Née le 02 novembre 2006 à Douala au Cameroun, Lorena Nolwen LEKEUFACK KAMAHA est une jeune écrivaine en herbe. Passionnée de narration depuis sa tendre enfance, Lorena Nolwen termine à quinze ans son tout premier roman « Les Tréfonds de L’âme », qui cumule à ce jour près de trois mille vues sur Wattpad, la plateforme d’écriture mondiale.
Elle assure pendant plus de six mois la fonction de jury du concours Lofn, une compétition littéraire non officielle organisée sur le réseau social.
À seize ans, elle publie toujours sur Wattpad un recueil de nouvelles basé sur les tragédies marquantes de l’histoire de son pays. La première nouvelle de ce recueil l’amène en demi-finale de la 39e édition du Prix du Jeune Écrivain de Langue Française.
Fin 2023, elle remporte le Prix de la Meilleure Dissertation Philosophique du Lycée Bilingue de Ngodi-Bakoko, établissement secondaire dans lequel elle est scolarisée. L’année suivante, elle est lauréate de la 40e édition du Prix du Jeune Écrivain de Langue Française avec une nouvelle inédite : « Prémonition ». Lorena Nolwen, parrainée par l’écrivain canadien Éric CHACOUR et conviée à la Semaine du Jeune Écrivain à Muret en France, à la fin du mois de mars 2025. Sa nouvelle paraîtra avec les onze autres textes gagnants, dans un recueil, aux Éditions Robert Laffont, en avril 2025.
Depuis la fin d’année 2024, elle est l’ambassadrice bénévole de l’association « Un Livre, Un Trésor », qui promeut le lire et l’écrire chez les jeunes du Cameroun.
Nolwen KAMAHA est également Miss Littérature Cameroun 2024-2026. Le 26 juillet 2025 au Bénin, elle est élue Miss Littérature Afrique.
Actuellement, elle étudie le journalisme à l’Institut Universitaire du Golfe de Guinée.
Je cherche surtout le cœur de l’homme. J’espère donc avoir la capacité de suggérer de fortes émotions. Que ce soit par le vers libre, par le free verse, par le haïku ou par des laisses, j’espère parler au cœur de l’homme.
Quand et comment avez-vous découvert votre vocation pour la poésie ?
Ma vocation pour la poésie découle de ma volonté de me coudre à moi-même, j’avais alors quinze ans et j’étais sujette à une sensibilité un tout petit peu regardée de travers par mon entourage. J’écrivais des textes narratifs et épistolaires surtout, au début. Et la lecture des poèmes a été déterminante; j’avais le sentiment en les lisant et en les écrivant, qu’ils exprimaient mieux ce que j’avais à dire et surtout, ce que je pensais.
Y a-t-il un poète, une poétesse ou un livre qui a marqué vos débuts ?
J’ai eu une attirance particulière pour les poèmes de Joseph Rabéarivelo et Jacques Rabémanandjara. Puis, j’ai lu avidement L’anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française de L.S.Senghor ; pour ne plus jamais lâcher la poésie jusqu’à présent.
Comment définiriez-vous votre propre voix poétique ? A-t-elle évolué au fil du temps ?
La voix poétique se réfère à la personnalité poétique. Il est difficile d’être à la fenêtre et de se regarder passer dans la rue. Je sais seulement qu’il y a de grandes structures antithétiques dans mes textes.
Comment naît un poème chez vous ? ( une image, une émotion, une idée ?)
Les poèmes naissent de tout chez moi : un regard, un sourire, une attitude, un coup de vent ou de blues, une colère, une image… tout.
Travaillez-vous par inspiration spontanée ou par réécriture minutieuse ?
Les deux. Je suis saisie de la même manière par la montée de la fulgurance (inspiration toujours nourrie par l’observation), que par le travail de tissage des mots.
Avez-vous des rituels d’écriture (un lieu, un moment de la journée, des outils préférés) ?
J’écris comme je vis. Ma vie est à la fois respect et mise à distance vis-à-vis des rituels.
Vos poèmes explorent souvent l’abstrait, l’union, la communion. Pourquoi ces sujets vous touchent-ils ?
Je pose sur la société extrêmement marchande, mercantile et superficielle actuelle, un regard d’une certaine condescendance, mêlée de compassion. Et les sujets qui me passionnent visent justement le réinvestissement de cette société par les valeurs immatérielles et la profondeur. Un peu messianique , la noble prétention (sourire).
