Étiquette : Promotion littéraire

  • ENTRETIEN : Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA : « Entre la plume et la couronne, je choisis de rester libre »


    Révélée sur Wattpad, sacrée Miss Littérature Afrique 2025 et engagée sur le terrain avec sa bibliothèque roulante, Lorena Nolwen Lekeufack Kamaha incarne une génération d’écrivain·es africain·es qui refusent le silence. Dans cet entretien, elle évoque l’écriture comme urgence, les contradictions de la visibilité, la jeunesse face au numérique et cette littérature qui, selon elle, doit transformer le réel autant que le raconter.


    Je suis l’exemple d’une vie que la littérature a changée, et c’est pour qu’elle en change d’autres que je souhaite la propager partout.


    Votre écriture semble habitée par une urgence. Écrivez-vous pour dire le monde tel qu’il est, ou tel qu’il vous inquiète ?

    Pour faire un peu des deux. Certains éléments de ce qui fait mon réel, dans ma ville, dans mon pays et plus largement mon continent, ne peuvent manquer dans mes histoires. Ce réel n’est malheureusement pas toujours tel qu’il devrait l’être, alors de temps à autre, on pointe du doigt ce que semble clocher d’après nous.


    À quel moment avez-vous compris que détourner le regard n’était plus une option pour vous ?

    Dès l’instant où j’ai su que je ne pourrais pas contenir mes idées, mes opinions, ma vision du monde. Dès le moment où j’ai découvert que l’écriture était un incroyable moyen d’exprimer ce qui nous hante, ce qui nous dérange.


    Vous avez choisi très tôt de raconter des tragédies humaines et environnementales. Pourquoi aller si jeune vers ce qui fait mal, plutôt que vers ce qui rassure ?

    Parce qu’en tant qu’artiste, on ne choisit pas à mon avis ce qui nous touche, ce vers quoi on penche naturellement. Il y a des jours où je me dis que j’aimerais écrire des histoires qui se terminent bien, où les gens sont heureux. Peut-être que je le ferai un jour, mais pour l’instant, ma plume s’incline naturellement vers ce qui est sombre, triste, parce qu’elle trouve matière à réfléchir dans l’obscurité.


    Révélée sur Wattpad, vous appartenez à une génération qui écrit d’abord en ligne. Le numérique est-il pour vous un tremplin ou un filtre ?

    Le numérique est un énorme tremplin. Il n’a pas vocation à remplacer le papier – auquel on a toujours recours – mais il offre à ma génération un espace d’expression, de liberté et de création que personne d’autre avant nous n’avait connu. Et je m’en estime chanceuse parce que sans un réseau social d’écriture, je n’aurais jamais fait de l’écriture une activité aussi régulière. Tout ne peut pas se jouer sur ce terrain-là, et il faudra tôt ou tard affronter la chaleur des pages, les visages interrogateurs de nos lecteurs. Le numérique aide beaucoup à se construire une véritable pratique de l’écriture avant de se lancer dans le grand bain de l’édition.


    Votre nouvelle, « Prémonition », vous ouvre les portes d’une reconnaissance internationale. Qu’avez-vous mis de vous-même dans ce texte que vous n’aviez jamais osé formuler ailleurs ?

    J’y ai mis toutes mes hésitations, toutes mes questions quant à deux dimensions essentielles de ma vie : Être femme et écrire. J’ai toujours craint de ne pas savoir rédiger les dialogues de mes personnages correctement. Néanmoins, « Prémonition » est constitué en grande partie de dialogues. J’ai toujours eu peur de créer un personnage écrivain, de peur de manquer de distance, pourtant le personnage principal de Prémonition est une écrivain. J’ai donc tenté d’affronter toutes mes craintes dans ce texte, de prendre des risques. Je crois que c’est ce qui a fait toute la différence.


    L’écriture vous permet-elle de dire l’indicible ou de le contourner ?

    Je répondrai qu’elle me permet de dire l’indicible avec subtilité. Le jeu que j’affectionne particulièrement et auquel je me donne souvent des mes nouvelles, est d’essayer de transposer des éléments de ma réalité, de mon quotidien, des morceaux de notre langage, des concepts de nos traditions ou de notre culture dans l’univers épuré de la littérature. C’est un exercice difficile que je ne réussis pas toujours, mais je trouve intéressant de pouvoir dans mes textes faire des clins d’œil aux gens d’ici tout en parlant la langue d’ailleurs.


    Être couronnée Miss Littérature Afrique 2025 vous place dans une position de symbole. Vous sentez-vous regardée, attendue, peut-être même enfermée dans ce rôle ?

    Je me suis sentie beaucoup regardée au début, et ces yeux curieux que je sens parfois par-dessus mes épaules ne me quitteront sans doute pas avant la fin de mon mandat. Le plus important c’est donc ce qu’on choisit d’en faire : un fardeau ou une motivation ? Je tente de profiter de cet intérêt qui m’est accordé pour mettre en valeur ce qui me tient à cœur, les projets qui m’habitent. Mais comme ce rôle n’implique pas forcément d’être écrivaine, à un moment, j’ai négligé à mon grand regret cet aspect essentiel de ma vie. L’égérie de la littérature et l’artiste ont eu du mal à cohabiter, et la couronne a parfois pesé plus fort que la plume. Parfois aussi, les deux entraient en collision. Là où la Miss devait faire bonne figure pour les caméras, l’écrivaine aurait voulu rester dans sa chambre à finir une nouvelle. Aujourd’hui, j’essaie de trouver un équilibre entre les deux. C’est un chemin difficile, mais je ne veux renoncer ni à la plume ni à la couronne.


    Comment rester libre quand on devient, malgré soi, une figure ?

