Entretien avec Odile Gaétane NJOPA BIVINA, auteure camerounaise

Bonjour, chère Odile Gaétane NJOPA BIVINA et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonné.e.s.

Bonjour et merci de cette belle opportunité de me présenter à vos abonnés.
Je suis Odile Gaétane NJOPA BIVINA, jeune auteure camerounaise, née à Monatélé, dans le département de la Lékié, région du Centre du Cameroun. Je suis également originaire du Littoral, du peuple Bakoko. Trilingue en français, anglais et allemand, je me spécialise en traduction et terminologie, ce qui enrichit mes écrits.


Mon premier roman, « Muselé(e)s, le piège des apparences », aborde des thèmes tels que l’identité et les attentes sociales, invitant à une réflexion sur les enjeux contemporains. En tant qu’entrepreneure et archiviste assermentée, je combine créativité et rigueur professionnelle, ce qui nourrit ma démarche littéraire.


En tant que voix nouvelle de la littérature camerounaise, je cherche à partager la richesse des cultures du Centre et du Littoral, tout en poursuivant mon engagement pour la littérature et la psychanalyse littéraire, afin de connecter les peuples et les idées au-delà des frontières.
Merci de me permettre de partager mon univers avec vous.


Vous êtes auteure depuis 2024, qu’est-ce que ça fait d’être auteure ?

Être auteure, c’est une expérience profondément émotive et intime. Depuis que j’ai commencé en 2024, c’est comme si chaque mot que je couche sur le papier était une partie de moi que je livre au monde. C’est un voyage à la fois solitaire et connectant. Écrire, c’est une manière de comprendre et de partager mon identité, mes origines camerounaises, et de faire entendre des voix souvent ignorées. C’est aussi une grande responsabilité, celle de toucher les autres, de faire résonner des histoires qui, je l’espère, éveilleront des émotions, des réflexions, et des échanges.

Être auteure, c’est sentir la puissance des mots, qui ne nous appartiennent plus une fois qu’ils touchent le cœur des lecteurs. C’est aussi un engagement à porter des récits qui dépassent les frontières, à connecter les peuples, à briser les silences. C’est un défi, mais aussi une immense source de joie et de gratitude.


Vous êtes aussi archiviste, une profession de l’ombre et la discrétion. Avez-vous eu du mal à porter cette casquette d’auteure sous les feux des projecteurs ?


Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis pas simplement archiviste, mais archiviste assermentée, ayant prêté serment le 21 décembre 2023 à la Cour d’Appel du Centre. Cette distinction est primordiale pour moi, car elle reflète mon engagement envers l’intégrité, la rigueur et la préservation de la mémoire. Mais cette casquette d’archiviste n’est pas la seule que je porte. Je suis également traductrice trilingue (français, anglais, allemand), terminologue, interprète de conférences, speechwriter, conférencière et entrepreneure. Chaque casquette porte en elle un défi différent, un besoin différent d’équilibre et de gestion.


En tant qu’archiviste, je suis habituée à évoluer dans l’ombre, à préserver et transmettre des informations sans chercher la lumière. Dans ce domaine, la discrétion et la rigueur sont essentielles, et j’ai appris à me fondre dans ce rôle, à préserver le passé pour éclairer l’avenir. Mais devenir auteure a été un tournant. C’est un passage de l’ombre à la lumière, une immersion dans la vulnérabilité.

L’écriture m’a poussée à m’exposer, à partager des émotions et des pensées profondes, ce qui est loin de la réserve que j’entretenais dans mes autres rôles.
Le plus grand défi a été d’embrasser cette casquette d’auteure sous les feux des projecteurs. C’est un exercice de balance entre toutes mes autres casquettes, qui, chacune, demande une certaine forme de discrétion ou de recul. Mais au fur et à mesure, j’ai appris à me saisir de cette nouvelle identité, à comprendre que chaque rôle que je porte est un maillon essentiel de ce que je suis et de ce que j’ai à partager. Mon travail d’auteure, tout comme celui de traductrice, de terminologue, ou encore d’interprète, découle d’une même passion pour les mots et leur pouvoir.


