Étiquette : éducation

  • Coriane Sama ou l’éducation citoyenne comme acte de transformation sociale


    Coriane Sama défend une vision profondément éducative de la culture. Fondatrice des Ateliers Patriotes Citoyens, elle revient sur son parcours, les défis de la transmission dans une société hyperconnectée et son ambition de former, dès le bas âge, une génération plus responsable, consciente et engagée pour le Cameroun et l’Afrique.


    Lorsqu’un peuple ne raconte plus lui-même son histoire, d’autres finissent par le faire à sa place.


    Votre parcours mêle droit public, entrepreneuriat social, médiation du livre et engagement citoyen. À quel moment avez-vous compris que la culture pouvait devenir un véritable outil de transformation sociale au Cameroun

    J’ai étudié à l’Université de Yaoundé II-Soa, où j’ai été pendant plusieurs années chargée des affaires culturelles dans ma cité universitaire. À cette période, j’ai observé quelque chose de très fort : malgré les différences sociales, culturelles ou même la dizaines de nationalités, les moments où les étudiants se retrouvaient réellement unis étaient souvent les activités culturelles. C’est là que j’ai compris que la culture dépasse le divertissement : elle crée du lien, transmet des valeurs et construit une identité collective. Plus tard, en devenant auteure et médiatrice du livre, j’ai réalisé que toute civilisation se construit aussi par les récits qu’elle produit et transmet. Lorsqu’un peuple ne raconte plus lui-même son histoire, d’autres finissent par le faire à sa place. Notre engagement dans la distribution numérique des œuvres camerounaises et africaines nous a ensuite naturellement conduits vers l’éducation citoyenne, la lecture et l’écriture chez les plus jeunes. Patriote dans l’ame, c’est finalement sur le terrain de la citoyenneté que tout s’est rejoint. Parce que nous croyons profondément à une chose : former le citoyen commence dès le bas âge.

    Les Ateliers Patriotes Citoyens revendiquent une approche où littérature, civisme et action de terrain se croisent. Comment parvenez-vous à transformer des concepts souvent théoriques — citoyenneté, morale civique, responsabilité collective — en expériences concrètes pour les jeunes ?

    D’abord, il faut savoir que c’est un cadre d’apprentissage en dehors du cadre scolaire. Les enfants n’ont absolument pas l’impression d’être en cours ou la pression des devoirs. À travers des séances de coaching et mentoring, des acteurs de la société civile les entretiennent et transmettent l’engagement, la responsabilité et l’amour de la patrie. Toute chose qui, associée aux enseignements des parents et de l’école, nourri d’avantage leur créativité. C’est avec leurs langages, et leurs yeux d’enfants finalement, qu’ils racontent la citoyenneté, devenant ainsi les auteurs et Ambassadeurs des valeurs essentielles.

    Vous le savez, ce qui sort de nous, est en nous et le reste. Nos enfants sont très éveillés, ils voient et comprennent tout. Le moindre commentaire. Le moindre fait social. Et leur esprit traite c’est informations sans contrôle. C’est là tout l’intérêt des Ateliers Patriotes Citoyens, qui canalisent et re- contextualisent.

    Le FOJIF 2026 vous a décerné un Prix de l’Innovation Sociale. Selon vous, qu’est-ce qui distingue réellement une initiative sociale innovante d’un simple projet associatif de sensibilisation ?

    Ce qui distingue une initiative sociale innovante, ce n’est pas seulement l’intention de sensibiliser, mais sa capacité à produire un véritable impact collectif, mesurable et durable. D’ailleurs, l’impact social faisait partie des critères majeurs d’évaluation du FOJIF 2026. Pendant le concours, plusieurs participants ont affirmé connaître déjà Les Ateliers Patriotes Citoyens ou avoir été touchés par nos campagnes, alors même qu’ils découvraient ma personne pour la première fois. Cela montre que le programme existe au-delà de son initiatrice.

    Les Ateliers Patriotes Citoyens ne se limitent donc pas à une action associative ponctuelle. C’est un programme national d’éducation civique et morale qui mobilise parents, formateurs, institutions, administrations et société civile autour d’un objectif commun : contribuer à construire une citoyenneté plus responsable, plus pudique et plus engagée.

    Vous affirmez vouloir « former les citoyens dès le bas âge ». Dans un contexte marqué par les crises de valeurs, quelles sont aujourd’hui les urgences éducatives et morales que les institutions culturelles ne peuvent plus ignorer ?

