Étiquette : éducation

  • TRADUCTION LITTERAIRE : LA VOIE DE L’EMANCIPATION – Par Ray NDEBI

    Longtemps pratiquée avec des directives visant à n’en faire qu’une conversion de mots dans une autre langue, la traduction littéraire est aujourd’hui l’un des terrains où les valeurs et les identités se cultivent et se protègent. La fierté d’avoir son texte traduit est aujourd’hui moins importante pour un auteur, que celle de voir son expression traduite.
    Au cours de plusieurs échanges avec divers auteurs, nous avons noté une certaine frustration due au résultat proposé par certains traducteurs ; l’insatisfaction continue de grandir et, de moins en moins, l’on veut voir son texte juste converti dans une autre langue. Dans un souci de récupération ou de restauration de leur identité, plusieurs auteurs et éditeurs confient leurs textes à des logiciels qui, eux aussi engendrent une nouvelle insatisfaction ; celle des lecteurs qui n’y voient en rien de la Littérature.
    Il est temps de se poser les questions les plus simples.

    POURQUOI FAIRE TRADUIRE UN LIVRE ?


    Un livre porte une vie et des expériences d’un contexte que l’auteur propose à la lecture. Quand elle écrit, la plume offre son âme, en même temps qu’une trame, un fil, des émotions qui lui sont authentiques et puisées d’une observation patiente, le tout dans un contexte bien identifié. Le texte prend donc racine dans un milieu qui fera ses goûts et ses couleurs.
    L’idée de faire traduire porte alors l’idée de faire découvrir. L’auteur tient à ce que son expression soit fidèle à sa source ; qu’elle ne soit pas interprétée ou donnée selon les exigences imposées par les autres. Il veut voir traduire sa littérature. Plusieurs traducteurs (et enseignants de traduction) trouvent que des équivalents devraient être sollicités, afin de « ne pas choquer la culture et les convictions » des autres.
    Mais une traduction n’en est plus une si le texte est dénué de son essence. Les valeurs de l’auteur restent le moteur de la traduction littéraire.



    ACOLITT propose des services de traduction, de révision de traduction et des ateliers de traduction


    COMMENT TRADUIRE UN LIVRE ?


    Les traducteurs et les enseignants de traduction gagneraient à reconsidérer plusieurs points :


    – Etre bilingue, même si c’est nécessaire, ne fait pas le traducteur.


    – Parler plusieurs langues et exprimer la littérature en plusieurs sont deux potentiels d’expression bien différents. Le traducteur qui est juste bilingue ne saurait rendre l’écriture de l’auteur, car il faut aussi traduire un style, une pensée, une méthode… et on peut aller encore plus loin.


    – Comprendre les deux langues avec la même puissance est vital pour la traduction de l’expression d’un auteur.
    Il est courant et même indiqué de choisir, par exemple, un traducteur francophone pour travailler vers le français et un traducteur anglophone pour un rendu vers l’anglais ; mais l’un ou l’autre peuvent aussi bien travailler vers les deux langues, sinon on se réduit dans bien des cas à une interprétation. Si l’on comprend approximativement ce que l’on doit traduire, on livre possiblement deux niveaux de traductions : inférieure ou supérieure ; dans les deux cas, ce n’est pas le travail de l’auteur qui est rendu, mais juste l’idée qu’on en a. On devrait donc favoriser l’approfondissement des langues, et voir par-delà les nuances que maitriseraient l’un ou l’autre.


    – Le contexte intérieur du texte détermine sa traduction et non le contexte externe du commanditaire.
    C’est ici que l’on perd beaucoup en matière de traduction littéraire. S’il est couru que beaucoup de choses se perdent avec la traduction, c’est tout simplement pour disposer le traducteur à l’approximation et le limiter à un travail très contestable. En réalité, très peu de choses se perdent. L’esprit littéraire doit être inculqué à tous les traducteurs, car il est le fondement de l’écriture. On n’observe pas le confort du destinataire pour traduire, mais la littérature de l’auteur.

