Auteur/autrice : ACOLITT

  • Journée mondiale de la poésie – Poésie : expression de la liberté.

    Quand elle est établie en 1999, la journée mondiale de la poésie apparaît comme une occasion de célébrer la lecture, l’écriture, la publication et l’enseignement de cet art. Les mouvements poétiques à travers le monde y voient alors une forme de reconnaissance de leurs activités pour préserver et accroître la présence de ce genre dans la communauté littéraire et la société. Une telle journée sert aussi à reconnaître l’universalité de la poésie et surtout cette nature profonde qui fait d’elle l’âme de toutes les autres beautés et formes d’expressions artistiques.


    Un an plus tôt, alors que la France remporte la première coupe du monde de football de son histoire, et face au Brésil de Ronaldo, portée par un Zinedine Zidane d’une virtuosité exceptionnelle sur le terrain, le Président Jacques Chirac le compare alors à un poète. Et la poésie, par-delà cette indéniable beauté dans l’être et l’attitude, dans les expressions de sagesses, dans les mouvements unifiant le corps et l’esprit, se vit aussi au quotidien dans les aubes et les crépuscules, les sourires à l’inconnu, la naissance d’une fleur, la mort d’un cygne, la Passion du Christ… Et même au cœur des tristesses les plus sombres ; ne dit-on pas des femmes duala (Littoral, Cameroun) qu’elles pleurent leurs défunts avec poésie, tant elles y abandonnent le dernier amour qu’il leur reste du moment, devenues la douleur que leur être exprime.


    La poésie porte cette liberté que ne contraint aucun regard, aucune circonstance ; elle est libre par elle-même et encore plus libre quand elle ne se soucie pas des libertés. Nulle plume au fait de la poésie ne s’écrie : « Je suis poète ! », car il est cette question : Qui n’est pas poète, au fond ?
    Alors…

    D’OÙ VIENT-ELLE, LA POÉSIE ?

    En 2015, Grand Corps Malade pense que la poésie, c’est essayer de rendre jolies des choses qui pourtant nous sont très proches et très communes (in La Poésie, c’est quoi ?, www.radiofrance.fr)
    Mais est-ce l’auteur qui essaie de rendre la nature jolie ou c’est la nature qui lui révèle cette beauté qu’il vient transmettre au bout de sa plume. N’irons-nous pas plutôt vers Théo Ananissoh, écrivain togolais dont les romans se caractérisent par une description poétique remarquable du paysage ? « La nature est généreuse, c’est l’esprit qui est peu cultivé » (Perdre le corps, Gallimard).


    La poésie est là bien avant l’être humain. La Nature est poésie. Tout autour de nous est investi d’une âme qui ne demande que notre attention, notre écoute, notre passion, afin de nous transmettre à nouveau cet héritage dont nous nous éloignons avec nos volontés de rendre beau ou agréable ce qui ne l’est pas. Cela n’est dû qu’à notre faible communion avec la nature, l’espace qui nous entoure, la terre qui nous porte… les objets de notre routine devenus trop communs à nos yeux et plus assez intéressants pour nos plumes. Nous n’opérons aucune chirurgie esthétique en célébrant ce qui paraissait pâle ou fade ; la poésie nous rend simplement notre gratitude, notre humanité.


    Ainsi, l’on ne dira plus que des textes manquent d’âme. L’on ne prétendra plus que la poésie n’est pas faite pour être comprise, et qu’il faut absolument la présence du poète pour expliquer son écriture. Mais qui parle d’explication… Le lecteur ne demande qu’à vivre, qu’il comprenne ou pas. Qui a besoin de comprendre l’amour quand le ressentir élève bien plus qu’espéré…

    COMMENT DONC CÉLÉBRER CETTE JOURNÉE ?

    Il faut être libre. Authentique. Là où on se trouve. Se dire comme si l’on ne devait sa capacité à parler de soi à personne ; parce qu’on ne la doit à personne. La poésie est l’art par excellence de la liberté, puisque c’est la première expression qui vient naturellement. On n’enseigne pas les émotions, on dispose l’esprit à une discipline propre à son potentiel afin qu’il puisse les offrir avec leur intimité. Leur poésie.