Quelle structure poétique préférez-vous ?
Je cherche surtout le cœur de l’homme. J’espère donc avoir la capacité de suggérer de fortes émotions. Que ce soit par le vers libre, par le free verse, par le haïku ou par des laisses, j’espère parler au cœur de l’homme.
Tenez-vous à la musicalité des mots, au rythme où à la ponctuation (ou son absence) ?
Je tiens plus au charme du mot qu’à sa musique, et je ne me limite ni à l’un ni à l’autre. Ma préférence la plus marquée est celle de la ponctuation. Je tiens à être lisible pour tous.
Comment voyez-vous l’évolution de la poésie francophone/internationale actuelle ?
Pour parler d’évolution, il faut définir l’étape de l’aboutissement final, clairement. Or cela me semble une mauvaise prétention pour moi. Ce que je sais c’est que les vastes mouvements des peuples (diversité culturelle) et l’engagement sociopolitique qui en découle en termes de paix ou de guerre, sont un gisement où puise le poème francophone pour s’énoncer (il n’y qu’à lire, par exemple, Nous l’éternité de Christophe Pinau-Thierry, ou L’or n’a jamais été un métal de Josué Guébo, pour s’en convaincre). Les brassages sont à l’origine du bondissement du nombre d’anthologies. Les grands rassemblements sportifs aussi… À l’assaut du ciel, par exemple, est un recueil collectif de textes rassemblés par Julie Gaucher et Valentin Deudon, sur les jeux olympiques et paralympiques.Tout cela s’ecrit dans une diversité formelle notoire, où les structures anciennes jouxtent de nouveaux arrangements (slam-poésie, poésie de rue, textes miniaturisés pour les réseaux sociaux, etc.). Et je sais que c’est bien au-delà de ce que je perçois.
Y a-t-il des poétesses contemporaines que vous admirez ou qui vous influencent ?
Il y a des poètes contemporains que je respecte. Je peux citer Fernando d’Alméida, Ananda Dévi, Yvette Balana. Je ne m’enferme pas dans les questions de genre.
Quels regards portez-vous sur les interprétations que les lecteur.ices font de vos poèmes ?
Le texte littéraire (mes poèmes en sont un) est ouvert à toute interprétation. J’écoute les interprétations avec délectation, mais sans commentaire.
La performance orale (lectures, slam) fait-elle partie de vos pratiques ?
Je suis en train de travailler avec quelques grands performeurs sur la mise en texte orale de mes poèmes. On verra ce que cela produira.
Un retour de lecteur.ice ne vous a-t-il particulièrement pas marqué depuis « Les graines du silence » ou votre récente parution « La revanche de l’amante » ?
J’évite les commentaires sur les interprétations de mes textes… jusqu’ici (sourire).
Parlez-nous de « La revanche de l’amante». Quel est son pourquoi, son pour quoi, son comment, et vos attentes.
La revanche de l’amante est un texte né d’un haro sur le simulacre dans la conception de l’amour, l’embastillement de la liberté et l’émasculation des humains de sexe masculin. L’objectif est de participer à la déculpabilisation pour favoriser des relations amoureuses et maritales épanouissantes. Le mode opératoire est le démantèlement du mensonge qui les organise et l’attente est la lecture du texte par le plus grand nombre.
Selon votre expérience, quel conseil donneriez-vous à une personne qui débute en poésie ?
À un débutant en poésie, je conseille de lire au moins 300 recueils de poèmes, de s’exercer à l’observation minutieuse de tout et d’écrire sur un seul sujet à la fois.
Travaillez-vous déjà sur un nouveau projet ? Si oui, pouvez-vous nous en dire quelques mots?
« La revanche de l’amante » vient de paraître. Le livre doit faire son chemin d’abord.
Quel rôle jouent les plateformes numériques dans la diffusion de vos textes ?
Le digital est un mode de communication. Avec ses modalités et ses pratiques. Je le traite avec les mêmes égards que les médias classiques.
Vous avez contribué dans plusieurs recueils. Parlez-nous de ces différentes collaborations. Comment nourrissent-elles votre écriture ?
J’ai déjà publié dans trois anthologies dont deux étaient thématiques. Ce que je garde de ces expériences, c’est la chaleur de la proximité des pairs et le travail de conciliation des différences. C’est enrichissant.
Comment conciliez-vous poésie et militantisme ?
Poésie et militantisme ! Ce sont les critiques qui recensent les éléments critiques des parcours. Je les écouterai à ce sujet (sourire).
