Auteur/autrice : ACOLITT

  • Burkina Faso : Salon International Féminin du Livre de Ouagadougou (SIFLO) – JOUR 1

    La maison de la femme de Dagnoen a été le foyer d’une effervescence d’un autre genre, ce 17 avril.

    Dans l’optique de valoriser les plumes féminines et toutes les initiatives littéraires autour des femmes, l’association des Pionnières du Livre, une association littéraire basée au Burkina Faso et ayant à sa tête Dédé Rose KOUEVI, a mis sur pied le SIFLO.

    Pour cette édition, l’organisation a invité des actrices du livre de quatorze (14) pays, avec la Guinée comme le pays invité d’honneur.



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    Le SIFLO, c’est l’exposition des productions littéraires, des concours (poésie et nouvelle), des ateliers, des conférences et débats, des distinctions, et plusieurs autres animations.

    Vous êtes au Burkina Faso ? Joignez-vous à cette belle fête du livre 📖
    Réseautage, achat de livres… Du 17 au 20 avril 2024, la maison de la femme de Dagnoen est The place to be. 📖

    Quelques images du jour 1




  • BIOLITT : Jean-Claude AKONO EMANE, auteur et médecin camerounais

    Dr AKONO EMANE Jean-Claude, Médecin spécialiste en Santé Publique, Expert en gestion des systèmes de santé, enseignant, est né le 13 décembre 1963 à Edéa.
    Il est un missionnaire, Apôtre de Jésus-Christ, porteur de la vision du Luvera Christian Church et du vocationnisme fondé sur le service vocationnel.


    Dr AKONO EMANE est un écrivain engagé sur le nouveau réveil spirituel Christique. Il est l’un des précurseurs de la spiritualité christique qu’il définit comme un outil de communication spirituelle pour comprendre la connotation spirituelle de la parole de Dieu, connaitre Christ et édifier une foi profonde en Dieu. Il n’appartient à aucune obédience religieuse, il préfère être considéré comme un disciple de Jésus-Christ, avec un appel spécifique, témoigner Jésus-Christ au sommet des nations. Il travaille pour la naissance en Esprit et œuvre pour transformer les chrétiens en disciple de Jésus, renforcer leur foi avec des évidences spirituelles des dividendes de leur foi en Christ. Son appel s’adresse aux hommes de Dieu, aux nés de nouveau et aux brebis égarées ou non converties, pour les amener à Christ.


    Sa vie comme sa carrière professionnelle et apostolique est un véritable labyrinthe Christique, qu’on ne peut comprendre sans révélation. C’est pourquoi il n’a jamais été compris, se contraignant à l’expression écrite pour se faire comprendre. C’est un témoin et un témoignage de Jésus-Christ, qui amène les enfants de Dieu à connaitre Jésus-Christ.


    Ses parents qui souhaitaient ardemment  un garçon, l’avaient consacré à Dieu à la naissance. Tout allait normalement jusqu’au moment où le Père Duchenne, le curé de la mission catholique Sainte Odile d’EKITE (Edéa) le repère pour devenir un prêtre de Jésus-Christ. Il entre au séminaire St Dominique Savio de Bonepoupa puis au séminaire Saint Paul de Nylon.
    Il quitte le séminaire pour des raisons économique, et entre à l’école de médecine, il en sort en 1991 avec un Doctorat en Médecine.

    Il reçoit la révélation de Luvera (la vie) en 2016, en RDC, et crée Luvera Christian Church. Il a la révélation de la Parole et devient par la vertu de l’Esprit-Saint, un écrivain pour témoigner par l’écriture, la gloire de Dieu. Il est ordonné Apôtre au Cameroun en 2020 et dispose d’une alliance formelle avec Jésus-Christ depuis 2022.


    Il aborde les termes très difficiles comme le Decretum Absolutum, l’aiguillon de la mort, la gloire de Dieu, la naissance en Esprit. Il a écrit plusieurs ouvrages : Du Toubib au prélat ; Le cri silencieux d’un médecin dans la jungle ; Le Decretum Absolutum ; Le chemin de vie ; Le vocationnisme, De l’aiguillon de la mort à l’Esprit-Saintb;  L’Elu de Bolan ; Une vendéenne perdue dans la jungle ; Dieu créa la femme ; Le monde des requins, l’humanité…




  • BIOLITT : Régine Nadège EKODO NDJOANA, bibliothécaire camerounaise

    EKODO NDJOANA Régine Nadège est  bibliothécaire depuis plusieurs années. Elle est diplômée de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC). A ce jour, elle est l’un des premiers visages que l’on rencontre à La Maison des savoirs, une bibliothèque à Yaoundé (Cameroun), et dont elle est la directrice.

    Dynamique par essence, avec son équipe, elle donne vie à cette bibliothèque avec diverses activités pour tous les publics. Elle aime beaucoup travailler avec les enfants, parce que c’est la pépinière pour faire des Hommes de demain, pour la citer. Elle les initie donc à la lecture et à l’écriture, au dessin, au bricolage, à la danse, au chant, à l’outil informatique, et la liste est loin d’être exhaustive.

    Régine EKODO donne aussi des cours d’alphabétisation aux femmes qui n’ont pas eu la chance d’avoir accès au système scolaire. Une initiative sans attente, si oui, celle de voir diminuer ou disparaître l’analphabétisme.


    Depuis plusieurs années, elle est membre de l’Association pour l’information des bibliothèques de santé du Cameroun. A travers cette association, Régine EKODO participe à la création des bibliothèques en milieu hospitalier ; elle fait la lecture de chevet aux enfants hospitalisés… Elle redonne du sourire par la force du livre. En plus des hôpitaux, cette association fait des descentes dans les orphelinats et centres d’accueil, où diverses activités égayent à chaque fois les enfants.




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    Régine EKODO est aussi une férue du bien-être par le sport. Toujours en bonne altruiste et au su de ses nombreuses activités, elle coache le « Wake up girls », un programme d’éducation et de danse sportive, qui lui permet de porter sa casquette griffée « Coach Régna ».

    Régine EKODO est une acharnée de travail, une passionnée du livre, une jeune femme que de nombreuses autres pourraient prendre pour modèle. Elle a grandement contribué à faire de La Maison des Savoirs une véritable bibliothèque 3e lieu. Une hargne qui a valu à l’équipe le titre de Meilleure bibliothèque du Cameroun, en octobre 2023, lors de la deuxième édition des Étoiles de l’édition camerounaises.