    Aujourd’hui, soyons libres ! Disons les poèmes de nos envies, de nos désirs, de nos frustrations, de nos espoirs, de nos inconforts, de nos folies… Ne les disons plus nègres pour nous défendre, ne les disons plus pauvres pour nous justifier, ne les disons plus libres pour nous consoler… Disons-les comme ils sont parce que nous sommes… Ne prenons aucun prétexte de diversité, d’inclusion, de tolérance, d’égalité… si ce n’est à l’égard de la nature…


    Et demain, quand cette journée sera passée, quand on ne sera plus au 21 mars, quand on ne sera plus dans aucun calendrier, quand il ne restera plus de nous que des souffles errants… continuons d’être de notre naturelle éternité, puisque nous sommes éternels de Poésie. De Liberté. Que les plumes, si seules elles œuvrent, les groupes ou associations, unissent leurs élans au nom de la Poésie et explorent encore plus leurs libertés, pour une plus grande valorisation de la nature et une meilleure expression de sa poésie.

    DES ACTIONS À POSER

    Rien ne sera authentique si l’on s’en tient à une journée pour l’expression de la passion immense à l’endroit de la Poésie. Nous avons le devoir d’être permanents dans nos activités pour permettre à ce genre de retrouver toute la considération que le passé lui avait apportée. La nécessité d’une communauté solide et solidaire n’est plus à démontrer ; pour cela, il suffit de mener diverses action parmi lesquelles :
    – Des ateliers de créativité
    – Des rencontres autour des œuvres de poésie d’auteurs locaux
    – Des échanges sur la qualité de la poésie
    La promotion de la poésie auprès des élèves, des étudiants, des travailleurs et autres secteurs de la société (prisons, hôpitaux, centres d’accueil, orphelinats…)
    – La distinction des auteurs de poésie à l’échelle locale
    – Des spectacles ouverts de déclamations…


    Voilà comment nous pouvons construire un plus bel héritage dès aujourd’hui.

    Ray NDÉBI




  • 55e JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE : La place du Livre de Qualité

    EN GÉNÉRAL


    Depuis 55 ans, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est active dans la culture autour de la langue française et ses diversité à travers le monde. Et tout particulièrement dans la promotion et le soutien de la Littérature, à travers diverses initiatives : le Prix des Cinq Continents, la professionnalisation de la filière du livre, l’établissement des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle, l’aide au développement de la chaîne du livre en encourageant la promotion des associations et des évènements littéraires.
    Au fil des années, le soutien aux actions culturelles a pris de l’ampleur et l’implication des jeunes pour l’épanouissement des diversités culturelles et linguistiques rend les démarches encore plus grandes et les solidarités plus fortes.
    Pour cette 55e édition, l’éducation est centre des préoccupations sous le thème JE M’EDUQUE, DONC J’AGIS.

    CONSTRUIRE L’ÉDUCATION ET L’ACTION PAR LE LIVRE


    Si des actions ne portent pas des fruits, c’est le plus souvent par manque d’éducation, de culture, autant concernant les connaissances de base que l’école peut offrir, que celles fournies par le terrain, l’expérience. S’éduquer prend donc plusieurs formes. Et comme le prescrit aussi l’ODD 4, qui indique que l’Education de Qualité, les livres de qualité doivent intégrer les programmes scolaires, les librairies, les bibliothèques.
    Profitons donc de ce thème pour inciter les acteurs de la chaîne du Livre, en commençant par les auteurs, à s’éduquer un peu plus pour agir dans le sens de l’épanouissement de la Littérature ; car un livre bien préparé et écrit avec passion (soin, attention, considération pour le lecteur), permet de mieux éduquer une société et lui ouvrir une voie saine pour l’action.
    En finançant les auteurs francophones, l’objectif est de faciliter les conditions de réalisation du livre, afin que l’écriture bénéficie de toute l’attention de l’auteur. Des textes mal préparés ou écrits sans soins désorientent le sens de la qualité et du bon sens, étant donné que les auteurs sont considérés comme des personnes maîtrisant les règles élémentaires de la langue française, le sujet que porte cette langue, et disposant d’une créativité suffisamment forte pour permettre au livre d’être un outil d’éducation et d’action.

