𝗼𝘂𝗿, un club de lecture initié par ACOLITT.

    Prévue pour deux heures, il faudra une heure supplémentaire à la rencontre pour faire le tour de la question des femmes soulevée par ce roman qui, au bout de l’après-midi, aura obtenu une note de 9,5/10 par les membres du club.

    L’article complet ici.

    📌 Le 05 juillet 2025 à 14h, le recueil de poèmes Écoute ! de Celestine BELLA AWONO sera à l’honneur. L’auteure a fait un don de 15 exemplaires au club de lecture.



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    Nous contacter : acolitterature@gmail.com

  • 15 PAGES PAR JOUR BOOKCLUB – Saara, de Beyrouk : Entre héritage et nature

    Lire l’article ici.

    Cette séance au CLAC Yaoundé s’est tenue avec le soutien de La CENE littéraire (10 exemplaires du roman « Saara » + 15.000 FCFA)

    📌 Pour la séance du mois prochain, nous avons reçu un don de livres de l’auteure Diane-Annie TJOMB. Nous irons au cœur de « Tuba B., celle qui possède la force ».


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