  • BIOLITT : Alvie MOUZITA, écrivain congolais

    Alvie Mouzita est né le 18 octobre 1998 à Mindouli, dans le Département du Pool, en République du Congo. Fils d’Alban Mouzita et de Dorothée Missobo, Alvie Mouzita a fait toutes ses études à Brazzaville.

    Après l’obtention de son CEPE en 2010 à l’école primaire Joseph Ngaliéma et de son BEPC en 2014 au CEG Mfilou, il décide de poursuivre ses études secondaires en optant pour la série littéraire au Lycée Pierre Savorgnan de Brazza nonobstant sa passion pour les chiffres, à cause justement de son nouveau rêve, celui de devenir diplomate.
    Deux ans après, il se fait transférer au Lycée Chaminade pour rapprochement du domicile parental. C’est dans ce nouvel établissement scolaire que tout vacille pour le jeune Mouzita : il découvre à travers les dires incessants de ses amis, l’écrivain Alain Mabanckou, qu’il découvrira par ses livres en 2017, après l’obtention de son baccalauréat. En outre, il connaîtra une situation sentimentale éprouvante, une accointance qui sera à l’origine de ses premiers écrits émaillés de morosité. 




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    En 2018, Alvie Mouzita débute ses études universitaires à l’École Normale Supérieure. Il y passe cinq ans et décroche tour à tour une Licence et un Master II en Enseignement Anglais. Cette formation lui donne l’opportunité d’intégrer le corps professionnel congolais. Depuis lors, il exerce la profession noble d’enseignant dans plusieurs établissements scolaires de la place.
    Épris de l’Afrique, il crée, en 2019, un mouvement estudiantin nommé « Balance » dont l’objectif consistait à dénoncer, à travers les débats houleux, les maux qui minent le continent africain sans avoir une posture victimaire. Cette résolution énergétique de rassembler les gens pour la bonne cause, une volonté constatée depuis son enfance et même au Lycée, illustre à merveille le sens profond de son nom koongo « mujita » qui renvoie à une sorte de papillote utilisable à plusieurs fins, voire gastronomique ou mystique.


    En 2020, il commence à écrire, avec plus de sérieux, les poèmes.  Alors qu’il prépare sa Licence, Alvie Mouzita lance, via les réseaux sociaux, le concours international de poésie qui portera, l’année suivante, le nom de « Prix Vendeurs d’émotions ».
    En 2021, il finalise la rédaction de l’anthologie intitulée Vendeurs d’émotions et décide de titrer son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » après une myriade de propositions. La même année, il participe au concours du meilleur manuscrit de l’année avec « Chants pour une fleur », une compétition littéraire organisée par les Éditions Renaissance Africaine, et figure parmi les dix finalistes du Prix Pierre Ntsemou.

    Dans le même sillage, il est sélectionné au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » avant de figurer dans Anthology of New Best African Poets 2021, une anthologie polyglotte parue au Zimbabwe. Par la suite, il devient membre du jury du Prix Plum’art, au Congo.


    En 2022, son manuscrit « Chants pour une fleur » remporte le Prix Pabloemma au Cameroun. Déçu par le qualificatif d’« écrivain en herbe » par la presse congolaise suite à sa distinction, Alvie Mouzita, encore étudiant en Master II, sacrifie son unique et seule bourse universitaire de sa vie pour publier son coup d’essai littéraire intitulée « Vendeurs d’émotions », une anthologie qui défend la survivance de la poésie. Il décide de travailler dur pour se faire nom au côté de ses aînés. Ainsi, suite au conseil de son confrère de plume Tristell Mouanda Moussoki, Alvie Mouzita se lance dans cette dynamique de participer à de nombreux prix littéraires.


    Cette même année, il est, tour à tour, nominé au concours international de poésie sur la protection des droits de l’enfant, au Canada, pour son poème « l’enfant noir » ; lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ; lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ; nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, au Bénin, pour son manuscrit « Chants pour une fleur » ; lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, concours international de poésie de la ville de Verquin, en France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ; lauréat du concours international de poésie, catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, en Suisse, sous le thème « raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ; nominé au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Les larmes fragiles » ; et lauréat, troisième place, Les égoèmes, concours international de poésie initié par Larathure, en France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « nuit fertile ».


    L’année 2022 reste florissante pour le jeune écrivain Alvie Mouzita. Ses poèmes sont sélectionnés pour composer les anthologies à l’échelle internationale entre autres Dialoguer en poésie 2022, Baiser d’une mère et Cantilènes funèbres. Il devient membre permanant des associations comme la Ballade des Idées (France), la CENE Littéraire (Suisse) et la Société des Artistes et Poètes du Cameroun. Ses poèmes sont publiés par des grandes revues à l’instar de « Femme noire », in SPAC au Cameroun ; « Fleuve koongo » in Poesie Revelada, en France et « Chants des initiés », in SPAC, au Cameroun.

    Il soutient son mémoire de Master qui lui permet de participer à plusieurs conférences dont « Ahi Evran 2nd International Conference on Scientific Research », Kirsehir, en Turquie. En outre, il produit des articles et des communications tant en Anglais qu’en Français sous sa casquette de critique littéraire. Il met principalement l’accent sur les théories éco-critiques, géo-critiques et psycho-analytiques, examinant dans la foulée les questions de l’éco-activisme pour l’éveil de conscience environnementale sur la problématique du développement durable.


    En 2023, Alvie Mouzita, influencé par les poètes Huppert Malanda, Tchicaya U Tam’si, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Charles Baudelaire, publie en mars, aux Éditions Essaim Plumes, son premier recueil de poèmes intitulé « Chants pour une fleur » qui connaît un succès monumental car, distingué par plusieurs prix internationaux, entre autres Prix MILA du Livre Francophone 2023, en Côte d’Ivoire. Il sied mêmement de renchérir que cet ouvrage regorge certains titres avec lesquels ce poète, ayant une exigence particulière du langage poétique, a été plusieurs fois primé, à l’instar du Grand Prix du Poème Francophone 2023 en France, un concours initié par la Société des Poètes Français. Sur le même pli, son poème « Rumeurs du fleuve » est publié dans Kapitalis, l’une des revues de Tunisie qui publie les grands poètes du monde ; et celui intitulé « Regard du fleuve » paraît chez Couleurs poésies, en France. Il publie sur YouTube la version audio-musicalisée du poème « Sukali », une stratégie qui est sienne pour gagner le maximum de lecteurs. Il continue à participer aux projets collectifs en l’occurrence Intrinsèques, Dialoguer en poésie 2023 et Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023.