PAWA Elects New Leadership in 2025 Congress – A United Literary Vision for Africa and the Diaspora
Saturday July 19th, 2025…
In a demonstration of democratic commitment and pan-African literary unity, the Pan African Writers Association (PAWA) has concluded its 2025 General Assembly elections, guided by a newly constituted Election Committee. Formed on July 12, 2025, the committee originally chaired by Professor Cherno Omar Barry of The Gambia, saw a seamless transition of leadership to Mr. Goima Peter Mwamwingila of Tanzania. Alongside members Ms. Lucille Mudenda (Zambia), Ms. Salma El Nour (Sudan), and Mr. Ernest Oppong (Ghana) as Technical Adviser, the committee embarked on the crucial task of steering the elections in a spirit of clarity, fairness, and inclusiveness.
Ms Reyna Lineres Jones (Diaspora)Mr. Carlos Paradona (MozambiqueProf. Egara Kabaji (Kenya)Prof. Cherno Omar Barry (The Gambia)Mr. Eric Joel Bekale (Gabon)Dr. Wale OkediranMr. Ashraf Aboul-Yazid (Egypt)
Following an official call for nominations on July 13, PAWA sought candidates for its presidency, secretary generalship, and six vice presidencies representing key regions of Africa and the diaspora. It was also decided by the General Assembly that the position of Deputy Secretary General would be suspended until the financial stability of the organization could sustain it. The nomination process closed with a clear outcome: all posts except the presidency were uncontested, resulting in automatic elections of several notable figures — among them Mr. Ashraf Aboul Yazid (Egypt) as Vice President for Northern Africa, Prof. Egara Kabaji (Kenya) for Eastern Africa, Prof. Cherno Omar Barry (The Gambia) for Western Africa, Mr. Carlos Paradona (Mozambique) for Southern Africa, Mr. Eric Joel Bekale (Gabon) for Central Africa, Ms. Reyna Lineres Jones (Diaspora), and Dr. Wale Okediran as Secretary General.
The presidency, however, unfolded as a spirited yet respectful contest between Prof. Bill Ndi (Cameroon/Diaspora) and Madam Imela Oyono Ayingono (Equatorial Guinea). After the virtual ballot closed on July 18 at 4 PM GMT, 42 votes were cast by PAWA delegates. Of these, 5 were disqualified due to irregularities, resulting in 37 valid votes. Prof. Bill Ndi secured a commanding victory with 23 votes (62.16%), surpassing the constitutional threshold of 50% +1, and was duly declared President for the next three-year term.
This new leadership, now officially at the helm, marks a diverse and dynamic literary council poised to navigate PAWA through the evolving cultural, linguistic, and socio-political landscapes of African literature. In his closing statement, Mr. Mwamwingila extended heartfelt thanks to his fellow committee members and the General Assembly for entrusting them with this honorable responsibility. As PAWA enters a new chapter of its journey, the literary world watches with anticipation, inspired by the organization’s unwavering dedication to dialogue, creativity, and continental cohesion.
Lorsque j’ai pris mon stylo pour la première fois, je souhaitais que l’on perçoive dans mon texte, la ferveur de la plume du Père Engelbert MVENG et la satire de celle de Séverin Cécile ABEGA, tous deux des Africains, tous deux des compatriotes.
Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous a poussée à devenir écrivaine ? Je suis diplômée en communication des organisations et en gestion des ressources humaines. Après un bref séjour à « Radio Béthanie de Ndoungué » comme responsable des programmes et de l’information, je deviens directrice d’ « AWAA Space », un co-working place, avec incubateur incorporé, pour soutenir et développer les start-up portées par des femmes. Depuis la première année du second cycle au lycée, l’écriture m’habite et m’accompagne dans les différents paliers de ma vie. Ce qui m’a déterminée à me faire éditer et à entreprendre une carrière d’écrivain, c’est le besoin de m’exprimer sur des sujets qui me bouleversent intrinsèquement, qui m’interpellent, et me rendent complice du fait de mon silence. Le dire comme cela semble ordinaire, mais je subissais, à une certaine époque, des oppressions internes : certaines nuits, je perdais le sommeil. Les sujets sur lesquels je m’étais exprimée avant de retrouver mes quiétudes nocturnes traitaient : de l’impunité des viols sur mineurs, de l’espoir des jeunes qui coule dans la froideur de la Méditerranée, dans la quête d’une vie meilleure, de l’absurdité des pratiques de sorcellerie qui exacerbent la misère, etc. Entre la publication de deux livres, j’ai suivi une formation paramédicale, pour poursuivre parallèlement une carrière d’Assistante en Cabinet Médical.
