Né à Tenkodogo dans la province du Boulgou au Burkina Faso, Lazare BALIMA est auteur et enseignant burkinabè. Il participe à plusieurs compétitions littéraires avec des prix tels que le trophée de la meilleure révélation littéraire de la région du Centre-Est avec son roman intitulé L’amour parfait (édition Plum’Afrik 2021) en 2017, la 7ème place dans la catégorie nouvelle en littérature à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) avec son recueil de nouvelles intitulé La fin de l’espoir d’Espoir (Édition œil collection 2019).
En 2019 et 2020, il est successivement nominé au prix international Jacques Prosper BAZIE du Centre International de Recherche et de Création Artistique (CIRC’ART) en poésie et en 2021, il participe à la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) en théâtre avec son texte intitulé « Le sacrifice du Président » (inédit). En 2024, il participe à l’appel à candidature Plumes Africaines des Éditions Plum’Afrik et est retenu avec son recueil de nouvelles Secret de famille (en cours d’édition aux Éditions Plum’Afrik).
Toujours engagé pour la cause du livre et de la lecture, il crée en 2019 l’Association Des Alliés du Livre ADAL qui deviendra plus tard Association Des Alliés du Livre et de l’Éducation (ADALE), où il œuvre dans la promotion de la culture et des livres, de l’éducation et des droits humains.
En 2021, il participe à la création d’un collectif africain dénommé Collectif d’Ecrivains Engagés pour la Libération et le Développement de l’Afrique (CEELDA) et écrit avec ledit collectif, une œuvre de collaboration intitulée JUSTE UN PAS…VERS UN MONDE DE PAIX (Editions Soleil de KAMA 2022, Nouvelles).
Passionné de culture de façon générale, Lazare BALIMA évolue également dans le domaine du cinéma et du théâtre en tant que comédien et metteur en scène.
Camerounaise tout comme l’emblématique maison d’édition CLE qui a permis la naissance du recueil de nouvelles Ce soir ou jamais ! Rose DJOUMESSI JOKENG est une passionnée d’écriture et de littérature. Son passage à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé lui permettra d’être un professeur de l’enseignement secondaire, jusqu’au provisorat. Elle est poétesse et nouvelliste ; l’Association des Poètes et Ecrivains du Cameroun en abrégé APEC, lui a fait confiance : elle est le point focal ouest Cameroun.
Sa passion pour l’écriture lui a permis de remporter deux prix littéraires en Italie ; Ce soir ou jamais ! a permis cette fierté en 2011.
Pourquoi « Ce soir ou jamais » et pas « Ce matin ou jamais » ou « Demain ou jamais » ? est la question que je me suis posé lorsque j’ai reçu ce recueil de nouvelles. Heureusement, la bibliothécaire que je suis a très vite pris le dessus et je me suis répété la phrase du bibliothécaire averti : « Ne jamais juger un livre à son titre ou sa couverture ».
Ce soir ou jamais ! oules six péchés sociaux
Lire les 143 pages qui constituent ce recueil de six nouvelles m’a donné envie de le rebaptiser en « Les six péchés sociaux dans Ce soir ou jamais ! de Rose Djoumessi »
La jalousie
Générée très souvent de la douleur et de la souffrance, du désir de possession de l’être aimée et étant très souvent un manque de confiance en soi, qui réveille des blessures du passé, la jalousie en amour forge son mécanisme dans le besoin d’exclusivité de la personne aimée. Ce premier péché social, vous aurez le loisir de le vivre dans la première nouvelle de ce recueil qui porte son titre, où Tomy et Jimy, deux anciens camarades de classe, l’un d’une famille riche et l’autre d’une famille pauvre, évoluent comme deux loups. Tomy est intelligent et convoité par les filles. Jimy l’est moins. Il échouera à quatre reprises à un examen de fin d’année, il sera contraint de quitter les bancs ; les familles africaines pauvres ne se disposant très souvent pas à assumer de longues études, pire des études menées au ralenti. Il saura heureusement se faire une belle vie et quelques années plus tard, reverra son vieil ami Tomy et aussi une belle sahélienne, son béguin dans ses années scolaires, la fiancée de Jimy. Le terrain sera désormais miné de rancœur, de désir, d’infidélité, de pleurs, de mensonge, de bonheur fugace, un réel cocktail Molotov. Tomy se sent désormais si supérieur que pour le démontrer, à la page 12, Rose Djoumessi qualifiera son véhicule, conduit par lui-même, de limousine. Et vous et moi savons ce que représente une limousine : le pouvoir, un chauffeur à disposition, la notoriété, la fortune et la liste n’est pas exhaustive. La belle Sahélienne aura-t-elle enfin un œil pour lui ? La lecture du livre vous en dira plus.
L’amour
Bienvenue dans l’univers de Gaby, Anta, Dorine, Paulo. Deux femmes, deux hommes, un petit ami, un potentiel fiancé, un valeureux homme de perdu. Si l’amour pousse toujours à réfléchir, c’est à cause de son caractère complexe et profond. L’on doit constamment méditer sur nos choix et nos émotions. Il nous confronte à nos vulnérabilités, nos désirs profonds. Mais le plus important et la finalité est de suivre un chemin qui apportera paix et bonheur. La nouvelle « Le fiancé perdu » est la parfaite illustration de ce qui précède. Gaby a des vues sur Anta, mais il la trouve jeune pour lui et de surcroit, elle est son employée. Elle est très travailleuse, ce qui contribue à décupler son admiration. Mais Gaby doit se contenir. Il ne doit pas se laisser aller, elle est différente de ces femmes qu’il a l’habitude de côtoyer intimement. Nonobstant, il lui fait une cour presque discrète. Il ne s’implique pas vraiment et Anta, dans sa naïveté, ne se doute pas de l’ampleur de la chose. Gaby décide de jeter son dévolu sur Dorine, une jeune femme qualifiée à la page 28 d’« innocemment très belle et fraîche. » Ce qu’il ne sait pas, c’est que Dorine a déjà Paulo dans sa vie, un jeune homme qui n’hésiterait pas à se donner la mort si elle venait à le quitter. Il va continuer de faire une cour assidue à Dorine, et par la même, faire de temps en temps ses yeux de merlan frit à Anta. Jusqu’au jour où, à son bureau, il recevra une lettre, une très courte lettre que vous lirez à la page 33 : « Monsieur le nouveau riche, vous m’avez suffisamment importunée. Evitez de vous mettre encore sur mon chemin. Adieu. » Gaby, comme soulagé que la nature ait fait le choix à sa place, épouse l’autre femme et quelques années plus tard, divorcée, pauvre et aigrie, l’expéditrice de la lettre n’aura d’autre choix que de pleurer son presque fiancé perdu. Laquelle choisira Gaby ? La lecture du livre vous en dira plus.