    L’impact des contenus sur les enfants est aujourd’hui immense. Lorsque l’impudicité, l’alcool ou les stupéfiants deviennent banalisés, répétés et constamment visibles, ils finissent par paraître normaux aux yeux des plus jeunes. Même lorsqu’on pense dénoncer certaines dérives, leur omniprésence crée une forme d’habituation collective. L’une des grandes urgences éducatives est donc de rééquilibrer les récits : parler davantage de responsabilité, de dignité, de discipline, de patriotisme et d’engagement citoyen avec la même intensité que les dérives occupent l’espace public et numérique. Je le dis souvent : le mal triomphe aussi lorsque les personnes de bien cessent de transmettre, d’encadrer et de parler.

    Vos projets touchent à la fois les espaces physiques et le numérique, avec plus de huit millions de personnes atteintes selon vos données. Comment préserver la profondeur du message citoyen dans un environnement digital dominé par l’instantanéité et le divertissement ?

    Eh bien, par la même instantanéité. Nous pensons justement que le message citoyen doit apprendre à utiliser les codes du digital sans perdre sa profondeur. Cela passe par la réactivité, l’adaptation du ton et une communication capable de parler aux jeunes avec leurs propres usages. En parcourant les plateformes des Ateliers Patriotes Citoyens, vous verrez que nous abordons les faits d’actualité sous un angle éducatif et préventif, avec une vraie réactivité.

    L’énergie souvent utilisée pour propager les buzz peut aussi servir à propager des valeurs, des réflexions et des prises de conscience.

    Par exemple, lorsque le Cameroun était marqué par les infanticides et féminicides, nous avons choisi d’aller au-delà du simple partage d’images choquantes. Nous avons organisé des webinaires citoyens pour libérer la parole des parents et des professionnels, sensibiliser et transmettre des outils de prévention. Nous croyons profondément que le digital peut être un espace d’éducation, d’engagement et de transmission, pas uniquement de divertissement.

    En tant que médiatrice du livre et promotrice culturelle, observez-vous une évolution du rapport des jeunes Camerounais à la lecture ? Confirmez-vous que la littérature a encore le pouvoir de façonner des consciences dans une société hyperconnectée ?

    Oui, sans hésitation ! Les enfants mis en contact avec l’univers littéraire s’y déploient comme des poissons dans l’eau. Et je ne le dis pas uniquement dans le cadre des Ateliers Patriotes Citoyens. Des maisons d’éditions telles que Éclosion ou Adinkra jeunesse, concentrent l’essentiel de leur production aux jeunes et enfants. Et ces derniers en redemandent. Lors du FOJIF, justement, le stand des Éditions LUPPEPO etait pris d’assaut par les enfants. Dans notre cas, se sont les participants de la première édition qui ont eux-mêmes rédigé le Livre TOUS CITOYENS, la bande dessinée de la citoyenneté éditée par NMI EDUCATION. Alors, oui, le pouvoir de la LITTÉRATURE est intemporel et incontestable.

    Il suffit de montrer la voix à nos petits. Le « Stand de la Citoyenneté » et les programmes d’éducation civique proposés aux enfants traduisent une volonté de réinventer la transmission.

    Pensez-vous que les politiques publiques accordent suffisamment de place à la culture comme levier d’éducation nationale ?

    Je pense que la culture et les acteurs culturels doivent continuer de faire leur part. Continuer de s’investir dans la transmission. C’est un sacerdoce. Il est souvent ingrat, mais tellement primordial. C’est cette hyperactivité seule, qui peut influencer ou attirer davantage l’attention des pouvoirs publiques. Si tout le monde continu d’entendre par « Culture », divertissement, il sera difficile d’en faire un pilier d’éducation. Les Arts littéraires devraient être au premier rang de l’Éducation collective et pour cela, nous, les acteurs, devons occuper l’espace. C’est en cours, il y a plus d’événements, plus d’initiatives. Le plaidoyer se poursuit.

    Votre communication publique associe souvent esthétique, élégance visuelle et discours engagé. Pour vous, l’image et la mise en scène sont-elles devenues des instruments stratégiques de mobilisation culturelle et citoyenne ?

    Marketing is everything !

    En tant que formatrice en Marketing et communication, disons que le branding s’impose comme une sorte de déformation professionnelle. Avant de vous lire ou de vous écouter, on vous voit, vous. On voit votre contenu.

    Sur le visuel de sensibilisation, avant de lire « FORMER LE CITOYEN DÈS LE BAS ÂGE », on voit d’abord la couleur et la police du texte ; on voit qu’il est en GRAS. Le cerveau retient que c’est important, c’est prioritaire.

    Une image d’enfant à côté informe déjà que l’affiche parle d’enfants, avant même de lire « inscriptions ouvertes ». Chaque détail compte, surtout lorsqu’on a pour objectif d’encadrer trois fois plus d’enfants (120, pour être exacte).

    Derrière la reconnaissance institutionnelle et médiatique, quels obstacles invisibles rencontre une femme qui porte des projets culturels et éducatifs d’envergure au Cameroun et dans l’espace panafricain ?

