Rosny Le Sage Souaga est écrivain francophone : poète, romancier et nouvelliste. Président du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA). Membre du bureau directeur de l’Union des Écrivains du Gabon (UDEG) et du Réseau Africain des Gens Engagés pour le Livre (RAGE-LIVRE) dont le siège se trouve à Ndjamena (TCHAD).
Il fait servir son génie à peindre les délices de la cruauté. Il porte l’emblème de l’espoir, de la vie, et le sceau de l’amour. Sa poésie est un cri où chaque mot pleure.
Il a représenté son pays, le Gabon, dans plusieurs événements culturels à l’international : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Congo Brazzaville, Tchad, Guinée Conakry, RDC, Cameroun, France, Maroc, entre autres.
Rosny Le Sage Souaga est auteur de huit (08) chefs-d’œuvres littéraires.
Quelques formations, certifications, occupations et distinctions
Compétences en Mangement des Activités et Equipements Culturels (Attestation de Formation, Université Internationale Senghor d’Alexandrie en EGYPTE – Kinshasa RDC, 2023) ;
Compétences en Réseautage des Manifestations Littéraires et des Organisations Professionnelles du Livre (Attestation de Formation, Association Panafricaine des Editeurs Francophones au Sud Sahara, Libreville – GABON, 2021) ;
Enregistré au Bureau Gabonais du Droit d’Auteur Et des Droits Voisins (BUGADA) ;
Membre du Bureau Directeur de l’Union Des Ecrivains Gabonais (UDEG) ;
Membre du Réseau Africain des Gens Engagés pour le Livre (RAGE-LIVRE) ;
Directeur Culturel Adjoint du Festival International des Cultures Téké et Apparentées (FESCUTEA) ;
Prix FILA de l’Engagement Littéraire Africain (Conakry – GUINÉE, 2022) ;
Nominé au Grand Prix de Poésie Africaine d’Expression Française (Abidjan – CÔTE D’IVOIRE, 2022) ;
Finaliste du Prix MILA du Livre Francophonie (Abidjan – CÔTE D’IVOIRE, 2021) ;
Demi-finaliste du Concours de Poésie de l’Association Panafricaine des Écrivains – PAWA – ZONE Francophone (Accra – GHANA, 2021) ;
Tableau d’Honneur attribué à la Représentation Gabonaise au Festival International Le Souffle de l’Harmattan (N’Djamena – TCHAD, 2021);
Yémélé Rosine est une passionnée des questions liées au bien-être. Son cursus académique a connu les filières psychologie, sociologie et gestion des ressources humaines. Depuis un peu plus de sept ans, elle propose des accompagnements pour un équilibre personnel, professionnel et familial. Sa spécialité est l’amélioration et la valorisation de la relation parent-enfant, ayant une bonne connaissance du fonctionnement de l’enfant et des données qui permettent d’améliorer son encadrement et son éducation. Pour Rosine YEMELE, l’enfant est le socle de la société, il est donc impératif de lui donner des bases saines.
Soucieuse des relations saines entre l’humain et la société, elle a mis sur pied la web émission « L’école de Ya Rosine », que vous pouvez suivre sur la chaîne Youtube Firstline Entertainment, label sous lequel elle est aussi scénariste.
Parce que les enfants constituent le socle de la société, Rosine YEMELE n’a pas laissé les enfants vivant dans des centres d’accueil en reste. Depuis 2022, elle est la promotrice du « Challenge Inter-Orphelinats », une initiative qui vise, dans une ambiance gaie, la détection des talents de ces enfants. Et comme elle le dit si bien : « Faire des dons dans les orphelinats, c’est bien. Montrer aux enfants qu’ils sont capables d’impacter positivement la société, est un plus considérable. Cela permet aussi de forger la confiance en soi. » Cette année, la troisième édition de ce challenge se tiendra le 17 août à Yaoundé.
Rosine YEMELE est l’auteure de trois livres : un essai (Mon enfant, ma vie : Qu’est-ce qu’un enfant ? Les clés pour une éducation pacifique et harmonieuse) qui paraît en 2021 chez Eclosion et deux livres pédagogiques bilingues (français / anglais) pour enfants et parents (Lihi sait s’assoir ; Dassi et Lala, les gourmands). Ces livres sont disponibles auprès de l’auteure et sur Amazon
Rosine YEMELE a été nominée à la troisième édition du prix littéraire OSÚ dans la catégorie « Livres pour enfants ». Le trophée n’a pas été pour elle, mais elle reste fière d’elle, car « être nominée, c’est déjà une victoire. ».
Inconditionnelle des plateaux télé et des échanges avec les parents dans des espaces ouverts, Rosine YEMELE n’a pas l’intention de participer à la dégradation du bien-être familial observée de plus en plus à cette ère.