L’ailleurs
On pense très souvent que le bonheur se trouve au-delà de notre quotidien, dans des lieux lointains ou des expériences extraordinaires. L’ailleurs, depuis la parution de ce recueil de Rose Djoumessi en 2015, à ce jour, reste une quête universelle, un voyage dans un vide intérieur à combler bon gré mal gré. Alako n’y a pas échappé. La nouvelle « Retour au village » présente Alako, happée très tôt par sa tante Melajio, en ville, car « la vie moderne a besoin de tête bien faite », dira cette dernière dans une lettre adressée aux parents d’Alako à la page 53. Même si les parents de l’heureuse élue ne se voyaient pas se séparer de leur fille, leur prunelle, les encouragements du village eurent raison de leur réticence. A la page 54, des voisines affirmeront d’ailleurs que : « désormais le bonheur se trouvait en ville. » Alako désormais surnommée L’éclaireur ira en ville, réussira à tous ses examens. Mais quelque chose lui manquait… Quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.
Le travail
Pourquoi travaillons-nous ? Pour améliorer notre quotidien, pour donner le meilleur à nos proches, pour avoir un sentiment de sécurité. De plus en plus, la femme doit apporter un plus dans les finances du foyer. Et ceci n’est très souvent pas sans risque pour la progéniture. Chancelle, personnage principal et titre de la quatrième nouvelle de ce recueil, est orpheline. A sa naissance, elle est prise sous l’aile de sa tante, Tessana. Elle va grandir heureuse sous la surveillance de sa babysitter. Au fil des ans, sa tante voit son entreprise grandir, elle n’a plus de temps pour Chancelle, malgré tout l’amour qu’elle lui porte. Chancelle, même si très intelligente, va se transformer en un véritable monstre pour son entourage. Sa tante, femme très respectée dans le pays, est très souvent convoquée par l’administration de l’école au coût très cher de Chancelle. A force de multiplier les frasques, Tessana se prend à regretter d’avoir accueilli cette enfant qui ternit la notoriété de son nom. Les rapports entre elles vont se dégrader. Malgré les efforts de changement positif de Chancelle, rien n’y faisait. Mais était-elle la fautive ? Tessana souhaitait voir partir cette fille de chez elle, elle souhaitait qu’elle disparaisse de sa vie. Son souhait sera réalisé plus tôt qu’elle ne pouvait l’espérer. Mais comment ? La lecture du livre vous en dira plus.
La technologie
Faut-il encore démontrer les rouages de la technologie, notamment des téléphones portables dans notre environnement ? Nous savons combien elle a influencé et influence les relations amoureuses. Les réseaux sociaux et tout ce qu’ils comportent comme communication amoureuse très souvent approximative, sextapes, rencontres et coups de folle foudre et la liste n’est pas exhaustive, sont autant de bénéfices mal digérés de cette modernité que l’auteure nomme ici pour la première fois à la page 97 qui marque le début de la nouvelle « La maladresse » : « l’appareil magique de 110 numéros ». Ashandy n’aurait jamais pu imaginer que cette boîte magique serait l’objet de son malheur. Elle, une jeune femme intelligente et posée ; elle qui savait si bien manier tout ce qu’elle touchait. Elle était la convoitise de deux jeunes hommes, tous aussi engagés qu’un jeune soldat. Elle avait l’embarras du choix, elle prenait si et là des conseils, pour pouvoir faire le meilleur choix. « Lequel détient donc la vérité ? » se demande-t-on à la page 111. Après plusieurs consultations auprès de Dieu et des marabouts, elle avait enfin la réponse. Elle allait éconduire un. C’était sans compter sur la volonté de sa boite magique. L’irréparable s’est produit. Mais quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.
L’argent
On a pour habitude de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Un nerf très solide en amour, parait-il. L’argent et l’amour sont tout simplement deux forces qui se croisent, s’entremêlent et se heurtent sans cesse. Mais si, en fin de compte, on trouve un équilibre entre les deux, on fait partie des rares chanceux. Qui aurait pu croire qu’un premier salaire, normalement source de joie et de bénédictions serait la source de la destruction de plusieurs personnes ? La nouvelle « Le premier salaire » expose la manipulation par la femme, la mesquinerie, l’infidélité, la double paternité, l’amour… Et tout ceci, sous la toute-puissance de l’argent. Ashanty se croyait maîtresse du jeu, mal lui en a pris, car dit-on, le mensonge a de courtes jambes, et surtout, les hommes sont allergiques à l’infidélité. Comme quoi, ils font à autrui ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fit. Mais qu’est-ce qui s’est réellement passé ? La lecture du livre vous en dira plus.
J’ai pris plaisir à lire ce recueil de nouvelles de Rose Djoumessi. Et à la fin, j’ai eu la réponse à ma question exposée au début. Pourquoi Ce soir ? Parce que les grandes décisions dans chacune des nouvelles se prennent dans la nuit. Ne dit-on pas d’ailleurs que La nuit porte conseils ? Rose Djoumessi est une rêveuse pleine de sagesse. Malgré les maladresses, elle trouve toujours une parade pour que le méchant, si on peut le nommer ainsi, connaisse le revers de la médaille. Rose Djoumessi écrit comme elle parle. Naturellement. La lire donne cette impression de lecture à haute voix par l’auteure. Vous entendrez sa voix vous raconter les hauts, les bas, les sentiers qu’elle décrit et qui vous donne l’impression d’être un personnage premier. Elle est si naturelle que par sa voix, ses personnages, peu importe leur niveau social, tiennent le même niveau de langue. Lire ce recueil vous maintient sur une seule vague. Peu importe combien elle est houleuse, vous vivrez chacune des nouvelles avec la même intensité. Parce que Rose Djoumessi a une réelle identité littéraire. Et cette identité, elle l’expose encore en utilisant des noms de personnages propres à son aire natale. Et comme la littérature se veut universelle, elle a pris soin de proposer un glossaire.