Quelles sont vos principales influences littéraires, africaines ou internationales ? Lorsque j’ai pris mon stylo pour la première fois, je souhaitais que l’on perçoive dans mon texte, la ferveur de la plume du Père Engelbert MVENG et la satire de celle de Séverin Cécile ABEGA, tous deux des Africains, tous deux des compatriotes.
Votre écriture s’inscrit-elle dans une tradition littéraire africaine particulière ? Si oui, laquelle ? Sauf si les illuminés me démontrent le contraire, ma plume ne tend vers aucune tradition littéraire africaine particulière. Elle est juste une matérialisation de mes convictions, elle ne cherche pas à obéir délibérément à un style.
Comment décririez-vous le rôle de la culture africaine dans votre écriture ? Dans la description du paysage, dans l’expression verbale que j’attribue à mes personnages, dans le choix des mets culinaires, dans l’évocation de nos croyances, l’on identifie clairement l’utilisation de notre patrimoine culturel africain. C’est un matériau indispensable à la construction de mon monde fictif.
Vous êtes l’auteure de plusieurs textes (romans, nouvelle, poésie…) Pouvez-vous nous expliquer le choix des thèmes dans vos textes ? Que ce soit dans mes romans, mon recueil de poèmes et mes nouvelles, j’aborde des thèmes qui écorchent ma sensibilité ; des sujets de la vie courante, qui me parlent et qui me bousculent… sinon rien n’en sortira. Pour donner naissance, il faut absolument tomber enceinte ; le même principe s’applique dans un processus de création littéraire. On n’accouche pas de ce que l’on n’a pas porté, au risque de produire un texte sans âme.
Votre idée d’écriture de ces livres est-elle inspirée de personnes réelles ou de traditions orales africaines ? Tous mes textes sont inspirés des événements réels de la société dans laquelle je vis. Je décris le monde dans ce qu’il a de merveilleux, de pur, d’exaltant ; et dans ce qu’il a d’abject, d’exécrable et de répugnant.
Comment abordez-vous la question de la langue dans vos œuvres ? Écrivez-vous en français, dans une langue africaine, ou mélangez-vous les deux ? Pourquoi ? Mes textes originaux sont exclusivement en français, parce que j’écris dans la langue que j’ai relativement mieux assimilée. Ça aurait été formidable pour moi d’écrire en une langue africaine. J’encourage celles et ceux qui en ont l’habilité, à ne pas hésiter.
Quels défis avez-vous rencontrés en tant qu’auteure africaine dans le paysage littéraire actuel ? Le secteur de l’édition dans le paysage littéraire au Cameroun ne m’a pas fait de cadeaux. Avec certaines maisons d’éditions, j’ai connu des frustrations et des désillusions. Je n’en dirai pas plus, c’est encore un chapitre douloureux pour moi.
Pensez-vous que la littérature africaine est suffisamment représentée et valorisée sur la scène internationale ? Je n’ai pas de statistiques fiables pour répondre à cette question de manière péremptoire. Je pense plutôt que la littérature africaine qui fait un clin d’œil à l’Occident reste plus valorisée, et est mieux représentée sur la scène internationale, que celle qui ne lui fait pas d’éloges.
Comment voyez-vous l’évolution de la littérature africaine contemporaine ? Je la trouve plus diversifiée, libre, et audacieuse. Les thèmes qu’on y retrouve évoquent de plus en plus la construction d’une forte identité africaine. Il faut y croire, malgré sa complexité.
Votre écriture vise-t-elle une dimension politique ou sociale ? Si oui, comment ? Elle vise les deux à la fois. Ce n’est pas calculé, c’est juste une réponse à une interpellation. Lorsque j’évoque dans « Un Avenir Strangulé » le sort des enfants des régions en guerre, ou le sort des jeunes camerounais en quête de pitance, qui finissent au fond de la mer en plats de résistance, dans « La Méditerranée médite », ça soulève sans ambiguïté une question de mal gouvernance. Qui est censé apporter la sérénité dans les zones en guerre et offrir un environnement propice à l’épanouissement de la jeunesse ?!