MOLAKISI EDIMO LUMBIDI est l’un des acteurs culturels congolais les plus impliqués dans la promotion de la culture et de littérature congolaise.
Sa particularité est qu’il ne mène son projet culturel qu’en langue congolaise, notamment le lingala, aux travers de ses écrits, conférences et enseignements. Il fait partie des défenseurs de taille de la langue lingala : il a produit un manuel d’apprentissage à cet effet.
EDIMO LUMBIDI ne s’est pas fait appelé « MOLAKISI » pour le simple plaisir, mais c’est bien ce déterminant qui définit son travail de recherche-action en tant que professeur de lingala depuis plus de huit ans, dans plusieurs institutions locales et internationales.
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En plus de ce manuel d’apprentissage, il est également l’auteur d’une série de livres pour enfants qui s’intitule « Ntwali ». C’est avec ce livre jeunesse qu’il s’attèle à faire connaître aux jeunes africains et afro-descendants, les valeurs culturelles et historiques de l’Afrique.
L’école culturelle Toyekola et l’E-Learn Tatamolakisi sont les deux entités que coordonne ce protecteur de la culture dans le cadre de sa profession, en plus de son chapeau d’éditeur en chef des Éditions Buku bwa Molakisi.
Dr AKONO EMANE Jean-Claude, Médecin spécialiste en Santé Publique, Expert en gestion des systèmes de santé, enseignant, est né le 13 décembre 1963 à Edéa. Il est un missionnaire, Apôtre de Jésus-Christ, porteur de la vision du Luvera Christian Church et du vocationnisme fondé sur le service vocationnel.
Dr AKONO EMANE est un écrivain engagé sur le nouveau réveil spirituel Christique. Il est l’un des précurseurs de la spiritualité christique qu’il définit comme un outil de communication spirituelle pour comprendre la connotation spirituelle de la parole de Dieu, connaitre Christ et édifier une foi profonde en Dieu. Il n’appartient à aucune obédience religieuse, il préfère être considéré comme un disciple de Jésus-Christ, avec un appel spécifique, témoigner Jésus-Christ au sommet des nations. Il travaille pour la naissance en Esprit et œuvre pour transformer les chrétiens en disciple de Jésus, renforcer leur foi avec des évidences spirituelles des dividendes de leur foi en Christ. Son appel s’adresse aux hommes de Dieu, aux nés de nouveau et aux brebis égarées ou non converties, pour les amener à Christ.
Sa vie comme sa carrière professionnelle et apostolique est un véritable labyrinthe Christique, qu’on ne peut comprendre sans révélation. C’est pourquoi il n’a jamais été compris, se contraignant à l’expression écrite pour se faire comprendre. C’est un témoin et un témoignage de Jésus-Christ, qui amène les enfants de Dieu à connaitre Jésus-Christ.
Ses parents qui souhaitaient ardemment un garçon, l’avaient consacré à Dieu à la naissance. Tout allait normalement jusqu’au moment où le Père Duchenne, le curé de la mission catholique Sainte Odile d’EKITE (Edéa) le repère pour devenir un prêtre de Jésus-Christ. Il entre au séminaire St Dominique Savio de Bonepoupa puis au séminaire Saint Paul de Nylon. Il quitte le séminaire pour des raisons économique, et entre à l’école de médecine, il en sort en 1991 avec un Doctorat en Médecine.
Il reçoit la révélation de Luvera (la vie) en 2016, en RDC, et crée Luvera Christian Church. Il a la révélation de la Parole et devient par la vertu de l’Esprit-Saint, un écrivain pour témoigner par l’écriture, la gloire de Dieu. Il est ordonné Apôtre au Cameroun en 2020 et dispose d’une alliance formelle avec Jésus-Christ depuis 2022.
Il aborde les termes très difficiles comme le Decretum Absolutum, l’aiguillon de la mort, la gloire de Dieu, la naissance en Esprit. Il a écrit plusieurs ouvrages : Du Toubib au prélat ; Le cri silencieux d’un médecin dans la jungle ; Le Decretum Absolutum ; Le chemin de vie ; Le vocationnisme, De l’aiguillon de la mort à l’Esprit-Saintb; L’Elu de Bolan ; Une vendéenne perdue dans la jungle ; Dieu créa la femme ; Le monde des requins, l’humanité…
Alvie Mouzita est né le 18 octobre 1998 à Mindouli, dans le Département du Pool, en République du Congo. Fils d’Alban Mouzita et de Dorothée Missobo, Alvie Mouzita a fait toutes ses études à Brazzaville.
