Auteur/autrice : ACOLITT

  • D-LIVRE : Jordan TEGOUDJON, auteur camerounais


    (…) ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.


    Jordan TEGOUDJON, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Bonjour et merci pour l’occasion offerte. Avant toute chose, je suis un étudiant camerounais de 24 ans. Je suis inscrit en lettres modernes françaises à l’Université de Yaoundé I, en cycle de doctorat. En ce moment, je prépare une thèse qui porte sur la poétique romanesque de Léonora Miano.

    En licence 3, j’ai commencé à mettre en pratique le cours sur L’esthétique du théâtre ; cours dispensé depuis le niveau licence 2. Je me suis mis à l’écriture des pièces de théâtre. J’en compte à ce jour plus de six, dont trois éditées suite à des concours.

    Dans cette continuité, je m’exerce dans l’enseignement en tant que vacataire. Donc, à l’heure actuelle, je me définis comme un doctorant qui fait des vacations et suis écrit des pièces de théâtre et des scénario.

    Vous êtes auteur de livres et scénariste. Avez-vous un procédé d’écriture particulier quand vous écrivez ? (Des petits rituels, techniques, etc.)


    Je répondrai en deux volets. Le premier est du ressort du théâtre. Au départ, l’acte d’écriture n’était pour moi qu’un moyen de savoir si je suis capable de rendre compte des enseignements reçus à l’université. À cette époque, mon écriture était quasiment prescriptive. Autrement dit, ma technique d’écriture résidait dans les règles d’écriture du classicisme. À ce jour, je n’ai plus la même méthode d’écriture.

    Un : je m’inspire plus et davantage des œuvres camerounaises pour écrire les miennes. Deux : je conçois mes livres comme mon mémoire ou ma thèse, c’est-à-dire que j’ai tout un schéma scripturaire que j’élabore. Trois : je ne me mets point à écrire si je ne connais pas déjà la fin de l’histoire.


    Le second volet. Moi, j’ai trouvé qu’il n’existe qu’un pas entre le théâtre et le scénario. C’est la raison pour laquelle j’ai su (je dirais) mieux glisser de ce texte à un autre. La méthode d’écriture demeure la même. Toutefois, ici, je suis plus libre. Il n’y a aucune contrainte (vraisemblance, bienséance) et j’expose librement mon imagination.

    Parlant de livre, vous êtes, avec la pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère » qui paraitra bientôt, le lauréat de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Nuit noire : vérité mensongère » : de quoi s’agit-il ?


    Il s’agit d’une affaire de tradition qui a viré au cauchemar. Sous-estimant ici l’importance de la tradition, Démanou refuse de faire un rite en l’honneur de son arrière-grand-mère. Plusieurs années après, sa fille Nongni voit son ventre prendre du volume. Contrairement à ce que tout le monde pense, elle n’est pas enceinte. Elle est vierge. Toutefois, il apparait que le responsable de son état est une personne proche d’elle.

    Racontez-nous votre aventure OSÚ, ce prix littéraire que promeut les Éditions ECLOSION


    Le Prix Littéraire OSÚ est très jeune. Pour le moment, il est encore à sa troisième édition. J’en entends parler lors de sa première édition. L’envie de postuler avec ma pièce « Ose, si tu oses… » était grande, mais je ne l’ai pas fait. Toutefois, je suivais l’actualité de ce concours. L’année qui suivait, j’ai complètement décidé de me lancer. Je l’ai fait avec ma plus récente pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère ». Et j’ai été lauréat dans la catégorie Théâtre.
    C’est un prix que je respecte énormément. Il m’a permis d’être en contact avec Éclosion, avec Madame Christelle NOAH. J’ai vécu des choses inédites dans ma vie, grâce à ce prix. Il faut le préciser, ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.

