Placée sous le thème général « Je pense donc je livre », la deuxième édition du SAPLO regroupera 49 panelistes. Ils nous viennent de 18 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, et de différents maillons de la chaîne du livre et de ses métiers connexes.
Comme indiqué depuis l’an dernier, le SAPLO concerne toute la chaîne du livre et ses autres métiers, car pour une promotion efficace, l’apport qualité des différents maillons est nécessaire. C’est aussi une autre manière de promouvoir, à notre échelle, les acteurs du livre et leurs initiatives.
📍Vous l’aurez compris, comme nos autres salons virtuels, le SAPLO concerne tout le monde, sans distinction de pays, continents, races, etc.
N’oubliez pas d’être connecté.e.s, du 24 au 30 novembre 2025 sur les pages Facebook et LinkedIn @ACOLITT
📌 Pour rappel, ACOLITT est l’organisatrice de trois (03) salons littéraires virtuels :
la Readers and Translators Week Online (RTWO) qui met en exergue la relecture et la traduction
la Semaine du Critique Littéraire Online (SECRILO) qui met en exergue la critique littéraire
le SAPLO, pour le promoteur littéraire et tous les métiers qui l’accompagnent.
En 2026, ACOLITT tient le défi d’être pleinement impliquée dans deux salons littéraires en présentiel :
le tout premier Salon du Livre de la Lekié (SALILEK) avec le CLIIC
le premier Salon des Femmes du Livre du Cameroun (SAFLICA) avec l’EDM, qui ne concerne pas juste un maillon, mais tous les maillons de la chaîne du livre et ses métiers connexes, y compris les hommes. Et ces deux sont, eux aussi, ouverts au monde.
Nous comptons sur votre présence à ces moments d’échanges et de possibles collaborations.
ACOLITT, pour une littérature dynamique ! Nous contacter : acolitterature@gmail.com
En 2020, Les choses interdites paraît aux éditions Proximité. C’est un roman qui vient mettre en scène Emilie Ateba et son David Mveng, deux adolescents qui tombent fou amoureux l’un de l’autre, avant de réaliser, trois ans plus tard, après les obsèques de Philippe Ateba, un riche homme d’affaires commun à leurs deux mères, qu’ils sont frère et sœur. Vivant désormais dans la même maison, sous le regard alarmé de Martine, la mère d’Emilie, veuve de Philippe Ateba et désormais belle-mère de l’héritier David Mveng, ils vont faire face à cet amour sous un nouvel angle qui à chaque fois les tiendra au bord de l’inimaginable. 168 pages d’intrigue proposées par Aristide OLAMA, au cœur d’une société où les choses, même parmi les plus graves, sont considérées avec légèreté.
Le choix de l’obsession
C’est alors que le club de lecture « 15 Pages par Jour », fondé par Pauline ONGONO de ACOLITT, décide d’explorer l’univers de ces personnages installés dans leur imposante villa de Yaoundé. Le thème « ETRE OBSEDE.E » en sort tout de suite, élu pour conduire la rencontre du samedi 04 septembre 2025 qui se tient à la bibliothèque La Maison des Savoirs, sise au Dépôt de sable d’Etoudi, à Yaoundé.
Prévu pour démarrer à 14h, la forte pluie qui s’abat sur la capitale politique du Cameroun repousse le début des échanges à 15h, avec la présence exceptionnelle de l’écrivain Aristide OLAMA en personne qui a tenu à participer au retour de lecture de ce groupe composé d’auteurs, de critiques et de passionnés de lettres.
La responsabilité de la famille dans l’inceste
Menés par le critique littéraire Ray NDEBI, les débats s’ouvrent avec l’éducation des enfants et c’est Célestine BELLA qui pointe du doigt, en premier, le manque de fermeté de Martine, la mère d’Emilie, qui aurait dû protéger sa fille, surtout quand elle s’est rendu compte que le mot inceste ne semblait rien dire à la jeune adulte entêtée et obnubilée par l’amour. Elle est suivie dans ce sens par M-T. Ekassi qui renforce son point en indiquant la désunion dans la famille, source d’absence de communication et aussi d’assise pour rappeler ouverte aux fautifs leur tort. Ray demande alors aux autres d’apprécier les dispositions prises par l’auteur pour encadrer son sujet. « Trouvez-vous pertinent que la famille soit aussi désolidarisée pour parler de l’inceste ? » Erine Tchouala regrette qu’il n’y ait personne pour pouvoir taper du poing sur la table ; selon elle, l’auteur aurait dû proposer un personnage pour remettre de l’ordre dans cette maison et éviter l’abomination.
La crainte du regard des autres
A la question de savoir si l’attitude de Martine Ngo Honla, la veuve, est crédible et illustre une réaction naturelle possible dans la « vraie » vie, Pauline répond par l’affirmative en précisant la peur du qu’en-dire-t-on ; ce que Audrey Bertille MBARGA et Célestine soutiennent donnant des exemples dans leur environnement, des familles qu’elles connaissent qui font passer sous silence ces choses interdites. Le modérateur va alors interroger l’intérêt du livre. Ce roman n’est-il pas uniquement destiné aux familles nanties où le nom est à préserver à tout prix ? Les familles pauvres ont-elles le même souci de discrétion ? Selon Pauline, toutes les classes sociales sont concernées par cette attitude, bien que chez les démunies c’est surtout face à la rumeur, même avérée, que l’indifférence s’installe. « Tout le quartier sait, mais chacun se mêle de ses affaires », conclut-elle, approuvée par Bertille et Danielle TAMEN qui arrive au bout d’une heure, retardée par l’orage.