    La liberté n’est jamais entière parce qu’on reste sensible aux attentes des autres, qu’elles soient réelles ou qu’on les ait seulement supposées. Mais il ne faut pas toujours voir cet attachement au public comme un inconvénient. Miss Littérature m’a surtout donné un socle de visibilité dont je ne pourrais jamais me défaire, et qui servira tout ce que j’entreprendrais dans ma vie désormais. De ce socle-ci, je n’ai pas envie de me départir, mais je saurais comment le réorienter au fur et à mesure, pour rester toujours maîtresse de mon image et de mon identité.


    Avec votre bibliothèque roulante, vous agissez concrètement sur le terrain. La littérature doit-elle, selon vous, sortir des livres pour exister pleinement ?

    Bien-sûr ! Pour des écrivains d’un autre pays, d’un autre continent, la question ne se poserait pas. Ailleurs, on peut s’accorder le luxe d’écrire et d’écrire seulement, parce que l’écosystème est déjà construit, la chaîne du livre solide. Pour nous artistes du continent par contre, il est indispensable de s’engager sur le terrain une fois la plume posée. Ce n’est pas une injonction, Dieu sait qu’être obligée ne suffit pas pour porter une initiative littéraire dans ce pays. Mais je pense que nourrir la littérature que l’on chérit tant devrait aller de soi pour tous les écrivain·es d’ici.

    On ne peut donc parler de vocation littéraire en Afrique sans engagement social ?

    Comme je l’ai expliqué plus haut, je crois que les deux sont indissociables. Aujourd’hui, je sais que je n’envisage pas la littérature autrement qu’ainsi : porter des projets littéraires le jour et écrire des récits pour nourrir cette littérature le soir.


    Vous travaillez avec des publics souvent invisibilisés. Qu’ont-ils changé dans votre manière d’écrire et de penser le monde ? Ont-ils déplacé vos certitudes ou révélé vos limites ?

    Je ne peux pas parler de publics invisibilisés d’un point de vue extérieur. Je fais partie de ces publics. Je suis née, j’ai grandi et je vis toujours dans un quartier populaire de la périphérie de Douala. Je viens d’une famille à revenus modestes. Je considère que si ma voix a pu plus ou moins émerger, c’est grâce aux livres. Je suis l’exemple d’une vie que la littérature a changé, et c’est pour qu’elle en change d’autres que je souhaite la propager partout. Et je commencerai toujours par là d’où je viens, je m’en inspirerai toujours pour scruter le monde.


    Votre parcours s’accélère, les sollicitations se multiplient. Comment protégez-vous votre voix intérieure dans ce bruit croissant autour de vous ?

    En m’éloignant à chaque fois que c’est nécessaire… Ça s’accompagne souvent de culpabilité, mais c’est nécessaire. Pour moi qui n’ai jamais été une grande fan de réseaux sociaux, et qui les ait longtemps utilisés en spectatrice silencieuse, me retrouver actrice, suivie par des gens, commentée et interviewée, le choc a été grand. Mais une fois l’enthousiasme des premiers succès passé, et avec le soutien sans faille de mes proches, j’ai appris à faire le tri, à prioriser ce qui compte d’abord pour moi, puis ce qui peut profiter aux autres. C’est parfois difficile de dire “Non”, mais ça peut nous éviter bien du stress et de la fatigue.


    Le succès peut-il devenir une forme de distraction dangereuse pour un écrivain ?

    Assurément, surtout s’il devient l’unique motivation derrière notre écriture. Je le conseille à tous les jeunes qui viennent vers moi en souhaitant participer à des concours : dans la littérature comme dans la vie, il ne faut pas penser aux récompenses avant d’avoir envisagé l’effort. Ça nous épargne d’une pression énorme et ça nous permet de créer librement, avec l’insouciance et l’innoccence qui précèdent toutes les grandes œuvres de notre humanité.


    La jeunesse africaine écrit aujourd’hui avec une intensité nouvelle. Selon vous, cette écriture est-elle une forme de résistance, de réparation ou de réinvention ? Qu’est-ce que votre génération refuse désormais de taire ?

    Ma génération veut prendre possession de son propre récit. La jeunesse à trop longtemps été racontée du point de vue des aînés. Aujourd’hui, nous voulons nous raconter entre nous, mais aussi raconter comment nous voyons et interprétons le monde, d’une manière maladroite peut-être, mais sincère. Et ce récit, nous le construisons avec ce que nous avons à disposition, principalement des smartphones. Je pense que nos prédécesseurs, s’ils peuvent nous guider, sont assez mal placés pour nous juger. Aucune génération avant la mienne n’avait dû affronter une révolution semblable à celle des Nouvelles Technologies, avec en tête de file l’intelligence artificielle. Ma génération fait de son mieux.


    Si tout devait s’arrêter demain — les prix, les titres, la visibilité — que resterait-il de votre rapport à l’écriture ? Écririez-vous encore, même sans lecteurs ?

    Si tout s’arrêtait demain, je redeviendrai celle que j’étais hier : la petite fille qui écrivait des histoires fantaisistes, pour que maman les relise ; celle qui inventait et racontait des histoires à sa petite sœur, tard dans la nuit, en attendant le sommeil ; l’adolescente qui écrivait seule sur le gros ordinateur ronflant du salon ; celle qui écrivait et publiait des chapitres de son roman chaque semaine sur Wattpad, sans savoir qu’ils seraient lus. Si tout s’arrêtait demain, je pourrai dire que j’ai écrit dans l’anonymat, puis dans la célébrité. Et que dans les deux cas, l’écriture a fait mon bonheur comme jamais.


    Propos recueillis par Pauline M.N. ONGONO


  • ENTRETIEN : Joël Célestin BOBO ou l’urgence de lire pour exister

    À travers le Centre de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture (CLIIC), Joël Célestin Bobo œuvre pour rapprocher le livre et le numérique des populations les plus éloignées de l’accès au savoir. Entre bibliothèques itinérantes, promotion de la lecture et inclusion éducative, il défend une vision engagée de la culture comme levier d’égalité sociale et de transformation collective.


    Nous sommes convaincus que l’éducation et la culture sont des leviers importants pour le développement économique et social du Cameroun.