    En tant qu’auteur et scénariste, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Tout d’abord, le talent se travaille. Un talent qui n’est pas forgé demeure un don qui meurt lentement. Ensuite, après l’avoir forgé, il faut le manipuler tout en faisant ressortir une originalité. Une fois cela fait, ce talent doit être confronté à d’autres domaines équivalents. L’optique étant d’être toujours maintenu au même niveau (minimum) que les autres.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Lorsque je regarde les écrivains comme Léonora Miano, Calixthe Beyala, Djaïli Amadou Amal, Patrice Nganang, etc. qui se sont démarqués (parlant des prix reçus) par leurs productions littéraires, lorsque je vois le nombre de dramaturges camerounais présélectionnés à quelques éditions du Prix Rfi Théâtre, je suis animée par deux réflexions : la fierté, mais surtout, le travail acharné. On n’est pas gagnant du Prix RFI Théâtre par hasard. On n’a pas de hautes distinctions littéraires par chance. On les a par le travail. Et moi, tout jeune en écriture, je comprends que je n’ai encore rien fait. La scène littéraire camerounaise actuelle me dit que je devrais également travailler pour rendre fière la littérature camerounaise. Contribuer aussi à son émergence.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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  • D-LIVRE : NDAM BENDIA Aminatou, auteure camerounaise


    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi.


    Aminatou NDAM BENDIA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Aminatou NDAM BENDIA ou encore Amina NDAM. Je suis une jeune auteure camerounaise originaire de l’ouest, dans le département du Noun ; je suis née dans cette localité et j’y ai eu un début d’enfance.
    J’ai toujours été une personne très réservée, alors je parle très peu avec la langue. Les lettres ont été mes meilleurs moyens d’expression. Autant passionnée de lecture que d’écriture, je suis l’auteure du roman  » Réalités Épineuses  ».

    Avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Il n’y a pas de procédé fixe, je dois dire. Quand je ressens le besoin d’écrire, je me lance directement. Si je suis dans un environnement non favorable, je note mon idée dans mon carnet de notes électronique. Ce mot sera mon déclic pour une belle inspiration quand j’écrirai. J’ai juste besoin de calme et de concentration, pour que ma plume se libère. instantanément.

    Parlant de livre, vous êtes, avec le roman « Réalités épineuses » qui paraîtra bientôt, troisième prix spécial de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Réalités épineuses », de quoi s’agit-il ?


    « Réalités Épineuses », c’est une toute une histoire culturelle qui se mêle à l’amour. Ce roman nous présente les rouages de la société africaine en général, celle du Cameroun en particulier ; cette société où le mariage exogamique peine encore à immerger.

    L’intrigue tourne autour de Dassihara Pekassa, une jeune femme Bamoun, musulmane et cultivée qui peine à trouver un époux à cause de son « long crayon » et de ses sentiments vis-à-vis d’un homme qui n’est pas de sa tribu. Elle fera l’erreur de croire que l’amour suffit ; pourtant les difficultés seront nombreuses sur son chemin : la plus grande de toute venant de l’être le plus important du peuple.


    « Réalité Épineuses » est un métissage culturel qui est pour les unions intertribales, mais qui prône la connaissance et la maîtrise de la situation avant de s’y engager.

    Racontez-nous votre aventure avec OSÚ, le prix littéraire promu par les Éditions ECLOSION


    Mon aventure avec OSÚ est tout simplement SURPRENANTE. Je ne m’attendais pas à aller si loin avec ce concours, car j’étais sceptique.
    OSÚ m’a apporté la motivation qui me manquait pour ce premier roman. Ayant découvert le prix littéraire OSÚ sur Facebook, j’ai voulu tout de suite participer, mais il se faisait déjà tard pour moi. Alors, j’ai patienté pour la deuxième édition. Ma joie fut grande d’apprendre que j’étais nommée dans ma catégorie et heureusement pour moi, je suis sortie de là avec le « troisième prix spécial ».

    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi. Ce qui m’a le plus captivée avec OSÚ, c’est le point essentiel qu’ils mettent sur la valorisation de la culture africaine en général, et camerounaise en particulier. C’est ce dont nous avons vraiment besoin.
    Alors je ne peux qu’encourager cette belle initiative d’OSÚ, tout en les remerciant pour cette opportunité qui marquera à jamais ma vie.


    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Ici, il y a tellement de conseils qui semblent clichés, mais c’est ce qui est réel et nécessaire. Je leur donnerai comme premier conseil d’écrire sans se demander s’ils seront lus ou publiés un jour ; l’opportunité est imprévisible et il faut être prêt à tout moment.
    Comme deuxième conseil, je leur dirai d’avoir des convictions. Dans ce choix de passion, nous faisons face à un entourage austère et hostile, alors il faut être convaincu de ce qu’on veut pour continuer dans cette lancée.
    Et pour finir, il faut lire, lire et lire. La lecture est le moyen par excellence d’évolution pour un auteur en herbe.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Le regard que j’ai de la scène littéraire camerounais actuellement est grandiose. Je découvre de plus en plus de jeunes auteurs qui ont tous quelque chose à dire et à partager. Aussi nombreux qu’ils soient, c’est un avantage pour notre scène littéraire, car toute les connaissances se trouvent dans des livres et même après eux, ces connaissances seront utiles.