    QUI DOIT TRADUIRE UN LIVRE ?


    « Un traducteur littéraire ! » Voilà la réponse que nous donnons. Et qui est un traducteur littéraire ? Tout simplement ce traducteur qui :
    comprend les points énumérés et développés plus haut ;
    lit de la littérature autant dans sa langue première que dans les autres ;
    – lui-même, sans être nécessairement écrivain, s’exerce à l’écriture ;
    réalise les enjeux culturels et traditionnels ;
    – est passionné et libre dans son texte et son expression.


    La question de la race, de la tribu ou toute autre forme d’appartenance, n’est alors évoquée que si les point que l’on vient de citer posent un problème au traducteur. Parfois des traducteurs sont expérimentés et excellents, mais leur incapacité à intégrer les contextes des auteurs les rendent incompétents pour l’exercice. Nous recommandons alors de décliner la proposition plutôt que de livrer une traduction insuffisante, à cause de ses convictions.


    La traduction littéraire est avant tout de la Littérature, et la Littérature est Culture et Valeurs ! Et rien, aucune conviction, aucune politique, aucune condition, aucun capitalisme… absolument rien, n’est au-dessus des Valeurs. La traduction littéraire est un pont entre plusieurs cultures, un pont dont le matériau est l’essence de ces cultures ; plusieurs lecteurs ont été égarés en découvrant la réalité des textes sources.
    Un traducteur littéraire obéit aux valeurs d’un auteur ; c’est par ces valeurs que les terres s’exportent et se vivent, se comprennent et trouvent leur place dans ce village planétaire. C’est cette émancipation qui guérit de l’ignorance.


    Traducteurs du monde entier, TRADUISEZ !

    Ray « The Ghost » NDEBI, traducteur littéraire (Fr-Ang-Fr), auteur, coach littéraire




  • BIOLITT : Chédrack DEGBE, promoteur Tous Pour le Livre (TPL)

    Chédrack DEGBE est Béninois. Il est le président de l’ONG Tous Pour le Livre (TPL) créée en 2021. C’est une association culturelle certifiée Club UNESCO depuis 2022.

    À travers l’ONG TPL, Chédrack DEGBE fait  la promotion du livre et de la lecture en milieu scolaire. A propos, il a assisté les municipalités du département du Zou au Bénin dans la relance des bibliothèques communales du Zou et collecte chaque année des milliers de livres pour le renforcement du fonds documentaire de ces bibliothèques. Quant à l’animation de ces bibliothèques, Chédrack et son équipe de vingt volontaires dévoués à la tâche exécutent trois projets par rentrée scolaire – soit un projet par trimestre :

    1- Campagne Jeunesse en Lecture (CAJEL) : elle se déroule chaque premier trimestre de rentrée. C’est une série de cafés littéraires avec des auteurs invités dans les sept bibliothèques communales du Zou pendant sept semaines.

    2- Programme Samedi des Livres (PROSAL) : il se déroule chaque deuxième trimestre de rentrée. C’est également une série de cafés littéraires avec des auteurs invités dans les sept bibliothèques communales du Zou pendant sept semaines.

    3- Festival Zou Livres : il se déroule chaque troisième trimestre de rentrée. C’est une série de causeries littéraires avec des auteurs invités dans une bibliothèque communale du Zou pendant trois jours.

    Chédrack et sa team projettent la création d’une chaîne de bibliothèques communautaires et de librairies solidaires dans le département du Zou, pour un accès suffisamment facile des livres à leur communauté.