J’ai compris que ces casquettes, bien qu’apparemment disparates, se nourrissent les unes des autres. L’archiviste conserve la mémoire, la traductrice et la terminologue jonglent avec les significations, l’interprète porte la voix des autres, et l’auteure, enfin, donne vie à ses propres histoires. Au fond, ce sont toutes ces expériences, toutes ces casquettes qui m’aident à façonner une œuvre authentique, riche et multiforme. Et si aujourd’hui je suis sous les projecteurs en tant qu’auteure, je sais qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, et que chaque casquette que je porte, dans la discrétion ou l’exposition, fait de moi celle que je suis aujourd’hui.


« Muselé(e)s, le piège des apparences » est ce roman par lequel la scène littéraire vous découvre. Si on vous demande de le qualifier en un seul mot, lequel sera-t-il ? Pourquoi ?

Si je devais qualifier « Muselé(e)s, le piège des apparences » en un seul mot, ce serait « réveil ». Ce roman est un appel à l’éveil des consciences, une invitation à regarder au-delà des apparences et à questionner les normes sociales, les attentes et les rôles imposés. À travers les personnages et leurs luttes, je cherche à provoquer une prise de conscience sur les défis contemporains, notamment ceux liés à l’identité, à l’injustice et à la quête de soi.


La vie peut être injuste, nous sommes souvent confrontés à des stéréotypes et des jugements externes qui nous enferment, mais ce livre est une sorte de coup de fouet, un moyen de secouer les idées reçues et d’encourager une introspection. C’est un texte qui cherche à libérer l’esprit et à ouvrir les yeux sur la réalité des choses, tout en rappelant que nous avons tous le pouvoir de nous réinventer, de choisir notre voie et de lutter pour un monde meilleur. En ce sens, « Muselé(e)s » est bien un « réveil », car il nous pousse à nous éveiller à la vérité, à l’authenticité et à la liberté d’être soi.

Ce roman met en exergue l’émancipation, les injustices, les inégalités, « des entraves qui jalonnent le parcours des femmes africaines » (quatrième de couverture). Nous remarquons le (e) marquant une écriture inclusive. Cela signifierait-il donc que votre roman s’adresse à toutes les gents ?


Oui, absolument. Mon roman, « Muselé(e)s, le piège des apparences », s’adresse à tout le monde, car les violences conjugales et les injustices que j’aborde ne se limitent pas à une question de genre, ni à un seul groupe de personnes. Bien que le roman mette en lumière les entraves auxquelles les femmes africaines, et plus largement les femmes, sont confrontées, il soulève des problématiques universelles qui touchent chacun d’entre nous, peu importe le genre, l’âge ou l’origine.


L’écriture inclusive, avec le (e) marquant la féminisation, est un choix délibéré pour souligner l’importance de la reconnaissance de toutes les identités et pour inviter à une réflexion collective sur l’égalité et la liberté. Si le roman met en exergue l’émancipation des femmes, cela ne signifie pas que les hommes ne sont pas concernés. En réalité, les violences conjugales et les inégalités ne sont pas un problème isolé des femmes, elles touchent l’ensemble de la société, dans ses multiples dimensions. Ces violences sont liées à des structures sociales et culturelles qui affectent tout le monde, et il est primordial que nous, en tant que société, nous  unissions pour les combattre.


Ce roman est un appel à une prise de conscience collective, car l’émancipation et la lutte contre les injustices concernent tout le monde. Il ne s’agit pas seulement de libérer les femmes, mais de libérer la société entière des entraves et des stéréotypes qui maintiennent des inégalités. Chaque lecteur, qu’il soit homme, femme, peut se retrouver dans cette quête de justice et d’égalité, car les violences conjugales dépassent la seule question du genre : elles révèlent des dynamiques de pouvoir, de contrôle et de domination qui touchent toutes et tous. Le changement nécessite la participation active de tout le monde.