    Propos recueillis par P.O.




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  • Il a été lu… Le cadavre du fleuve de Marie-Françoise IBOVI, auteure congolaise

    Paru le 28 juin 2023 aux Editions Les Lettres Mouchetées, une maison d’édition indépendante fondée en 2015 à Pointe noire en République du Congo par Muriel Traodec, « Le cadavre du fleuve » est un roman policier de Marie-Françoise IBOVI. Originaire du Congo-Brazzaville, Marie-Françoise IBOVI est née le 08 Juin 1979 en ex URSS de parents encore étudiants. Désormais installée à Poitier en France, cette lauréate de l’année 2012 du Grand Prix des Arts et des Lettres de la République du Congo avec « Rue des histoires », son premier recueil de nouvelles, est l’auteure d’une conséquente bibliographie composée autant de recueils de nouvelles, de pièces de théâtre que de romans.

    Voir sa bibliographie ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=668760768708426&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz


    « Le cadavre du fleuve », son deuxième roman policier, s’étale sur 170 pages repartis en 38 chapitres. Il y est question d’une intrigue policière dont le fond de toile est Brazzaville, ses quartiers et ses rues mouvementées et bariolées. Le corps sans vie d’un gangster local, qui essaye de se donner une image d’homme d’affaires respectable en investissant dans l’immobilier et l’industrie du jeu, est découvert au bord du fleuve Congo et l’enquête est confiée au commandant Magali Foundou, un officier de police judiciaire qui malgré les démons qui hantent ses nuits devra, avec l’aide d’une équipe de fidèles, résoudre le meurtre de ce personnage rustre et controversé.


    Marie-Françoise Ibovi, dans un style parfois familier, presque vulgaire – qui rappelle à certains moments celui de San Antonio, nous balade dans le Brazzaville des quartiers populaires où les histoires et les vies s’emmêlent plus que ne se côtoient. Construite comme une série policière américaine dans laquelle les épisodes sont des chapitres, l’auteure entretient un suspense permanent, distillant les indices comme le petit poucet qui laisserait les petits cailloux blanc sur le chemin, donnant ainsi au lecteur la sensation de participer à l’enquête. Le style entrainant simple et épuré de Marie-Françoise IBOVI ainsi que sa parfaite maitrise des procédures judiciaires rend la lecture de cette œuvre plaisante et fluide.

    Acheter « Le cadavre du fleuve » ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=667624255488744&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Même si nous pouvons à certains moments regretter un manque de repères spatio-temporels dans le texte ainsi qu’une trop grande proximité de certaines scènes avec des séries americaines comme « Les experts Miami » ou encore « New-York police judiciaire », ce qui peut à certains moments égarer le lecteur ou lui donner une impression de déjà lu, nous recommanderions « Le cadavre du fleuve » de Marie-Francoise IBOVI à tous ceux qui souhaitent passer un bon moment de lecture.

    Aubin EYIKE



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  • BIOLITT… Pierre NDZENGUE, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun au Japon

    Né le 20 Mars 1951 à Obala, département de la Lékié au Cameroun, Pierre NDZENGUE, le troisième d’une fratrie de quatre, est diplomate de carrière avec le grade de Ministre Plénipotentiaire, Hors échelle.


    Après des études primaires à l’école publique de sa ville natale, le jeune NDZENGUE entame son cycle secondaire au Collège de la même ville, situé sur le site actuel qu’occupe le Lycée d’Obala. Il n’y passera qu’un trimestre en classe de 6e, avant son transfert en 1964 au prestigieux Lycée Général Leclerc de Yaoundé (un tout autre monde pour lui) où il obtiendra son BEPC, son Probatoire et son Baccalauréat A4.