    Quelle a été l’étincelle fondatrice du CLIIC et quelle vision portez-vous à travers cette initiative ?

    Au CLIIC, notre motivation pour œuvrer dans la démocratisation du savoir est multiple. Tout d’abord, nous sommes convaincus que l’éducation et la culture sont des droits fondamentaux qui doivent être accessibles à tous, quels que soient l’origine sociale, le niveau de revenus ou la localisation géographique. Nous sommes également motivés par le constat que notre cher et beau pays, le Cameroun, a une très grande richesse culturelle et une jeunesse talentueuse, mais est confronté à des défis importants en matière d’accès à l’éducation et à la culture. Nous voulons contribuer à réduire ces inégalités et à offrir à tous les Camerounais, en particulier aux jeunes, les opportunités de developer leurs capacités et de réaliser leurs rêves. Enfin, nous sommes convaincus que l’éducation et la culture sont des leviers importants pour le développement économique et social du Cameroun. Notre motivation est donc de contribuer à la construction d’une société plus inclusive, plus juste et plus prospère, où chaque camerounais aura des opportunités de réaliser son potential et de contribuer au développement du pays.


    Les slogans « Des livres pour tous, des ponts pour le monde » et « L’Afrique en un clic » sont forts. Comment se traduisent-ils concrètement dans vos actions sur le terrain ?

    Voyez-vous, au CLIIC, nous faisons de l’accès au livre un pont entre les hommes et les peuples. A cet effet, notre démarche fait intervenir plusieurs hommes et femmes issus d’horizons divers et de nationalités différentes. Nous nous déployons tant en milieu rural qu’urbain. Et nous allons davantage dans des zones enclavées. Nos actions sont de véritables carrefours « du donner et du recevoir », pour emprunter les mots du Père Engelbert MVENG. Nous essayons ainsi d’impulser une chaine de solidarité universelle.

    Vous défendez la lecture comme un « passeport pour l’égalité ». En quoi le livre peut-il réellement réduire les inégalités sociales, selon vous ?

    La culture comme passeport pour l’égalité peut réduire les inégalités sociales en offrant à tous les individus, quel que soit leur milieu d’origine, un accès égal aux ressources culturelles et aux opportunités de développement personnel, favorisant ainsi la mobilité sociale et la comprehension mutuelle entre les communautés.

    Le CLIIC intervient aussi, effectivement, auprès d’enfants issus de milieux défavorisés. Quels sont les principaux défis que vous rencontrez dans ces environnements ?

    Le CLIIC fait face à des défis importants, notamment les difficultés à mobiliser les ressources financières pour soutenir ses actions, la difficulté d’accès aux villages enclaves et reculés qui nécessite des moyens logistiques importants, et la nécessité de mobiliser plus d’animateurs pour accompagner les enfants défavorisés dans leur parcours éducatif.

    Vos activités s’étendent déjà à plusieurs régions du Cameroun. Quels enseignements tirez-vous de ce déploiement ?

    Il est vraiment important de sortir le livre des rayons des bibliothèques vers le lectorat et surtout vers le lectorat jeune. Car cette promotion littéraire de proximité contribue au dynamisme et à la vitalité de notre littérature.

    Le projet de « bibliothèque mobile » – Bibliopickup est particulièrement innovant. Pouvez-vous nous en dire plus sur son ambition et son impact attendu ?

    Le projet Bibliopickup est une bibliothèque/médiathèque rurale itinérante. Il vise à permettre aux enfants de l’arrière pays et des quartiers enclavés d’avoir accès au livre et à être initiés à l’outil informatique. C’est le savoir sur quatre roues qui veut donner aux enfants à travers les livres et l’outil informatique le pouvoir de la connaissance. Nous entendons par là faire reculer l’obscurantisme et l’analphabétisme.


    Au-delà de la lecture, vous intégrez également l’initiation à l’outil informatique. Pourquoi ce choix ?

    Aujourd’hui, le monde vit connecté et connait une montée en puissance du numérique. Vous le savez mieux que moi, l’analphabète du 21ème siècle est celui qui ne sait pas utiliser l’outil informatique. Notre objectif est de donner à tous les enfants les mêmes chances.

    Quelle place accordez-vous aux partenariats institutionnels, éducatifs et communautaires dans la réussite de vos actions ?

    Les partenariats institutionnels, éducatifs et communautaires sont essentiels à la réussite de nos actions. Nous croyons que la collaboration avec les institutions publiques, les écoles, les associations et les entreprises locales est cruciale pour mobiliser les ressources et les compétences complémentaires, accroître notre visibilité et notre impact, développer des programmes adaptés au besoin des communautés et renforcer la pérennité de nos actions. Nous sommes ouverts à de partenariats qui nous permettent de partager nos expertises et nos ressources pour un impact plus grand.


    Comment mesurez-vous l’impact réel du CLIIC sur les bénéficiaires, notamment les enfants et les jeunes ?

    L’impact du CLIIC sur les enfants se mesurent sur plusieurs plans. D’abord, sur le plan académique, les activités du CLIIC permettent aux jeunes qui y participent d’améliorer leur niveau de langue. Ensuite, sur le plan du développement personnel, nos ateliers développent la confiance en soi, l’audace et la determination chez les participants. Par ailleurs, sur le plan infrastructurel, le CLIIC permet aux écoles, orphelinats et prisons d’avoir des livres pour que les lieux aient un coin bibliothèque. Enfin, par son activité itinérante à travers le pays, le CLIIC intéresse plusieurs communautés locales au livre et à la lecture. A titre d’exemple près de 11.000 camerounais de quatre regions (centre-sud-ouest-littoral) ont vibré au rythme des mots depuis le début de l’année 2026.


    Quelles sont vos perspectives à moyen et long terme pour le CLIIC, et quel message souhaitez-vous adresser aux potentiels soutiens et partenaires ?