  • BIOLITT : Dr Omar DIOP, enseignant-chercheur sénégalais

    SON CURRICULUM VITÆ

    ENSEIGNEMENT

    Depuis 10/20 : Maitre de conférences assimilé à l’université Gaston Berger, section LEA (traduction, grammaire, CMC…)


    09/17 – 10/19 : Lycée et Campus Haute Follis à Laval 53000 ( 2nd, 1ère, Term, Licence, BTS)


    09/15 – 08/16 : Lycée Professionnel Maritime et Aquacole Daniel RIGOLET (Anglais Appliqué aux techniques maritimes et aquacoles)


    03/16 – 06/16 : Université Caen (École Nationale Supérieur d’Ingénieurs de l’Université CAEN-Basse-Normandie)

    ANGLAIS SUR OBJECTIF PRÉCIS

    • Enseignant en anglais général :
      09/14 – 02/15 : Lycée Douanier ROUSSEAU de Laval
      11/11 – 03/13 : Formateur en anglais – EMF (Etudiant Musulman de France) Caen
    • Autres expériences
      09/11 – 06/12: Accompagnement scolaire – Etablissement René Lemière – Caen
      09/10 – 10/10 : Vacataire au SUAPS (Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives) Caen
    • Formation/Diplômes
      11/2013 : Doctorat en Traductologie à l’Université de Caen (France).
      09/2010 : Master Traductologie et Sciences cognitives à l’Université de Caen
      01/2009 : Maitrise d’anglais à l’Université Gaston Berger / Saint Louis du Sénégal – UGB-
      07/2007 : Licence d’anglais (linguistique et littérature) à l’UGB de Saint-Louis du Sénégal.

    ARTICLES PUBLIÉS DANS UNE REVUE A COMITÉ DE LECTURES


    Omar DIOP. « Passage de la narration orale à la narration écrite : études des procédés
    utilisés par Birago DIOP», SAFARA : Revue Internationale de Langues, Littératures et
    Culture, ISSN/ ISBN : 0851-4119, 2021.


    Omar DIOP. « Le « F-Word » dans les sous-titrages, quelles stratégies traductionnelles? »


    Germivoire : Revue scientifique de littérature, des langues et des sciences sociales, Université Félix Houphouet Boigny ISSN/ISBN : 2411-6750, 2021.


    SAMBOU, A. et DIOP, O. “Translating to prevent Covid-19: Quality assessment of the translations of prevention messages in wolof”, Akofena, Revue scientifique des Sciences du langage, Langues et Communication, Spécial N°4, Novembre 2020, Université Félix Houphouet Boigny : Abidjan, Côte d’Ivoire, 303-314.


    OUVRAGES


    DIOP, Omar (2021). ESP Grammar : Grammar in English for Specific Purposes, Les Editions SEGUIMA, ISBN 978-2-492035-07-4


    DIOP, Omar (Décembre 2017). War and Decay in Festus Iyayi’s Heroes and Violence. Collection Copernic, ISBN 979-10-227-6766-8


    DIOP, Omar (2017). La traductologie, qu’est-ce à dire? Collection Copernic, ISBN  979-10-227-3996-2


    DIOP, Omar (2013). L’interaction de la prosodie et de la gestuelle dans la construction du sens : cas des contes Wolof. Villeneuve D’Ascq, Atelier National de Reproduction des Thèses, ISBN 978-2-7295-8732-1



    Un rendez-vous du mois de juillet 2024




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  • BIOLITT : Rachida NDAM NJOYA, relectrice, promotrice de TITUS CONSULTING

    NDAM NJOYA Rachida, 25 ans, est Camerounaise et Professeure de lycées, en fonction depuis deux ans dans l’Êxtreme-nord du Cameroun.

    Son amour pour les lettres et la stylistique françaises l’ont poussée à poursuivre ses études et elle est actuellement doctorante en sciences du langage à l’Université de Maroua.

    Parallèlement, elle est la promotrice de l’agence TITUS consulting depuis bientôt deux ans. Il s’agit d’une agence professionnelle spécialisée dans la rédaction, la relecture et la correction de documents écrits.

    Sa mission est ainsi d’accorder une très grande importance à rendre les textes plus sains et exempts de toutes coquilles.
    Cette agence est en partenariat avec des maisons d’édition et agences de communication qui ne cessent de réitérer leur soutien et leur satisfaction.