    Le simple fait d’être une femme en lui seul, souvent, se présente comme un obstacle. Être une « jeune » femme encore plus ! On vous demande ouvertement si vous n’avez pas un commerce pour vous occuper, si vous souhaitez être Influenceuse ou si vous voulez « prendre un verre » !

    Nous avons l’honneur de porter un programme Citoyen et d’y être profondément attaché. Le combat est plus important et touche chacun de nous. Je dois cependant avouer que le soutien des parents qui, aujourd’hui, sont nos premiers partenaires, est une force vitale pour ce programme. La femme qui le porte est parée !

    À l’aube de la deuxième édition des Vacances Civisme, quelle trace souhaitez-vous laisser dans la mémoire collective : celle d’une promotrice culturelle, d’une éducatrice citoyenne ou d’une bâtisseuse d’une nouvelle conscience africaine ?

    Sincèrement, tous ces profils correspondent à mon engagement. Mais au dela tout, retenez de moi, une jeune femme qui a cessé de voir le monde avec les mêmes yeux depuis qu’elle est devenue maman ; une aînée qui souhaite accompagner ses cadets dans leurs propres construction ; une Patriote, qui reconnaît son « sang camerounais » et souhaite transmettre cette amour.

    La société c’est nous ! Pour quelle soit meilleure, même un tout petit peu, nous devons tous faire un effort personnel avant d’attendre des autres. J’espère contribuer à changer l’image qu’on a des jeunes et qu’ils ont d’eux-mêmes. Avec les équipes, nous ne comptons pas arrêter de travailler.

    Vos programmes « Vacances Patriotes & Citoyennes » ciblent des enfants et adolescents de 7 à 19 ans. Comment adapter un même projet pédagogique à des réalités psychologiques, sociales et générationnelles aussi différentes ?

    Nous adaptons le programme par tranches d’âge, avec des contenus, méthodes et niveaux d’encadrement différents. Les plus jeunes travaillent les bases du civisme et du comportement, tandis que les adolescents abordent leadership, responsabilité et expression citoyenne. Tous évoluent autour d’un socle commun : morale, patriotisme, discipline et construction d’une citoyenneté responsable.

    À travers Les Ateliers Pratiques, le coaching civique, les activités sportives et l’éducation morale, vous semblez défendre une conception globale de la formation citoyenne. Pensez-vous que l’école classique camerounaise laisse aujourd’hui suffisamment de place à l’apprentissage du vivre-ensemble et de l’engagement civique ?

    Nous ne prétendons pas réinventer l’éducation citoyenne ; nous venons l’accompagner et l’adapter aux réalités actuelles. L’école camerounaise transmet déjà des valeurs importantes, mais les mutations sociales, numériques et comportementales imposent des approches plus pratiques, interactives et proches du vécu des jeunes, pour renforcer durablement le vivre-ensemble et l’engagement civique.

    Les images de vos campagnes mettent en avant des enfants souriants, une esthétique patriotique forte et un discours d’utilité sociale. Dans quelle mesure la communication visuelle est-elle devenue, pour vous, un prolongement du projet éducatif et citoyen porté par Les Ateliers Patriotes Citoyens ?

    Je suis ravie que vous évoquiez l’esthétique, parce qu’elle traduit avant tout une réalité humaine. Les sourires que nous montrons sont sincères, les enfants vivent réellement ces moments avec enthousiasme. Oui, nous assumons une esthétique patriotique forte, parce qu’il y a aussi de la beauté dans les valeurs, dans l’engagement et dans l’amour de la patrie. Mais le visuel n’est jamais là pour masquer les dérives ou les difficultés de notre société. Au contraire, nos campagnes cherchent à sensibiliser, prévenir et transmettre, avec des codes adaptés à l’univers des enfants et des jeunes. Le visuel attire, mais seul le fond fidélise et transforme durablement.

    Propos recueillis par Pauline M.N. ONGONO


  • Pour la fête des pères…

    M. Bimbia, père de Tuba, l’héroïne du roman TUBA B., celle qui possède la force, est un père de famille qui décide de donner sa fille, encore adolescente, en mariage à un homme qui a trois fois son âge, pour terminer la construction de sa maison.
    On Le trouve irresponsable et même inhumain, et à juste titre. Mais il est pris de remords, il souffre de ne pas avoir préservé le père en lui, et surtout de s’être laissé envahir par l’homme insensible.

    M. Bimbia est malgré tout un père, un homme avec ses vertus et aussi ses défauts. S’il n’avait pas été un père pour ses enfants, sa fille l’aurait considéré comme un être vil et cupide, une fois qu’elle a réussi à réaliser son rêve le plus cher.