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Son histoire est le symbole de la résilience et de la persévérance. Loin d’être née avec une cuillère en or dans la bouche, Christelle Noah a dû mouiller le maillot pour se faire une place au soleil. Voici maintenant cinq ans qu’elle porte la littérature africaine sur les cimes de l’excellence avec Eclosion, un rêve qui devient chaque jour de plus en plus grand.
Née en 1987 dans la commune de Soa, plus précisément dans un petit village appelé Baaba, elle fera ses études primaires à l’école privée Les coccinelles de Mbankolo avant de rejoindre le collège Adventiste pour ses études secondaires. Après l’obtention de son baccalauréat A4, les portes de l’université s’ouvrent à elle. Et c’est à l’Université de Yaoundé I que la jeune Christelle Noah va déposer ses valises. Elle prendra une inscription en lettres modernes françaises.
Deux années après, alors que ses études se déroulent sans grandes difficultés, elle va réussir le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), dans la filière Édition et Arts graphiques. Une filière de second choix. En effet, Christelle Noah a toujours été passionnée par le journalisme. N’ayant pas pu concourir dans cette filière en raison du nombre pléthorique des candidats, son papa va la convaincre d’opter pour l’édition, avec pour objectif de revenir en journalisme une fois qu’elle aura intégré l’ESSTIC. Seulement, la grande passion qu’elle avait pour la littérature sommeillait en elle…
Au fil des années, son amour pour la littérature va davantage se renforcer, la poussant à être une dévoreuse d’ouvrages dans les bibliothèques. C’est ainsi qu’après l’obtention de sa licence en édition et Arts graphiques, elle va débuter un stage dans une maison d’édition. Un stage qui va lui permettre de révéler son vrai potentiel.
Compte tenu du contexte difficile dans lequel se trouvait cette maison d’édition, la jeune stagiaire sera obligée de se réinventer. La direction générale va se séparer d’une bonne partie du personnel, Christelle Noah va rester dans la maison avec une nouvelle casquette : celle de commercial. Une aventure extrêmement laborieuse mais aussi exaltante quelques fois. Son périple dans les rues de Yaoundé va ainsi prendre vie. Dans tous les coins et recoins de la capitale politique, la jeune fille arpente les ruelles avec ses livres, à la conquête d’une clientèle. Comme Magellan, la marche à pied était naturellement devenue son sport favori. C’est d’ailleurs dans cette aventure de terrain qu’une rencontre viendra presque tout chambouler.
Christelle Noah va réussir à marquer le directeur de l’économie de l’Union africaine de l’époque, par sa perspicacité et son courage. Malgré la sécurité autour du feu Dr René N’guettia Kouassi, elle va insister pour lui proposer ses livres. Un geste qui retient son attention et suscite son intérêt pour la jeune dame. De fil en aiguille, se noue une relation professionnelle riche en apprentissage.
En 2017, Christelle Noah sera donc invitée par ce directeur à un salon sur les entrepreneurs africains, en Afrique du Sud. Un séjour dans le pays de Nelson Mandela qui va faire naître le déclic de la création d’entreprise. La magie de voir grand s’est emparée de la jeune dame. De retour au Cameroun en 2019, elle va déposer sa lettre de démission auprès de son employeur, pour lancer la maison d’édition Éclosion, avec ses modestes économies réunies durant presque 03 ans.
Les débuts de la jeune entreprise sont assez difficiles. En raison de la complexité du marché et l’absence de structuration du secteur de l’édition, la nouvelle chef d’entreprise fait face à de nombreux défis. Ce qui va parfois la pousser au découragement. Heureusement, son moral était plus fort que les obstacles dressés sur son chemin… Il faut bien respecter sa devise : « ECLOSION, l’avenir du livre »
Une année après la création de la maison d’édition Éclosion, elle va mettre sur pied le prix littéraire OSÙ pour donner une coloration particulière à la littérature camerounaise et africaine. Rendu à sa troisième édition, ce prix est aujourd’hui le fleuron d’un secteur en quête de reconnaissance.
Attachée à l’Afrique, elle s’investit au quotidien à promouvoir la culture africaine et mettre en lumière les jeunes auteurs camerounais et africains.
Son acharnement au travail lui a valu divers prix en 2023 : – Prix révélation entrepreneure féminin aux Panafricans Awards – Meilleur création littéraire (OSÚ) au FESTIFOUS – Prix de l’excellence africaine par le collectif des journalistes
Elle s’engage sur cette voie en janvier 2023. Elle commence par la recommandation littéraire : elle lisait des œuvres d’auteurs/autrices afro et faisait des vidéos dans lesquelles elle partageait ses expériences de lecture.
Parallèlement, elle fait des « Directs Instagram » avec les auteurs/autrices qui le désirent, histoire qu’ils viennent parler d’eux et de leurs écrits pendant quelques minutes et également répondre aux questions du public.
Par ailleurs, sa dernière concrétisation, toujours dans ce but de valorisation de la littérature africaine ainsi que de ces écrivains/écrivaines, a été le lancement d’une émission littéraire africaine sur YouTube. C’est une émission qui a pour objectif de donner un espace privilégié d’échange aux auteurs/autrices et tout autre acteur/actrice littéraire Afro afin qu’ils aient la latitude de partager leur passion, leurs projets, leurs visions et bien plus encore. L’émission est ouverte à tous ceux et toutes celles qui écrivent des livrent et qui sont issus du continent ou en sont descendants ; sans oublier les maisons éditions ou librairies Afro-centrées.
En outre, de toutes ces activités, il lui arrive de couvrir des événements littéraires Afro qui mettent en lumière les talents et la culture du continent.
La Biblio de Fatim, avant d’être une page ou encore une émission, c’est un engagement qu’elle a choisi de porter vis-à-vis de cet art que les écrivains et écrivaines du continent font briller chacun et chacune avec sa plume.
Rosny Le Sage Souaga est écrivain francophone : poète, romancier et nouvelliste. Président du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA). Membre du bureau directeur de l’Union des Écrivains du Gabon (UDEG) et du Réseau Africain des Gens Engagés pour le Livre (RAGE-LIVRE) dont le siège se trouve à Ndjamena (TCHAD).
Il fait servir son génie à peindre les délices de la cruauté. Il porte l’emblème de l’espoir, de la vie, et le sceau de l’amour. Sa poésie est un cri où chaque mot pleure.