Après l’obtention de son CEPE en 2010 à l’école primaire Joseph Ngaliéma et de son BEPC en 2014 au CEG Mfilou, il décide de poursuivre ses études secondaires en optant pour la série littéraire au Lycée Pierre Savorgnan de Brazza nonobstant sa passion pour les chiffres, à cause justement de son nouveau rêve, celui de devenir diplomate. Deux ans après, il se fait transférer au Lycée Chaminade pour rapprochement du domicile parental. C’est dans ce nouvel établissement scolaire que tout vacille pour le jeune Mouzita : il découvre à travers les dires incessants de ses amis, l’écrivain Alain Mabanckou, qu’il découvrira par ses livres en 2017, après l’obtention de son baccalauréat. En outre, il connaîtra une situation sentimentale éprouvante, une accointance qui sera à l’origine de ses premiers écrits émaillés de morosité.
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En 2018, Alvie Mouzita débute ses études universitaires à l’École Normale Supérieure. Il y passe cinq ans et décroche tour à tour une Licence et un Master II en Enseignement Anglais. Cette formation lui donne l’opportunité d’intégrer le corps professionnel congolais. Depuis lors, il exerce la profession noble d’enseignant dans plusieurs établissements scolaires de la place. Épris de l’Afrique, il crée, en 2019, un mouvement estudiantin nommé « Balance » dont l’objectif consistait à dénoncer, à travers les débats houleux, les maux qui minent le continent africain sans avoir une posture victimaire. Cette résolution énergétique de rassembler les gens pour la bonne cause, une volonté constatée depuis son enfance et même au Lycée, illustre à merveille le sens profond de son nom koongo « mujita » qui renvoie à une sorte de papillote utilisable à plusieurs fins, voire gastronomique ou mystique.
En 2020, il commence à écrire, avec plus de sérieux, les poèmes. Alors qu’il prépare sa Licence, Alvie Mouzita lance, via les réseaux sociaux, le concours international de poésie qui portera, l’année suivante, le nom de « Prix Vendeurs d’émotions ». En 2021, il finalise la rédaction de l’anthologie intitulée Vendeurs d’émotions et décide de titrer son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » après une myriade de propositions. La même année, il participe au concours du meilleur manuscrit de l’année avec « Chants pour une fleur », une compétition littéraire organisée par les Éditions Renaissance Africaine, et figure parmi les dix finalistes du Prix Pierre Ntsemou.
Dans le même sillage, il est sélectionné au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » avant de figurer dans Anthology of New Best African Poets 2021, une anthologie polyglotte parue au Zimbabwe. Par la suite, il devient membre du jury du Prix Plum’art, au Congo.
En 2022, son manuscrit « Chants pour une fleur » remporte le Prix Pabloemma au Cameroun. Déçu par le qualificatif d’« écrivain en herbe » par la presse congolaise suite à sa distinction, Alvie Mouzita, encore étudiant en Master II, sacrifie son unique et seule bourse universitaire de sa vie pour publier son coup d’essai littéraire intitulée « Vendeurs d’émotions », une anthologie qui défend la survivance de la poésie. Il décide de travailler dur pour se faire nom au côté de ses aînés. Ainsi, suite au conseil de son confrère de plume Tristell Mouanda Moussoki, Alvie Mouzita se lance dans cette dynamique de participer à de nombreux prix littéraires.
Cette même année, il est, tour à tour, nominé au concours international de poésie sur la protection des droits de l’enfant, au Canada, pour son poème « l’enfant noir » ; lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ; lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ; nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, au Bénin, pour son manuscrit « Chants pour une fleur » ; lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, concours international de poésie de la ville de Verquin, en France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ; lauréat du concours international de poésie, catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, en Suisse, sous le thème « raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ; nominé au concours international poétique « La Différence », en France, pour son poème « Les larmes fragiles » ; et lauréat, troisième place, Les égoèmes, concours international de poésie initié par Larathure, en France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « nuit fertile ».
L’année 2022 reste florissante pour le jeune écrivain Alvie Mouzita. Ses poèmes sont sélectionnés pour composer les anthologies à l’échelle internationale entre autres Dialoguer en poésie 2022, Baiser d’une mère et Cantilènes funèbres. Il devient membre permanant des associations comme la Ballade des Idées (France), la CENE Littéraire (Suisse) et la Société des Artistes et Poètes du Cameroun. Ses poèmes sont publiés par des grandes revues à l’instar de « Femme noire », in SPAC au Cameroun ; « Fleuve koongo » in Poesie Revelada, en France et « Chants des initiés », in SPAC, au Cameroun.
Il soutient son mémoire de Master qui lui permet de participer à plusieurs conférences dont « Ahi Evran 2nd International Conference on Scientific Research », Kirsehir, en Turquie. En outre, il produit des articles et des communications tant en Anglais qu’en Français sous sa casquette de critique littéraire. Il met principalement l’accent sur les théories éco-critiques, géo-critiques et psycho-analytiques, examinant dans la foulée les questions de l’éco-activisme pour l’éveil de conscience environnementale sur la problématique du développement durable.