Le silence criminel
Et si Philippe avait présenté David, le fils de l’adultère, à sa femme ? Voilà la question qui a particulièrement intéressé Danielle ; elle s’est même rendue à un autre moment : et s’il n’y avait tout simplement pas eu infidélité ? Selon elle, l’infidélité doit être évitée. Seulement, la plume l’a écrite et il faut l’assumer. Cet autre point est salué dans l’intrigue, car bien des incestes surviennent entre des enfants qui ignorent tout de l’existence de certains frères et sœurs ; et c’est quand la catastrophe est consommée que les diverses familles s’en rendent compte. Cette fois aussi, le roman est considéré comme une alerte. L’éducation des enfants doit être ouverte et des sujets comme l’inceste doivent être abordés, puisque plusieurs cas entre frères et sœurs qui connaissent déjà leurs liens de sang, sont répertoriés à travers le monde ; quand l’inceste n’y est pas consentant, il est consenti. Plusieurs lecteurs regrettent toujours que ni le notaire, ni l’amant de Martine, ni l’oncle Ngul Mam (le personnage préféré de Ray dans ce roman)… personne n’ait reçu de l’auteur la poigne nécessaire pour faire entendre sa voix. Les silence des morts, Philippe et la mère de David, étant trop lourds. La voix de Gertrude, la collègue de Martine, trop lointaine. Celles de Yann, amant d’Emilie, et Claire et Falone, amantes de David, trop faibles.
L’amour contre le sang
Le personnage qui cristallise toutes les émotions, c’est Emilie. Un feu d’amour et d’orgueil lui brûle les entrailles. Si David présente quelquefois des réticences, une morale quoique fébrile, sa sœur défie toutes les lois de la vertu. Ray pose alors cette question : « Emilie avait-elle les moyens de combattre cet amour ? » Après un temps de silence, Bertille, à qui il est demandé de se mettre dans la peau de la jeune femme obsédée par son frère, tient sa réponse en trois mots : « C’est impossible ! ». Et la question de la classe sociale est à nouveau posée par Ray. N’est-ce pas plus difficile pour les bourgeois de s’arrêter ? M-T et Célestine ne le pensent pas, car Emilie aurait dû s’arrêter à l’évocation du lien de sang. « La crainte de Dieu est-elle aussi présente chez les riches que chez les pauvres ? », suggère Ray, prenant l’exemple de David, de famille pauvre à la base, qui va chercher de l’aide auprès de Dieu, tandis qu’Emilie n’a d’yeux et de cœur que pour son frère. Le silence plane toujours, et la faute revient à Martine, sa mère, qui aurait dû l’éloigner ou s’éloigner avec elle. Si l’on ne peut pas conseiller un cœur amoureux, peut-on seulement aviser un cœur obsédé ? « Home is where heart is », a simplement rappelé Ray, pour conclure cette longue partie qui a fait un détour par la Bible, l’aristocratie, la psychologie et autres.
La plume de l’auteur
« Instructive et fluide » ont dit les participants ; « comme un fleuve » a reconnu Pauline. Et cette idée d’isoler les personnages, les privant de toute aide possible, n’a servi qu’à démontrer combien, en définitive, chacun doit faire ses choix selon ses pulsions et les assumer. Invité à prendre la parole après avoir suivi en silence et avec intérêt les deux heures d’échanges, Aristide OLAMA a tout d’abord salué la qualité des lectures faites et l’intéressante implication des lecteurs dans le roman ; un tel investissement pour se retrouver au cœur de l’histoire pour en tirer le cru, il l’a trouvé remarquable. Aristide approfondit les connaissances en donnant la source de son écriture de ce texte : le constat d’une banalisation de tout, et surtout des choses interdites.
Tant de choses ont été relevées et partagées au sujet de ce roman qui, à la fin, remporte la note de 8/10. Tout en exhortant les éditeurs, une fois de plus, à encore plus de professionnalisme, nous reconnaissons les efforts qu’ils fournissent déjà pour publier des œuvres littéraires dans un contexte qui n’est pas très prompt au soutien du Livre. Avec un peu plus de pensée pour le Livre de Qualité, ils y seront sans peine. Les choses interdites, c’est se permettre de s’interdire.
La Librairie des Peuples Noirs a vibré, ce vendredi 26 septembre à 15h, au rythme des mots et des voix lors de la dédicace du recueil La revanche de l’amante de la poétesse Anne Rachel Aboyoyo. Placée sous la modération du journaliste retraité de la CRTV, Lazard ETOUNDI, la cérémonie a rassemblé éditeurs, universitaires, passionnés de littérature, amis et famille de l’autrice.
La rencontre s’est ouverte avec la prise de parole de François NKEME, éditeur des Éditions Proximité, qui a rappelé l’historique de la maison et son engagement en faveur des voix nouvelles et audacieuses. Le moment central fut ensuite la lecture de la note de lecture par le Dr Jean-Marie YOMBO, chef du département de français à l’École normale supérieure de Bertoua.