Il a représenté son pays, le Gabon, dans plusieurs événements culturels à l’international : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Congo Brazzaville, Tchad, Guinée Conakry, RDC, Cameroun, France, Maroc, entre autres.
Rosny Le Sage Souaga est auteur de huit (08) chefs-d’œuvres littéraires.
Quelques formations, certifications, occupations et distinctions
Compétences en Mangement des Activités et Equipements Culturels (Attestation de Formation, Université Internationale Senghor d’Alexandrie en EGYPTE – Kinshasa RDC, 2023) ;
Compétences en Réseautage des Manifestations Littéraires et des Organisations Professionnelles du Livre (Attestation de Formation, Association Panafricaine des Editeurs Francophones au Sud Sahara, Libreville – GABON, 2021) ;
Enregistré au Bureau Gabonais du Droit d’Auteur Et des Droits Voisins (BUGADA) ;
Membre du Bureau Directeur de l’Union Des Ecrivains Gabonais (UDEG) ;
Membre du Réseau Africain des Gens Engagés pour le Livre (RAGE-LIVRE) ;
Directeur Culturel Adjoint du Festival International des Cultures Téké et Apparentées (FESCUTEA) ;
Prix FILA de l’Engagement Littéraire Africain (Conakry – GUINÉE, 2022) ;
Nominé au Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française (Abidjan – CÔTE D’IVOIRE, 2022) ;
Finaliste du Prix MILA du Livre Francophonie (Abidjan – CÔTE D’IVOIRE, 2021) ;
Demi-finaliste du Concours de Poésie de l’Association Panafricaine des Écrivains – PAWA – ZONE Francophone (Accra – GHANA, 2021) ;
Tableau d’Honneur attribué à la Représentation Gabonaise au Festival International Le Souffle de l’Harmattan (N’Djamena – TCHAD, 2021);
Yémélé Rosine est une passionnée des questions liées au bien-être. Son cursus académique a connu les filières psychologie, sociologie et gestion des ressources humaines. Depuis un peu plus de sept ans, elle propose des accompagnements pour un équilibre personnel, professionnel et familial. Sa spécialité est l’amélioration et la valorisation de la relation parent-enfant, ayant une bonne connaissance du fonctionnement de l’enfant et des données qui permettent d’améliorer son encadrement et son éducation. Pour Rosine YEMELE, l’enfant est le socle de la société, il est donc impératif de lui donner des bases saines.
Soucieuse des relations saines entre l’humain et la société, elle a mis sur pied la web émission « L’école de Ya Rosine », que vous pouvez suivre sur la chaîne Youtube Firstline Entertainment, label sous lequel elle est aussi scénariste.
Parce que les enfants constituent le socle de la société, Rosine YEMELE n’a pas laissé les enfants vivant dans des centres d’accueil en reste. Depuis 2022, elle est la promotrice du « Challenge Inter-Orphelinats », une initiative qui vise, dans une ambiance gaie, la détection des talents de ces enfants. Et comme elle le dit si bien : « Faire des dons dans les orphelinats, c’est bien. Montrer aux enfants qu’ils sont capables d’impacter positivement la société, est un plus considérable. Cela permet aussi de forger la confiance en soi. » Cette année, la troisième édition de ce challenge se tiendra le 17 août à Yaoundé.
Rosine YEMELE est l’auteure de trois livres : un essai (Mon enfant, ma vie : Qu’est-ce qu’un enfant ? Les clés pour une éducation pacifique et harmonieuse) qui paraît en 2021 chez Eclosion et deux livres pédagogiques bilingues (français / anglais) pour enfants et parents (Lihi sait s’assoir ; Dassi et Lala, les gourmands). Ces livres sont disponibles auprès de l’auteure et sur Amazon
Rosine YEMELE a été nominée à la troisième édition du prix littéraire OSÚ dans la catégorie « Livres pour enfants ». Le trophée n’a pas été pour elle, mais elle reste fière d’elle, car « être nominée, c’est déjà une victoire. ».
Inconditionnelle des plateaux télé et des échanges avec les parents dans des espaces ouverts, Rosine YEMELE n’a pas l’intention de participer à la dégradation du bien-être familial observée de plus en plus à cette ère.
MOLAKISI EDIMO LUMBIDI est l’un des acteurs culturels congolais les plus impliqués dans la promotion de la culture et de littérature congolaise.
Sa particularité est qu’il ne mène son projet culturel qu’en langue congolaise, notamment le lingala, aux travers de ses écrits, conférences et enseignements. Il fait partie des défenseurs de taille de la langue lingala : il a produit un manuel d’apprentissage à cet effet.
EDIMO LUMBIDI ne s’est pas fait appelé « MOLAKISI » pour le simple plaisir, mais c’est bien ce déterminant qui définit son travail de recherche-action en tant que professeur de lingala depuis plus de huit ans, dans plusieurs institutions locales et internationales.
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En plus de ce manuel d’apprentissage, il est également l’auteur d’une série de livres pour enfants qui s’intitule « Ntwali ». C’est avec ce livre jeunesse qu’il s’attèle à faire connaître aux jeunes africains et afro-descendants, les valeurs culturelles et historiques de l’Afrique.
L’école culturelle Toyekola et l’E-Learn Tatamolakisi sont les deux entités que coordonne ce protecteur de la culture dans le cadre de sa profession, en plus de son chapeau d’éditeur en chef des Éditions Buku bwa Molakisi.
Dr AKONO EMANE Jean-Claude, Médecin spécialiste en Santé Publique, Expert en gestion des systèmes de santé, enseignant, est né le 13 décembre 1963 à Edéa. Il est un missionnaire, Apôtre de Jésus-Christ, porteur de la vision du Luvera Christian Church et du vocationnisme fondé sur le service vocationnel.
Dr AKONO EMANE est un écrivain engagé sur le nouveau réveil spirituel Christique. Il est l’un des précurseurs de la spiritualité christique qu’il définit comme un outil de communication spirituelle pour comprendre la connotation spirituelle de la parole de Dieu, connaitre Christ et édifier une foi profonde en Dieu. Il n’appartient à aucune obédience religieuse, il préfère être considéré comme un disciple de Jésus-Christ, avec un appel spécifique, témoigner Jésus-Christ au sommet des nations. Il travaille pour la naissance en Esprit et œuvre pour transformer les chrétiens en disciple de Jésus, renforcer leur foi avec des évidences spirituelles des dividendes de leur foi en Christ. Son appel s’adresse aux hommes de Dieu, aux nés de nouveau et aux brebis égarées ou non converties, pour les amener à Christ.