    Cette même année, l’écrivain Alvie Mouzita est membre du jury du Prix Francis Bebey, au Cameroun. Il rejoint le Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (Congo) pour son engagement panafricaniste ; la Chaîne Congolaise du Cœur (Congo) pour son combat du bien-être ; le média Culture Congo pour y travailler entant que chroniqueur culturel ; et enfin, il est admis au Comité de lecture du Prix les Afriques (Suisse), l’un des prix littéraires les plus prestigieux du monde afro-caraïbéen qui distingue chaque année un écrivain africain ou afro-descendant dont l’œuvre, en lien avec l’Afrique noire ou sa diaspora, est engagée.
    Dans le cadre de ses recherches en Littérature Africaine Anglophone, et ce, tout en poursuivant ses études à la Faculté de Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, Alvie Mouzita a également produit des travaux scientifiques sous sa casquette de critique littéraire et encadré des étudiants dans la rédaction de leurs mémoires.
    À la fin de l’année 2023, Alvie Mouzita, après sa brillante participation au Meeting International du Livre et des Arts associés qui s’est tenu à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, est désigné Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY au Cameroun, un grand festival culturel de Yaoundé. Ensuite, grâce à ses prouesses tout au long de cette année et à ses apparitions médiatiques enrichissantes, Alvie Mouzita figure sur la liste du « Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants ». 


    Au début de l’année 2024, Alvie Mouzita lance sa tournée littéraire (vente, dédicaces, cafés littéraires) autour de son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » sur toute l’étendue du territoire national. S’adonnant aux plus jeunes, pour développer en eux l’esprit critique et l’amour du livre en général.

    Il est Lauréat du prix Léopold Sedar Senghor en mai 2024 avec Chant spirituel pour Kimpa Vita


    Sa détermination à œuvrer dans le secteur culturel lui a valu le titre de « Auteur de la semaine » au Cameroun par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture. Grâce à son talent exceptionnel en poésie, Alvie Mouzita figure sur la liste des dix finalistes du Prix Léopold Sédar Senghor, en Italie, pour son poème « Chant spirituel pour Kimpa Vita. »
    Entre février et mars 2024, Alvie Mouzita participe à la cinquième édition du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre de Yaoundé (FORALY) à Mbalmayo et y obtient un « Diplôme d’honneur » pour sa contribution intellectuelle à travers ses multiples interventions. C’est à cette occasion qu’il rencontre la petite fille de Um Nyobe qui lui apprend les contours du « Hémlè » avant de visiter la tombe du grand écrivain Mongo Béti.
    Ce qui conduit à renchérir qu’Alvie Mouzita est un homme de culture sans frontières, un homme qui milite surtout pour l’africanité, c’est-à-dire la valorisation de la culture africaine en tous ses états. Il met principalement l’accent sur l’innovation, car d’elle, selon lui, viendra le progrès suivant le paradigme africain.

    Publications personnels


    2022 : Vendeurs d’émotions, Anthologie, Renaissance Africaine, Paris : France
    Résumé : À entendre certaines voix littéraires, le genre poétique serait de plus en plus délaissé, voire même éteint ; par conséquent les poètes n’existeraient plus. D’où l’urgence de publier cet ouvrage qui s’intitule Vendeurs d’émotions, puisque le poète, selon Alvie Mouzita, est un piroguier qui roule ses poèmes-pirogues sur le fleuve d’émotions. À cet effet, il est question, dans cet ouvrage, en l’occurrence l’introduction, de démentir, d’abord, l’idée de la mort supposée de la poésie ; parler, ensuite, du langage poétique en vue de différencier le vrai poète d’avec le faux – c’est-à-dire l’usurpateur qui abîme la beauté poétique ; traiter, en outre, de la question de la musique en poésie ; et aborder, enfin, le fait que certains poètes meurent sans être insérés dans un livre. Mais tout ceci se fait de façon brève avec une touche particulièrement africaine, dans la mesure où les poètes qui composent cette anthologie sont tous négro-africains.

    2023 : Chants pour une fleur, recueil de poèmes, Éditons Essaim Plumes, Parakou : Bénin
    Résumé : Comme l’indique son titre, d’ailleurs clé pour ouvrir son mystère, Chants pour une fleur est un ouvrage greffé d’une musique rythmique où chaque mot qui roucoule tantôt comme une rivière tantôt comme un tam-tam ou une kora, confère aux cœurs la merveilleuse des émotions. Ici, Alvie Mouzita, ayant su que la femme est la source intarissable où s’abreuvent les inspirations perlières, s’est donc fait griot pour la psalmodier. Ces chants, loin d’être que des offrandes pour une jubilation, s’érigent aussi comme des stèles où viennent en pèlerinage tous les sentiments du poète, à l’instar de la mélancolie. Cette œuvre, d’une poésie sacrée et sensible et d’un lyrisme aussi profond, est quête d’une spiritualité africaine perdue, dialogue avec l’être aimé, miroir pour toute femme.

    Ouvrages collectifs


    2021: Anthology of New Best African Poets 2021, Mwanaka Media and Publishing, Chitungwiza: Zimbabwe
    2022 : Dialoguer en poésie 2022, Books on Demand
    2022 : Baiser d’une mère, Edilivre, Paris : France
    2022 : Cantilènes funèbres, Éditions Essaim Plumes, Parakou : Bénin.
    2023 : Intrinsèques, Independently published
    2023 : Dialoguer en poésie 2023, Books on Demand
    2023 : Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023, Éditions des Poètes Français

    Poèmes publiés dans les revues


    2022 : « Femme noire », in SPAC, Cameroun.
    2022 : « Fleuve Koongo » in Poesie Revelada, France.
    2022 : « Chants des initiés », in SPAC, Cameroun.
    2023 : « Rumeurs du fleuve » in Kapitalis, Tunisie.
    2023 : « Regard du fleuve » in Couleurs poésies, France.