    APPRENDRE POUR MIEUX TRANSMETTRE


    La professionnalisation de la chaîne du livre demande donc que toutes les passions qui naissent, se préparent à l’action. Aucune passion n’est forte si elle ne se forme pas sur son sujet. Comme il est couramment dit : « chacun doit apprendre son métier. »
    Bien que l’écriture soit à la base un élan égoïste, car l’on écrit d’abord pour soi, elle est destinée à la lecture. Mais l’auteur ne pouvant pas tout faire tout seul, la préparation de la chaîne du Livre permet d’encadrer et orienter la plume. La nécessité pour un éditeur, un relecteur, un traducteur, un monteur… de se disposer chacun à son métier, garantit un confort de lecture absolu. On ne peut mieux éduquer qu’en s’éduquant soi-même. On ne peut agir qu’en étant bien préparé à l’action.

    RÉCOMPENSER POUR PÉRENNISER


    Avec le Prix des Cinq Continents, prix littéraire créé en 2001 par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), un roman d’écrivain francophone reflétant la diversité culturelle et éditoriale de la langue française est primé chaque année. Le lauréat reçoit une dotation de 15 000 euros, ainsi qu’un accompagnement pour promouvoir son œuvre sur la scène littéraire internationale.
    Ce prix met en lumière des talents littéraires issus des cinq continents, célébrant ainsi la richesse et la vivacité de la littérature francophone, parmi lesquels :
    2001 : Yasmine Khlat, Le désespoir est un péché, Seuil
    2005 : Alain Mabanckou, Verre Cassé, Seuil
    2006 : Ananda Devi, Ève de ses décombres, Gallimard
    2014 : Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête, Barzakh/Actes Sud
    2022 : Monique Proulx, Enlève la nuit, Boréal
    2023 : Éric Chacour, Ce que je sais de toi, Philippe Rey


    Par un engagement aussi majeur, l’OIF favorise la Lecture de Qualité tout en donnant l’opportunité à l’ensemble de la communauté d’apprendre des meilleurs (désignés selon des critères bien définis), et finalement se disposer à une écriture de qualité qui se poursuivra à travers les générations. Encourager la Littérature en mettant ainsi en lumière des exemples honorables, garantit l’apprentissage permanent, une éducation et une action de qualité.

    QUELQUES PRÉOCCUPATIONS


    Saluer autant de présence auprès de la culture et aussi de la Littérature est aussi naturel que soulever quelques remarques de la communauté littéraire qui ne cesse de grandir et toucher des milieux que les actions de l’OIF semblent ne pas directement atteindre.


    Les questions d’accompagnements et d’aides sont-elles accessibles à cette jeunesse qui constitue la partie la plus dense et la plus active de la Littérature ? L’aide à la créativité semble ne concerner que les auteurs qui n’en ont pas réellement besoin de par leur statut.

    L’accompagnement à l’édition demeure un mythe au sein de la nouvelle scène littéraire, en Afrique notamment, où elle entend plus dire qu’il y a des aides qu’elle ne reçoit. Y aurait-il un système de suivi qui puisse assurer l’équitabilité dans la distribution de ces aides ? Beaucoup de préoccupations de cette nature hantent l’esprit de la jeunesse qui, néanmoins, continue d’entretenir sa passion avec les moyens qu’elle se crée.


    Souhaitons que cette journée soit un élan nouveau pour la Culture et la Littérature, et que plus d’action soit menée dans le sens de l’épanouissement global. Avec l’éducation au cœur de chaque initiative, nul doute que les diversités de la Francophonie seront encore plus fortes et solidaires.