    En 1971 il s’inscrit à l’Université de Yaoundé, en Faculté de Lettres et Sciences Humaines, option Histoire-Géographie. La Licence obtenue avec mention lui permet de bénéficier d’une bourse pour s’inscrire en DES, option sociologie-politique. Il travaille avec le Pr. MFOULOU Jean sur « La militarisation du pouvoir en Afrique: le cas du Dahomey »
    Parallèlement aux cours de DES, M. NDZENGUE dispense des cours d’histoire générale dans les classes de seconde, première et terminale du Collège Sacré-Cœur de Makak, connu par ses étudiants sous le sigle de COSACO. C’est au cours de ces années là qu’il aura, entre autres élèves en classe de seconde, un certain KASIA, l’actuel Professeur de médecine.


    Le jeune NDZENGUE a toujours rêvé de faire carrière soit dans l’armée, soit dans la diplomatie. Si l’armée ne lui ouvre pas ses portes après sa Licence, la diplomatie par contre lui tendra les bras.

    M. NDZENGUE entre à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) en 1976 et en sort en 1978, troisième d’une promotion de 15, nanti d’un diplôme de troisième cycle en Relations Internationales. Il est en outre titulaire de plusieurs certificats diplomatiques de référence.


    Le 28 Juillet 1978 commence la carrière diplomatique au Ministère des Affaires Etrangères (Direction Afrique -Asie) sous le leadership d’un certain Jean KOE NTONGA, l’actuel Ambassadeur du Cameroun au Sénégal.

    Le jeune diplomate va gravir les échelons : Chef du Bureau Afrique du Nord; Chef de Service Afrique du Nord et du Moyen-Orient et finalement Directeur Adjoint Afrique Asie, avec un certain EILEH ELLE Etian comme Directeur.


    En 1985, le Directeur Adjoint commence sa carrière dans les services extérieurs à Genève comme Conseiller à la Mission Permanente du Cameroun auprès de l’Office des Nations Unies. En 1991, il quitte les bords du Lac Léman pour ceux de la rivière Potomac à Washington DC comme Premier Conseiller. C’est à ce poste où il travaille respectivement sous les Ambassadeurs Paul PONDI et Jérôme MENDOUGA, de regrettée mémoire, que naitra l’idée de son récent opuscule paru aux Éditions IFRIKIYA, avec les conseils de celui qui était encore un étudiant doctorant: M. NTUDA EBODE.


    En 1997, c’est le retour au pays pour occuper le poste, nouvellement créé, de directeur des Affaires d’Amérique et des Caraïbes jusqu’en 2007 et sa nomination, le 19 Février 2008, comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Cameroun au Pays du Soleil Levant.


    M. NDZENGUE, qui aime particulièrement le milieu estudiantin, a été enseignant associé à l’IRIC ; à Yaoundé II (SOA) dans le cadre du CREPS dirigé par le Pr. NTUDA EBODE et intervenant à l’Ecole de guerre de Yaoundé.


    L’Ambassadeur NDZENGUE, qui a déjà publié un premier opuscule : « Au Service d’un idéal et du Cameroun » (Yaoundé, Ed. Proximité, 2015), est marié depuis 1974 à Madame ESSONO Alphonsine Brigitte. Il est père de quatre enfants et heureux grand-père.

    La présentation au public de son récent opuscule est prévu pour le 20 décembre 2022 à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), Amphi 250, dès 15h.

    Toute personne intéressée par la diplomatie pourra y participer.




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  • BIOLITT… Kathy Noëlle SAMBAH, actrice culturelle camerounaise

    Kathy Noëlle Sambah de son vrai nom Nsizoa Samba Catherine Noëlle est née le 25 décembre 1998 à Mbalmayo. Son père est alors photographe et sa mère, plasticienne de formation.

    Elle fait ses études secondaires à Mbalmayo et à Garoua et revient à Yaoundé après l’obtention de son baccalauréat série littéraire, pour embrasser des études supérieures en lettres germaniques à l’Université de Yaoundé I
    Après l’obtention de sa licence, elle se tourne vers la communication digitale et met sur pied son projet « Une folle des langues » dont le but est la revalorisation des langues en général et des langues bantoues en particulier.
    Kathy Noëlle SAMBAH suit donc une formation en community management et mobile vidéo making.

    En juillet 2021, elle met sur pied « Le camp Retour Ô Sources ». Il s’agit ici d’une colonie de vacances dont le but est de familiariser les enfants à leurs origines, à travers différentes activités (ateliers de langue, de danse, de cuisine, de conte… autour du feu et autres).