Dans son analyse, le Dr Yombo a mis en évidence la force et la cohérence d’un recueil profondément ancré dans la réalité sociale. Selon lui, La revanche de l’amante explore la condition féminine africaine à travers la figure d’une « amante » revendicatrice, qui s’affirme contre la domination patriarcale et les illusions d’une libération superficielle véhiculée par certaines idéologies contemporaines. Le critique a souligné le désir féminin au cœur de l’œuvre, ainsi que le rôle du langage poétique comme instrument de résistance et d’affirmation. L’écriture d’Anne Rachel se distingue ainsi par sa simplicité et sa lisibilité, en rupture avec les courants d’avant-garde, tout en restant dense et percutante.
Le recueil aborde des thèmes essentiels tels que l’amour, la sexualité, la virilité et la restauration de la femme par la présence de l’homme viril, offrant une réflexion nuancée sur les relations hommes-femmes et le rôle complémentaire de chacun. Sa poésie, à la fois lapidaire et syncopée, invite à une relecture attentive, faisant du langage un espace d’émancipation et de créativité.
Après cette analyse critique, la poétesse a partagé son expérience d’écriture et sa vision de la poésie comme espace de vérité et de liberté. Un échange nourri avec le public a permis d’approfondir les thématiques abordées, avant de laisser place à la traditionnelle séance de dédicaces. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, marquée par un moment de convivialité offert par l’autrice, scellant ainsi la fraternité des mots par celle du partage.
Avec La revanche de l’amante, Anne Rachel ABOYOYO A. signe une œuvre poétique à la fois intime et universelle, ouvrant une voie singulière dans la littérature féminine africaine contemporaine.
Catherine Laure MONGONO, étudiante en Master (Univ. Yaoundé 1, département de français)
La Bibliothèque Roulante de Lorena Nolwenest une collection de « livres mobiles » sur laquelle les amoureux de lecture du quartier Songa-Boko à Douala (Cameroun) et d’ailleurs peuvent désormais compter. Elle a pour mission de faciliter l’accès à la lecture, promouvoir la littérature dans les périphéries, et contribuer à l’éducation et à la formation des citoyen.ne.s. Une initiative de Lorena Nolwen KAMAHA LEKEUFACK, la Miss Littérature Afrique 2025.
La Bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen est plus qu’une étagère où emprunter des livres : elle se veut un coin de formation, d’éveil et de rencontres.
Elle souhaite promouvoir la littérature, la culture et le savoir dans des espaces où personne ne s’attend à les trouver : les quartiers populaires, les milieux défavorisés… Elle reste ouverte à toute collaboration ou soutien, afin de renforcer ses actions et de pérenniser son impact sur les jeunes générations. Virginia Woolf disait que les livres tiennent debout tout seuls. La Bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen, c’est là où le livre tient sur quatre roues.
Le fonds documentaire de La bibliothèque Roulante de Lorena Nolwen provient en grande partie des livres personnels de sa promotrice, ainsi que des dons de ses proches. L’on y retrouve : – De la littérature générale en langue française : romans classiques et contemporains, poésie, théâtre… d’auteurs africains et occidentaux – De la littérature jeunesse : contes, albums illustrés, bandes dessinées, romans jeunesse. – Des livres de sciences humaines et sociales : histoire, économie, comptabilité, gestion. – Des livres de sciences et techniques : ouvrages d’initiation aux TIC.
Ce fonds est évalué à 141 documents. Vous pourrez les découvrir du mardi au dimanche, de 09h à 18h, sauf les jours fériés.
MODALITÉS DE LECTURE ET DE PRÊT
La consultation surplace est à accès libre et gratuit pour tous les usagers. Une inscription dont le montant s’élève à 1000 FCFA, aboutissant à une carte d’abonné, concrétise l’abonnement à la bibliothèque et donne droit au prêt des documents, à l’accès gratuit aux activités organisées par la bibliothèque et à un sac flanqué du logo de la Bibliothèque Roulante, qui permettra le transport et la conservation des livres empruntés.
Les livres empruntés, d’un nombre maximum de deux (2), pourront être gardés pendant 14 jours maximum par l’abonné.e. Au-delà de ces jours, il/elle sera soumis.e à une pénalité de 100 FCFA par jour de retard de retour.
SERVICES COMPLÉMENTAIRES
Ateliers de lecture, d’écriture, de dessin et d’art oratoire ; rencontres littéraires ; débats ; concours de lecture à haute voix, de dessin, d’écriture…
BESOINS ACTUELS DE LA BIBLIOTHÈQUE
Pour mener à bien sa mission d’éducation et de culture dans les milieux éloignés du centre-ville, La Bibliothèque Roulante a besoin de nombreuses ressources : – Ressources documentaires Acquisition d’ouvrages récents en littérature de tous les continents ; acquisition d’ouvrages en langue anglaise ; acquisition d’ouvrages de non-fiction pour le public adulte ; acquisition de manuels scolaires et didactiques ; acquisition régulière de magazines, journaux, périodiques ; développement du fonds numérique (ebooks, abonnements à des revues en ligne)…
– Équipements ✓ Mobilier : étagères à roues, chaises, tables ✓ Matériel informatique : ordinateur, imprimante, scanner de code-barres. ✓ Connexion internet haut débit et Logiciels de gestion des bibliothèques.