    Ray NDEBI




  • BIOLITT : Khamila NDAYOU, poétesse camerounaise

    De son vrai nom NDAYOU NGOUPOUT Khamilou, Khamila Ndayou est une auteure de poèmes et de nouvelles. Elle est originaire du Noun (Ouest Cameroun), passionnée de livres, avec une licence en sociologie option Population et développement obtenue à l’Université de Yaoundé 1.

    Son entrée dans le monde de l’écriture se tient au lycée, à travers des poèmes qu’elle écrits sur des papiers décorés et qu’elle partage avec son entourage qui n’hésite pas d’apprécier ses écrits et de l’encourager. Ces mêmes textes poétiques tomberont plutard entre les mains de ses enseignants, qui l’encourageront à représenter son lycée à certaines compétitions littéraires. De là, elle y découvre en l’écriture une passion dont elle ne pourra plus se détacher.

    En mars 2024, elle a 20 ans quand elle est lauréate d’un concours d’écriture qui a pour objectif de mettre en valeur la plume féminine :  le concours « Dames de Lettres » organisé par les Editions ECLOSION et dont sa première édition se tenait la même année. Un mois avant, elle fera partie des cinq lauréats du concours « Encre de jeunes » organisé par la même maison d’édition.

    Khamila est toujours en quête d’apprentissage et d’évaluation. Sa persévérance et son courage la poussent à poursuivre plusieurs défis à l’échelle internationale. C’est ainsi qu’elle a décidé de s’inscrire au concours d’écriture « Prix Petit Écrivain» catégorie « Étudiants ». Il s’agit d’un concours littéraire ouvert à une centaine d’universités, des centres de formation d’Afrique centrale et regroupant des milliers d’étudiants africains.


    Toujours en 2024, elle est classée 4ème à ce Prix du Petit Ecrivain (PPE) niveau étudiant à l’international.

    Le 8 septembre 2024, au sein de l’Institut Français du Cameroun, elle reçoit la distinction dénommée « Coup de Cœur du jury ».




  • HOW I MET BOOKS : Djaïli Amadou Amal, Goncourt des lycéens 2020, nous raconte.

    « Je franchissais le mur de la paroisse catholique pour lire… »

    Ma mère et moi étions allées en visite chez l’une de ses amies. J’avais huit ans. Cette tantine avait une fille avec laquelle j’aimais jouer. Ce jour-là, à peine arrivée, j’ai vu un livre qui traînait dans un coin. Au lieu de jouer avec mon amie, je me suis jetée sur le livre. Moi qui n’étais habituée qu’à mes livres de classe, ma joie était débordante.


    De retour à la maison, je ne redescendais pas de mon nuage. Je cherchais à savoir où je pouvais trouver des livres dans une ville qui n’avait pas de bibliothèque. Une camarade de classe m’informa que la paroisse catholique en avait une.
    Je voulais y aller pour lire. Mais je suis musulmane. Mon père est Imam. Comment aurais-je pu justifier mon entrée dans cette paroisse, si mes oncles assis en face de la paroisse venaient à m’apercevoir ? Voilà une équation à plusieurs inconnues qu’il fallait résoudre.


    Je me rendis vite compte que le mur arrière de la paroisse était ma seule solution pour atteindre mon trésor. Près du mur, un arbre dépassait. J’étais frêle, mais me sous-estimer était une mauvaise idée. Je grimpai sur l’arbre, atteignis le haut du mur et me voilà dans la cour arrière de la paroisse. J’entrai dans la paroisse, puis dans la bibliothèque, après avoir répondu aux questions du prêtre visiblement étonné de me voir là. Je sentais bien les regards curieux sur moi, qu’importe, mon trésor m’appelait. Je franchissais ainsi ce mur chaque fois que j’avais l’occasion de m’échapper de la maison.


    Un soir, de retour à la maison, mon père m’attendait avec les branches du Nimier, signe que j’avais commis une faute et qu’il entendait me corriger pour cela. Il me demanda d’un ton très calme :


    – Amal, qu’est-ce que tu vas chercher à la paroisse catholique ?