    Un homme ne peut être un père si les enfants, ceux qu’on fait et ceux qu’on adopte, d’une façon ou d’une autre, ne le lui rappellent pas avec un amour sain et généreux.

    Le père parfait n’existe pas, alors chaque père mérite amour et attention, afin qu’il soit juste un père. Tout ce qu’il demande, malgré tout.

    📌 Vous pouvez avoir Tuba B., celle qui possède la force de Diane-Annie TJOMB par ces numéros : +237 696209004 / 675353268

    📌 Prix : 5000 FCFA

    📢 Bonne fête des Pères, chers Acolytes !


  • HOW I MET BOOKS  |  Maxwell NDZENGUE, poète camerounais

    Je me souviens de ce jour comme une date d’anniversaire !

    A ma tendre enfance, tout ce qui m’intéressait étaient les vêtements de Noël et les beignets aux sorties des messes. Je ne portais aucun intérêt pour le livre. Je trouvais le livre parfois trop volumineux et parfois très fatidique. Bien que mon père avait un endroit où il rangeait ses livres, dans une armoire au salon ; mon regard ne se posa jamais à cet endroit.


    Mon tout premier contact avec le livre était en classe de 6ème Bilingue, où « literature Awareness » était une matière de base. C’est ainsi que je me suis plongé dans la lecture de The Youngest King of Hunters de Jephtah Sotabinda. La lecture de cette œuvre m’a permis de côtoyer peu à peu le monde littéraire, car je pouvais désormais voyager sans me déplacer. A cette époque, je n’étais pas fan de voyages routiers car je souffrais, selon les médecins, du « mal de la voiture ». C’est alors que je commençai à devenir l’ami des personnages, connaitre leur vie, leur émotion, leur quotidien.


    Mon appétit pour le livre commençait déjà à se faire ressentir à l’adolescence. Je me suis lancé dans la lecture des histoires romantiques, comme True love waits de Pochi Tamba, Betrodal without Libation de Bole Butake, La fille d’Ebène d’Emmanuel Afane Ze, qui me mettaient la puce à l’oreille, et d’où je puisais mon inspiration pour parler aux plus belles filles de la classe. Tout à coup, la mini bibliothèque de mon père devint pour moi une île où je côtoyais mes amis les livres.


    Le déclic, c’est quand je me suis intéressé aux livres poétiques. Directement je me suis lâché dans les bras de Paroles de Jacques Prévert, et Alcools de Guy de Maupassant, ce qui a réveillé un talent qui sommeillait en moi : celui d’écrire des poèmes. J’ai commencé à écrire des poèmes pour ma muse, ensuite pour les fléaux qui écorchent la société. En lisant des livres, j’ai commencé aussi à écrire. Depuis lors je n’ai pas cessé de lire et écrire. Merci au livre qui m’a permis de me sentir libre.




  • 55e JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE : La place du Livre de Qualité

    EN GÉNÉRAL


    Depuis 55 ans, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est active dans la culture autour de la langue française et ses diversité à travers le monde. Et tout particulièrement dans la promotion et le soutien de la Littérature, à travers diverses initiatives : le Prix des Cinq Continents, la professionnalisation de la filière du livre, l’établissement des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle, l’aide au développement de la chaîne du livre en encourageant la promotion des associations et des évènements littéraires.
    Au fil des années, le soutien aux actions culturelles a pris de l’ampleur et l’implication des jeunes pour l’épanouissement des diversités culturelles et linguistiques rend les démarches encore plus grandes et les solidarités plus fortes.
    Pour cette 55e édition, l’éducation est centre des préoccupations sous le thème JE M’EDUQUE, DONC J’AGIS.

    CONSTRUIRE L’ÉDUCATION ET L’ACTION PAR LE LIVRE


    Si des actions ne portent pas des fruits, c’est le plus souvent par manque d’éducation, de culture, autant concernant les connaissances de base que l’école peut offrir, que celles fournies par le terrain, l’expérience. S’éduquer prend donc plusieurs formes. Et comme le prescrit aussi l’ODD 4, qui indique que l’Education de Qualité, les livres de qualité doivent intégrer les programmes scolaires, les librairies, les bibliothèques.
    Profitons donc de ce thème pour inciter les acteurs de la chaîne du Livre, en commençant par les auteurs, à s’éduquer un peu plus pour agir dans le sens de l’épanouissement de la Littérature ; car un livre bien préparé et écrit avec passion (soin, attention, considération pour le lecteur), permet de mieux éduquer une société et lui ouvrir une voie saine pour l’action.
    En finançant les auteurs francophones, l’objectif est de faciliter les conditions de réalisation du livre, afin que l’écriture bénéficie de toute l’attention de l’auteur. Des textes mal préparés ou écrits sans soins désorientent le sens de la qualité et du bon sens, étant donné que les auteurs sont considérés comme des personnes maîtrisant les règles élémentaires de la langue française, le sujet que porte cette langue, et disposant d’une créativité suffisamment forte pour permettre au livre d’être un outil d’éducation et d’action.