    En termes de perspectives, nous voulons vraiment acquérir un pickup pour lancer la première phase de notre librairie sociale que nous avons baptisée « Joseph Désiré ZINGUI » – en hommage à un acteur du livre camerounais de regrettée mémoire, qui a marqué la scène littéraire camerounaise et mondiale – pour permettre aux enfants des zones les plus reculés d’avoir accès au livre.

    Par ailleurs, nous sommes en train de lancer « Yaoundétente » qui se veut un cadre qui permettra à nos jeunes de 6 à 15 ans de joindre l’utile à l’agréable. La première édition aura lieu le 23 mai 2026 au Musée National. In fine, nous invitons les institutions, les entreprises et les âmes de bonne volonté à rejoindre notre mission de démocratisation de l’éducation et la culture pour les enfants du Cameroun, surtout les plus défavorisés ! Ensemble, nous pouvons faire une différence significative dans la vie de ces jeunes et contribuer à l’émergence d’une société plus juste et plus équitable.

    Propos recueillis par Pauline M.N. ONGONO




  • Cadences de mon être : un recueil poétique entre la lucidité et l’espérance de Sarah Florence Egypte

    La littérature camerounaise accueille une nouvelle voix prometteuse avec la parution de Cadences de mon être, deuxième ouvrage de la jeune auteure Sarah Florence Égypte, âgée de seulement 17 ans. Publié en mars 2026 aux Éditions Ifrikiya, ce recueil de poésie rassemble vingt-neuf (29) textes qui explorent les émotions humaines, les blessures intérieures et la quête d’un monde plus apaisé.

    À travers une écriture simple mais expressive, la jeune poétesse invite le lecteur à entrer dans l’univers sensible de son âme, où les mots deviennent les témoins d’une génération attentive aux réalités humaines et sociales.

    Une jeune plume déjà affirmée

    Avec Cadences de mon être, Sarah Florence Égypte confirme une vocation littéraire précoce, après la publication de Premiers pas, son premier recueil de poèmes, en 2023.

    Dans l’introduction du livre, l’auteure prévient : ce nouveau recueil représente une étape importante dans son parcours créatif. Si son premier ouvrage posait les bases de sa plume, Cadences de mon être cherche à explorer plus profondément les nuances de ses émotions et de sa perception du monde. Une démarche qui témoigne d’une maturité littéraire remarquable pour une auteure de son âge.

    Une poésie qui questionne le monde

    La première partie du recueil, intitulée « Réalité du monde », propose une réflexion sur les contradictions et les dérives de la société contemporaine. La poétesse y exprime un regard lucide sur la fragilité des relations humaines et la perte des repères moraux.
    Elle interroge avec inquiétude l’évolution des valeurs :

    « Amour est devenu haine
    Amitié trahison
    Vérité mensonge
    Mais où va le monde ?… » (p.13)

    Ces vers traduisent une sensibilité attentive aux injustices et aux tensions qui traversent la société. La poésie devient alors son espace d’interrogation et de prise de parole face aux contradictions du monde.

    Entre blessures et introspection

    Plusieurs textes du recueil explorent les sentiments de solitude, de trahison et de désillusion. Dans des poèmes comme « Abîme », « Cadenas » ou « Ma solitude », on est face à la douleur causée par les ruptures affectives et les déceptions humaines.
    Cette dimension introspective donne au livre une grande intensité émotionnelle. Les mots deviennent une manière de transformer les blessures en parole et de donner un sens aux expériences de la vie.
    À travers ces textes, Sarah Florence Égypte montre que la poésie peut être un espace de libération intérieure où l’on ose dire ce qui reste souvent silencieux.

    La mémoire et les liens affectifs

    Au fil des pages, le recueil accorde également une place importante aux souvenirs. Il évoque les amis, les proches ou les figures marquantes du passé.
    Des textes comme « Je me souviens de toi », « Joséphine » ou « Flashback » témoignent de l’importance de la mémoire dans la construction de l’identité. Les souvenirs, ici, sont sans conteste un refuge face aux absences et aux distances. Une plage qui offre une dimension nostalgique au livre ;  une chaleur humaine qui équilibre les passages plus sombres.

    Une poésie tournée vers l’espérance

    Si la première partie du recueil est marquée par la douleur et la désillusion, la seconde partie intitulée « Ivresse » ouvre progressivement une perspective plus lumineuse.
    Notre jeune poétesse y célèbre les valeurs de paix, d’amour et de solidarité. Dans le poème « Le bien », elle invite à cultiver des attitudes positives capables de transformer la société :

    « Plante la paix
    Ne plante pas la haine
    Mais plutôt l’espoir et le triomphe » (p.53)

    Cette orientation humaniste donne à Cadences de mon être une dimension morale et engagée, prouvant que la poésie peut aussi être un appel à la responsabilité collective.

    Une écriture accessible, sincère et expressive

    Le style de Sarah Florence Égypte est d’une grande simplicité et d’une belle sobriété. Les vers sont courts, parfois fragmentés, ce qui crée un rythme proche de la parole spontanée.
    Cette simplicité stylistique permet de mettre en exergue l’intensité émotionnelle des textes. Les images, elles aussi, sont directes et accessibles ; pas question ici de dire de la poésie qu’elle est hermétique. Les répétitions, les énumérations et les phrases brèves contribuent à créer une musicalité particulière qui correspond à l’idée de « cadence » évoquée dans le titre du recueil. Par tout ceci, Sarah Florence Égypte permet aux lecteurs de se reconnaître facilement dans les sentiments offerts dans ce recueil.

    Avec Cadences de mon être, Sarah Florence Égypte s’impose comme l’une des jeunes plumes à suivre dans le paysage littéraire camerounais et même au-delà. Malgré son âge, elle propose une poésie sensible et engagée qui interroge les réalités humaines tout en ouvrant des perspectives d’espérance.
    À travers ses mots, la jeune actrice rappelle que la poésie reste un espace privilégié pour dire les blessures du monde, mais aussi pour imaginer des chemins de paix et de réconciliation. Sarah Florence Égypte confirme sa volonté de s’inscrire durablement dans le paysage littéraire camerounais. Par son écriture, à la fois sincère et introspective, par ses témoignages d’une sensibilité attentive aux réalités humaines et sociales, elle pose une pierre bien fixe à l’édifice « Littérature ». Ce recueil apparaît ainsi comme une traversée poétique de l’âme humaine, où les mots deviennent à la fois un exutoire et un chemin vers la reconstruction.