Quel message souhaitez-vous transmettre à travers vos livres ? Je souhaite que le lecteur comprenne que le changement de nos paradigmes mentaux, notre système de pensées, est un préalable pour accéder à d’autres formes de changements. Comme je suis une grande optimiste, je leur inculque à travers mes textes, que tout est possible à celui qui croit. Une certaine critique me dira que je passe à travers les murs ; je l’assume. Rien n’est impossible à celui qui croit !
Quel est votre processus d’écriture ? Avez-vous des rituels ou des habitudes particulières ? J’écris avec mon casque allumé et aux oreilles, le plus souvent. Ça me déconnecte de mon entourage et ça m’isole. Ce rituel me permet d’écrire même dans une foule en liesse.
Un conseil pour les jeunes africains qui souhaitent se lancer dans l’écriture ? Je conseille à tous les jeunes africains qui souhaitent se lancer dans l’écriture d’être passionnés, disciplinés, curieux, et de rester ouverts à la critique constructive.
Sur quel projet littéraire travaillez-vous actuellement ? Je travaille en ce moment sur la planification d’un projet artistique : la photographie, que je voudrais joindre à un projet littéraire. Notre planète est d’une beauté poétique !
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« Épouse-moi, épouse-la. Nous avons l’humanité à naître Et sa souffrance à curer. Elle est ma sœur, ma compagne, Une partie de moi qui t’appelle des profondeurs de l’indit, Une absence de toi comblée dans le rire féroce et câlin Qu’elle entonne après une nuit d’amour, Une absence de toi lavée par le jaillissement du partage. Épouse-la, épouse-moi. Pour former la farandole ouverte Des bergeronnettes sur les seuils de l’infini. Si tu m’épouses, tu l’épouses. Si tu l’épouses, tu m’épouses, Impossible autrement. », P.11
A PROPOS DE L’AUTEURE :
Anne Rachel ABOYOYO A. est l’auteure de « Senteur du crépuscule » (2011), « Les graines du silence » (2016) et a participé à la rédaction de plusieurs anthologies.
Le magazine Senegal NJAAY a le plaisir d’annoncer le lancement de quatre anthologies africaines et afrodescendantes autour des genres littéraires suivants :
Poésie
Conte
Nouvelle
Théâtre
Ces projets visent à valoriser les voix littéraires du continent et de la diaspora, en mettant en lumière des textes engagés, originaux et ancrés dans nos réalités et imaginaires.
📌 Thème général : Mémoire, Résistance et Espérance
📌 CRITERES DE SÉLECTION
Être Africain(e) ou Afro-descendant(e)
Le texte soumis doit être inédit
Langue : Français (les langues africaines sont acceptées si accompagnées de traduction)
Longueur maximale : . Poème : 40 vers . Conte / Nouvelle : 2 000 mots . Théâtre : 5 pages max
Un seul texte par genre littéraire, par personne
📌 COMMENT POSTULER ?
Envoyez votre texte en format Word ou PDF, accompagné d’une courte biographie (500 signes max) et d’une photo portrait à : senegalnjaayeditions@gmail.com Objet du mail : Anthologie + Genre littéraire (ex : Anthologie – Conte)
📌 Date limite de soumission : 31 août 2025
📌 Les textes sélectionnés seront publiés dans un ouvrage collectif sous le label SENEGAL NJAAY MAG, avec diffusion numérique et physique.
Plus d’informations : senegalnjaayeditions@gmail.com
À vos plumes !
Acolitt, pour une littérature dynamique ! Nous contacter : acolitterature@gmail.com
Contrairement à la première édition qui comptait 15 participants, cette édition de la Readers and Translators Week Online (Semaine des Relecteurs et des Traducteurs en Ligne), toujours organisée par ACOLITT et Ghosts Universe, rassemblera 26 panelistes de dix pays : Cameroun, Bénin, Congo, Côte d’Ivoire, Brésil, RCA, Guadeloupe, Guinée, Sénégal et France.
Du 23 au 27 juillet 2025, ils meubleront sept échanges :
Sous la modération d’acteurs du livre qui s’investissent au quotidien pour la littérature :
En plus de ces échanges, un atelier de relecture et traduction gratuit sera tenu par Ray NDEBI, promoteur de Ghosts Universe
POUR CACHER QUELQUE CHOSE À UN NOIR, IL FAUT LE BLA BLA BLA ET BLA… En 2025, vous verrez encore des personnes, même des acteurs de la littérature, utiliser cette « phrase ».