Sa vie comme sa carrière professionnelle et apostolique est un véritable labyrinthe Christique, qu’on ne peut comprendre sans révélation. C’est pourquoi il n’a jamais été compris, se contraignant à l’expression écrite pour se faire comprendre. C’est un témoin et un témoignage de Jésus-Christ, qui amène les enfants de Dieu à connaitre Jésus-Christ.
Ses parents qui souhaitaient ardemment un garçon, l’avaient consacré à Dieu à la naissance. Tout allait normalement jusqu’au moment où le Père Duchenne, le curé de la mission catholique Sainte Odile d’EKITE (Edéa) le repère pour devenir un prêtre de Jésus-Christ. Il entre au séminaire St Dominique Savio de Bonepoupa puis au séminaire Saint Paul de Nylon. Il quitte le séminaire pour des raisons économique, et entre à l’école de médecine, il en sort en 1991 avec un Doctorat en Médecine.
Il reçoit la révélation de Luvera (la vie) en 2016, en RDC, et crée Luvera Christian Church. Il a la révélation de la Parole et devient par la vertu de l’Esprit-Saint, un écrivain pour témoigner par l’écriture, la gloire de Dieu. Il est ordonné Apôtre au Cameroun en 2020 et dispose d’une alliance formelle avec Jésus-Christ depuis 2022.
Il aborde les termes très difficiles comme le Decretum Absolutum, l’aiguillon de la mort, la gloire de Dieu, la naissance en Esprit. Il a écrit plusieurs ouvrages : Du Toubib au prélat ; Le cri silencieux d’un médecin dans la jungle ; Le Decretum Absolutum ; Le chemin de vie ; Le vocationnisme, De l’aiguillon de la mort à l’Esprit-Saintb; L’Elu de Bolan ; Une vendéenne perdue dans la jungle ; Dieu créa la femme ; Le monde des requins, l’humanité…
Alvie Mouzita est né le 18 octobre 1998 à Mindouli, dans le Département du Pool, en République du Congo. Fils d’Alban Mouzita et de Dorothée Missobo, Alvie Mouzita a fait toutes ses études à Brazzaville.
Après l’obtention de son CEPE en 2010 à l’école primaire Joseph Ngaliéma et de son BEPC en 2014 au CEG Mfilou, il décide de poursuivre ses études secondaires en optant pour la série littéraire au Lycée Pierre Savorgnan de Brazza nonobstant sa passion pour les chiffres, à cause justement de son nouveau rêve, celui de devenir diplomate. Deux ans après, il se fait transférer au Lycée Chaminade pour rapprochement du domicile parental. C’est dans ce nouvel établissement scolaire que tout vacille pour le jeune Mouzita : il découvre à travers les dires incessants de ses amis, l’écrivain Alain Mabanckou, qu’il découvrira par ses livres en 2017, après l’obtention de son baccalauréat. En outre, il connaîtra une situation sentimentale éprouvante, une accointance qui sera à l’origine de ses premiers écrits émaillés de morosité.
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En 2018, Alvie Mouzita débute ses études universitaires à l’École Normale Supérieure. Il y passe cinq ans et décroche tour à tour une Licence et un Master II en Enseignement Anglais. Cette formation lui donne l’opportunité d’intégrer le corps professionnel congolais. Depuis lors, il exerce la profession noble d’enseignant dans plusieurs établissements scolaires de la place. Épris de l’Afrique, il crée, en 2019, un mouvement estudiantin nommé « Balance » dont l’objectif consistait à dénoncer, à travers les débats houleux, les maux qui minent le continent africain sans avoir une posture victimaire. Cette résolution énergétique de rassembler les gens pour la bonne cause, une volonté constatée depuis son enfance et même au Lycée, illustre à merveille le sens profond de son nom koongo « mujita » qui renvoie à une sorte de papillote utilisable à plusieurs fins, voire gastronomique ou mystique.
En 2020, il commence à écrire, avec plus de sérieux, les poèmes. Alors qu’il prépare sa Licence, Alvie Mouzita lance, via les réseaux sociaux, le concours international de poésie qui portera, l’année suivante, le nom de « Prix Vendeurs d’émotions ». En 2021, il finalise la rédaction de l’anthologie intitulée Vendeurs d’émotions et décide de titrer son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » après une myriade de propositions. La même année, il participe au concours du meilleur manuscrit de l’année avec « Chants pour une fleur », une compétition littéraire organisée par les Éditions Renaissance Africaine, et figure parmi les dix finalistes du Prix Pierre Ntsemou.
Dans le même sillage, il est sélectionné au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » avant de figurer dans Anthology of New Best African Poets 2021, une anthologie polyglotte parue au Zimbabwe. Par la suite, il devient membre du jury du Prix Plum’art, au Congo.
En 2022, son manuscrit « Chants pour une fleur » remporte le Prix Pabloemma au Cameroun. Déçu par le qualificatif d’« écrivain en herbe » par la presse congolaise suite à sa distinction, Alvie Mouzita, encore étudiant en Master II, sacrifie son unique et seule bourse universitaire de sa vie pour publier son coup d’essai littéraire intitulée « Vendeurs d’émotions », une anthologie qui défend la survivance de la poésie. Il décide de travailler dur pour se faire nom au côté de ses aînés. Ainsi, suite au conseil de son confrère de plume Tristell Mouanda Moussoki, Alvie Mouzita se lance dans cette dynamique de participer à de nombreux prix littéraires.
Cette même année, il est, tour à tour, nominé au concours international de poésie sur la protection des droits de l’enfant, au Canada, pour son poème « l’enfant noir » ; lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ; lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ; nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, au Bénin, pour son manuscrit « Chants pour une fleur » ; lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, concours international de poésie de la ville de Verquin, en France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ; lauréat du concours international de poésie, catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, en Suisse, sous le thème « raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ; nominé au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Les larmes fragiles » ; et lauréat, troisième place, Les égoèmes, concours international de poésie initié par Larathure, en France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « nuit fertile ».