    Poèmes publiés sur Youtube


    2023 : « Sukali » : Alvie Mouzita – Sukali – (Chants pour une fleur)

    Articles scientifiques


    2022 : Oil Exploitation and Children’s Squalid Experience in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were. Cahiers Africains de Rhétorique, Vol: 001 – N°: 002 / (30/12/ 2022) pp.160-179.
    2023 : La symbolique du cœur dans l’œuvre poétique de Prince Arnie Matoko. International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE), Volume 10, Issue 9, September 2023, ISSN 2349-0373 (Print) & ISSN 2349-0381 (Online), pp. 39-48. https://doi.org/10.20431/2349-0381.1009005
    En cours : From Youth Indignation to Vandalism : An Outcry for Environmental Justice in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were and Chimeka Garriciks’ Tomorrow Died Yesterday

    Communications scientifiques :


    2022 : The Portrayal of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were (Ahi Evran 2nd International Conference On Scientific Research, 21-23 October 2022, Full texts books II, Kirsehir Ahi Evran University, Kirsehir, Türkiye, ISBN – 978-625-8246-64-3, pp.332-337).
    2022 : Comment vivre ? Une lecture sociétale de Né un mardi de Elnathan John, Mouyondzi, République du Congo.
    2022 : Regard critique sur la question de l’infertilité en Afrique. Cas d’étude de Reste avec moi de Ayobami Adebayo, Brazzaville, République du Congo.
    2023 : De la cruauté humaine à la prise de conscience : une autopsie critique de Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop, Brazzaville, République du Congo.

    Sites à consulter pour plus d’informations :


    Adiac, CultureCongo, LireàDouala, AllAfrica, Lhorizonafricain, Cultura, Amazon, Le courier de Kinshasa, Les Dépêches de Brazzaville, Kapitalis, Africa poésie, Workplace from Meta, ACOLITT Difference.christinagoh, Lecteurs.com, Decitre, www.acolitt.com/, ResearchGate, Africapress, Editions Essaim Plumes, Books.google.cg, Gale, Wook, Laboutiqueafricavivre.com, Preface.ma, L’intranquille, Furet du Nord, Fnac, Librairie du premier film, News day FR, Place des librairies, Calaméo, art collector saint mitre, La Rathure, Ceneo, Perlego, Kinokuniya, Youscribe, Poesie revelada.

    Soutenance mémoire


    2022 : The Analysis of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.

    Encadrement de mémoires


    2023 : From Expectations to Reality: Chronicle of Unfortunate Immigration in Imbolo Mbue’s Behold the Dreamers, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.
    2024 : From Life Experience to Creative Writing : An analysis of Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.

    Adhésions professionnelles :


    Association des Artistes et Poètes du Cameroun : Cameroun
    Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (CREA) : République du Congo
    La Ballade des Idées : France
    La CENE Littéraire : Suisse
    La Chaîne Congolaise du Cœur : République du Congo

    Distinctions et Prix littéraires :


    2021 : Finaliste Prix Pierre Ntsemou, pour le meilleur manuscrit de l’année, initié par les Éditions Renaissance Africaine, Congo, pour son manuscrit Chants pour une fleur ;
    2021 : Lauréat du Prix Littéraire Pabloemma, Cameroun, pour son manuscrit Chants pour une fleur ;
    2021 : Sélectionné au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » ;
    2022 : Nominé au Concours International de Poésie sur la protection des droits de l’enfant, Canada, pour son poème « L’enfant noir » ;
    2022 : Lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ;
    2022 : Lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ;
    2022 : Nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie Poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, Bénin, pour son manuscrit Chants pour une fleur ;
    2022 : Lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, Concours International de Poésie de la ville de Verquin, France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ;
    2022 : Lauréat du Concours International de Poésie, Catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, Suisse, sous le thème « Raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ;
    2022 : Nominé au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Les larmes fragiles » ;
    2022 : Lauréat, troisième place, Les égoèmes, Concours International de Poésie initié par Larathure, France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « Nuit fertile » ;
    2023 : Lauréat du Grand Prix du Poème Francophone, Concours International de Poésie Jeunesse, organisé par la Société des Poètes Français et soutenu par le Ministère de Culture de France, pour ses trois compositions poétiques « Chants des initiés », « Regard du fleuve » et « Mémoire d’amour » ;
    2023 : Lauréat Prix MILA du livre francophone, Côte d’Ivoire, pour son recueil de poèmes Chants pour une fleur ;
    2023 : Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants, Congo ;
    2023 : Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY, Cameroun ;
    2024 : « Auteur de la semaine » désigné par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture, Cameroun ;
    2024 : Finaliste Prix Léopold Sédar Senghor, Concours International de Poésie, Italie, pour son poème « chant spirituel pour Kimpa Vita » ;
    2024 : « Diplôme d’honneur » délivré par le Président du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre (FORALY), Cameroun.

    2024 : Prix Léopold Sedar SENGHOR avec « Chant spirituel pour Kimpa Vita »




  • Littérature religieuse : Dr AKONO EMANE, de la médecine à la spiritualité

    Vous êtes-vous déjà demandé quelle est votre destinée, votre destination ? Avez-vous déjà ressenti un pouvoir en vous ? Croyez-vous en Dieu et en son Pouvoir ? Que représente la mort pour vous ? Que représente la vie pour vous ? Qui est réellement Dieu ? Que représente vraiment la Bible ? Etc.

    Le Dr AKONO EMANE, après avoir exercé durant des décennies en médecine, a écouté la voix de Dieu qui grondait déjà en lui, le médecin. Ayant exercé à plusieurs reprises dans des zones d’une extrême précarité, il a vu la mort, il a su apprécier la valeur de la vie.

    Sa carrière littéraire commence en 2021, lorsqu’il écrit  »Le cri silencieux d’un médecin dans la jungle », une autobiographie qui relate ses péripéties dans ses lieux de service, où il a très souvent pratiqué des opérations à ciel ouvert, sous anesthésie approximative, sans outils adéquats…

    Ses productions mettent en exergue ses réflexions et ses révélations, en tant qu’élu de Dieu, pour le citer. Il est à ce jour l’auteur de sept livres.

    Abordant très souvent la spiritualité des enfants de Dieu et aux enfants de Dieu. Le Dr AKONO EMANE, avec ses livres sur  l’aiguillon : L’aiguillon et son impact dans le monde ; De l’aiguillon à l’Esprit-Saint, édifie sur la propriété et le sens d’être un enfant de Dieu, un vrai prédicateur, un enfant qui vit en Christ.

    De ces deux tomes, les lecteurs auront un seul choix : être édifiés sur ce que c’est la Vie.

    Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement avec une option de livraison partout dans le monde.

    Bonne lecture !