    APPRENDRE POUR MIEUX TRANSMETTRE


    La professionnalisation de la chaîne du livre demande donc que toutes les passions qui naissent, se préparent à l’action. Aucune passion n’est forte si elle ne se forme pas sur son sujet. Comme il est couramment dit : « chacun doit apprendre son métier. »
    Bien que l’écriture soit à la base un élan égoïste, car l’on écrit d’abord pour soi, elle est destinée à la lecture. Mais l’auteur ne pouvant pas tout faire tout seul, la préparation de la chaîne du Livre permet d’encadrer et orienter la plume. La nécessité pour un éditeur, un relecteur, un traducteur, un monteur… de se disposer chacun à son métier, garantit un confort de lecture absolu. On ne peut mieux éduquer qu’en s’éduquant soi-même. On ne peut agir qu’en étant bien préparé à l’action.

    RÉCOMPENSER POUR PÉRENNISER


    Avec le Prix des Cinq Continents, prix littéraire créé en 2001 par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), un roman d’écrivain francophone reflétant la diversité culturelle et éditoriale de la langue française est primé chaque année. Le lauréat reçoit une dotation de 15 000 euros, ainsi qu’un accompagnement pour promouvoir son œuvre sur la scène littéraire internationale.
    Ce prix met en lumière des talents littéraires issus des cinq continents, célébrant ainsi la richesse et la vivacité de la littérature francophone, parmi lesquels :
    2001 : Yasmine Khlat, Le désespoir est un péché, Seuil
    2005 : Alain Mabanckou, Verre Cassé, Seuil
    2006 : Ananda Devi, Ève de ses décombres, Gallimard
    2014 : Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête, Barzakh/Actes Sud
    2022 : Monique Proulx, Enlève la nuit, Boréal
    2023 : Éric Chacour, Ce que je sais de toi, Philippe Rey


    Par un engagement aussi majeur, l’OIF favorise la Lecture de Qualité tout en donnant l’opportunité à l’ensemble de la communauté d’apprendre des meilleurs (désignés selon des critères bien définis), et finalement se disposer à une écriture de qualité qui se poursuivra à travers les générations. Encourager la Littérature en mettant ainsi en lumière des exemples honorables, garantit l’apprentissage permanent, une éducation et une action de qualité.

    QUELQUES PRÉOCCUPATIONS


    Saluer autant de présence auprès de la culture et aussi de la Littérature est aussi naturel que soulever quelques remarques de la communauté littéraire qui ne cesse de grandir et toucher des milieux que les actions de l’OIF semblent ne pas directement atteindre.


    Les questions d’accompagnements et d’aides sont-elles accessibles à cette jeunesse qui constitue la partie la plus dense et la plus active de la Littérature ? L’aide à la créativité semble ne concerner que les auteurs qui n’en ont pas réellement besoin de par leur statut.

    L’accompagnement à l’édition demeure un mythe au sein de la nouvelle scène littéraire, en Afrique notamment, où elle entend plus dire qu’il y a des aides qu’elle ne reçoit. Y aurait-il un système de suivi qui puisse assurer l’équitabilité dans la distribution de ces aides ? Beaucoup de préoccupations de cette nature hantent l’esprit de la jeunesse qui, néanmoins, continue d’entretenir sa passion avec les moyens qu’elle se crée.


    Souhaitons que cette journée soit un élan nouveau pour la Culture et la Littérature, et que plus d’action soit menée dans le sens de l’épanouissement global. Avec l’éducation au cœur de chaque initiative, nul doute que les diversités de la Francophonie seront encore plus fortes et solidaires.

    Ray NDEBI




  • Avec l’écrivain Guillaume NANA au Collège François Xavier VOGT

    Le 19 février 2025, à l’occasion de sa journée culturelle, le Collège François Xavier VOGT a invité l’écrivain camerounais Guillaume NANA, auteur de plusieurs livres à l’instar de « Grains de poussière », livre dont plusieurs extraits figurent dans l’ouvrage d’enseignement de français de la classe de 6e au Cameroun.

    Cette invitation tenue de main de maître par la bibliothécaire de cet établissement, madame FEZE Viviane, était l’occasion de rapprocher ces élèves de l’auteur, de leur permettre de poser des questions en rapport avec les extraits contenus dans leur livre de français… Toujours aussi surprenants, ils sont allés au-delà du livre en exposant leur désir de devenir auteur(e), en présentant leur production littéraire.