L’année 2022 reste florissante pour le jeune écrivain Alvie Mouzita. Ses poèmes sont sélectionnés pour composer les anthologies à l’échelle internationale entre autres Dialoguer en poésie 2022, Baiser d’une mère et Cantilènes funèbres. Il devient membre permanant des associations comme la Ballade des Idées (France), la CENE Littéraire (Suisse) et la Société des Artistes et Poètes du Cameroun. Ses poèmes sont publiés par des grandes revues à l’instar de « Femme noire », in SPAC au Cameroun ; « Fleuve koongo » in Poesie Revelada, en France et « Chants des initiés », in SPAC, au Cameroun.
Il soutient son mémoire de Master qui lui permet de participer à plusieurs conférences dont « Ahi Evran 2nd International Conference on Scientific Research », Kirsehir, en Turquie. En outre, il produit des articles et des communications tant en Anglais qu’en Français sous sa casquette de critique littéraire. Il met principalement l’accent sur les théories éco-critiques, géo-critiques et psycho-analytiques, examinant dans la foulée les questions de l’éco-activisme pour l’éveil de conscience environnementale sur la problématique du développement durable.
En 2023, Alvie Mouzita, influencé par les poètes Huppert Malanda, Tchicaya U Tam’si, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Charles Baudelaire, publie en mars, aux Éditions Essaim Plumes, son premier recueil de poèmes intitulé « Chants pour une fleur » qui connaît un succès monumental car, distingué par plusieurs prix internationaux, entre autres Prix MILA du Livre Francophone 2023, en Côte d’Ivoire. Il sied mêmement de renchérir que cet ouvrage regorge certains titres avec lesquels ce poète, ayant une exigence particulière du langage poétique, a été plusieurs fois primé, à l’instar du Grand Prix du Poème Francophone 2023 en France, un concours initié par la Société des Poètes Français. Sur le même pli, son poème « Rumeurs du fleuve » est publié dans Kapitalis, l’une des revues de Tunisie qui publie les grands poètes du monde ; et celui intitulé « Regard du fleuve » paraît chez Couleurs poésies, en France. Il publie sur YouTube la version audio-musicalisée du poème « Sukali », une stratégie qui est sienne pour gagner le maximum de lecteurs. Il continue à participer aux projets collectifs en l’occurrence Intrinsèques, Dialoguer en poésie 2023 et Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023.
Cette même année, l’écrivain Alvie Mouzita est membre du jury du Prix Francis Bebey, au Cameroun. Il rejoint le Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (Congo) pour son engagement panafricaniste ; la Chaîne Congolaise du Cœur (Congo) pour son combat du bien-être ; le média Culture Congo pour y travailler entant que chroniqueur culturel ; et enfin, il est admis au Comité de lecture du Prix les Afriques (Suisse), l’un des prix littéraires les plus prestigieux du monde afro-caraïbéen qui distingue chaque année un écrivain africain ou afro-descendant dont l’œuvre, en lien avec l’Afrique noire ou sa diaspora, est engagée. Dans le cadre de ses recherches en Littérature Africaine Anglophone, et ce, tout en poursuivant ses études à la Faculté de Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, Alvie Mouzita a également produit des travaux scientifiques sous sa casquette de critique littéraire et encadré des étudiants dans la rédaction de leurs mémoires. À la fin de l’année 2023, Alvie Mouzita, après sa brillante participation au Meeting International du Livre et des Arts associés qui s’est tenu à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, est désigné Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY au Cameroun, un grand festival culturel de Yaoundé. Ensuite, grâce à ses prouesses tout au long de cette année et à ses apparitions médiatiques enrichissantes, Alvie Mouzita figure sur la liste du « Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants ».
Au début de l’année 2024, Alvie Mouzita lance sa tournée littéraire (vente, dédicaces, cafés littéraires) autour de son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » sur toute l’étendue du territoire national. S’adonnant aux plus jeunes, pour développer en eux l’esprit critique et l’amour du livre en général.
Il est Lauréat du prix Léopold Sedar Senghor en mai 2024 avec Chant spirituel pour Kimpa Vita
Sa détermination à œuvrer dans le secteur culturel lui a valu le titre de « Auteur de la semaine » au Cameroun par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture. Grâce à son talent exceptionnel en poésie, Alvie Mouzita figure sur la liste des dix finalistes du Prix Léopold Sédar Senghor, en Italie, pour son poème « Chant spirituel pour Kimpa Vita. » Entre février et mars 2024, Alvie Mouzita participe à la cinquième édition du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre de Yaoundé (FORALY) à Mbalmayo et y obtient un « Diplôme d’honneur » pour sa contribution intellectuelle à travers ses multiples interventions. C’est à cette occasion qu’il rencontre la petite fille de Um Nyobe qui lui apprend les contours du « Hémlè » avant de visiter la tombe du grand écrivain Mongo Béti. Ce qui conduit à renchérir qu’Alvie Mouzita est un homme de culture sans frontières, un homme qui milite surtout pour l’africanité, c’est-à-dire la valorisation de la culture africaine en tous ses états. Il met principalement l’accent sur l’innovation, car d’elle, selon lui, viendra le progrès suivant le paradigme africain.
Publications personnels
2022 : Vendeurs d’émotions, Anthologie, Renaissance Africaine, Paris : France Résumé : À entendre certaines voix littéraires, le genre poétique serait de plus en plus délaissé, voire même éteint ; par conséquent les poètes n’existeraient plus. D’où l’urgence de publier cet ouvrage qui s’intitule Vendeurs d’émotions, puisque le poète, selon Alvie Mouzita, est un piroguier qui roule ses poèmes-pirogues sur le fleuve d’émotions. À cet effet, il est question, dans cet ouvrage, en l’occurrence l’introduction, de démentir, d’abord, l’idée de la mort supposée de la poésie ; parler, ensuite, du langage poétique en vue de différencier le vrai poète d’avec le faux – c’est-à-dire l’usurpateur qui abîme la beauté poétique ; traiter, en outre, de la question de la musique en poésie ; et aborder, enfin, le fait que certains poètes meurent sans être insérés dans un livre. Mais tout ceci se fait de façon brève avec une touche particulièrement africaine, dans la mesure où les poètes qui composent cette anthologie sont tous négro-africains.