Depuis sa sortie, avez-vous le sentiment de marquer le coup ? Un exemple d’avis/témoignage qui vous a le plus touchée jusqu’ici ?


Depuis la sortie de Muselé(e)s, le piège des apparences, j’ai ressenti une émotion profonde en voyant l’impact que ce roman a eu sur mes lecteurs. C’est une expérience inédite, un mélange de gratitude et d’humilité, de voir que des histoires que j’ai mises sur papier résonnent dans la vie de ceux qui les lisent. C’est une forme de connexion humaine, une manière de partager des émotions et des réflexions qui vont bien au-delà de ce que je pensais atteindre.
Le témoignage d’une lectrice m’a particulièrement touchée et me confirme l’importance de ce que j’ai écrit. Elle, Nelly NCHOH (Traductrice à la Cour Suprême) m’a écrit :

« J’ai terminé ton roman et honnêtement il m’a profondément marqué.
Ce qui m’a le plus frappé, c’est la manière dont tu as exploré les dynamiques familiales complexes, notamment l’influence toxique d’une figure extérieure sur un membre de la famille. Cette emprise insidieuse, cette manipulation subtile, est rendue avec une grande justesse.
Le personnage du père, en particulier, est d’une grande profondeur. On ressent sa lutte intérieure, son conflit entre ses propres valeurs et l’influence néfaste qu’il subit. Tu as réussi à le dépeindre comme un être humain vulnérable, piégé dans un cycle destructeur.
La force de la relation entre la mère et ses enfants est également très touchante. Leur solidarité, leur résilience face à l’adversité, est une véritable source d’inspiration.
Ton écriture est fluide et immersive. J’aime comment tu as créé des atmosphères et comment tu nous fais ressentir les émotions des personnages.
Ton roman est un témoignage poignant sur les ravages de la manipulation et de l’influence toxique, mais c’est aussi un message d’espoir et de courage. Et puis, il y a Gabriela… Ce personnage m’a particulièrement touché. J’ai l’impression qu’il y a une histoire profonde et riche à explorer. J’espère sincèrement que ton prochain roman nous permettra de plonger dans son univers.
Je suis vraiment admirative de ton travail. Tu as écrit un livre magnifique et nécessaire.
Avec toute mon admiration.
Ta star Nelly »


Ce retour m’a particulièrement émue, car il touche plusieurs aspects du roman que j’ai voulu transmettre : la complexité des dynamiques familiales, la lutte intérieure de chaque personnage, la résilience face aux épreuves. Le personnage du père, en particulier, m’a permis d’explorer des zones d’ombre de la condition humaine, et savoir qu’il a résonné de cette manière chez cette lectrice est un véritable honneur.
Ce témoignage est un exemple poignant de l’impact que peut avoir un livre et il y en a plusieurs. Pour cela, je suis infiniment reconnaissante.

Il est à préciser que le préfacier, c’est monsieur Philippe Camille AKOA, l’actuel directeur général du FEICOM. Pourquoi ce choix ?


Le magistrat hors hiérarchie et directeur général du FEICOM, que vous mentionnez, est une personnalité respectée dans son domaine, mais il est avant tout un ambassadeur HeForShe ONU-FEMMES. C’est en cette qualité qu’il nous a honorés de sa préface pour « Muselé(e)s, le piège des apparences ». Son engagement en faveur de l’égalité des genres et son soutien aux initiatives de justice sociale résonnent profondément avec les thèmes que j’explore dans le roman. Son rôle en tant qu’ambassadeur HeForShe, qui prône l’inclusion et la solidarité entre les sexes pour l’élimination des discriminations, fait de lui un partenaire naturel pour cette œuvre qui parle de l’émancipation et des luttes contre les violences, notamment celles subies par les femmes.