    Cadences de mon être bénéficie de la collaboration de l’artiste plasticien Egli Prince, auteur des illustrations qui accompagnent les textes. Cette rencontre entre poésie et arts visuels enrichit l’expérience de lecture et donne au livre une dimension esthétique supplémentaire.

    Dans un contexte où la jeunesse cherche souvent des moyens d’exprimer ses émotions et ses aspirations, Cadences de mon être apparaît comme un témoignage poétique sincère, porté par une voix qui ne demande qu’à grandir.

    Pauline M.N. ONGONO




  • La diaspora centrafricaine face au devoir de mémoire nationale : le Forum National sur le Livre et la LECTURE (FONALL) édition 1 est lancé !

    Le thème « La diaspora centrafricaine face au devoir de mémoire nationale » invite à réfléchir au rôle que peuvent jouer les Centrafricains vivant à l’étranger dans la préservation, la transmission et la valorisation de l’histoire collective du pays.

    À travers leurs œuvres, leurs productions médiatiques et leurs engagements intellectuels, ces acteurs de la diaspora, écrivains, journalistes, communicateurs et producteurs contribuent à porter la voix de la République centrafricaine au-delà de ses frontières. Mais comment ?

    Dans le cadre de la première édition du Forum National sur le Livre et la Lecture, ce panel réunit des Centrafricains venus du Sénégal, de la France, de la Corée du Sud et du Cameroun afin d’échanger sur la responsabilité de la diaspora dans la construction d’une mémoire nationale vivante, capable d’éclairer le présent et de nourrir l’avenir.

    Pauline M.N. ONGONO

  • Guillaume NANA au collège de la retraite de Yaoundé : Pour des Grains de poussière sans limite.

    Le jeudi 26 février 2026, l’écrivain camerounais Guillaume Nana a animé un café littéraire au Collège de la Retraite, à Yaoundé, au profit des élèves des classes de 6e. Une rencontre placée sous le signe du partage, de la transmission et de la passion pour le livre.

    Un moment d’éveil à la lecture

    Dans la grande salle de l’établissement, des centaines d’élèves, dans leur uniforme vert, attentifs et curieux, ont pris part à cette activité culturelle organisée autour de la promotion de la lecture en milieu scolaire. Face à eux, Guillaume Nana, sourire aux lèvres et son cartable à la main, Grains de poussière au taquet, a su capter l’attention dès les premières minutes.
    L’auteur a expliqué aux jeunes collégiens l’importance de la lecture dans la construction de l’esprit critique, du vocabulaire et de l’imagination. « Lire, c’est voyager sans quitter sa chaise », a-t-il lancé, invitant les élèves à considérer le livre comme un compagnon fidèle.

    Des échanges dynamiques avec les élèves

    Le café littéraire ne s’est pas limité à un simple exposé de Guillaume NANA. Les élèves ont activement participé à la rencontre à travers une série de questions :
    — Comment devient-on écrivain ?
    — D’où viennent les idées d’un roman ?
    — Peut-on écrire dès le collège ?
    Avec pédagogie et simplicité, l’écrivain a encouragé les jeunes à écrire leurs propres histoires, à tenir un carnet de notes et à cultiver l’habitude de la lecture quotidienne. Il a insisté sur la discipline, la persévérance et la curiosité comme piliers de toute vocation littéraire.

    Une ambiance conviviale et inspirante

    À l’issue des échanges, des séances de photos ont immortalisé l’événement dans une atmosphère chaleureuse et détendue. Entouré d’élèves enthousiastes, Guillaume Nana a salué l’intérêt manifeste de ces jeunes apprenants pour la littérature.
    L’administration du Collège de la Retraite a, pour sa part, réaffirmé son engagement à promouvoir les activités culturelles et éducatives favorisant l’épanouissement intellectuel des élèves.

    Encourager la relève littéraire

    Ce café littéraire du 26 février 2026 restera sans doute gravé dans la mémoire de ces élèves de 6e comme une expérience marquante. En allant à la rencontre des plus jeunes, Guillaume Nana contribue à semer les graines d’une future génération de lecteurs et, peut-être, d’écrivains.
    Dans un contexte où les écrans occupent une place grandissante, ce type d’initiative rappelle que le livre demeure un outil essentiel de formation et d’ouverture sur le monde.

    Pauline M.N. ONGONO

  • DEVIANCES EN MILIEU SCOLAIRE de ERIC MARTIAL NGADJEU II

    C’est avec une profonde émotion et une grande fierté que j’accepte d’introduire cet ouvrage courageux et nécessaire que signe mon jeune fils et collègue Éric Martial NGADJEU II NYASSE Valders. En tant que Chef du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes (CNFFDP), jai eu le privilège, au fil des années, d’accompagner des milliers d’enseignants et de réfléchir aux grandes orientations de notre système éducatif. Pourtant, rarement un texte m’aura à ce point bouleversé par sa lucidité, son authenticité et son urgence.

    « Déviances en milieu scolaire » n’est pas un livre de plus sur les « problèmes de l’école ». C’est un cri lancé depuis l’atelier, depuis la salle de classe, où l’odeur de l’huile se mêle à celle de la résignation ; depuis le bureau du surveillant où l’on ne sait plus si l’on doit punir, protéger ou simplement écouter. L’auteur, enseignant électrotechnicien et syndicaliste aguerri, ne parle pas de l’école : il parle depuis l’école, avec la voix rauque de ceux qui y passent leurs journées, leurs nuits parfois, et une grande partie de leur espérance.