– Ressources humaines Recrutement du personnel pour les postes à pourvoir ; formation continue du personnel en bibliothéconomie ; recrutement de bénévoles pour l’animation et l’accompagnement des usagers.
– Financement et partenariats ✓ Soutien logistique, financier pour les acquisitions documentaires ✓ Sponsoring pour les ateliers, concours et autres animations culturelles ✓ Partenariats avec des institutions éducatives, culturelles et autres entreprises privées.
Fondatrice : LEKEUFACK KAMAHA Lorena Nolwen Responsable : Poste à pourvoir Chargé de la communication : Poste à pourvoir Chargé de l’animation culturelle : Poste à pourvoir Partenaires actuels : Biscuiterie Samuel Foyou, Brasseries Samuel Foyou
Bonjour, monsieur BEKOLO BEKOLO ou devrais-je dire « Pabe MONGO »… Merci de vous livrer à notre jeu de questions. Vous êtes un acteur de la scène littéraire africaine qu’on ne présente plus. Vous êtes entre autres le coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun et le président de l’Association Nationale des Poètes et Écrivains Camerounais (APEC), la toute première association littéraire du Cameroun. Quelles sont les missions de l’APEC à cette ère de la littérature camerounaise ?
Créée le 23 Janvier 1960, l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais a le même âge que l’état indépendant du Cameroun. A l’aube exaltante des indépendances, l’APEC se donnait pour mission sacrée « d’arrimer l’indépendance culturelle à l’indépendance politique ! » Pendant trente ans (1960-1990), cette prestigieuse association va fonctionner à l’unisson du pays, comme une véritable République des Lettres au sein de la République du Cameroun ! En 2017, au moment où nous en prenons les rênes, l’APEC est dans un état de dormance depuis près de 25 ans ! Nous plaçons notre mandature sous la bannière de « APEC RENAISSANCE » ! Par cette devise, nous nous arrimons directement à la Renaissance Africaine, le nouveau concept fédérateur de l’intelligentsia continentale dont nous épousons les objectifs ! Depuis lors, nous sommes attelés à faire en sorte que la littérature du Cameroun devienne l’un des plus grands fleuves qui alimentent l’océan littéraire africain ! A noter d’ailleurs que l’APEC est un membre fondateur de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA), fondée en1989 et basée à Accra au GHANA.
Des critères particuliers, en dehors d’être poète et/ou écrivain, pour être un membre de l’APEC ?
L’APEC est la maison des poètes et des écrivains camerounais. De tous les poètes et tous les écrivains : qu’ils soient publiés ou non. Il suffit d’avoir produit un manuscrit, ou d’être en train de rédiger son premier texte, ou seulement d’avoir envie d’écrire ! Les écrivains confirmés, les auteurs en herbe, ou en rêve, s’exprimant dans les langues officielles, étrangères ou camerounaises sont les membres naturels de l’APEC ! En dehors de ces membres naturels, l’APEC s’honore aussi d’avoir des membres d’honneur et des membres bienfaiteurs issus de toutes les couches de la société et œuvrant à la promotion de nos belles lettres.
L’APEC a lancé, en 2023, le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC). Cette première édition a été remportée par Djaili Amadou Amal, la diva de la littérature qu’on ne présente plus. La deuxième édition a couronné Priscillia MANJOH. Quels étaient les contours la première édition ?
En dépit des contraintes de temps, des objectifs trop nouveaux et d’une organisation plutôt complexe (trois sous-jurys et un super jury bilingue), la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameron, aura été un coup de maître. La participation record à cette première édition a mobilisé dix-neuf maisons d’édition dont 13 francophones, 04 anglophones et deux en Europe, avec un ensemble de 45 ouvrages : 7 en langues nationales, 5 en anglais, 33 en français.
Djaili Amadou Amal avec son trophée Quelques images de la première édition
Huit Prix Spéciaux escortaient le Grand Prix, tandis que de hautes personnalités du monde des Lettres recevaient des distinctions honorifiques de Dignitaires de la plume et de Dignitaires honoris causa. La réussite populaire était également au rendez-vous avec une Salle de convivialité comble et débordante. L’édition 2023 entend évidemment aller plus loin, notamment dans la communication, la mobilisation des partenariats et du sponsoring, et la promotion du second volet du Grand Prix, à savoir les distinctions honorifiques de Dignitaire de la Plume et Dignitaire honoris causa.
Au Cameroun, on compte une pléthore de prix littéraires. Le GPLMC vient-il pour corriger une imperfection ?