    Kathy Noëlle SAMBAH est passionnée par tout ce qui touche à la culture en général : expositions, peinture, photographie, lecture, tourisme…

    Suivez ses pages sur Facebook ⤵️
    Une folle des langues :
    https://www.facebook.com/catherine.nsizoa.73?mibextid=ZbWKwL

    Camp Retour Ô Sources :
    https://www.facebook.com/profile.php?id=100086023043762&mibextid=ZbWKwL

    Contacts pour toute collaboration avec Kathy Noelle Sambah ⤵️

    campretourosources@gmail.com / kathysambah98@gmail.com

    +237657314645 / +237655410022

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    Vous souhaitez les services de Acolitt ?
    Contactez-nous : +237 6 90 19 51 26 / acolitterature@gmail.com

    Pauline ONGONO




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  • D-LIVRE… Pierre NDZENGUE, Auteur et Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun au Japon

    Bonjour, monsieur et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes un diplomate et d’ailleurs actuel Ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Cameroun au Japon. Vous avez plusieurs livres, en tant qu’auteur, comment vous définissez-vous ?

    Mon premier livre qui a été publié en 2015 porte le titre : « Au service d’un idéal et du Cameroun 1978-2007 ». Je me définirais comme un diplomate qui aime partager son expérience de la diplomatie que je pratique depuis le 22 juillet 1978, date de mon début de carrière.

    Vous avez, justement, un nouveau livre sur la scène littéraire : « Le couple Cameroun Etats-Unis d’Amérique : Histoire des relations diplomatiques de 1960 à 2021 et nécessité d’une nouvelle ingénierie diplomatique au Cameroun ». Quel est l’objectif de ce livre ?

    L’objectif est de présenter un tableau des relations multiformes que le Cameroun et les USA entretiennent, de montrer comment ces relations ont évolué, présenter leurs résultats et en expliquer les ressorts.

    J’en arrive à la conclusion que la diplomatie peut résoudre tout problème pour peu qu’elle soit convoquée et pour peu que chaque ambassade sache qu’elle pourrait être sa contribution dans la mise en œuvre de notre stratégie nationale de développement (SND 30).

    Vos missions aux Etats-Unis datent des années 90’. Pourquoi avoir choisi de mettre en exergue les relations diplomatiques entre le Cameroun et les Etats-Unis plutôt qu’un autre ?

    Pour deux raisons :
    Premièrement parce que j’ai été en poste aux Etats-Unis de 1990 à 1997 et partant j’ai été un modeste acteur de ces relations et plus important encore un observateur privilégié. Bien plus en rentrant au Cameroun en 1997 je deviens le premier Directeur des affaires d’Amérique et des caraïbes par conséquent il me semble que parler des relations avec l’un des tous premiers pays à reconnaitre le Cameroun indépendant était important. J’ai donc tout simplement voulu rendre témoignage de l’histoire de ces relations que j’ai vécu ainsi que de son ressort principal coté camerounais à savoir le President de la République qui est l’initiateur substantiel de notre diplomatie.
    Enfin il me semble important de partager les observations sur cette diplomatie qui comme je l’ai dit peut régler tous les problèmes. C’est ce qui justifie le sous-titre nouvelle ingénierie diplomatique du Cameroun.

    Il faut préciser que ce livre parait aux Editions IFRIKIYA à Yaoundé… C’est de plus en plus rare de voir des personnes vivant presqu’en permanence hors du Cameroun, revenir confier leurs textes aux maisons d’édition locales. Pourquoi IFRIKIYA ?

    L’une des prescriptions du Président de la République que je partage totalement est le « consommer camerounais » par conséquent c’est par patriotisme que j’ai choisi de travailler avec la maison IFRIKIYA qui de manière générale m’a donné satisfaction.

    La cérémonie de présentation du livre cité ici est prévue pour le 20 décembre 2023. Considérez-vous votre livre comme élitiste ou le recommandez-vous à tout le monde ?

    Je ne fais pas dans l’élitisme et toute personne intéressée par non seulement les relations entre le Cameroun et la première puissance mondiale mais aussi par la diplomatie, pourrait, je le pense, lire avec intérêt cet ouvrage.