Quant à moi, cela fait bientôt 10 ans que je suis cadre au FEICOM, un rôle que j’assume avec passion et engagement. Mon parcours au sein de cette institution, qui œuvre pour le développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations, a été enrichissant et m’a permis de m’investir de manière concrète dans des projets de transformation sociale. Cette expérience m’a également aidée à affiner ma compréhension des problématiques sociales, que ce soit dans le domaine de l’infrastructure ou de l’accompagnement des populations marginalisées. Elle a nourri, d’une manière ou d’une autre, ma vision du monde et l’écriture de ce roman, qui est, entre autres, une réflexion sur la justice, l’égalité et le pouvoir des voix qui se lèvent.

La sollicitation de sa préface a donc été une démarche logique et pleine de sens, étant donné son engagement constant en faveur de l’égalité des genres et sa position de leadership. Le soutien qu’il a apporté à ce projet témoigne de l’importance de ce genre de collaboration pour faire avancer des causes universelles.


« Muselé(e)s, le piège des apparences » fait désormais partie du catalogue des Éditions de Midi. Nous sommes d’ailleurs admiratifs de sa couverture qui, il faut le dire, est différente des productions habituelles de cette maison d’édition. Odile Gaétane NJOPA BIVINA serait-elle une auteure exigeante ? (Rires)

(Rires) Oui, je dirais que je suis une auteure exigeante, mais c’est surtout parce que je tiens à ce que le travail soit bien fait, à ce que chaque détail, chaque aspect de l’œuvre reflète ce que j’ai voulu transmettre. Lorsque j’ai entrepris ce projet, j’avais une vision claire de ce que je voulais, y compris pour la couverture. C’est un élément fondamental d’un livre, car c’est souvent la première chose que le lecteur voit, et elle doit non seulement capter l’attention, mais aussi refléter l’essence de l’histoire.
Je n’avais aucune hésitation à envisager de changer d’éditeur si les représentations graphiques proposées ne correspondaient pas à ce que je voulais pour mon roman.

Cette exigence vient aussi de la volonté de faire en sorte que « Muselé(e)s, le piège des apparences » soit à la hauteur de l’impact que j’espère qu’il aura. Les Éditions de Midi ont su comprendre cette vision et m’ont permis d’avoir une couverture qui, comme vous l’avez souligné, se démarque des productions habituelles de la maison d’édition. C’est un choix réfléchi qui va au-delà de l’esthétique, c’est aussi un moyen d’exprimer, dès le premier regard, l’intensité et la profondeur des thèmes abordés dans le livre.


Cette exigence est également un reflet de mon engagement à offrir au lecteur une œuvre qui ne soit pas seulement bien écrite, mais qui soit aussi porteuse de sens à chaque étape du processus de création, y compris au niveau visuel. J’ai donc été très impliquée, mais je suis heureuse que cette collaboration avec les Éditions de Midi ait permis de concrétiser cette vision.


Où peut-on acheter « Muselé(e)s, le piège des apparences » ?

« Muselé(e)s, le piège des apparences » est désormais disponible dans plusieurs points de vente, ce qui me réjouit profondément. Le FEICOM, en tant qu’institution où je travaille, est un point de vente important. Il est présent tant à la direction générale qu’au sein des dix agences régionales, ce qui permet à un large public, partout au Cameroun, d’avoir accès à l’ouvrage.
En plus de cela, le roman est disponible aux Éditions de Midi, qui ont été un partenaire clé dans la concrétisation de ce projet, mais aussi dans plusieurs librairies des villes de Douala et Yaoundé. C’est un privilège de savoir que mon livre se retrouve dans ces espaces, car cela rend l’accès à la littérature plus large et permet à davantage de lecteurs de découvrir cette œuvre.

Quelles sont les trois leçons importantes que vous avez apprises depuis l’idée d’écrire ce roman ?