En effet, la scène littéraire camerounaise est vivace, surtout en matière de Prix littéraires. Vous avez des prix sur manuscrit, des prix sur un seul genre littéraire, des prix sur une langue, etc. L’approche de l’APEC n’est point corrective, mais globalisante ! Elle trouve son fondement dans notre volonté d’embrasser et de brasser l’ensemble du phénomène littéraire camerounais et de le pétrir pour en faire une institution digne de notre pays. Pour bien appréhender l’impératif de la globalisation, il faut consulter l’état actuel de notre littérature. A nos yeux, la littérature camerounaise se présente à ce jour comme un archipel d’îlots littéraires, sans passerelles entre eux et sans bordure tout autour ! Il y a la littérature camerounaise d’expression française et la littérature camerounaise d’expression anglaise, deux corpus de notre littérature, qui ne se parlent ni ne se connaissent ; encore heureux qu’ils ne se combattent ! La bibliographie de la diaspora constitue un troisième ensemble distinct, sans lien organique avec les autres. A ces trois premiers ensembles s’ajoute la germination des littératures en langues nationales qui se font déjà remarquer par leur grande vitalité.
Lancement de la deuxième édition
Le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun qui se veut une copie conforme du bilinguisme et du multiculturalisme national met toutes ces monades en émulation, dans tous les genres littéraires majeurs (roman, théâtre, poésie et nouvelle) et dans toutes les langues d’expression (français, anglais et les langues nationales) pour en faire une gerbe littéraire colorée et unie.
Au regard de sa structuration, le GPLMC serait donc, sans toucher au mérite de l’animation ambiante tous azimuts, une sorte de Prix des Prix ! Emporter ce Prix c’est véritablement se situer au sommet de la littérature de notre pays, et non dans une loge médiane. D’où son nom Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. Le Symbole du Mont Cameroun, la demeure tutélaire de EPASA MOTO, est invoqué ici pour symboliser la grandeur, l’appel au rassemblement et au respect des valeurs.
L’un des objectifs que nous voulons atteindre par ce prix, c’est de soutenir tous les genres littéraires et remettre à flots ceux qui ont tendance à disparaitre sous la pression de l’image et du numérique. Le théâtre en particulier, la nouvelle aussi. D’ici peu, ressuscités par le GPLMC, tous ces genres vont reverdir !
L’autre objectif est de contribuer au vivre ensemble camerounais en littérature par la traduction de l’ouvrage gagnant dans l’autre langue officielle. Ce qui concourt également à influencer favorablement la circulation des ouvrages.
Le GPLMC ne se contente pas de délivrer un palmarès, il suit l’auteur primé durant toute l’année. Il est alors revêtu de son bandeau glorieux qui fait office de lauriers ! Vous noterez enfin que la participation au GPLMC est gratuite. Il n’est réclamé aucun franc pour faire acte de candidature. Nous en faisons une question d’honneur et de résilience, malgré les affres de la conjoncture.
Priscillia MANJOH, la lauréate de la deuxième édition
Quelques images de la deuxième édition
Vous totalisez 53 ans de vie d’écrivain, quel regard posez-vous sur les jeunes acteurs du livre camerounais ?
53 ans de pratique littéraire ! Je rends grâce à l’Eternel pour cette merveille ! Du haut de ma tour du cinquantenaire, je suis heureux de constater que le Cameroun reste toujours la terre des génies littéraires qu’elle a toujours été. De Ferdinand OYONO, MONGO BETI à Djaili, en passant par Calixthe BEYALA, Léonora MIANO, Eugène EBODE et beaucoup beaucoup d’autres, le Cameroun maintient son firmament littérature bien étoilé. Il faut à présent qu’une institution littéraire nationale professionnelle et ambitieuse mette en valeur cette iconie de manière endogène. Telle est la raison d’être du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun.
Le 23 septembre 2025 aura lieu la cérémonie qui dévoilera le.la troisième lauréat.e du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. A qui le tour ?
Propos recueillis par P.O.
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La deuxième édition du Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO) est en cours. L’appel à panelistes est disponible ici
Après la première édition (retrouvez tous les échanges sur la chaîne Youtube ACOLITT) qui a été témoin de votre engouement, nous vous invitons à poursuivre l’aventure avec la deuxième édition. Toute la chaîne du livre et ses métiers connexes peuvent y participer.
Promoteurs Littéraires, auteurs de tous les genres, éditeurs, journalistes, Promoteurs de festivals, bibliothécaires /médiathécaires, relecteurs, lecteurs, promoteurs de prix littéraires, libraires universitaires, blogueurs, concepteurs de jeux, agents littéraires, BDéistes, etc. sans distinction… tenez-vous prêts ! Du 24 au 30 novembre 2025, le Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO) 2 sera littérairement vôtre, sous le thème général : Je pense donc je livre…
S’ENREGISTRER ICI ou SCANNER LE QR CODE JUSQU’AU 15 OCTOBRE 2025
Il est lancé un appel à textes pour une anthologie africaine de textes sous forme de fiction. Une initiative des Editions Seguima (Sénégal), en collaboration avec Acolitt (Cameroun), dans la période allant du 12 septembre 2025 au 10 octobre 2025.
📍 JUSTIFICATION DU PROJET
L’Afrique traverse une époque cruciale de son développement. Notre continent a besoin d’une refondation sur fond de renaissance culturelle. La littérature doit y jouer un rôle de premier plan. Elle a le devoir de porter l’ultime combat pour la déconstruction de la superstructure idéologique qui a permis la domination mentale des Africains par les Occidentaux. L’Afrique doit se reconnecter à elle-même en revisitant son héritage et entamer sa renaissance. Pour cela, le livre est un enjeu majeur.