    La tête baissée et prête pour l’orage, je répondis :


    – Papa, je pars à la paroisse pour lire les livres à la bibliothèque.


    Je levai légèrement la tête, pour voir venir la tempête. Il me demanda toujours aussi calme :

    – Quels types de livres ?

    Je commençai à lui réciter les titres de tous les livres que j’avais déjà lus. Mon père parut impressionné, bluffé.

    – Et pourquoi tu escalades le mur ? me coupa-t-il.


    – Parce que je suis musulmane. Je ne voulais pas qu’on me voie entrer dans la paroisse.


    Mon père soupira et secoua la tête. Il se leva lourdement et me lança :


    – Tu es trop bête ! La prochaine fois, entre par le portail.




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  • BIOLITT : BABACAR KORJO NDIAYE, promoteur culturel sénégalais

    Journaliste culturel, écrivain, critique littéraire et cinéaste, Babacar Korjo Ndiaye est une figure incontournable de la scène culturelle sénégalaise. Il exerce comme journaliste au quotidien Le Témoin, où il analyse et met en lumière les dynamiques littéraires et artistiques. En 2024, il a été distingué par le Prix spécial Ibrahima Sall de la chronique littéraire, récompensant son engagement et la qualité de ses analyses dans le domaine du livre et des lettres.

    Auteur prolifique, il a signé plusieurs ouvrages, dont Tanor, le sexe fort, Nymphéa, Danses et Chants d’antan et Waaw Kumba. À travers ses écrits, il explore avec finesse la richesse de l’imaginaire africain, entre traditions et modernité.

    Depuis 2014, il dirige Sénégal Njaay, un magazine littéraire de référence qui célèbre la création et la critique littéraire au Sénégal et au-delà. Engagé dans la valorisation du patrimoine oral, il a animé des soirées de contes africains à l’espace Tabadoul de Tanger, contribuant ainsi à la transmission des récits ancestraux.

    Son intérêt pour le septième art l’a conduit à devenir scénariste et réalisateur. Il a participé à la réalisation du film Toi aussi comme les autres à Tanger, en collaboration avec des artistes d’Espace Pandora. En 2019, il a écrit le scénario et coréalisé Tanor, le sexe fort, affirmant ainsi sa vision engagée du cinéma.

    Entre écriture, journalisme et cinéma, Babacar KORJO NDIAYE s’impose comme un acteur majeur de la culture, tissant des passerelles entre les disciplines et les continents.




  • BIOLITT : Axel Presnel AVERROES, auteur, enseignant et philosophe  centrafricain

    Axel Presnel KORONDO AVERROES MOBEZAORO, né le 31 octobre 1993 à Bangui, République centrafricaine, est un écrivain, philosophe et enseignant centrafricain.

    Ancien jésuite, ce penseur originaire de Berberati a étudié la philosophie et la didactique de la philosophie. Il a poursuivi sa carrière académique à l’Institut Supérieur de Philosophie et de Sciences Humaines (I.S.P.S.H) Don Bosco au Togo et à l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC), avant de rejoindre l’Université de Yaoundé 1 au Cameroun. Il est titulaire d’une licence en philosophie, option métaphysique, et d’une maîtrise en sciences de l’éducation, option didactique de la philosophie.

    Il est l’auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages et le fondateur et initiateur de l’Association des Jeunes Ecrivains Centrafricains (A.J.E.C).

    Membre actif de la scène littéraire centrafricaine, cet amoureux de la plume ne cesse de répandre l’ancre jaillissante de son écriture engagée. Il est influencé par Martin Heidegger, Emmanuel Kant, René Descartes, Emmanuel Levinas, Victor Hugo, Aimé Césaire et Etienne Ngoyemidé.

    Depuis trois ans, il vit en Occident, où il prépare un doctorat en philosophie et étudie en même temps la théologie.