    L’extrait « L’oeuf et la poule » a remporté le plus de questions. Et la fameuse « De l’œuf et la poule, qui est né en premier » a reçu autant de réponses surprenantes venant de ces enfants. A l’exemple :  « Au commencement, Dieu a créé les animaux. Il a donc créé la poule de qui viendra l’œuf. La poule est née avant. »

    Cette initiative devrait être l’apanage de tous les établissements de divers niveaux d’enseignement. La contribution à la compréhension des textes et l’implantation de l’amour de la lecture sont des conséquences palpables à chaque déploiement.
    ACOLITT reste disposée à vous accompagner,  auteurs, éditeurs…
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com

    ACOLITT, pour une littérature dynamique !



  • AVEC LES Éditions Ifrikiya, Nguedi J.m Editions ET LES Editions CLE AU Lycée Classique De Nkolbisson

    Le mercredi 05 février dernier, la présidente de Acolitt, Pauline ONGONO, a été invitée au lycée classique de Nkolbisson, pour un échange sur le thème « Jeunesse et patrie ». Une initiative de la bibliothèque dudit établissement scolaire, coordonnée par madame DJOCGOUE Ursule.
    Comme co panelistes, Pauline ONGONO avait S.M. Jean-Claude AWONO (promoteur des Éditions IFRIKIYA), EDOUMA Oscar (directeur éditorial chez NGUEDI J.M. Éditions), M. PHOUET Maurice (enseignant et bibliothécaire à la retraite), madame DJOUSSE Xavière (enseignante) et Samuel SUFO (l’auteur du recueil de nouvelles  »L’inconnu(e) sur le selfie », paru chez IFRIKIYA).

    Il était question de faire le tour, selon les profils, sur les rapports de la jeunesse avec leur patrie et surtout circonscrire la notion de  »patrie ». Ainsi,  »L’inconnu(e) sur le selfie », les livres au programme scolaire camerounais, les réseaux sociaux, les comportements au sein de cet établissement scolaire, le rôle des parents et de l’Etat, le rôle des acteurs de la littérature, le roman « Le bal des sept collines » de Greg Nguedi… ont été mis sur la table pour relever des causes aux dérives des jeunes et à l’ignorance/la méconnaissance des symboles patriotiques ; pour soulever la conscience des auteurs en herbe dans la salle ; pour plaider pour des livres qui répondent aux questions des jeunes et correspondent au contexte présent…

    Avant ce moment d’échange, nous avons assisté à la remise des prix aux lauréats (élèves du lycée classique de Nkolbisson) des concours de poésie et compte rendu de lecture de  »L’inconnu(e) sur le selfie, organisés par les Éditions IFRIKIYA, primés par les Editions CLE, ayant comme président du jury Emmanuel Golobi, sous l’œil ravi du proviseur, madame NDONGO ESSOMBA et du patriarche et poète Richard LOBE.

     » JEUNESSE ET PATRIE « . On pourrait passer des heures à épiloguer sur le sujet, mais une chose est sûre, responsabilité et volonté sont des attitudes qui pourraient (re)mettre le train sur de bons rails.


    ACOLITT, pour une littérature dynamique !
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  • Avec Djaïli Amadou Amal et Pabe Mongo au Collège François Xavier Vogt

    Le 16 janvier dernier, ACOLITT, par sa présidente Pauline ONGONO, a fait partie d’une belle aventure littéraire au Collège F.X. Vogt.

    Soucieux de la compréhension des œuvres littéraires au programme par ses élèves, le Collège F.X. VOGT a invité deux auteurs dont les livres contribuent au cursus scolaire des élèves des classes de 5e et 4e.

    Dès 10h15, la salle de fête dudit collège grouillait de plus de 500 élèves des classes de 5e. Une entrée triomphale et on était prêts à aborder la monoparentalité sous la base livresque de  »Père inconnu », le roman de Pabe Mongo qui, 40 ans après, continue de parler de lui.


    Sous la direction de Pauline ONGONO et en présence du principal du collège et des figures de la littérature camerounaise comme Josée Ambadiang Meli, les intervenants (madame NYATCHOUBANG, enseignante de français, et monsieur Pahm, inspecteur pédagogique) ont proposé leurs exposés (voir les thèmes sur l’image) ; Pabe Mongo a répondu aux questions des élèves et des enseignants ; Djaïli Amadou Amal, attendu par les élèves de 4e, a gratifié de sa présence les élèves de 5e et surtout son père en littérature, Pabe Mongo.