    Active sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn et Tiktok) sous le nom de TITUS Consulting, cette agence communique sur les activités de l’agence et entretient ses abonnés sur la grammaire et comment mieux écrire l’orthographe française.


    Un rendez-vous du mois de juillet 2024




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  • D-LIVRE : Pierre Sonore DJIOGUE, auteur camerounais


    L’édition au Cameroun soufre aussi d’un grand déficit d’ouverture au monde ; pourtant nous sommes à l’ère du numérique.


    Pierre Sonore DJIOGUE, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Pierre Sonore DJIOGUE, né DJIOGUE TAZUFOUO Pierre Sonore, jeune camerounais originaire de Batcham dans les Bamboutos. Je suis enseignant des lettres et chercheur en Analyse du Discours à l’Université de Douala. Mon amour pour la littérature en général et l’écriture en particulier s’est développé dans l’exercice de la profession, grâce à l’analyse des textes que j’étais appelé à enseigner aux apprenants. J’aime tout ce qui est créativité, innovation. J’aime impacter positivement mon milieu. Pour le moment, l’enseignement et la recherche sont ce qui occupe le plus mon quotidien. Mais par passion, je trouve un peu de temps pour écrire.

    « Les civilisés » et « Une vie, un destin » sont vos premiers romans. Ils ont paru aux Editions de midi au Cameroun. Quelle est votre expérience de l’édition au Cameroun ?

    Je parlerai d’une expérience mitigée, pour ne pas dire mauvaise. J’entre dans la scène littéraire en 2020 avec deux romans à compte d’éditeur. Malheureusement, que ce soit dans mon cas ou celui des confrères publiés par d’autres éditeurs, les écrivains ne sont pas assez accompagnés par la majorité des éditeurs.

    De même, je pense humblement que le secteur de l’édition doit être restructuré pour répondre aux normes internationales en termes de qualité du produit, de traçabilité dans l’écoulement des livres et de droits d’auteur, pour ne citer que ceci. L’éditeur reste le seul à pouvoir déclarer les ventes. Et même pour celles déclarées, les droits d’auteur ne sont pas toujours une garantie. L’édition au Cameroun souffre aussi d’un grand déficit d’ouverture au monde ; pourtant nous sommes à l’ère du numérique.

    Votre nouveau roman, « Les hommes maudits », est sur la scène littéraire depuis quelques mois. Pierre Sonore DJIOGUE, « Les hommes maudits », de quoi s’agit-il ?


    Les hommes maudits est un roman inspiré des situations variées de femmes maltraitées dans leurs foyers, malgré leurs efforts à conserver la stabilité et le développement du couple. Il peint la condition de la femme camerounaise, mais surtout de la femme en général. C’est un voyage au cœur des émotions et des sensations de ces femmes violentées, muselées, martyrisées, exploitées avec la complicité de la belle-famille, mais qui supportent par amour pour les enfants.

    Il veut nourrir chez elles de l’audace, l’esprit d’éveil, mais surtout, il veut que leurs voix portent, s’élèvent contre ces violations dont elles sont victimes au quotidien mais n’en parlent pas. Le roman fait également une incursion dans le monde de la prostitution/infidélité pour explorer ses différentes formes et ses conséquences sur la vie conjugale. L’avenir des enfants nés de tels foyers est aussi au centre des récits dans cet ouvrage.


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    Avez-vous des manies à respecter absolument lorsque vous écrivez vos romans ? Quel est le procédé d’écriture adopté pour les trois ?


    Tout commence chez moi par l’observation, une observation critique puisque la société est ce qui m’inspire le plus. Une fois qu’une situation m’inspire, je définis la finalité de ma production. En troisième lieu, je récence l’essentiel des idées et des scènes à développer pour atteindre mon objectif, puis, je les organise selon un plan détaillé en fonction de la cohérence que je veux donner au texte. Viens enfin le moment de la rédaction qui ne sera que le développement des idées. Notons qu’il arrive des moments où il est important de faire des recherches sur une question pour mieux l’élaborer.