    Lisez-vous les livres de la jeune scène littéraire ? Si oui, que pensez-vous de la scène littéraire camerounaise actuelle ?

    Je dois avouer que depuis le pays du soleil levant où je suis en poste, les livres de la jeune scène littéraire camerounaise ne me parviennent pas. Bien plus et c’est là où je suis quelque peu élitiste, un certain genre littéraire m’attire à savoir les témoignages ou les analyses politiques à l’instar de : « Les silences de Paul Biya : analyse d’une communication de pouvoir » du professeur François Marc MODZOM paru en 2019 aux éditions PUBLIBOOK ; « Géopolitique des régions africaines » publié en 2004 dans la revue diplomatie magazine numéro 11 ; « La politique étrangère des Etats africains : ruptures et continuités d’une diplomatie contestée » publiée en 2003 dans la revue juridique et politique des Etats francophones tous deux du professeur NTUDA EBODE.
    De manière générale la scène littéraire camerounaise a besoin d’encouragement, car c’est elle qui restituera notre histoire.

    Propos recueillis par P.O.






  • BIOLITT… QUI EST LE CAMEROUNAIS SERGE BILLO EBANGA ?

    Serge BILLO EBANGA est né à Ngaoundéré (Grand Nord Cameroun) au début des années 80. Il est un passionné des arts, des lettres et de poésie. Il est chercheur et consultant en phytothérapie et litothérapie. La médecine holistique est son premier amour. 

    Plume montante de la poésie camerounaise et africaine, ce passionné est l’auteur de plusieurs recueils. Par ailleurs, il est membre de la World Poetry Movement (WPM), du Collectif des Auteurs Africains (CODAAF), et depuis janvier 2023, ambassadeur de l’Association des Poètes Africains (APA) au Cameroun.

    Serge BILLO EBANGA est également comédien et scénariste. Il est le secrétaire général de COCIPY3 (Collectif des Cinéastes Professionnels de Yaoundé 3ème) et membre de PRODAACC (Producteurs Associés de l’Audiovisuel et du Cinéma Camerounais).
    Il œuvre activement à la structuration de la cinématographie et de l’audiovisuel au pôle art cinématographique du ministère de la culture du Cameroun.

    Vous souhaitez avoir son contact ? Nous écrire à 6 90 19 51 26 ou acolitterature@gmail.com






  • Il a été lu… Quand les racines chantent de Danielle EYANGO

    Au-delà de l’histoire dramatique de la jeune femme Jasmine, désormais incapable de concevoir, parce que privée de son utérus de manière incompréhensible mais réelle, Quand les racines chantent est un roman cathartique, un roman-programme pour chaque cœur déchiré, et pour l’Afrique entière écartelée, un roman à lire avec son âme en se laissant envelopper par les racines de son l’histoire personnelle…

    Car au cœur de cette œuvre, il y a une question lancinante : faut-il opter pour la Tradition ou le Christianisme, pour le bonheur de Jasmine? Faut-il revenir vers nos Coutumes ancestrales, en rejetant l’acquis de la modernité pour l’issue heureuse de notre Continent ? Les Religions « étrangères » qui nous ont obligé à rejeter nos Traditions sont-elles efficaces pour que nous puissions écrire une nouvelle page de notre Histoire, pour notre Renaissance ?

    Sans présumer de l’issue du roman dans les prochains tomes, je puis dire que l’Auteure, dans l’authenticité de son cheminement personnel déplace le curseur, avec une préoccupation fruit du bon sens : il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain, chaque être humain. Il faut relever l’Afrique ! Telle est et devrait être la préoccupation de la Tradition et du Christianisme, ainsi que toutes les autres Religions étrangères. Et le bon sens de l’Auteure met au tapis de la concorde et les Théologiens férus de la pureté doctrinale sans une véritable expérience humaine et personnelle de la foi, et les Traditionalistes qui n’hésitent pas à s’exhiber dans l’accoutrement des Blancs, maniant avec délectation la langue des Toubabs.