    Casse-croûte dans le bureau du principal du Collège F.X. VOGT… 13h50, début de l’échange avec Djaïli Amadou Amal autour de « Cœur de Sahel », œuvre au programme scolaire de la classe de 4e.
    Avec les interventions de M. Cruz TCHOUANMOE, Mme Nadège BITEENE et sous la modération de M. YANGBEN, cet échange a été un véritable partage. Un partage pleinement vécu par les élèves, l’auteur Badiadji HORRETOWDO et le promoteur des Editions Proximité, François NKEME.


    ACOLITT, pour une littérature dynamique !

  • Tournée littéraire avec Et les femmes se sont tues de Sabine MENGUE à Ngaoundéré

    A L’UNIVERSITÉ DE NGAOUNDÉRÉ – AU COLLÈGE PROTESTANT DE NGAOUNDÉRÉ – AVEC LE CABINET Re&C : CAFÉ LITTÉRAIRE ET ATELIERS… Dès moments inoubliables

    Nous avons eu le plaisir d’entretenir des élèves , des étudiants, de jeunes femmes et hommes, auteur.e.s en herbe pour la plupart, mais surtout empli.e.s de belles ambitions pour la littérature.

    Nous rentrons de cette aventure encore plus convaincus que la littérature n’attend que ses acteurs.

    🙏 Merci au Délégué Régional des Arts et de la Culture de l’Adamaoua

    🙏 Merci au staff de l’Université de Ngaoundéré, plus précisément au Pr NDINDA, Doyen de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines ; au Pr Assana Brahim, Chef de département de français ; au Pr MUNSHING, Chef de département de langue anglaise et littérature ; Dr Lucien BINDI, Chef de département des lettres et civilisations africaines ; à Rosine DAYO, enseignante.

    🙏 Merci au staff et aux élèves du Colprot Ndéré Officiel

    🙏 Merci à l’équipe du Re&C… Pour Tout 🙏

    ♥️ Merci Ngaoundéré… L’accueil était irréprochable 🙏

    📢📢📢 AUX ÉTUDIANTS,  » Et les femmes se sont tues  » est disponible à Ngaoundéré, au prix étudiant de 8000 FCFA, auprès de madame DAYO. Tel. : +237 699918359


    ACOLITT organise vos tournées littéraires.

    📞📧 Contacts : +237690195126 / acolitterature@gmail.com

  • 𝗗𝗨 𝟮𝟰 𝗔𝗨 𝟮𝟱 𝗢𝗖𝗧𝗢𝗕𝗥𝗘 𝟮𝟬𝟮𝟰 𝗔̀ 𝗘𝗕𝗢𝗟𝗢𝗪𝗔 𝗘𝗧 𝗔𝗭𝗘𝗠 | 𝐉U𝐁I𝐋É L𝐈T𝐓E𝐑A𝐈R𝐄 DE NKILI ABOU ALBERT THIERRY

    Il y a près d’un an, Acolitt a signé un contrat de collaboration avec le Centre Culturel Keza EVINA MINKO d’Azem. Conformément à celà, il nous a été confiée l’organisation des concours Littéraires à l’occasion du jubilé littéraire du patriarche Albert Thierry NKILI ABOU, promoteur dudit centre culturel.

    Vous vous souvenez du périple de Pauline Ongono littérature dans le Sud Cameroun au début de ce mois ?

    Nous avons organisé trois concours :

    • un d’écriture : poésie et nouvelle
    • un de lecture en deux catégories :  »Poussin » pour les élèves de l’école primaire ;  »Coq » pour les élèves du premier cycle de l’enseignement secondaire
    • un concours pour élire une Égérie de la littérature dans le Sud et ses deux dauphines – une innovation de ACOLITT – qui donne aux lauréates la mission de promotion de la lecture et du livre auprès de leurs pairs dans le Sud.

    Parce que nous souhaitons que ces concours littéraires ne soient pas seulement le fait de ce jubilé littéraire, nous avons mis sur pied le Prix Littéraire NKILI ABOU. Ainsi, on a eu au terme :

    • le prix NKILI ABOU de lecture  »categorie Poussin »
    • le prix NKILI ABOU de lecture  »categorie Coq »
    • le prix NKILI ABOU de poésie
    • le prix NKILI ABOU de nouvelle
    • le trio  »Egérie »

    Nous avons connu l’engouement de nombreux chefs d’établissements scolaires et l’enthousiasme des élèves à concourir.

    Le 24 octobre 2024, le Pôle ArtCam d’Ebolowa a vibré sous les prestations des élèves du lycée bilingue d’Ebolowa, du lycée technique d’Ebolowa, du lycée de Mengong, du CES d’Azem, de l’école publique d’Azem et de l’école publique d’Adoum.