    Ce qui frappe d’emblée dans cet ouvrage, c’est le refus de la facilité. NGADJEU II aurait pu se contenter d’un catalogue de doléances ou d’une charge contre « les jeunes d’aujourd’hui ». Il choisit, au contraire, une démarche rigoureuse : analyser la déviance scolaire non comme une pathologie individuelle, mais comme le symptôme brutal dun système éducatif technique en souffrance profonde. Vétusté des infrastructures, absence criante de matériel didactique, précarité sociale des familles, épuisement des enseignants, déconnexion entre les programmes et le marché de l’emploi : tout est passé au crible avec une franchise qui fait parfois mal, mais qui est indispensable.

    En tant que responsable de la formation des formateurs, je mesure chaque jour l’écart qui sépare la belle théorie des textes officiels de la réalité brutale du terrain. Ce livre comble précisément cet écart. Il nous oblige à regarder en face ce que nous savons tous mais que nous préférons souvent taire : un lycée technique sans machines-outils fonctionnelles, sans consommables, sans électricité stable, ne peut pas former des techniciens compétents ; il ne peut que produire de la frustration, du désengagement, et parfois de la violence. L’auteur le démontre avec une force rare : la déviance nest pas d’abord une faute morale de l’élève ; elle est, trop souvent, une réponse rationnelle à un environnement irrationnel.

    Mais ce qui élève cet essai au rang du livre salutaire, c’est qu’il ne sarrête pas au constat. Les derniers chapitres, riches de propositions concrètes (réhabilitation matérielle, cellules d’écoute, refonte participative du règlement intérieur, éducation à la citoyenneté, stratégie nationale coordonnée), dessinent les contours dune école technique enfin digne de ce nom. Ces recommandations ne sont pas des vœux pieux : elles sont nées de l’expérience quotidienne, discutées avec les collègues, testées parfois à petite échelle, et portées par une conviction intacte : oui, l’enseignement technique camerounais peut redevenir le fer de lance du développement de notre pays.

    À l’heure où l’on parle beaucoup, et parfois à tort et à travers, de « compétences du XXIe siècle », ce livre nous ramène à l’essentiel : on ne forme pas des jeunes compétents dans des ateliers en ruine, avec des enseignants démotivés et des familles désemparées. On ne construit pas une nation industrielle sans redonner dignité, moyens et sens à ceux qui, demain, souderont, câbleront, répareront et inventeront.

    Je termine en adressant mes félicitations les plus chaleureuses à l’auteur. Ce livre est un acte de foi en l’école, un acte de courage intellectuel, et surtout un acte d’amour pour nos jeunes. Puissent les décideurs, les partenaires, les parents, les enseignants et les élèves eux-mêmes s’en emparer. Car c’est ensemble, et seulement ensemble, que nous redonnerons à l’enseignement technique camerounais la place qui lui revient : celle d’un ascenseur social puissant et d’un moteur de progrès national.

    Le Directeur du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes,
    Dr BELLO OUSMANOU Ahmadou


    Nombre de pages : 166

    Éditeur : Editions de Midi

    Prix : 10.000 FCFA (CEMAC) / 12000 FCFA (Afrique) / 23 euros (reste du monde)

    Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ;  Librairie professionnelle (douala)




  • SUR MON CHEMIN par Nicolas WOULAMI

    SUR MON CHEMIN est un recueil de poèmes qui butine sur les sillons de l’amour, du patriotisme, de l’identité culturelle et de la responsabilité jeune Afrique. Le recueil dénonce aussi les infidélités des pourvoyeurs des services sociaux avec des accords bilatéralement consentis. Dans un contexte africain où la jeunesse est dite génération spontanée, SUR MON CHEMIN interpelle aussi bien les générations précédentes que cette jeunesse sur leurs responsabilités respectives. L’école et surtout sa fonction transformationelle est vivement sollicitée afin que le jeune africain dévienne un acteur / accélérateur culturel de choix pour l’Afrique qui vient.


    Ce recueil de poésie est disponible au prix de 3000 FCFA chez :
    ✅ L’auteur : +237 654155678 (WhatsApp) / +237 652214729 / dewanicolas70@gmail.com
    ✅ Chez l’éditeur : Lucioleseditions@gmail.com
    ✅ À la librairie des Peuples Noirs à Yaoundé
    ✅ En ligne, sur TAMA : Sur mon chemin de Nicolas WOULAMI


  • LE MAGNIFICAT DE LA PENSÉE BLANCHE : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale par Oscar ELIMBY

    Cet ouvrage que présente l’auteur Oscar ELIMBY, sous l’intitulé Le Magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, interpelle toute la communauté nationale et internationale voire un prétexte qui ouvre une nouvelle fenêtre d’analyse sur la question de la Suprématie des occidentaux sur les Africains comme le définit l’auteur : « Les originaux, les premiers sur Terre, les nègres ou les « noirs » restés en Afrique et qui, même sortis d’Afrique volontairement ou involontairement, ont entièrement conservé toute leur mélanine qui leur donne ce teint marron, voire foncé. De tous les colonisés et opprimés de la Terre, ils détiennent de très loin la médaille d’or ».

    L’auteur invite les Africains à pardonner les atrocités que leur ont infligées les occidentaux sous diverses facettes depuis des siècles. Autant il décline le pillage des ressources naturelles des Africains par les occidentaux pour le développement de leur pays, autant il annonce que la prise de conscience des Africains est effective. Le mérite de l’auteur est surtout son engagement pour la non-violence et le pardon :

    Qu’il est plus facile de haïr que d’aimer. J’en suis bien conscient, mais devons-nous faire ce qui est juste, c’est-à-dire ce qui valorise la vie ou devons-nous appliquer la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent ?

    Cet excellent ouvrage écrit en six parties passe en revue les éléments déclencheurs et sa motivation à écrire ce livre, l’invention du concept de « racisme » au 15e siècle, la FIERTÉ nègre : sortir du statut victimaire, les constats, la Loi universelle et enfin l’invitation à la Méditation.