  • BIOLITT : BILOA AGOUA Rodrigue, auteur camerounais

    BILOA AGOUA Rodrigue est Docteur en droit des affaires et de l’entreprise de l’Université de Dschang. Né le 20 janvier 1993 à Sa’a, il fait ses classes secondaires au Petit Séminaire Saint Joseph d’Efok où il obtient un Baccalauréat A4 Allemand.

    Très tôt, dès son arrivée à l’université, il embrasse le monde associatif et devient en 2013, le plus jeune Président de la Communauté Estudiantine de la Lékié à Dschang, association culturelle et académique regroupant les jeunes ressortissants de la Lékié et les sympathisants de la culture Eton, Menguissa et Batchenga. La même année, il rejoint les rangs d’Horizon Jeune, organisation de la société civile qui favorise le développement des communautés et des jeunes en particulier par le renforcement de la participation active et la résilience des couches les plus vulnérables.

    Après deux années en qualité de volontaire assurant la pair éducation sur les questions de leadership responsable, de santé de reproduction chez les adolescents, de participation citoyenne et de lutte contre les violences basées sur le genre, il est nommé Secrétaire permanent en août 2015. Cette fonction lui permet d’apprendre les rouages de la gestion administrative, tout en lui permettant de diversifier le contenu de son assiette juridique.


    Il participe à plusieurs concours d’éloquence notamment celui organisé par la Cameroon Debate Association et RIPAO Cameroun en décembre 2019, dont il obtient le deuxième prix. Il se distingue également aux éditions 2016 et 2017 du Forum des Jeunes du Cameroun organisé par le Zenü Network, respectivement à Buea et à Bertoua, par la qualité de ses interventions dans le cadre de la Commission scientifique.


    Très concerné par des questions de sciences juridiques, il est l’auteur de plusieurs travaux juridiques en destination d’entreprises et organisations de la place. Ce qui lui a donné l’idée de constituer un cabinet d’expertise et d’accompagnement juridique à l’adresse des entreprises et des particuliers.


    Conseiller juridique associé au sein de l’Organisation Patronale des Syndicats de Transporteurs et Auxiliaires du Cameroun (OPSTAC) dès décembre 2022, il a le privilège de participer aux négociations relatives à l’augmentation du prix du carburant et des tarifs de transport en qualité d’expert.

    En mai 2023, il devient Coordonnateur des activités de transport au sein de la Plateforme multimodale d’Olembé. Il a alors pour mission de structurer et d’organiser le fonctionnement de cette entité qui ouvrira finalement ses portes le 12 novembre 2023.


    « La Dame à la fenêtre » publié aux Editions Ifrikiya, est son premier roman.


  • L’écriture et la lecture pour célébrer la femme :  Avec Amina NDAM, Léocadie Dubien, Juliette Doriane NGAH BIDJO, Dr Rodrigue AGOUA et l’équipe du CLIIC au Complexe Scolaire Bilingue Les Myriades

    A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, le 7 mars 2025, le Centre de Lecture d’initiation et d’Intégration à la culture (CLIIC) a organisé un atelier d’écriture et de lecture auprès des élèves de CMI et CMII du Complexe Scolaire Bilingue Les Myriades, établissement situé à Ebogo, sur la route qui mène à Soa (centre Cameroun), avec des plumes camerounaises.

    Trois femmes et un homme, trois auteures et un auteur, une « polygamie » qui a su répondre aux attentes du CLIIC. En effet, c’est avec un réel enthousiasme que les cibles, réparties en cinq groupes, ont but les explications des formateurs comme du petit lait, exprimant leur désir d’écrire, très prochainement, leurs livres.

    Parce que ACOLITT est pour une littérature dynamique en plus de son partenariat solide avec le CLIIC, sa présidente, Pauline ONGONO, était sur les lieux.

    Nous félicitons le CLIIC pour cette initiative. Puisse-t-il les multiplier ! Se rapprocher de la cible, s’investir réellement en littérature, restent de belles façons de fixer l’intérêt pour le livre.