  • D-LIVRE : DIBAKANA MANKESSI, écrivain congolais, Grand Prix Afrique 2023


    « C’est un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité. »


    DIBAKANA MANKESSI, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Une question que nous posons à tous nos invités d’entrée de jeu : comment vous définissez-vous ?


    Essayiste et romancier.

    Vous êtes Docteur en sociologie. Quel est l’avis du sociologue que vous êtes sur la scène littéraire au Congo ?


    Si vous faites allusion à la « littérature au Congo », je dirais qu’elle donne l’air d’être dynamique. Car je vois, notamment sur les réseaux sociaux, les nombreuses manifestations qu’elle suscite. Il ne s’y passe pas un mois sans un événement autour du livre. C’est plutôt bon signe… Ensuite, il y a la littérature produite par les Congolais vivant à l’étranger : celle-ci aussi se porte plutôt bien, me semble-t-il, si l’on s’en tient à l’actualité récente : sur les six Finalistes du « Grand Prix Afrique 2023 », ex- « Grand prix littéraire d’Afrique noire », remis le 16 mars dernier à Paris, il y avait trois Congolais vivant tous à l’étranger… On constate aussi le renouvellement des générations d’écrivains, tout comme le renouvellement des thématiques…

    Vous êtes justement l’auteur de Le psychanalyste de Brazzaville, un roman qui met en exergue le docteur KAYA, à l’écoute de différentes personnes et personnalités, de divers horizons, et en proie à diverses questions. J’ai envie de vous poser une question basique : pourquoi ce roman ?


    Pour tenter de comprendre le fondement et le déroulé de certains événements relatifs à cette période où naissaient les Etats africains, le Congo en particulier, c’est-à-dire la première décennie des années 1960. Par exemple quelles étaient les motivations de ces élites (que le vocabulaire colonial nommait « Les évolués ») qui prenaient alors les manettes du pays (en remplacement des Occidentaux) ? D’où le personnage du docteur Kaya, le psychanalyste, qui, par sa fonction, permet la libération de la parole dans un lieu où ses patients se sentent en toute confiance.

    Ce roman, qui est votre troisième, ne serait-il pas aussi une façon de crier la valorisation des métiers de la santé mentale en Afrique ?


    Chaque lecteur a sa lecture, son interprétation du livre qu’il lit. Celle que vous évoquez en est une. Mais en écrivant, ce n’était pas le but visé… Je vous rassure que d’autres retours de lecture m’ont également fait toucher du doigt des aspects, des points, des interprétations du livre que je n’avais pas moi-même. Et à chaque fois, je me dis : « Tiens, mais c’est vrai… » Lorsqu’un livre est publié, il n’appartient plus à son auteur, chaque lecteur se l’approprie en fonction de sa sensibilité. Tant mieux qu’il en soit ainsi. En l’occurrence, si ce livre peut permettre de souligner l’importance des métiers de la santé mentale en Afrique (des métiers qui y sont peu valorisés), j’en serais heureux.

    Avec ce roman, vous êtes le lauréat du Grand Prix Afrique 2023. Que vaut ce prix pour vous ?

    Un immense honneur, bien évidemment, de compter désormais sur la prestigieuse liste des écrivains qui l’ont remporté depuis 1961 : Hamadou Hampâté Bâ, Mongo Beti, Ake Loba, Henri Lopes, Birago Diop, Ken Bugul, Ahmadou Kourouma, Emmanuel Dongala, Sony Labou Tansi, Tierno Monenembo, etc.
    C’est aussi un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité.

    Lisez-vous des livres de jeunes auteurs africains publiés et vivant sur le continent ? Lequel/lesquels vous a/ont marqué ?

    Oui, bien sûr. Mais très peu, je dois l’avouer. La faute à la difficile circulation des livres publiés sur le continent. Je pense que Ernis, Fann Attiki, ou encore Elnathan John peuvent être cités comme de bons espoirs de la littéraire africaine. En même temps, vous constatez que je vous cite là des auteurs qui, bien qu’habitant en Afrique, sont publiés par de grandes maisons d’édition occidentales et ont bénéficié d’une couverture médiatique importante. Ce qui n’est pas un péché, bien sûr. Simplement, cela pose la question de la circulation des œuvres éditées sur le continent dont je parlais plus haut…

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et auteurs en herbe africains ?

    Être vrai, être authentique. Ne pas surjouer. Ne pas se censurer. Et surtout beaucoup travailler.

    Parlons des textes écrits à l’aide de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle, un tueur pour la littérature ou un sauveur, à votre avis ?

    Bien que je n’aie ni le recul ni la connaissance nécessaires sur cette thématique, j’ai tendance à ne pas m’en inquiéter plus que ça : il y a eu tellement de nouveautés techniques/scientifiques qui ont fait prédire la mort de la littérature ! Et pourtant, elle est toujours là. Je ne pense pas que la machine soit capable de remplacer le génie humain dans la production du beau, de l’émotion, de l’amour, de la fraternité, etc.

    Votre mot de fin ?

    Je vous encourage vivement dans votre intérêt pour la chose littéraire. En effet, la littérature est peut-être encore le seul lieu d’« échange sincère » entre les Humains, le seul lieu où l’on rencontre l’autre dans sa pureté. Un auteur ne feint pas ce qu’il écrit (tout au moins la plupart du temps), de même, un lecteur ne feint pas les émotions que lui procure un texte. Ainsi on peut être ému par des écrits couchés sur du papier par quelqu’un qu’on n’a jamais vu ou qu’on a aucune chance de rencontrer. Je suis attaché à Kourouma, à Dostoïevski, à Jean d’Ormesson, à Mongo Beti, à Zola ou encore à Toni Morrison comme si c’était mes parents, alors qu’à part leurs mots, je ne sais pas grand-chose d’eux, et surtout eux ne savent rien (ne sauront jamais rien) de moi ; mieux : je suis conscient que je ne les croiserai jamais (vous avez constaté que je n’ai cité que des écrivains disparus que je n’ai jamais rencontrés. C’est fait à dessein pour mieux saisir l’idée que j’exprime plus haut : la littérature unit les Humains. La littérature permet de faire humanité. Autrement dit, elle aide à nous rappeler notre condition commune première : Humain, quels que soient notre origine, notre couleur, notre statut, notre grade, etc.