2023 : Chants pour une fleur, recueil de poèmes, Éditons Essaim Plumes, Parakou : Bénin Résumé : Comme l’indique son titre, d’ailleurs clé pour ouvrir son mystère, Chants pour une fleur est un ouvrage greffé d’une musique rythmique où chaque mot qui roucoule tantôt comme une rivière tantôt comme un tam-tam ou une kora, confère aux cœurs la merveilleuse des émotions. Ici, Alvie Mouzita, ayant su que la femme est la source intarissable où s’abreuvent les inspirations perlières, s’est donc fait griot pour la psalmodier. Ces chants, loin d’être que des offrandes pour une jubilation, s’érigent aussi comme des stèles où viennent en pèlerinage tous les sentiments du poète, à l’instar de la mélancolie. Cette œuvre, d’une poésie sacrée et sensible et d’un lyrisme aussi profond, est quête d’une spiritualité africaine perdue, dialogue avec l’être aimé, miroir pour toute femme.
Ouvrages collectifs
2021: Anthology of New Best African Poets 2021, Mwanaka Media and Publishing, Chitungwiza: Zimbabwe 2022 : Dialoguer en poésie 2022, Books on Demand 2022 : Baiser d’une mère, Edilivre, Paris : France 2022 : Cantilènes funèbres, Éditions Essaim Plumes, Parakou : Bénin. 2023 : Intrinsèques, Independently published 2023 : Dialoguer en poésie 2023, Books on Demand 2023 : Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023, Éditions des Poètes Français
Poèmes publiés dans les revues
2022 : « Femme noire », in SPAC, Cameroun. 2022 : « Fleuve Koongo » in Poesie Revelada, France. 2022 : « Chants des initiés », in SPAC, Cameroun. 2023 : « Rumeurs du fleuve » in Kapitalis, Tunisie. 2023 : « Regard du fleuve » in Couleurs poésies, France.
Poèmes publiés sur Youtube
2023 : « Sukali » : Alvie Mouzita – Sukali – (Chants pour une fleur)
Articles scientifiques
2022 : Oil Exploitation and Children’s Squalid Experience in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were. Cahiers Africains de Rhétorique, Vol: 001 – N°: 002 / (30/12/ 2022) pp.160-179. 2023 : La symbolique du cœur dans l’œuvre poétique de Prince Arnie Matoko. International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE), Volume 10, Issue 9, September 2023, ISSN 2349-0373 (Print) & ISSN 2349-0381 (Online), pp. 39-48. https://doi.org/10.20431/2349-0381.1009005 En cours : From Youth Indignation to Vandalism : An Outcry for Environmental Justice in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were and Chimeka Garriciks’ Tomorrow Died Yesterday
Communications scientifiques :
2022 : The Portrayal of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were (Ahi Evran 2nd International Conference On Scientific Research, 21-23 October 2022, Full texts books II, Kirsehir Ahi Evran University, Kirsehir, Türkiye, ISBN – 978-625-8246-64-3, pp.332-337). 2022 : Comment vivre ? Une lecture sociétale de Né un mardi de Elnathan John, Mouyondzi, République du Congo. 2022 : Regard critique sur la question de l’infertilité en Afrique. Cas d’étude de Reste avec moi de Ayobami Adebayo, Brazzaville, République du Congo. 2023 : De la cruauté humaine à la prise de conscience : une autopsie critique de Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop, Brazzaville, République du Congo.
Sites à consulter pour plus d’informations :
Adiac, CultureCongo, LireàDouala, AllAfrica, Lhorizonafricain, Cultura, Amazon, Le courier de Kinshasa, Les Dépêches de Brazzaville, Kapitalis, Africa poésie, Workplace from Meta, ACOLITT Difference.christinagoh, Lecteurs.com, Decitre, www.acolitt.com/, ResearchGate, Africapress, Editions Essaim Plumes, Books.google.cg, Gale, Wook, Laboutiqueafricavivre.com, Preface.ma, L’intranquille, Furet du Nord, Fnac, Librairie du premier film, News day FR, Place des librairies, Calaméo, art collector saint mitre, La Rathure, Ceneo, Perlego, Kinokuniya, Youscribe, Poesie revelada.
Soutenance mémoire
2022 : The Analysis of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.
Encadrement de mémoires
2023 : From Expectations to Reality: Chronicle of Unfortunate Immigration in Imbolo Mbue’s Behold the Dreamers, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo. 2024 : From Life Experience to Creative Writing : An analysis of Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.
Adhésions professionnelles :
Association des Artistes et Poètes du Cameroun : Cameroun Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (CREA) : République du Congo La Ballade des Idées : France La CENE Littéraire : Suisse La Chaîne Congolaise du Cœur : République du Congo
Distinctions et Prix littéraires :
2021 : Finaliste Prix Pierre Ntsemou, pour le meilleur manuscrit de l’année, initié par les Éditions Renaissance Africaine, Congo, pour son manuscrit Chants pour une fleur ; 2021 : Lauréat du Prix Littéraire Pabloemma, Cameroun, pour son manuscrit Chants pour une fleur ; 2021 : Sélectionné au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » ; 2022 : Nominé au Concours International de Poésie sur la protection des droits de l’enfant, Canada, pour son poème « L’enfant noir » ; 2022 : Lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ; 2022 : Lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ; 2022 : Nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie Poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, Bénin, pour son manuscrit Chants pour une fleur ; 2022 : Lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, Concours International de Poésie de la ville de Verquin, France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ; 2022 : Lauréat du Concours International de Poésie, Catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, Suisse, sous le thème « Raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ; 2022 : Nominé au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Les larmes fragiles » ; 2022 : Lauréat, troisième place, Les égoèmes, Concours International de Poésie initié par Larathure, France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « Nuit fertile » ; 2023 : Lauréat du Grand Prix du Poème Francophone, Concours International de Poésie Jeunesse, organisé par la Société des Poètes Français et soutenu par le Ministère de Culture de France, pour ses trois compositions poétiques « Chants des initiés », « Regard du fleuve » et « Mémoire d’amour » ; 2023 : Lauréat Prix MILA du livre francophone, Côte d’Ivoire, pour son recueil de poèmes Chants pour une fleur ; 2023 : Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants, Congo ; 2023 : Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY, Cameroun ; 2024 : « Auteur de la semaine » désigné par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture, Cameroun ; 2024 : Finaliste Prix Léopold Sédar Senghor, Concours International de Poésie, Italie, pour son poème « chant spirituel pour Kimpa Vita » ; 2024 : « Diplôme d’honneur » délivré par le Président du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre (FORALY), Cameroun.