    Pour départager les candidats, un jury composé de :

    • Mme MBOUDOU Florence de l’ONG Trois-lys de Nsimalen (principal sponsor de ces concours)
    • Mme MESSINA et M. NYAM Etienne, les représentants de la DRMINAC
    • Ray Ndébi, représentant de ACOLITT

    Le 25 octobre, c’était au tour du Centre Culturel Keza EVINA MINKO de connaître la joie des lauréats, sous l’œil de nombreux membres de la scène littéraire, à l’instar de :

    • M. Mballa Elanga Edmond VII, directeur du livre et de la lecture
    • Pabe Mongo, qui célèbre 52 ans d’écriture cette année
    • Pr Faustin MVOGO
    • Princesse Stella ENGAMA
    • Pr NDE
      Et la liste n’est pas exhaustive.

    📖📖📖📖📖 Cette nouvelle expérience a consolidé notre avis sur les rapports entre le livre et la population : Apportez le livre à la population et vous direz avec hésitation : « LES GENS N’AIMENT PAS LIRE. »
    Et si on en parlait du 13 au 15 novembre 2024 lors de la deuxième édition de la SEBICA (Semaine des Bibliothèques du Cameroun) / CALIWE (Cameroon Library Week) organisée par L’APIDCA à Yaoundé ?


    ACOLITT organise vos événements littéraires.
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com




  • 𝗖𝗛𝗔𝗟𝗟𝗘𝗡𝗚𝗘 𝗜𝗡𝗧𝗘𝗥-𝗢𝗥𝗣𝗛𝗘𝗟𝗜𝗡𝗔𝗧𝗦, 𝗘𝗗.𝟯

    SAMEDI DERNIER… DE 09H À 16H

    Sous l’organisation de l’ABB-Association Brice Biboum et de Firstline Entertainment, le Challenge inter-orphelinats 2024 s’est déroulé dans une ambiance bon enfant, animé principalement par cinq (05) orphelinats de la ville de Yaoundé : 𝒍’𝒐𝒓𝒑𝒉𝒆𝒍𝒊𝒏𝒂𝒕 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕𝒆 𝑹𝒊𝒕𝒂 𝒅𝒆 𝑪𝒂𝒔𝒄𝒊𝒂, 𝒍’𝒐𝒓𝒑𝒉𝒆𝒍𝒊𝒏𝒂𝒕 𝑺𝒂𝒊𝒏𝒕𝒆 𝑻𝒉𝒆́𝒓𝒆̀𝒔𝒆 𝒅’𝑶𝒃𝒊𝒍𝒊, 𝒍’𝒐𝒓𝒑𝒉𝒆𝒍𝒊𝒏𝒂𝒕 𝑪𝒉𝒓𝒆́𝒕𝒊𝒆𝒏, 𝒍’𝒐𝒓𝒑𝒉𝒆𝒍𝒊𝒏𝒂𝒕 𝑫𝒊𝒗𝒊𝒏 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝑭𝒐𝒏𝒅𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑲𝒐𝒈𝒏𝒊.

    Ces enfants dont les âges variaient entre 4 et 21 ans, ont démontré leurs talents dans les catégories 𝒅𝒂𝒏𝒔𝒆, 𝒃𝒓𝒊𝒄𝒐𝒍𝒂𝒈𝒆/𝒓𝒆𝒄𝒚𝒄𝒍𝒂𝒈𝒆, 𝒕𝒉𝒆́𝒂̂𝒕𝒓𝒆, 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒕, 𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆, 𝒅𝒆𝒔𝒔𝒊𝒏, 𝒎𝒊𝒔𝒔/𝒎𝒂𝒔𝒕𝒆𝒓, 𝑴𝒊𝒏𝒊 𝑴𝒊𝒔𝒔/𝒎𝒂𝒔𝒕𝒆𝒓, 𝒉𝒖𝒎𝒐𝒖𝒓, 𝒄𝒂𝒓𝒓𝒆́ 𝒅𝒆 𝒔𝒖𝒄𝒓𝒆.

    𝗖’𝗘𝗦𝗧 𝗤𝗨𝗢𝗜 𝗟𝗘 𝗖𝗛𝗔𝗟𝗟𝗘𝗡𝗚𝗘 𝗜𝗡𝗧𝗘𝗥-𝗢𝗥𝗣𝗛𝗘𝗟𝗜𝗡𝗔𝗧𝗦 ?


    C’est un événement suivi tout au long de l’année qui vise à détecter, mettre au devant et à profit, les talents des enfants vivant dans des centres d’accueil.

    Partie prenante de cet événement depuis la première édition, cette troisième édition a été, au regard de Acolitt représentée dans le jury par sa présidente Pauline Ongono littérature, une vague de belles surprises. Beaucoup de changements positifs chez les enfants, une belle confiance en soi, un besoin encore plus grand de se démarquer… BRAVO !!!

    Merci à vous qui avez rendu ce moment possible 🙏


    QUELQUES IMAGES