    Propos recueillis par Pauline ONGONO




    Rendez-vous…




  • Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun : Les équipes finales de la deuxième édition sont installées

    Le 04 avril 2024 restera gravé dans les annales de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (APEC). Association organisatrice du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC), elle a tenu à allier des acteurs du livre dont la disponibilité, la science, le savoir et l’expérience serviront à la réussite de cette édition.

    C’est à la faveur d’une réunion présidée par Pascal BEKOLO BEKOLO « Pabe Mongo », à la salle des convivialités VIP du Musée National, que trois équipes ont été dévoilées : le super jury, le comité adhoc chargé des distinctions et le comité d’organisation.

    Pour manifester et souligner solennellement le soutien du Ministère des Arts et de la Culture, Mme ESSANGUI, Sous-Directeur du Livre à la Direction du Livre et de la Lecture, a fait honneur de sa présence.

    Avec des grandes figures comme David ABOUEM A TCHOYI, Evelyne MPOUDI NGOLLE, Sophie Françoise BAPAMBE YAP LIBOCK, Faustin MVOGO, Albert Thierry NKILI ABOU, NKONO ATEBA…, cet événement qui se veut gage du multilinguisme, du multiculturalisme et bassin pour tous les genres littéraires, voit à l’horizon tous les paris de cette édition gagnés.

    QUELQUES PLUS DE LA DEUXIÈME ÉDITION

    Les distinctions :

    De moins de dix à l’édition dernière, cette édition a reçu plus d’une vingtaine de propositions. Rappelons que ces distinctions sont de deux catégories : les dignitaires de la plume et les dignitaires Honoris Causa. Pour une dizaine de distingués à la dernière édition, seuls cinq acteurs du livre le seront cette fois.

    Les participations :

    Ouvert uniquement aux auteurs édités au Cameroun à la première édition, le GPLMC a ouvert ses bras aux auteurs de la Diaspora. Pascal BEKOLO BEKOLO confiera d’ailleurs que plusieurs textes dans ce sillage ont été enregistrés.

    Un mois d’attente, voici ce qui nous reste pour vivre le grand moment qui dévoilera le deuxième GPLMC – Djaili Amadou Amal étant l’auteure primée à la première édition, les cinq dignitaires et le cocktail littéraire qui sera bu le 09 mai 2024, à la salle des convivialités du Musée National.

    Pauline ONGONO







  • D- LIVRE : MAIN, slameur camerounais, champion national de slam


    ⟨  Je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes. Il perdra de son authenticité.


    MAIN, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes slameur, depuis peu champion national de slam et entre autres enseignant. Main, nous vous laissons nous en dire plus sur vous.


    Mon véritable nom est Jeef TADADJIO, je suis un jeune passionné d’arts contemporains, ce qui m’a mené à m’aventurer dans le dessin et la danse, en plus du slam. Si je devais me décrire, je dirais que je suis une personne persévérante, sociale et reconnaissante.

    Si l’on vous demande une définition du slam, laquelle proposeriez-vous ?


    Pour faire simple, le slam est un mélange de poésie et des techniques d’art oratoires. Comme on le dit couramment, c’est la poésie parlée. Cependant, ma définition propre du slam est la suivante : « Le slam, c’est l’art de donner vie aux mots. »

    Que signifie être champion national de slam pour vous ? Racontez-nous  les étapes jusqu’à la finale.


    Être champion national de slam  pour moi a une double signification. Déjà, cela m’a permis de réaliser qu’en travaillant dur, rien ne nous est impossible ; ensuite, être champion souligne la lourde tâche qui est de représenter le pays à l’échelle internationale, notamment à la coupe d’Afrique et à la coupe du monde.

    La compétition a été très rude. A chaque phase, tous les candidats redoublaient d’effort et les classements étaient tout le temps imprévisible. Du coup, pour rester dans la course, il fallait être constamment sur le qui-vive.

    Votre titre de champion fait de vous le candidat du Cameroun à la coupe d’Afrique de slam en Guinée cette année. Que promettez-vous au Cameroun ?


    Comme pour la compétition nationale, je donnerai le meilleur de moi. Et si cela ne suffit pas, je travaillerai deux fois plus pour ramener la coupe au Cameroun.

    Votre slam a-t-il une ligne particulière quant aux thèmes ou alors, peu importe la thématique, vous y allez ?


    J’écris sur tout. Je n’ai pas de thème en particulier, car pour moi le slam, ce qui fait toute sa beauté, c’est sa diversité et sa liberté tant dans l’écriture des textes que dans les techniques de declamation.

    En tant que champion, quelles actions comptez-vous mener pour une plus belle émergence du slam au Cameroun, en Afrique et dans d’autres continents ?


    Vulgariser le slam et susciter de l’intérêt pour cet art auprès des autres à travers la tenue des ateliers. Telle est ma stratégie pour une plus belle émergence de cet art.

    Lisez-vous des livres ? Si oui, quelles sont vos préférences ?

    Je ne pourrais pas me vanter d’être très grand lecteur. Cependant, il m’arrive de lire régulièrement des livres. La plupart du temps, il s’agit des romans.

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes passionné.e.s de slam ?


    Un conseil : travailler, travailler et encore travailler, car c’est le travail constant qui permet une amélioration des capacités. Il faut donc toujours écrire, toujours.

    Que pensez-vous de l’intelligence artificielle ? Pourriez-vous faire recours à cette technologie pour la production d’un texte de slam ? Pourquoi ?


    L’IA a plusieurs domaines d’applications aujourd’hui, et en réalité, elle facilite même l’exécution de certaines tâches. Seulement, de plus en plus de personnes se reposent totalement dessus, ce qui contribue à cultiver l’oisiveté chez beaucoup d’individus, les jeunes en particulier. Pour ma part, je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes, parce qu’il perdra de son authenticité.

    Votre mot de fin ?


    Vive le slam ! A SLAMalékum !

    Propos recueillis par P.O.




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  • BIOLITT : Serthy AYISSI, auteur et éditeur camerounais

    Serthy AYISSI est né à Douala. Après son baccalauréat obtenu au lycée général de Loum dans le Moungo, en 2011, il s’inscrit à l’université de Douala, et quelques temps après, à l’université de Yaoundé. Sa passion pour la littérature est née en classe de CEI, par la découverte de la bande dessinée, qui le passionne encore aujourd’hui.

    Serthy AYISSI a cofondé l’association littéraire La jeune plume avec Thierry  »The Prince » Toukam. Il publie son premier recueil de poésie en 2020 : Sublimisme. Deux ans plus tard, sort son roman Le Sort des Hiboux Boiteux chez APEL Éditions, sa maison d’édition.