« Le canon contraint les corps, l’école fascine les âmes… », dit Cheikh Hamidou Kane dans « L’aventure ambiguë ». En effet, l’école, à travers le Livre, a formaté l’esprit de l’Africain au point de lui faire oublier ou tout au moins de renier sa culture. Il est grand temps que, par ce même Livre, les Africains renversent la vapeur en réhabilitant notre mémoire, en arrachant notre patrimoine culturel, comme le voulait Cheikh Anta Diop, pour engager la renaissance qui nous mènera à la souveraineté culturelle et globale. Pour nous, cela passe par une production littéraire de qualité qui sensibilise le citoyen sur les enjeux de l’heure et suscite le développement des intelligences africaines qu’elle égaye et distrait en même temps qu’elle éveille.
Dans l’esprit qui ressort de ces considérations, SEGUIMA innove avec l’accompagnement tout autant efficace qu’enthousiaste de l’Agence de Consulting Littéraire (ACOLLIT). A l’occasion, nous ne voulons pas confiner l’immense créativité des auteurs que vous êtes dans l’étroit corset des genres littéraires aux contours flous définis sans nous du temps où nous étions colonisés. Ce que nous recherchons, c’est à la fois l’éthique et l’esthétique sans contrainte de genre (littéraire) mais à dimensions raisonnables, pour une question d’ordre pratique, une anthologie ne pouvant être constituée que de textes courts. Nous demandons donc de beaux textes à caractère fictionnel de dimensions limitées, qui s’inscrivent dans le cadre du thème: Vision de l’Afrique : Déconstruction, Héritage et Renaissance
📌 RÈGLEMENT INTÉRIEUR
Article 1 : La participation à cet appel à textes est gratuite. Il est ouvert à tous les Africains et Afro descendants, sans distinction, qu’ils soient sur le continent ou dans la Diaspora, capables de proposer des textes d’une littérarité avérée. Les textes doivent être écrits en français (notre diversité linguistique ne nous permettant, malheureusement pas pour l’instant, de nous comprendre tous).
Article 2 : Les caractéristiques des textes à soumettre sont les suivantes :
Nombre de pages : de 5 à 10 Format A4 Fichier Word uniquement Taille de police : 12 Interligne : 1,5 Police d’écriture : Times New Roman Marges : normales Pas d’entête ni bas de page Pas de plagiat Ne pas envoyer plusieurs textes ni des textes déjà publiés ou tirés d’une intelligence artificielle. Les textes ne comporteront pas les titres ni les noms des auteurs. SEGUIMA se chargera d’attribuer un code à chaque texte, avant la transmission aux membres du jury. Le non-respect de cette consigne entrainera une disqualification.
Les textes seront envoyés à seguimaeditions@gmail.com au plus tard le 10 octobre 2025 à 23h59. Les candidats veilleront à mettre en objet « Appel à textes SEGUIMA 2025 »
Dans le corps du mail, ils renseigneront les informations suivantes :
Prénom(s) et nom(s) de l’auteur(e) à l’état civil Pseudonyme (facultatif) Nationalité de l’auteur(e) Pays de résidence de l’auteur(e) Titre du texte soumis Numéro de téléphone / WhatsApp Une photo-portrait (claire, à visage découvert et sans monde autour) Une biographie de 50 à 200 mots Une autorisation parentale signée avec nom et prénom du parent ou du tuteur légal, si l’auteur(e) a moins de 18 ans
Article 3 : Les textes doivent être sous forme d’une fiction. Cependant, il peut aborder tout domaine selon la volonté de l’auteur (amour, vie familiale, vision politico philosophique, etc.) sous réserve du respect des valeurs africaines
Article 4 : Le jury sera composé de professionnels de la littérature et de lecteurs issus de plusieurs pays d’Afrique. Nos partenaires aideront à ponctuer chaque articulation de cet appel à textes par une communication digitale et au niveau des médias sénégalais, pendant l’appel à textes et après la publication des résultats.
Article 5 : Les critères majeurs sur lesquels s’appuieront les membres du jury sont : Respect du thème Pertinence du texte Maniement de la langue Originalité du sujet ou du style Valorisation de l’Afrique Cohérence dans le texte Attractivité du texte
Article 6 : Les vingt (20) meilleurs textes choisis par le jury seront retenus pour constituer une anthologie africaine intitulée : Ces beaux textes d’Afrique !
📢 Les trois textes les mieux notés par le jury recevront des primes spéciales : 1er prix : 70.000 FCFA 2ème prix : 50.000 FCFA 3ème prix : 30.000 FCFA
Les vingt lauréats recevront chacun un diplôme de participation et cinq (05) exemplaires de l’anthologie qui sera produite par les Editions SEGUIMA et diffusée en Afrique et partout où ce sera possible.
📌 Proclamation des résultats : novembre 2025.
Pour plus d’informations : 📧 seguimaeditions@gmail.com 📞 +221 78 545 69 03
A VOS PLUMES !