Depuis l’idée d’écrire ce roman, j’ai appris trois leçons essentielles :
L’importance de l’authenticité : écrire, c’est d’abord être fidèle à soi-même et à ses convictions, même si cela signifie briser des tabous.
La puissance des voix humaines : chaque histoire mérite d’être entendue, et l’écriture est un moyen puissant de faire entendre les silences des marginalisés.
La persévérance face à l’adversité : le chemin de l’écriture n’est jamais facile, mais il vaut la peine d’être parcouru, car c’est dans la lutte que naissent les plus grandes œuvres.


Proposer aux lecteurs un livre écrit entièrement avec une intelligence artificielle. Que pensez-vous de cette pratique ?

Je suis totalement contre l’idée de proposer un livre écrit uniquement par une intelligence artificielle. Pour moi, l’écriture est une véritable œuvre de l’esprit, un acte profondément humain. C’est un moyen d’exprimer des idées, des émotions, des expériences vécues, des combats, des questionnements. L’originalité, la créativité et l’âme d’un auteur résident dans cette capacité à explorer des univers personnels et uniques.
L’intelligence artificielle, bien qu’impressionnante par sa capacité à générer des phrases ou des récits basés sur des algorithmes, ne peut pas saisir cette profondeur, cette complexité émotionnelle qui rend une œuvre littéraire authentique. Les phrases répétitives, le manque de nuance, et l’incapacité à vraiment toucher au cœur des expériences humaines, rendent ce genre de pratique peu convaincant pour moi.

Un livre écrit par une IA, selon moi, manque de l’essence même qui fait la richesse d’une œuvre littéraire : l’âme de son auteur.
L’écriture doit être un dialogue entre l’auteur et le lecteur, un partage d’idées et d’émotions, un geste qui va au-delà de la simple construction de phrases. Cela ne peut être remplacé par un algorithme. Écrire, c’est faire naître des mondes, c’est bousculer les pensées, c’est transmettre des vérités personnelles et profondes. C’est pourquoi je suis convaincue que l’intelligence artificielle ne pourra jamais remplacer la plume humaine, qui est le véhicule de notre humanité, de notre sensibilité et de notre subjectivité.


Vous avez l’opportunité de dîner avec un.e acteur.trice du livre africain. Lequel.laquelle choisiriez-vous ? Pourquoi ?

Si j’avais l’opportunité de dîner avec un.e acteur.trice du livre africain, sans hésiter, je choisirais Fatou Diome. Elle est pour moi une figure emblématique de la littérature africaine contemporaine, dont l’œuvre porte une profondeur, une richesse et une humanité qui résonnent avec les réalités de notre époque.
Fatou Diome a ce don exceptionnel de mêler engagement social et récit intime, de traiter de sujets lourds comme l’immigration, l’identité et les défis sociaux avec une légèreté apparente mais une grande justesse. Ses écrits, en particulier « Le Ventre de l’Atlantique », ou encore « Celles qui attendent », sont d’une grande beauté, porteurs d’une réflexion poignante sur le lien entre l’Afrique et l’Europe, sur la quête d’identité et la quête de soi.

Ce qui me fascine chez elle, c’est sa capacité à faire entendre une voix puissante et authentique, sans détour, tout en restant ancrée dans la réalité de son temps. Dîner avec Fatou Diome serait un véritable échange enrichissant, non seulement sur le plan littéraire, mais aussi pour discuter de nos responsabilités en tant qu’auteurs africains, des défis que nous devons relever pour porter nos voix et celles de ceux qui, souvent, ne sont pas entendus. Elle est une source d’inspiration pour moi.

Quels sont vos trois conseils aux auteurs en herbe ?

Soyez authentiques : écrivez avec votre cœur et restez fidèle à vos convictions, même face aux obstacles.
Lisez beaucoup : la lecture nourrit l’écriture. Puisez dans diverses sources pour enrichir votre imagination et votre style.
Persévérez : l’écriture est un chemin difficile, mais ne vous découragez pas. La constance et la passion finissent toujours par payer.

Propos recueillis par Pauline ONGONO





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