    Il a publié plusieurs articles, pensées libres et nouvelles dont celle qui sera fera partie des primées lors du Prix National Jeune Auteur en 2021.

    En 2023, il initie le CIAPEL (Concours International compte rendu de lecture), et récemment, les Awards des chroniqueurs littéraires Facebook, le tout auréolé par la nouvelle application APEL Reader. 

    A ce jour, il est éditeur, critique littéraire, designer digital, entrepreneur et enseignant de français.






  • D-LIVRE : Kely MOTUE SIMEU, auteure camerounaise


    Le leadership au féminin est l’art pour la femme d’exercer ce leadership précédemment défini pour défendre une cause ou une position dans un domaine précis.


    Kely MOTUE SIMEU, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions.Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Kely MOTUE SIMEU, banquière depuis 12 ans, actuellement Senior Manager en Banque. Par ailleurs, je suis chercheure en datamining appliqué au domaine bancaire. J’exerce en tant que Responsable Qualité et Organisation dans la première banque du Cameroun. Mon expertise se concentre sur le management de la qualité et l’amélioration des performances, principalement dans le secteur bancaire.
    Au-delà de ma carrière, ma conviction profonde dans le pouvoir du don de soi pour des causes nobles a trouvé son expression dans la création du Ladie’s Club for Leadership.
    En tant que fondatrice, notre mission quotidienne va au-delà des frontières professionnelles. Nous nous consacrons à guider les femmes en général, et la femme africaine en particulier, vers le leadership, à travers l’autonomisation financière.
    Parce que je crois fermement qu’en partageant le pouvoir de la connaissance et en créant des opportunités, nous construisons un avenir où chaque femme peut réaliser son plein potentiel de leader, contribuant ainsi au progrès de la société, j’ai écrit en 2019 un livre sur ce qu’il faut de manière pratique pour lancer une affaire en Afrique. Et cette année, j’ai sorti le livre sur mes leçons de leadership au féminin.

    Mes dix leçons de leadership au féminin en contexte africain est effectivement votre récent livre. Il a paru aux Editions IFRIKIYA et sera présenté au public ce mardi 26 mars. Kely MOTUE SIMEU, qu’est-ce que le leadership et qu’est-ce que le leadership au féminin ?


    Le Leadership est l’art de convaincre les autres d’adhérer volontairement à une cause. Le leadership au féminin est l’art pour la femme d’exercer ce leadership précédemment défini pour défendre une cause ou une position dans un domaine précis.

    Concernant le management par les femmes au Cameroun, quel constat faites-vous ?

    De nos jours, nous assistons de plus en plus à une dynamique de révolution entrepreneuriale portée à vocation de faire du continent Africain une terre meilleure pour les années à venir. Ainsi, de nouvelles idées naissent, des pistes jusqu’ici restées vierges commencent à être explorées grâce à l’essor du digital et d’internet. Dans cette mouvance, nous constatons des initiatives exemplaires portées par la gent féminine. Les femmes représentent la moitié de la population africaine et produisent 62 % des biens économiques, mais elles ne sont que 8,5 % à être salariées. L’Afrique est devenue, en quelques années, le premier continent de l’entrepreneuriat féminin : 24% des femmes y créent une entreprise, soit le taux le plus important à échelle mondiale (en 2021). Activités rentables, outils nécessaires et questions de financements sont là des sujets qui intéressent le plus grand nombre.

    Quel modèle de management préconisez-vous au Cameroun et en Afrique ?


    Un modèle de management juste dans lequel chacun joue un rôle, partant sur des bases équitables.

    A quelle(s) femme(s) pensez-vous pour illustrer un ou des modèle(s) de leadership au féminin en Afrique ? Quelles sont ses(leurs) particularités ?


    Déjà, la liste ne saurait être exhaustive. Je vais plutôt citer des portraits de leadership qui m’ont marquée, moi :
    Rosa Parks
    Rosa Louise McCauley Parks, dite Rosa Parks [ɹoʊzə pɑɹks]1, née le 4 février 1913 à Tuskegee en Alabama (États-Unis) et morte le 24 octobre 2005 à Détroit dans le Michigan, est une femme afro-américaine, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, surnommée « mère du mouvement des droits civiques » par le Congrès américain.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosa_Parks


    Oprah Winfrey
    Oprah Winfrey est une animatrice, productrice, actrice et éditrice. Elle devient la première femme afro-américaine millionnaire et l’une des personnalités médiatiques les plus riches et les plus influentes dans le monde. Mais sa réussite fulgurante ne lui fait pas oublier d’où elle vient, et elle nhésite pas à soutenir de nombreuses associations caritatives.
    https://www.elle.fr/Personnalites/Oprah-Winfrey


    Vera Songwe
    Elle est une économiste camerounaise, dirigeante au sein d’institutions financières internationales, la Banque mondiale, puis la Société financière internationale. De 2017 à 2022, elle est secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique. Vera Songwe est la 9e Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), devenant ainsi la première femme à diriger l’institution en 60 ans. En tant que Secrétaire exécutive, les réformes de Songwe, axées sur les « idées pour une Afrique prospère », ont mis au premier plan des questions cruciales de stabilité macroéconomique, de financement du développement, de croissance du secteur privé, de pauvreté et d’inégalité, de transformation numérique, de commerce et de compétitivité.
    https://www.uneca.org/fr/secr%C3%A9taire-ex%C3%A9cutif/courte-biographie-de-la-secr%C3%A9taire-ex%C3%A9cutive


    Ellen Johnson Sirleaf
    Surnommée la « Dame de fer », Ellen Johnson Sirleaf a été présidente du Libéria de 2006 à 2018. Avant d’assumer la présidence et de revendiquer le titre de première femme chef d’État du continent africain, Mme Sirleaf a été Ministre des Finances sous le régime de Samuel K. Doe. Pendant cette période, elle a été condamnée à 10 ans de prison pour avoir critiqué le régime.
    L’économie libérienne a prospéré sous Mme Sirleaf, jusqu’en 2014, date à laquelle l’épidémie d’Ebola a ravagé le Libéria et les pays voisins. En 2018, à la fin de son mandat, Mme Sirleaf a pu transférer pacifiquement le pouvoir à son George Weah – ce qui ne s’était pas produit entre les opposants politiques du pays depuis 1944.
    https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/octobre-2020/les-premi%C3%A8res-femmes-dirigeantes-africaines-%C3%A0-la-tribune-des-nations-unies