ACOLITT, pour une littérature dynamique ! Nous contacter : acolitterature@gmail.com
Quand le vent pleure sur les feuillages, Je pense à toi. Quand le soleil se dispute avec les nuages, Je pense à toi. Quand les lampes perdent leurs éclairages, Je pense à toi. Quand la nuit masque nos villages, Je pense à toi. Quand l’absence se mire dans nos paysages, Je pense à toi, Quand les rides câlinent légèrement ton visage, Je pense à toi. Quand tes lunettes lisent mes messages, Je pense à toi. Quand ta fleur implore son défunt âge, Je pense à toi. Quand la solitude déclare ton long voyage, Je pense à toi. Quand les souvenirs portent leurs bagages, Je pense à toi.
Quand mes paupières s’embrassent sous mes collyres Je pense à toi. Quand mes larmes se concertent pour trouver le bon pH Je pense à toi. Quand mon estomac synchronise mon cerveau et mon cardio Je pense à toi. Quand mon subconscient mime une chanson d’amour rétro Je pense à toi. Quand, de mes rêves, tu restes le personnage principal Je pense à toi. Quand le temps et la distance m’accablent de te voir Je pense à toi. Quand je relis nos vœux et promesses sous la couette de notre miel Je pense à toi. Quand ton parfum inspire mon souffle vers ton toucher Je pense à toi. Quand ta voix retentit dans les fragments de mon être Je pense à toi. Et quand je ne pense pas à toi, c’est que je pense.
Prendre son temps, Avoir tout son temps, Faire ses propres erreurs, Être encore jeune… Que d’expressions communes au discours quotidien des parents et surtout des jeunes, quand il s’agit d’expérience. Et, comme dans bien des cas, c’est avec des « Si j’avais su » qu’on va pleurer sur ses échecs. Parfois, il est déjà bien tard. Pourtant on est encore jeune.
Autour du thème « ETRE CONSCIENT.E », les membres du club de lecture 15 Pages par Jour se sont donné rendez-vous le 06 septembre 2025, à la bibliothèque de La Maison des Savoirs, au quartier Etoudi à Yaoundé, pour plonger dans ce texte autobiographique écrit depuis des souvenirs de l’auteur Himins, du temps où il était encore étudiant à l’université de Buéa, dans le Sud-Ouest du Cameroun.
Himins, auteur camerounais
C’est sous la forme de notes de cette période de six longues années, entre alcool, sexe et fête, pour obtenir une Licence qui normalement ne lui aurait pris que trois ans, que le jeune étudiant va écrire la plus douloureuse expérience de sa jeunesse. Décidé à nourrir et consommer ses folles envies de mondanités, il va se livrer à divers petits boulots pour financer ses activités nocturnes, loin des amphis et des cours que sa « jeunesse » lui interdit de suivre assidument. « Tu as le temps de te rattraper », lui répète une voix intérieure. Il va donc affronter diverses situations, entre les conseils de ses parents qu’il n’écoute pas et la luxure qu’il embrasse sans modération, et expérimenter le bord de l’abîme. L’idée du suicide ne le quitte plus.
UNE EXPÉRIENCE GLOBALE DE JEUNESSE
Selon les membres du 15 Pages Par Jour, la jeunesse dans l’univers de l’écriture a poussé notre l’auteur à produire un livre court qui aurait pu avoir un volume quatre ou cinq fois plus important, car le journal a la particularité d’exprimer une intimité authentique fondée sur des détails étendus des émotions de chaque évènement ; avec cette forme d’écriture, il est interdit de se mentir ou de s’interdire sa propre réalité. S’il est écrit pour soi, le journal ne change pas de forme quand il doit être publié, rappelle-t-on durant les échanges. Pour se défendre, Himins, qui a fait le déplacement depuis Douala pour vivre ce moment qu’il dit « salutaire pour sa plume », a parlé des premiers lecteurs de son manuscrit, notamment des parents, qui lui auraient signifié être peu à l’aise avec le contenu cru que présentait la manuscrit premier. Influencé, il aurait alors dilué son propos et se serait limité à la simple narration de surface, sans donner plus de détails. Et c’est justement ce que tous les membres de du club de lecture ont soulevé : « Il manque à ce livre l’expérience des scènes, des contextes et des personnages. », l’a soulevé Pauline ONGONO, rappelant à l’auteur combien le lecteur reste sur sa faim face à certaines situations dans son texte.
UNE CIBLE TOUCHÉE
Laura, la benjamine du club et nouvellement bachelière, a partagé son épanouissement face à cette lecture qu’elle a partagée avec sa mère. Elle soutient, tout comme Bertille Audrey qui s’est reconnue dans les lignes de Himins, que le livre présente la réalité de nos universités ainsi que les zones de perdition qui ouvrent grand les bras aux jeunes qui vont faire l’expérience des études supérieures au Cameroun. Laura se dit alors mieux préparée à affronter cet univers nouveau qu’elle va intégrer dès cette année. Pour Célestine, poétesse elle-même déjà passée par la case « Auteur du jour » du Club, la question de l’éducation est à nouveau à considérer, et dans sa totalité, parce que les parents aussi doivent tenir leur rôle sans lâcher, tandis que les enfants doivent faire preuve de respect en écoutant et pratiquant les conseils. Pour elle, même si la cible dit se reconnaître, elle n’entend pas pour autant changer d’attitude, puisqu’elle voit les réseaux sociaux et autres cercles d’influenceurs et influenceuses séduire et détourner des jeunes plus enclins à suivre l’instinct pour le gain, parfois seulement de like ou de followers, que l’intelligence pour leurs études ou d’autres activités vertueuses et constructives. « Les parents doivent rester vigilants, mais les enfants aussi doivent savoir écouter ceux qui sont passés par là avant eux. », insiste-t-elle. Que les jeunes veuillent tout et tout de suite ne peut que contribuer à gaspiller ce temps dont ils peuvent se servir pour se construire avant le moment des regrets.