2024 : Prix Léopold Sedar SENGHOR avec « Chant spirituel pour Kimpa Vita »
« C’est un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité. »
DIBAKANA MANKESSI, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Une question que nous posons à tous nos invités d’entrée de jeu : comment vous définissez-vous ?
Essayiste et romancier.
Vous êtes Docteur en sociologie. Quel est l’avis du sociologue que vous êtes sur la scène littéraire au Congo ?
Si vous faites allusion à la « littérature au Congo », je dirais qu’elle donne l’air d’être dynamique. Car je vois, notamment sur les réseaux sociaux, les nombreuses manifestations qu’elle suscite. Il ne s’y passe pas un mois sans un événement autour du livre. C’est plutôt bon signe… Ensuite, il y a la littérature produite par les Congolais vivant à l’étranger : celle-ci aussi se porte plutôt bien, me semble-t-il, si l’on s’en tient à l’actualité récente : sur les six Finalistes du « Grand Prix Afrique 2023 », ex- « Grand prix littéraire d’Afrique noire », remis le 16 mars dernier à Paris, il y avait trois Congolais vivant tous à l’étranger… On constate aussi le renouvellement des générations d’écrivains, tout comme le renouvellement des thématiques…
Vous êtes justement l’auteur de Le psychanalyste de Brazzaville, un roman qui met en exergue le docteur KAYA, à l’écoute de différentes personnes et personnalités, de divers horizons, et en proie à diverses questions. J’ai envie de vous poser une question basique : pourquoi ce roman ?
Pour tenter de comprendre le fondement et le déroulé de certains événements relatifs à cette période où naissaient les Etats africains, le Congo en particulier, c’est-à-dire la première décennie des années 1960. Par exemple quelles étaient les motivations de ces élites (que le vocabulaire colonial nommait « Les évolués ») qui prenaient alors les manettes du pays (en remplacement des Occidentaux) ? D’où le personnage du docteur Kaya, le psychanalyste, qui, par sa fonction, permet la libération de la parole dans un lieu où ses patients se sentent en toute confiance.
Ce roman, qui est votre troisième, ne serait-il pas aussi une façon de crier la valorisation des métiers de la santé mentale en Afrique ?
Chaque lecteur a sa lecture, son interprétation du livre qu’il lit. Celle que vous évoquez en est une. Mais en écrivant, ce n’était pas le but visé… Je vous rassure que d’autres retours de lecture m’ont également fait toucher du doigt des aspects, des points, des interprétations du livre que je n’avais pas moi-même. Et à chaque fois, je me dis : « Tiens, mais c’est vrai… » Lorsqu’un livre est publié, il n’appartient plus à son auteur, chaque lecteur se l’approprie en fonction de sa sensibilité. Tant mieux qu’il en soit ainsi. En l’occurrence, si ce livre peut permettre de souligner l’importance des métiers de la santé mentale en Afrique (des métiers qui y sont peu valorisés), j’en serais heureux.
Avec ce roman, vous êtes le lauréat du Grand Prix Afrique 2023. Que vaut ce prix pour vous ?
Un immense honneur, bien évidemment, de compter désormais sur la prestigieuse liste des écrivains qui l’ont remporté depuis 1961 : Hamadou Hampâté Bâ, Mongo Beti, Ake Loba, Henri Lopes, Birago Diop, Ken Bugul, Ahmadou Kourouma, Emmanuel Dongala, Sony Labou Tansi, Tierno Monenembo, etc. C’est aussi un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité.
Lisez-vous des livres de jeunes auteurs africains publiés et vivant sur le continent ? Lequel/lesquels vous a/ont marqué ?
Oui, bien sûr. Mais très peu, je dois l’avouer. La faute à la difficile circulation des livres publiés sur le continent. Je pense que Ernis, Fann Attiki, ou encore Elnathan John peuvent être cités comme de bons espoirs de la littéraire africaine. En même temps, vous constatez que je vous cite là des auteurs qui, bien qu’habitant en Afrique, sont publiés par de grandes maisons d’édition occidentales et ont bénéficié d’une couverture médiatique importante. Ce qui n’est pas un péché, bien sûr. Simplement, cela pose la question de la circulation des œuvres éditées sur le continent dont je parlais plus haut…
Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et auteurs en herbe africains ?
Être vrai, être authentique. Ne pas surjouer. Ne pas se censurer. Et surtout beaucoup travailler.
Parlons des textes écrits à l’aide de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle, un tueur pour la littérature ou un sauveur, à votre avis ?
Bien que je n’aie ni le recul ni la connaissance nécessaires sur cette thématique, j’ai tendance à ne pas m’en inquiéter plus que ça : il y a eu tellement de nouveautés techniques/scientifiques qui ont fait prédire la mort de la littérature ! Et pourtant, elle est toujours là. Je ne pense pas que la machine soit capable de remplacer le génie humain dans la production du beau, de l’émotion, de l’amour, de la fraternité, etc.
Votre mot de fin ?
Je vous encourage vivement dans votre intérêt pour la chose littéraire. En effet, la littérature est peut-être encore le seul lieu d’« échange sincère » entre les Humains, le seul lieu où l’on rencontre l’autre dans sa pureté. Un auteur ne feint pas ce qu’il écrit (tout au moins la plupart du temps), de même, un lecteur ne feint pas les émotions que lui procure un texte. Ainsi on peut être ému par des écrits couchés sur du papier par quelqu’un qu’on n’a jamais vu ou qu’on a aucune chance de rencontrer. Je suis attaché à Kourouma, à Dostoïevski, à Jean d’Ormesson, à Mongo Beti, à Zola ou encore à Toni Morrison comme si c’était mes parents, alors qu’à part leurs mots, je ne sais pas grand-chose d’eux, et surtout eux ne savent rien (ne sauront jamais rien) de moi ; mieux : je suis conscient que je ne les croiserai jamais (vous avez constaté que je n’ai cité que des écrivains disparus que je n’ai jamais rencontrés. C’est fait à dessein pour mieux saisir l’idée que j’exprime plus haut : la littérature unit les Humains. La littérature permet de faire humanité. Autrement dit, elle aide à nous rappeler notre condition commune première : Humain, quels que soient notre origine, notre couleur, notre statut, notre grade, etc.