    Il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain.
    Et Jasmine chemine seule…

    Chaque nuit, elle avance seule vers la rivière des entrailles généalogiques. Chaque nuit, elle avance seule vers la case de son histoire nouvelle…

    Retrouvera-t-elle son utérus ? Elle avance dans cette espérance… Retrouvera-t-elle sa puissance de maternité ? Elle avance avec angoisse vers cette aurore qui n’en finit pas de se faire désirer…
    Une aurore qui donnera sans doute naissance, à une femme nouvelle, mère d’une humanité nouvelle, à défaut de l’enfant de l’espoir ou alors de la désespérance…

    Jasmine avance seule, encadrée par deux mamans, cette Mère qu’elle ne cesse d’invoquer dans le silence de sa désolation, et cette myste qui la prépare sans cesse à repartir. Mais elle est résolument seule.
    Car il y a une solitude de la souffrance que personne ne peut partager, même pas une mère auprès de son enfant.

    Jasmine avance seule au nom de tout un arbre, de ses racines à ses fruits espérés…

    Jasmine avance seule, pour t’engager à avancer, toi aussi, dans la solitude de la guérison…

    Jean-Pierre Noël BATOUM




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  • BIOLITT… Pr Assana BRAHIM, écrivain camerounais

    Le Pr Assana Brahim est Chargé de Cours à l’Université de Ngaoundéré et enseigne les Sciences du langage et les Arts du Spectacle au Département de Français de cette l’Université. Il a soutenu une thèse de doctorat Ph.D sur la réception des messages de prévention du VIH dans la ville de Ngaoundéré en étudiant les affiches, les spots publicitaires et les films radiophoniques.

    Assana BRAHIM est auteur de plusieurs articles dont « Le recours aux artistes dans les stratégies d’implication de Protectiv’ : une approche argumentative et sociosémiotique d’un spot télévisé », in Annales de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, vol. XVI- 2015, Paris, L’Harmattan, 2015., et « Deux affiches dans la ville de Ngaoundéré », in Tourneux H. et Metangmo-Tatou L., Parler du sida au Nord-Cameroun, Paris, Karthala, 2010.
    Ses axes de recherche tournent autour de l’Analyse du discours, plus spécifiquement des problèmes de réception des messages liés à la communication sociale et publicitaire. Ces axes mettent un accent sur l’ancrage socioculturel des discours sociaux étudiés.



    Le Pr Assana BRAHIM a une plume qui ne tarit pas d’encre. Sa bibliographie, avec des genres littéraires diversifiés, s’agrandit à une vitesse qui pousse à l’admiration :

    Poésie


    – L’Éclipse du Désespoir, poèmes-chants, 2012, Éditions Ifrikiya
    – Amour de la Sagesse et Sagesse de l’Amour, poèmes-chants et maximes, 2016, Éditions Ifrikiya

    Roman


    – Les Blancs arrivent !, 2018, Éditions Proximité
    – Silence, le Diable passe !, 2019, Éditions Ifrikiya
    – L’enfant au paradis perdu, 2020, Éditions Ifrikiya
    – Le fœtus meurtrier, 2022, Éditions Ifrikiya

    Épopée


    – Les Sao, la chute de la civilisation de la terre cuite, 2020, Éditions Proximité
    – Toumaï. Le premier monde, 2021, Éditions Ifrikiya

    Théâtre


    – Halima. Dans le bureau fermé du patron, 2020, Éditions Ifrikiya
    – Alim. Dans la prison enchantée de la passion, 2021, Éditions Ifrikiya

    Nouvelle


    Couples sous le couvert du kongossa. Neuf mystérieuses enquêtes du commissaire Gambo, 2021, Éditions Ifrikiya

    Essai


    – L’Arabe du Cameroun, entre l’histoire des mots et les mots de l’Histoire, 2019, Éditions Ifrikiya
    – Panorama de la poésie orale et écrite du Nord-Cameroun, 2019, Éditions Ifrikiya
    – Les Présidents Ahmadou Ahidjo et Paul Biya face au défi linguistique de l’unité nationale, 2020, Éditions Ifrikiya
    – Aphorismes pour comprendre l’Amour de A à Z, 2020, Éditions de Midi
    – L’art dramatique du Nord-Cameroun, entre les discours de la théâtralité et la théâtralisation des discours, 2021, Éditions Ifrikiya



    La bibliographie du Pr Assana BRAHIM en images



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  • IL A ÉTÉ LU… Almoyan, le roman de la Camerounaise Anicette BILE SEMBO


    Almoyan est un roman de 139 pages publié aux éditions Ifrikiya en juin 2022 dans la collection Sanaga. Son auteure, Anicette BILE SEMBO, est une plume camerounaise, Docteur en Langue, Littérature et Civilisation françaises, et dont plusieurs textes peuvent être retrouvés dans divers ouvrages collectifs. Almoyan est son tout premier roman.