    En tant qu’auteur, que pensez-vous de l’espace littéraire camerounais ?


    L’espace littéraire camerounais est un immense champ fertile plein de génies de la plume. Je me reserve de citer ces grands noms que tout le monde connaît, qui ont glané des prix à l’international ; ces grands noms qui font leurs preuves même sans prix, puisque tout le monde ne peut pas être lauréat. C’est la preuve qu’il y a de l’espace pour la littérature camerounaise sur le plan africain et même mondial. Cependant, il reste des choses à améliorer en terme d’édition pour que les auteurs vivent de leur plume ; en terme de formation, pour davantage avoir des textes finis et compétitifs ; en terme de communication, pour intéresser les lecteurs.

    Avec quel acteur du livre, peu importe la nationalité, aimeriez-vous passer une journée à parler de littérature ?


    Question difficile à répondre spontanément. J’apprécie la simplicité et la clarté narratologiques de Djaili Amadou Amal, j’ai découvert une stratégie narrative impressionnante à travers le dialogue chez Marc Levy, mais la grande connaissance et la pertinence de Ray Ndebi me charment encore. J’aimerais profiter de ses talents de pédagogue qui rend l’écriture évidente. J’aimerais profiter davantage de sa grande maîtrise et de sa vaste connaissance non seulement en écriture mais en littérature dans tous ses sens.

    Votre mot de fin ?


    Merci à ACOLITT pour l’opportunité offerte de m’exprimer à sa communauté. Les critiques constructives sur mes textes me permettront de m’améliorer et d’offrir le meilleur.

    Propos recueillis par P.O.







  • BIOLITT : Arielle DNOUTCHEU, bibliothécaire camerounaise

    Titulaire d’une licence en information documentaire, Arielle DNOUTCHEU est formée aux métiers des Bibliothèques, Archives et Musées. Assoiffée de connaissances, elle suit un Master en Littérature et Civilisations Africaines, pour la valorisation des littératures endogènes et écrites, à l’Université de Yaoundé I
    Elle a également une bonne maîtrise en matière de valorisation digitale, utilisation des outils numériques et médiation documentaire.

    Depuis 2020, elle valorise sa casquette de bibliothécaire à La Maison des Savoirs – MDS Yaoundé, une médiathèque située à Yaoundé, au quartier Etoudi, lieu-dit Dépôt de sable.

    Arielle DNOUTCHEU est très engagée dans les activités littéraires. Avec passion, elle contribue à plusieurs projets autour du livre, notamment la valorisation de la culture littéraire à travers le projet  » La joie par les livres  » dédié aux enfants handicapés, le bénévolat pour le compte de l’Association pour l’Information et les bibliothèques de santé au Cameroun

    Son âme d’enfant, elle le met non seulement au service des jeunes lecteurs à travers l’animation dans la bibliothèque et hors de ses murs, mais aussi pour assurer son poste de régisseur du festival international du jeu de société, Festival Pousse – Pions, depuis 2023.

    Parce qu’elle aime lire et partager ses lectures, Arielle DNOUTCHEU a participé au programme  » Aprem du livre  » au Goethe-Institut Kamerun, où elle a proposé une note de lecture critique de l’essai  » Mon enfant, Ma vie  » de la psychologue camerounaise Yémélé Rosine.

    L’équipe Acolitt lui souhaite une belle journée d’anniversaire 🎉🎉🎉🎉🎉




  • D-LIVRE : NDAM BENDIA Aminatou, auteure camerounaise


    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi.


    Aminatou NDAM BENDIA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Aminatou NDAM BENDIA ou encore Amina NDAM. Je suis une jeune auteure camerounaise originaire de l’ouest, dans le département du Noun ; je suis née dans cette localité et j’y ai eu un début d’enfance.
    J’ai toujours été une personne très réservée, alors je parle très peu avec la langue. Les lettres ont été mes meilleurs moyens d’expression. Autant passionnée de lecture que d’écriture, je suis l’auteure du roman  » Réalités Épineuses  ».

    Avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Il n’y a pas de procédé fixe, je dois dire. Quand je ressens le besoin d’écrire, je me lance directement. Si je suis dans un environnement non favorable, je note mon idée dans mon carnet de notes électronique. Ce mot sera mon déclic pour une belle inspiration quand j’écrirai. J’ai juste besoin de calme et de concentration, pour que ma plume se libère. instantanément.

    Parlant de livre, vous êtes, avec le roman « Réalités épineuses » qui paraîtra bientôt, troisième prix spécial de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Réalités épineuses », de quoi s’agit-il ?


    « Réalités Épineuses », c’est une toute une histoire culturelle qui se mêle à l’amour. Ce roman nous présente les rouages de la société africaine en général, celle du Cameroun en particulier ; cette société où le mariage exogamique peine encore à immerger.

    L’intrigue tourne autour de Dassihara Pekassa, une jeune femme Bamoun, musulmane et cultivée qui peine à trouver un époux à cause de son « long crayon » et de ses sentiments vis-à-vis d’un homme qui n’est pas de sa tribu. Elle fera l’erreur de croire que l’amour suffit ; pourtant les difficultés seront nombreuses sur son chemin : la plus grande de toute venant de l’être le plus important du peuple.


    « Réalité Épineuses » est un métissage culturel qui est pour les unions intertribales, mais qui prône la connaissance et la maîtrise de la situation avant de s’y engager.

    Racontez-nous votre aventure avec OSÚ, le prix littéraire promu par les Éditions ECLOSION


    Mon aventure avec OSÚ est tout simplement SURPRENANTE. Je ne m’attendais pas à aller si loin avec ce concours, car j’étais sceptique.
    OSÚ m’a apporté la motivation qui me manquait pour ce premier roman. Ayant découvert le prix littéraire OSÚ sur Facebook, j’ai voulu tout de suite participer, mais il se faisait déjà tard pour moi. Alors, j’ai patienté pour la deuxième édition. Ma joie fut grande d’apprendre que j’étais nommée dans ma catégorie et heureusement pour moi, je suis sortie de là avec le « troisième prix spécial ».

    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi. Ce qui m’a le plus captivée avec OSÚ, c’est le point essentiel qu’ils mettent sur la valorisation de la culture africaine en général, et camerounaise en particulier. C’est ce dont nous avons vraiment besoin.
    Alors je ne peux qu’encourager cette belle initiative d’OSÚ, tout en les remerciant pour cette opportunité qui marquera à jamais ma vie.


    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Ici, il y a tellement de conseils qui semblent clichés, mais c’est ce qui est réel et nécessaire. Je leur donnerai comme premier conseil d’écrire sans se demander s’ils seront lus ou publiés un jour ; l’opportunité est imprévisible et il faut être prêt à tout moment.
    Comme deuxième conseil, je leur dirai d’avoir des convictions. Dans ce choix de passion, nous faisons face à un entourage austère et hostile, alors il faut être convaincu de ce qu’on veut pour continuer dans cette lancée.
    Et pour finir, il faut lire, lire et lire. La lecture est le moyen par excellence d’évolution pour un auteur en herbe.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Le regard que j’ai de la scène littéraire camerounais actuellement est grandiose. Je découvre de plus en plus de jeunes auteurs qui ont tous quelque chose à dire et à partager. Aussi nombreux qu’ils soient, c’est un avantage pour notre scène littéraire, car toute les connaissances se trouvent dans des livres et même après eux, ces connaissances seront utiles.

    Propos recueillis par P.O.




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  • D-LIVRE… Pierre NDZENGUE, Auteur et Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun au Japon

    Bonjour, monsieur et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes un diplomate et d’ailleurs actuel Ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Cameroun au Japon. Vous avez plusieurs livres, en tant qu’auteur, comment vous définissez-vous ?

    Mon premier livre qui a été publié en 2015 porte le titre : « Au service d’un idéal et du Cameroun 1978-2007 ». Je me définirais comme un diplomate qui aime partager son expérience de la diplomatie que je pratique depuis le 22 juillet 1978, date de mon début de carrière.