Saviez-vous que cette phrase est contenue dans un document et que ceci n’est qu’une paraphrase ? Si le Noir était si allergique au « trésor », comment a-t-il fait pour découvrir celle-ci ? Dee Lee (l’auteur de cette « phrase ») a vraisemblablement semé une graine qui, comme un baobab, a enfoui ses racines très loin… Et des habitudes contribuent à l’arroser.
SAMEDI 26 avril 2025, NOUS AVONS FAIT NOTRE PART.
Initiative qui alliait le Centre de Lecture, d’initiation et d’Intégration à la culture et ACOLITT, cette descente à la Fondation Petit Dan et Sarah sise à Soa (centre – Cameroun) était l’occasion de montrer que le livre peut être célébré de différentes manières ; que les enfants sont la graine à arroser pour ne plus entendre cette fameuse « phrase » dans quelques années ; que la lecture est une distraction comme toutes les autres ; etc.
Avec pour marraine Christelle Noah des Éditions Eclosion, cette initiative a été porteuse de plusieurs projets et de beaucoup d’espoir quant aux habitudes de lecture dans ce lieu qui abrite trente-deux (32) enfants, sous la supervision de monsieur ZINGUI Joseph et sa « jumelle de nom » (pour citer ce dernier), un couple qui a tout abandonné pour se consacrer à ces enfants accueillis soit dès la naissance ou par le biais des services sociaux. Initiative visant principalement la mise sur pied d’un espace bibliothèque dans cette Fondation, des livres leur ont été offerts, ainsi que des documents de dessin et de coloriage.
Parce que le livre permet aussi une belle influence, notre invité d’honneur était Albert Junior Mbog Mbog, chroniqueur.
Rachel Octavie Malongo, Léocadie Sandrique METO, Josée Murielle SAHA PAGUEM, Michèle MBOUDOU, Mme Anne-Pierrette NDZIE (présidente de l’Association des Enseignants de Français du Cameroun), NTOLO ENAMA Marthe Carelle, Aristide Georges Olama, Roukayatou TOURE, Calixte Laurence, Diane-Annie Tjomb… Toutes ces personnes que nous avons pris plaisir à rencontrer, revoir, et à qui nous disons MERCI.
MERCI à toutes ces personnes qui croient au livre et qui, en multipliant ce type d’initiatives, en soignant leurs productions, en parlant de leurs lectures…, défient Dee Lee et sa « phrase ».
La Fondation Petit Dan et Sarah répond au +237 699165292
Offerts le 20 novembre dernier, les exemplaires (20) du recueil « Contes d’enfants d’Afrique » écrit en 2024 par des élèves de moins de 14 ans des lycées et collèges du Cameroun, produit avec le soutien de la Fondation Ducere basée en Australie et supervisé par l’APEC, ont été distribués aux élèves du college Blaise Pascal et du Collège MEYOU, tous deux situés au quartier Etoudi à Yaoundé.
Il s’agit de deux collections illustrées, en français et en anglais, qui mettent en exergue les traditions, les coutumes, le regard de cette génération d’auteur.e.s face à la modernité, les fléaux et les mœurs, etc.
Une belle séance tenue par Erine TCHOUALA, stagiaire à la maison des savoirs, qui a eu du mal à s’achever, l’engouement des enfants étant au beau fixe.
Rapprochez les livres des populations, et voyez la magie de la lecture s’opérer…
Autour de la résilience, de l’intelligence artificielle, du projet politique, de la célébration des héros nationaux, du partage d’expériences, de l’appel à la paix, de l’entrepreneuriat, des finances digitales et la liste n’est pas exhaustive, les journées du 30 et 31 mai 2025 marquant l’ouverture officielle de la maison d’édition ECLOSION à Douala, a été un miroir de l’investissement dans la littérature, de la promotion du livre et de ses acteurs, de l’appel au travail ensemble, etc.
Douze échanges et de nombreux acteurs du livre mis en avant. L’équipe ACOLITT représentée par Ray NDEBI et Pauline ONGONO a tenu les rênes de la modération.
Un beau parterre de passionnés et de curieux du livre, tout comme hier, première journée des activités, a rempli l’espace dédié à cet événement. Un espace qui s’est vu finalement impuissant face à la force du nombre de visiteurs.
Le ruban est donc coupé. Nous souhaitons le meilleur des vents aux Éditions ECLOSION à Douala. Pour rappel, les locaux se trouvent à Akwa, face au restaurant « La petite villageoise ».
Acolitt, pour une littérature dynamique ! Nous contacter : acolitterature@gmail.com