    L’auteur s’interroge sur les atrocités subies :

    POURQUOI ? Pourquoi autant de sang, de désolation, de destruction, de chaos partout où passe cette race dite supérieure ? Sur quoi ces élites leucodermes basent-elles leur prétendue supériorité ? Est-ce de cette barbarie que ce crétin de Jules Ferry parlait lorsqu’il affirmait que sa race supérieure avait le droit et le devoir de civiliser les races inférieures ? Une civilisation qui est synonyme de pillages, de massacres, de viols, d’occupation, de vols et de bases militaires chez autrui, est-ce bien ce à quoi faisait allusion le colonisateur français Jules Ferry ? Ce court règne occidental par le chaos va-t-il les rattraper ? Certainement. Aussi certain que personne ne peut échapper à la Loi universelle d’actions-réactions.

    L’auteur montre comment les occidentaux ont organisé leur stratégie de pillage en mettant en place trois structures : le fonds monétaire international (FMI), l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la CIA. L’objectif est de maintenir l’Afrique dans la pauvreté : faire main basse sur ses matières premières, endetter l’Afrique et organiser l’achat monopolistique structurée par les multinationales occidentales. Écoutons ce que nous avoue Howard Nicholas :

    « L’Afrique Subsaharienne a été fondamentale pour la prospérité des pays industrialisés. Et l’Afrique a un rôle clé à jouer en tant que producteur des matières premières. Les Occidentaux ne permettront jamais aux pays subsahariens de s’en sortir. Nous ferons tout pour maintenir l’Afrique subsaharienne dans son état de pauvreté actuel. C’est absolument vital pour la survie des Occidentaux. Il faut être clair sur ce point. Et toutes les structures et organisations internationales, toutes les institutions académiques et tous les enseignements économiques, ils sont tous conçus pour maintenir les Africains dans la situation de pauvreté actuelle. Qu’il s’agisse de l’Europe, des É.-U. et maintenant de la Chine, ce sont exactement les mêmes objectifs vis-à-vis de l’Afrique. Nous avons besoin d’appauvrir l’Afrique et de l’y maintenir parce que nous avons besoin de ses matières premières. Et nous les voulons le moins cher possible. Cela ne signifie pas que les Africains ne peuvent pas s’en sortir, bien au contraire. Il faut faire face au défi et défier les Occidentaux. C’est de cela qu’il s’agit. Parce que si l’Afrique se réveille et commence à réagir, alors laissez-moi vous dire que le niveau de vie de tous ceux qui vivent en Europe, aux É.-U. et en Asie va s’effondrer. Il y a donc un lourd prix à payer. Laissez-moi vous dire que l’Occident ne permettra jamais à l’Afrique de s’émanciper sans leur faire la guerre. C’est de cela qu’il s’agit fondamentalement ».

    L’auteur a une fois de plus le mérite d’interpeller les Présidents des états africains qui jouent le jeu des occidentaux :

    On se pose souvent la question à savoir comment il se fait que les dirigeants africains ne se battent pas pour inverser les choses et permettre à leurs citoyens de vivre mieux et de bénéficier des richesses qui sont sous leur sol. C’est sans savoir le fonctionnement mafieux et machiavélique des structures internationales mises en place par les occidentaux.

    Il démontre tour à tour dans son livre avec les preuves à l’appui comment les occidentaux ont longuement manœuvré pour garder l’Afrique toujours pauvre. Cependant, l’auteur avec tact, démontre que l’Afrique en particulier et le tiers monde en général sera l’eldorado de demain des occidentaux :

    N’importe qui peut comprendre cette frustration, cette haine accumulée et cette soif de vengeance contre les Occidentaux. Mais une fois notre désir assouvi, cela nous rendra-t-il plus heureux de nous être comportés comme eux ? Personnellement, je ne crois pas. Le tiers monde, bientôt, sera l’Occident. Cette élite occidentale sataniste a mis ses peuples dans une situation très difficile. Ces populations européennes demanderont des visas dans un futur très proche pour aller travailler dans ce que leurs élites ont décidé de former le tiers monde. Les Européens feront la traversée de la méditerranée bientôt pour trouver du travail au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans toute l’Afrique qui aujourd’hui est méprisée. Il vaut donc mieux laisser les choses se dérouler naturellement plutôt que d’intervenir par des vengeances personnelles ou collectives. Le président français Sarkozy l’a déjà annoncé dans sa projection sur la démographie africaine et du reste du tiers monde en 2050.

    L’auteur fait appel à la loi de la nature pour ne pas dire la loi universelle :

    Cette formule ne nous rappelle pas quelque chose ? La loi des hommes a été copiée sur la Loi Divine et celle-ci est un milliard de fois plus implacable que celle des hommes. Parce que son application ne tient pas compte des circonstances atténuantes ou de l’incapacité à subir son procès. Volontairement ou non, conscient ou non, quel que soit votre âge ou votre statut social, cette loi s’applique. Les effets de son application peuvent être immédiats ou tardifs, mais une chose est sûre : cette loi s’appliquera et nul ne peut y échapper. C’est ce que signifie le livre de Galates 6 : 7 de la bible que les Occidentaux ont imposée aux autres peuples de la terre comme étant un outil civilisateur.

    Je tiens à terminer mon propos en soulignant que cette brillante publication devra servir non seulement aux colonisés ou opprimés d’hier, mais aussi à ceux qui ont passé leur temps à piller leurs richesses naturelles. Cet ouvrage devra être aussi un prétexte pour la création d’un fonds d’éducation à la décolonisation des esprits.

    Chaque africain qui lira ce livre prendra conscience des réalités car il est si profond et si enrichi par des explications plus profondes et convaincantes. Il doit aider à revoir notre système éducatif surtout dans l’enseignement de l’histoire qui est biaisée et truffée de mensonges. Félicitations pour cet ouvrage qui doit être un livre de chevet pour tout Africain.