    Vous avez, justement, un nouveau livre sur la scène littéraire : « Le couple Cameroun Etats-Unis d’Amérique : Histoire des relations diplomatiques de 1960 à 2021 et nécessité d’une nouvelle ingénierie diplomatique au Cameroun ». Quel est l’objectif de ce livre ?

    L’objectif est de présenter un tableau des relations multiformes que le Cameroun et les USA entretiennent, de montrer comment ces relations ont évolué, présenter leurs résultats et en expliquer les ressorts.

    J’en arrive à la conclusion que la diplomatie peut résoudre tout problème pour peu qu’elle soit convoquée et pour peu que chaque ambassade sache qu’elle pourrait être sa contribution dans la mise en œuvre de notre stratégie nationale de développement (SND 30).

    Vos missions aux Etats-Unis datent des années 90’. Pourquoi avoir choisi de mettre en exergue les relations diplomatiques entre le Cameroun et les Etats-Unis plutôt qu’un autre ?

    Pour deux raisons :
    Premièrement parce que j’ai été en poste aux Etats-Unis de 1990 à 1997 et partant j’ai été un modeste acteur de ces relations et plus important encore un observateur privilégié. Bien plus en rentrant au Cameroun en 1997 je deviens le premier Directeur des affaires d’Amérique et des caraïbes par conséquent il me semble que parler des relations avec l’un des tous premiers pays à reconnaitre le Cameroun indépendant était important. J’ai donc tout simplement voulu rendre témoignage de l’histoire de ces relations que j’ai vécu ainsi que de son ressort principal coté camerounais à savoir le President de la République qui est l’initiateur substantiel de notre diplomatie.
    Enfin il me semble important de partager les observations sur cette diplomatie qui comme je l’ai dit peut régler tous les problèmes. C’est ce qui justifie le sous-titre nouvelle ingénierie diplomatique du Cameroun.

    Il faut préciser que ce livre parait aux Editions IFRIKIYA à Yaoundé… C’est de plus en plus rare de voir des personnes vivant presqu’en permanence hors du Cameroun, revenir confier leurs textes aux maisons d’édition locales. Pourquoi IFRIKIYA ?

    L’une des prescriptions du Président de la République que je partage totalement est le « consommer camerounais » par conséquent c’est par patriotisme que j’ai choisi de travailler avec la maison IFRIKIYA qui de manière générale m’a donné satisfaction.

    La cérémonie de présentation du livre cité ici est prévue pour le 20 décembre 2023. Considérez-vous votre livre comme élitiste ou le recommandez-vous à tout le monde ?

    Je ne fais pas dans l’élitisme et toute personne intéressée par non seulement les relations entre le Cameroun et la première puissance mondiale mais aussi par la diplomatie, pourrait, je le pense, lire avec intérêt cet ouvrage.

    Lisez-vous les livres de la jeune scène littéraire ? Si oui, que pensez-vous de la scène littéraire camerounaise actuelle ?

    Je dois avouer que depuis le pays du soleil levant où je suis en poste, les livres de la jeune scène littéraire camerounaise ne me parviennent pas. Bien plus et c’est là où je suis quelque peu élitiste, un certain genre littéraire m’attire à savoir les témoignages ou les analyses politiques à l’instar de : « Les silences de Paul Biya : analyse d’une communication de pouvoir » du professeur François Marc MODZOM paru en 2019 aux éditions PUBLIBOOK ; « Géopolitique des régions africaines » publié en 2004 dans la revue diplomatie magazine numéro 11 ; « La politique étrangère des Etats africains : ruptures et continuités d’une diplomatie contestée » publiée en 2003 dans la revue juridique et politique des Etats francophones tous deux du professeur NTUDA EBODE.
    De manière générale la scène littéraire camerounaise a besoin d’encouragement, car c’est elle qui restituera notre histoire.

    Propos recueillis par P.O.