  • BIOLITT : Pierre-Manau NGOULA, artiste et critique d’art congolaise

    Pierre-Manau Ngoula dite Pierre-Man’s est une artiste pluridisciplinaire internationale née en 1993 en République du Congo. Pierre-Man’s vit et travaille entre le Congo et la France.


    Vacillant entre la médiation culturelle pour la Micro-folie du Val d’Oise et sa pratique d’artiste plasticienne, Pierre-Man’s compte à son actif plusieurs expositions individuelles et de groupe.


    Elle commence par étudier l’audiovisuel à Dakar où elle se découvre une réelle passion pour le cinéma. En 2013, elle commence des études supérieures de cinéma à la Sorbonne Nouvelle à Paris, qui se concrétisent par l’obtention d’un Master en Cinéma et Audiovisuel.


    En 2015, lors d’un atelier de critique cinématographique, elle s’intéresse de plus en plus à l’écriture. Pierre Man’s s’oriente pas à pas vers la critique d’art et devient rapidement rédactrice des ATELIERS SAHM, un centre d’art congolais au coeur de la ville de Brazzaville. En plus de cela, elle anime des ateliers d’écriture cinématographique et accompagne plusieurs artistes dans l’écriture et l’analyse de leurs œuvres.


    Depuis 2017, elle accompagne des artistes du Congo et d’ailleurs à la biennale d’art
    contemporain Dak’Art en tant que critique d’art pour le projet bi-annuel des ATELIERS SAHM, Esthétiques en partage au-delà des géographies. La même année, LES ATELIERS SAHM lui décernent une bourse de travail Gästeatelier Krone octroyée aux femmes artistes congolaises.

    En 2017, elle reçoit aussi le Prix de La Fondation Blachère, une fondation d’entreprise pour l’art africain.


    En 2021, elle signe pour Africa 2020 avec le Centre d’art marseillais Montévideo en collaboration avec LES ATELIERS SAHM, en tant que critique d’art pour l’exposition
    collective Réinventer le monde à l’aube des traversées. La même année, elle a été lauréate du programme de résidence In Situ de la Fondation Daniel et Nina Carasso & Cité internationale des arts de Paris.


    En 2023, elle a été lauréate du Prix de la critique d’art décerné durant la Rencontre
    Internationale de l’Art Contemporain (RIAC) à Brazzaville en partenariat avec le média culturel No’ocultures, en République du Congo.


    En 2025, elle signe avec la Banque Mondiale en tant que critique d’art pour une exposition qui aura lieu au mois d’avril de la même année, à Brazzaville.



  • BIOLITT : Merveille Divine BOUMBA, journaliste, Voix-off et critique littéraire congolaise

    Merveille Divine BOUMBA est une journaliste congolaise (Congo-Brazzaville), passionnée par l’art de la communication et de l’éloquence. À travers son parcours de reporter, voix-off, intervieweuse, chroniqueuse, animatrice et présentatrice audiovisuelle (télé, radio, presse écrite), elle s’est imposée comme une figure engagée dans la valorisation de la littérature et de la critique littéraire.

    Également oratrice et maîtresse de cérémonie, elle anime régulièrement des conférences et des débats, mettant en avant des thématiques liées à la culture, aux droits humains et à l’engagement des jeunes.

    Son engagement va au-delà du journalisme et de l’animation littéraire. En tant qu’ambassadrice de l’écologie du bassin du Congo, elle milite pour la préservation de l’environnement et l’éducation climatique, convaincue que la littérature peut être un puissant levier pour sensibiliser et inspirer les générations actuelles et futures.

    Participant à la première édition de la Semaine du Critique Littéraire Online (SECRILO) 2025, elle apportera son regard analytique sur les enjeux de la critique littéraire, tout en mettant en avant le rôle des médias et de l’éloquence dans la promotion du livre et des auteurs.

    Fidèle à sa mission de transmission et de valorisation des savoirs, Merveille Divine BOUMBA aspire à faire de la parole un outil de changement et de transformation.