Et la question des détails est encore revenue, puisque l’auteur a plus mis l’accent sur la détresse d’un jeune qui échoue, que sur celle des parents qui eux aussi souffrent de voir leurs espoirs se ruiner dans la débauche et l’immaturité.
QUESTION DE SANTÉMENTALE
L’expérience de Himins a poussé certaines personnes de l’assistance à reconsidérer leurs positions quant à ce sujet ; l’auteur, alors qu’il se voit rattrapé par l’âge et notamment la barbe blanche qui lui envahit le visage, s’est retrouvé au bord du suicide, quand il a « ouvert les yeux » pour réaliser qu’il avait gâché ses ressources et n’avait plus rien de solide sur quoi tenir pour envisager le futur rêvé. A l’image de la couverture du livre qui le montre au crépuscule, Himins ne se posé plus la question du suicide ; il sait que désormais c’est une question de temps. Il trouvera bientôt le courage de sauter dans le vide. De plus en plus de jeunes font face à cette situation, pour avoir considéré qu’ils étaient trop jeunes pour se prendre au sérieux. Encore une fois, la question du contenu de ce livre, quant aux détails saillants manquants, a fait dire à l’assistance que le texte n’est pas assez fourni pour des jeunes de cette époque, pleine de tentations faciles à adopter, pour paraphraser Audrey O., Amina et Erine. Surtout une époque où tout va vite, et 24 heures semblent ne plus suffire à s’épanouir dans une journée.
VERS UNE PLUME PLUS ÉPANOUIE
Venu de Douala pour en apprendre un peu mieux sur son écriture auprès des professionnels de la Littérature, Himins a pris ses notes et promis de considérer son inspiration autrement. Il a compris le sens de la critique et s’est ouvert à ces remarques que beaucoup redoutent ou rejettent même quand elles sont fondées et nécessaires. Conforté aussi dans son approche, il saura désormais comment tenir son journal pour offrir le meilleur de son expérience et contribuer effectivement à faire évoluer la condition de l’étudiant dans le milieu actuel dont l’écosystème est des plus redoutables. « Si tu veux que le lecteur te reçoive, il faut que tu t’ouvres. », a affirmé Ray NDÉBI, pour conclure les cent-vingt minutes d’échange. La rencontre a été différente des précédentes, celle-ci un peu plus orientée vers la critique, car l’importance du sujet et la proposition de l’auteur ont saisi ses lecteurs, qui ont tenu à lui apporter de leur expertise.
Le livre, Journal d’une jeunesse gaspillée, a obtenu la note de 07/10 car, malgré les insuffisances relevées, le potentiel réel de la plume, quant à son apport dans le rétablissement des valeurs nobles dans l’esprit des jeunes, est évident. Il ne lui reste donc plus qu’à rejoindre les cimes qui constituent son ambition. D’autant plus que le tome 2 est déjà en circulation et que « Himins » signifie « Vient de Dieu ».
Vous serez les bienvenus dans ce recueil de poèmes de style classique qui dépeint le monde actuel et attire son attention sur le danger encouru notamment en matière climatique.
L’œuvre regorge d’une variété de thèmes dont certains mettent en avant l’accent sur l’Afritude qui est selon l’auteur, une tendance consistant, non à réclamer l’identité africaine, mais à mettre l’action sur la valeur ajoutée de celle-ci, en l’affirmant, en la traduisant par les actes.
Il s’agit de rebâtir une Afrique par les africains, et chacun, dans son domaine ; continuer de donner du tonus à toutes celles et tous ceux qui ne se lassent pas d’agir en faveur de l’Afrique et pour l’Afrique, débarrasser de tout complexe.
L’environnement aussi est un « fragment » de ce recueil, comme pour rappeler au monde et à ses dirigeants, de l’urgence d’agir, de protéger la terre face aux attitudes climaticides. L’homme du XVIIIè siècle a connu le machinisme ; celui de ce siècle est sous les feux de la high-tech. Ces fragments interpellent l’humanité sur notre postérité si rien n’est sérieusement encadré.
Enfin, l’amour, la jalousie… des vices comme des vertus rejoignent la liste des « fragments » qui constituent ce recueil.
C’est alors à dessein que le titre est « Fragments de vers dans le ciel ». il s’agit ici du vers poétique qui, projeté dans le ciel littéraire en plusieurs thématiques, vise à atteindre les lecteurs de divers horizons et de diverses tendances, et partager avec eux les fragments de poèmes qu’il contient.
📌 Sortie officielle le 14 septembre 2025. Cérémonie ouverte à tous au Diaspôras, 6 rue de Tracy 75002 Paris.
Marel Fleuri est le lauréat de la catégorie Poésie de l’édition 2025 du concours d’écriture Couleurs d’Afrique lancé par la maison d’édition La Perle Noire