    Anne Zingha

    Une figure centrale de l’histoire de l’Afrique
    Au XVIIe siècle, Anne Zingha règne sur les royaumes de l’actuel Angola et parvient à éviter la colonisation de son pays. Une icône angolaise et panafricaine de la résistance à l’impérialisme européen. Elle est un repère culturel, et une figure historique essentielle afin de comprendre la construction de l’identité angolaise. Durant la guerre de libération de l’Angola (1961 – 1974), sa mémoire a souvent été rappelée par les leaders de l’indépendance, qui l’ont érigé en icône. En 1975, à l’indépendance du pays, une statue a été érigée en son honneur à Luanda, comme symbole de la résistance et de la liberté. Mais l’esprit de résistance et de liberté de Zingha dépassera bientôt les frontières angolaises, devenant un symbole de la lutte contre la colonisation européenne. Et Anne Zingha incarne, aujourd’hui encore, une figure centrale de l’histoire de l’Afrique.
    https://www.jeuneafrique.com/549021/culture/angola-anne-zingha-reine-du-ndongo-et-du-matamba/


    Taytu Betul 

    Chef de guerre et « Lumière » de l’Éthiopie
    Symbole du panafricanisme, Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie et siège de l’UA, a été fondée par une femme : Taytu Betul. La même qui avait joué un rôle fondamental dans la victoire éthiopienne face à l’invasion italienne, en 1896. Une dépendance inacceptable pour cette fervente nationaliste : « Vous voudriez faire passer l’Éthiopie pour votre protectorat, mais il n’en sera jamais ainsi », écrit-elle à l’ambassadeur d’Italie en 1890. À Makalle, c’est elle qui conçoit le plan qui offrira la victoire à l’armée éthiopienne. Une chose est sûre : l’Éthiopie est le premier pays africain à avoir vaincu une armée coloniale européenne. Cette victoire fut un exploit retentissant dans un continent en proie à l’impérialisme européen, qui reste aujourd’hui encore un symbole universel de la résistance africaine à l’envahisseur colonial. Et grâce au rôle déterminant qu’elle eut à cette époque charnière, Taytu Betul continue d’être acclamée comme « la Lumière de l’Éthiopie ».
    https://www.jeuneafrique.com/451777/societe/taytu-betul-chef-de-guerre-et-lumiere-de-lethiopie/


    Les « Amazones du Dahomey », des femmes-soldats dans l’Afrique précoloniale
    Dans l’ancien Royaume de Dahomey, aujourd’hui le Bénin, une armée de guerrières défie tous les clichés sur les femmes. Plus fortes et plus vaillantes que les hommes, elles ne reculent devant rien. Ni l’ennemi, ni la mort. Elles se nomment les Mino, les colons leur donnent le nom d’Amazones.
    https://www.jeuneafrique.com/452511/culture/las-amazones-dahomey-armee-de-femmes-soldats-lafrique-pre-coloniale/


    Miriam Makeba
    Une militante anti-apartheid et panafricaine. Polyglotte, favorable à l’adoption d’une langue africaine commune ainsi qu’à l’unité africaine, elle est tout naturellement invitée, en mai 1963, à se produire lors de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine à Addis-Abeba. Le siège de l’OUA n’est pas le seul lieu symbolique d’où elle s’exprime : discours anti-apartheid au siège de l’ONU en juillet 1963, puis en 1975 et 1976 en tant que déléguée Guinéenne, festival panafricain d’Alger en 1969, concert à Kinshasa avant le « Combat du siècle » en 1974, ou encore à Ouagadougou en 1986 lors du troisième anniversaire de la Révolution Burkinabé. Elle refoule sa terre natale après 31 ans d’exil en décembre 1990 après la libération de Nelson Mandela. La diva au plus de 25 albums – aux sonorités diverses et variées – aura rendu dans ses chansons hommage à diverses panafricains : Jomo Kenyatta, Patrice Lumumba, Samora Machel et bien sur Sékou Touré. Retraité en 2005 mais reste toujours disponible pour soutenir des causes importantes.
    https://www.jeuneafrique.com/370248/societe/jour-9-novembre-2008-miriam-makeba-donne-dernier-concert/

    Pour revenir à un contexte plus local, échelle Cameroun et de cette génération, il y a de grands profils comme Dr Vera Songwe, Dr Wawo Guela, Dr Meka Esther, Adele Kamtchouang, Kate Fotso, Viviane Ondoua, qui sont de belles personnalités qui me façonnent au quotidien.

    Quelle est la leçon de leadership qui vous a marquée au début de votre parcours ?


    Tellement de lecons, mais je vais rester sur la centrale :
    « Chaque matin en Afrique, une gazelle se réveille et sait qu’elle doit courir plus vite que le plus rapide des lions pour rester en vie. Chaque matin en Afrique, un lion se réveille et sait qu’il doit courir plus vite que la plus lente des gazelles pour ne pas mourir de faim. »
    Il est à la fois simple, concrèt, métaphorique et fidèle à la réalité.

    Parlons de l’écriture de ce dernier livre qui nous rassemblera ce 26 mars à 14h à la Fondation Tandeng Muna. Quel a été votre procédé d’écriture lors de la rédaction de ce livre ?


    Principalement, mon expérience. J’estime que c’est une grâce d’avoir le parcours que j’ai et que ce serait bien de permettre à plus de monde d’avoir cette chance. Chaque leçon du livre comme vous le verrez, sera certes générique au départ, mais s’inscrit dans une logique hyper pratique de la vie de tous les jours, car ce sont des problèmes que nous rencontrons au quotidien. Parfois, on ne les identifie pas directement, ou alors on est trop affaibli pour avoir le recul de les aborder. Mais rappelez-vous : quand le jour se lève, il est temps de courir.

    Votre mot de fin ?


    Chère sœur, mère, fille, prends ta vie en main ! Quel que soit ce que tu as prévu de faire ce jour, commence le maintenant, car demain ne t’appartient pas et le monde a faim de tes réalisations.
    Cher frère, papa, fils, le monde a besoin de toi, l’Afrique a besoin que tu te lèves pour elle et que tu coures pour la rendre meilleure.
    A nous tous, je demanderais de « vivre comme si nous devons mourir demain et apprendre comme si nous devons vivre toujours. »

    Propos recueillis par P.O.