    Eric Théophile Tchoumkeu
    Éditeur




    Paru aux Éditions de Midi au Cameroun, Le Magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, 439 pages, coûte 25.000 FCFA et Hors Afrique, 40 euros.

    Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ;  Librairie professionnelle (douala)

    Contact utile (WhatsApp) : +237 697449082




  • SALON DU PROMOTEUR LITTÉRAIRE ONLINE (SAPLO) – EDITION 2

    Placée sous le thème général « Je pense donc je livre », la deuxième édition du SAPLO regroupera 49 panelistes. Ils nous viennent de 18 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, et de différents maillons de la chaîne du livre et de ses métiers connexes.

    Comme indiqué depuis l’an dernier, le SAPLO concerne toute la chaîne du livre et ses autres métiers, car pour une promotion efficace, l’apport qualité des différents maillons est nécessaire. C’est aussi une autre manière de promouvoir, à notre échelle, les acteurs du livre et leurs initiatives.

    📍Vous l’aurez compris, comme nos autres salons virtuels, le SAPLO concerne tout le monde, sans distinction de pays, continents, races, etc.

    N’oubliez pas d’être connecté.e.s, du 24 au 30 novembre 2025 sur les pages Facebook et LinkedIn @ACOLITT


    La plaquette du SAPLO 2 est disponible ici


    📌 Pour rappel, ACOLITT est l’organisatrice de trois (03) salons littéraires virtuels :

    • la Readers and Translators Week Online (RTWO) qui met en exergue la relecture et la traduction
    • la Semaine du Critique Littéraire Online (SECRILO) qui met en exergue la critique littéraire
    • le SAPLO, pour le promoteur littéraire et tous les métiers qui l’accompagnent.

    En 2026, ACOLITT tient le défi d’être pleinement impliquée dans deux salons littéraires en présentiel :

    • le tout premier Salon du Livre de la Lekié (SALILEK) avec le CLIIC
    • le premier Salon des Femmes du Livre du Cameroun (SAFLICA) avec l’EDM, qui ne concerne pas juste un maillon, mais tous les maillons de la chaîne du livre et ses métiers connexes, y compris les hommes.
      Et ces deux sont, eux aussi, ouverts au monde.

    Nous comptons sur votre présence à ces moments d’échanges et de possibles collaborations.


    ACOLITT, pour une littérature dynamique !
    Nous contacter : acolitterature@gmail.com



    SOUTENIR L’INITIATIVE




  • 12 août 2025 : Journée Internationale de la Jeunesse : Dix Africains à l’honneur

    Approuvée le 17 décembre 1999 par la Conférence Mondiale des Ministres de la Jeunesse, la Journée Internationale de la jeunesse vise la promotion ou mieux le développement entre autres, de la conscience des jeunes en ce qui concerne le Programme d’Action Mondial pour la Jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà.

    ACOLITT a choisi de parler de dix (10) Africains qui posent leurs pierres aux édifices Littérature et Éducation.

    • Lorena Nolwen Lekeufack Kamaha : Miss Litterature Afrique 2025 – 2026, Miss Littérature Cameroun 2025. Elle est auteure, étudiante, d’une culture littéraire remarquable, qui s’investit dans la promotion de la lecture.
    • Paterson Duplex Sikoue : il met sur pied le premier prix destiné à la filière BD au Cameroun. Il est une personne ressource auprès du MBOA BD FESTIVAL et de Waanda Stoudio, deux entités qui font vivre la bande dessinée.
    • Yémélé Rosine : auteure et psychologue du développement, elle a décidé, en 2022, de faire plus qu’un dépôt de dons dans des orphelinats : elle a mis sur pied le CHALLENGE INTER-ORPHELINATS. Pour sa 4e édition cette année, il s’est tenu à Nanga-Eboko, à Edéa et le 23 août 2025, il se tiendra à Yaoundé. Vous souhaitez donner un sou pour soutenir l’initiative ? Contact : +237 6 90 32 77 15
    • Sara Timb : auteure, poète et lauréate de plusieurs prix à travers le monde, elle ne ménage aucun effort pour vanter et vendre son potentiel. Elle est la promotrice du programme « J’écris au cameroun ». Un programme qui met en scène des élèves de plusieurs établissements scolaires à travers des ateliers, des concours…
    • Bienvenu Juvenal Rouheda : il est auteur, coach d’écriture et d’art oratoire. Il est le président de l’Association des Jeunes Ecrivains Centrafricains (AJEC)
    • Dieng Ousmane : il est auteur, slameur et poète. Sa particularité est son amour pour le bambara dans ses textes. Un amour qui l’a encouragé à mettre sur pied le Festival international Bɛka Slam Poésie – FIBS – MALI qui met en exergue les talents des filières slam et poésie avec un accent sur les langues africaines.
    • Khamila Ndayou : elle est auteure, poète, étudiante, avec plusieurs prix dans sa besace. Sa particularité est son amour pour l’éducation littéraire. Car construire, c’est aussi apprendre à le faire.
    • Bernard Bekoa, de son nom d’artiste « Bern’Artdo », est un slameur dont les ailes sont toujours prêtes à battre jusqu’aux sommets inimaginables. Depuis 2022, il égaye nos sens de ses textes, à travers le monde. Il est le promoteur d’un concours de slam et coach dans la même filière.
    • Aristide Meyo Ayolo : il est auteur, promoteur littéraire, directeur des Éditions AFRIBOOK et DP de Ô-Livre, l’un des rares magazines axés littérature en Afrique centrale.
    • Kathy Noëlle Sambah se surnomme « Une folle des langues ». A l’ère de la déculturation, elle propose un retour aux sources avec les enfants à travers son programme de vacances Camp Retour Ô Sources.

    📌 Ces dix sont un échantillon des jeunes qui osent sur le continent africain. Ils proposent des actions magnifiques et OSENT braver les difficultés que nous ne citerons plus.

    BRAVO À TOUS ! BRAVO À TOUS CEUX QUI NE SONT PAS CITÉS ICI !



    📌 Contact ACOLITT : acolitterature@gmail.com