    Contexte d’écriture


    Almoyan présente un Cameroun actuel où se mettent en scène des jeunes au passé rempli d’espoirs presque enterrés, au futur incertain, mais dont le présent porte encore un espoir de se réaliser malgré tous les obstacles liés au manque d’opportunités de s’exprimer malgré leurs diplômes. Ainsi, Joël Nima nous balade dans un centre urbain de Yaoundé grouillant de mille activités, où l’on se retrouve plongé dans une effervescence qui se poursuit jusqu’au bout de la nuit. La nuit, justement, une autre vie prend forme, animée par des gens aux origines et aux motivations diverses ; surtout portée par des enfants dont parfois la classe sociale est surprenante. C’est le cas de Jeffe, issu d’une famille fortunée, à qui les parents n’accordent quasiment pas d’attention.
    De jour, ces enfants font partie de cette ville qui se faufile, porte, pousse, extirpe parfois, sillonne sans arrêt, court, s’arrête peu, rêve beaucoup… mais surtout chargée d’histoires.


    Sujet


    Joël Nima est un jeune étudiant brillant, tout juste lauréat d’un grand concours qui lui permet de rêver à une considération plus grande, autant dans la famille qu’en société. Face à la difficulté de convaincre par son potentiel fort récompensé, il se retrouve face à une ville qui lui ouvre, comme pour la première fois, les portes de sa réalité. Dans cette ville où tout le monde est occupé à une activité pour survivre, d’autres semblent plutôt occuper à l’observer depuis des jours, des semaines, des mois. Malgré lui, il est le sujet de leurs conversations, l’objet de leurs paris et autres choses insolites.
    C’est à partir de là que Joël Nima va se bâtir une nouvelle identité et, entre les illusions du jour et les réalités de la nuit, découvrir ce qu’il manquait à son potentiel pour enfin s’accomplir. Entraîné dans le quotidien d’Almoyan, Jeffe et Clarke, trois enfants de la rue, le jeune étudiant lauréat va apprendre des circonstances et des rencontres les plus inattendues.


    Intérêts


    La considération humaine :
    Almoyan est un roman qui attire l’attention sur ces petites choses auxquelles l’on ne prête pas attention, et qui pourtant peuvent aider à réaliser les rêves les plus grands. Ces personnes regardées avec crainte ou mépris, parfois pitié, que l’on condamne sans procès, s’avèrent, au fil des pages de cette aventure, des tremplins solides pour atteindre le plus haut niveau de compréhension de soi-moi-même. Le peuple qui vit derrière la montagne démontre une solidarité que l’on croit perdue, et une organisation qui pourrait inspirer les grandes administrations dans la gestion des ressources et des espaces.
    L’appartenance à cette famille console et rassure cette autre société qui le jour œuvre à toutes les tâches les plus petites et, la nuit, veille sur les rues.


    La puissance du potentiel local :
    Anicette Bilé Sembo démontre combien la réussite peut se faire sans envisager de passer par la case Eldorado hors de l’Afrique. Avec le matériau que lui offre la rue, Joël Nima va trouver le sujet de son documentaire et, d’une rencontre à l’autre, acquérir le nécessaire pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé.
    La persévérance, le courage et l’attention vont s’allier pour que la volonté soit l’outil inébranlable de travail. A un moment de son évolution où l’on prête à la jeunesse tous les vices et peu de vertus, Almoyan se lance le défi d’ouvrir une voie dans un chaos de désespoir.


    L’écriture
    Quand on parle de texte accessible au premier regard, « Almoyan » est à juste titre cité. La maturité de la langue et l’attention portée au détail inscrivent ce texte parmi ceux que l’on recommande sans ciller. Le monde de l’édition étant couru par des auteurs empressé de se voir sur des couvertures, Anicette Bilé Sembo a pris le temps de soigner son écriture, afin que tous les niveaux de lecture puissent l’accueillir et la recevoir sans avoir à essayer d’en deviner les contours.
    La critique ne se lasse d’apprécier cette plume « simple et profonde ».
    Bonne lecture !

    Amon Xander




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