En 2023, Alvie Mouzita, influencé par les poètes Huppert Malanda, Tchicaya U Tam’si, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Charles Baudelaire, publie en mars, aux Éditions Essaim Plumes, son premier recueil de poèmes intitulé « Chants pour une fleur » qui connaît un succès monumental car, distingué par plusieurs prix internationaux, entre autres Prix MILA du Livre Francophone 2023, en Côte d’Ivoire. Il sied mêmement de renchérir que cet ouvrage regorge certains titres avec lesquels ce poète, ayant une exigence particulière du langage poétique, a été plusieurs fois primé, à l’instar du Grand Prix du Poème Francophone 2023 en France, un concours initié par la Société des Poètes Français. Sur le même pli, son poème « Rumeurs du fleuve » est publié dans Kapitalis, l’une des revues de Tunisie qui publie les grands poètes du monde ; et celui intitulé « Regard du fleuve » paraît chez Couleurs poésies, en France. Il publie sur YouTube la version audio-musicalisée du poème « Sukali », une stratégie qui est sienne pour gagner le maximum de lecteurs. Il continue à participer aux projets collectifs en l’occurrence Intrinsèques, Dialoguer en poésie 2023 et Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023.
Cette même année, l’écrivain Alvie Mouzita est membre du jury du Prix Francis Bebey, au Cameroun. Il rejoint le Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (Congo) pour son engagement panafricaniste ; la Chaîne Congolaise du Cœur (Congo) pour son combat du bien-être ; le média Culture Congo pour y travailler entant que chroniqueur culturel ; et enfin, il est admis au Comité de lecture du Prix les Afriques (Suisse), l’un des prix littéraires les plus prestigieux du monde afro-caraïbéen qui distingue chaque année un écrivain africain ou afro-descendant dont l’œuvre, en lien avec l’Afrique noire ou sa diaspora, est engagée. Dans le cadre de ses recherches en Littérature Africaine Anglophone, et ce, tout en poursuivant ses études à la Faculté de Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, Alvie Mouzita a également produit des travaux scientifiques sous sa casquette de critique littéraire et encadré des étudiants dans la rédaction de leurs mémoires. À la fin de l’année 2023, Alvie Mouzita, après sa brillante participation au Meeting International du Livre et des Arts associés qui s’est tenu à Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, est désigné Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY au Cameroun, un grand festival culturel de Yaoundé. Ensuite, grâce à ses prouesses tout au long de cette année et à ses apparitions médiatiques enrichissantes, Alvie Mouzita figure sur la liste du « Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants ».
Au début de l’année 2024, Alvie Mouzita lance sa tournée littéraire (vente, dédicaces, cafés littéraires) autour de son recueil de poèmes « Chants pour une fleur » sur toute l’étendue du territoire national. S’adonnant aux plus jeunes, pour développer en eux l’esprit critique et l’amour du livre en général.
Il est Lauréat du prix Léopold Sedar Senghor en mai 2024 avec Chant spirituel pour Kimpa Vita
Sa détermination à œuvrer dans le secteur culturel lui a valu le titre de « Auteur de la semaine » au Cameroun par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture. Grâce à son talent exceptionnel en poésie, Alvie Mouzita figure sur la liste des dix finalistes du Prix Léopold Sédar Senghor, en Italie, pour son poème « Chant spirituel pour Kimpa Vita. » Entre février et mars 2024, Alvie Mouzita participe à la cinquième édition du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre de Yaoundé (FORALY) à Mbalmayo et y obtient un « Diplôme d’honneur » pour sa contribution intellectuelle à travers ses multiples interventions. C’est à cette occasion qu’il rencontre la petite fille de Um Nyobe qui lui apprend les contours du « Hémlè » avant de visiter la tombe du grand écrivain Mongo Béti. Ce qui conduit à renchérir qu’Alvie Mouzita est un homme de culture sans frontières, un homme qui milite surtout pour l’africanité, c’est-à-dire la valorisation de la culture africaine en tous ses états. Il met principalement l’accent sur l’innovation, car d’elle, selon lui, viendra le progrès suivant le paradigme africain.
Publications personnels
2022 : Vendeurs d’émotions, Anthologie, Renaissance Africaine, Paris : France Résumé : À entendre certaines voix littéraires, le genre poétique serait de plus en plus délaissé, voire même éteint ; par conséquent les poètes n’existeraient plus. D’où l’urgence de publier cet ouvrage qui s’intitule Vendeurs d’émotions, puisque le poète, selon Alvie Mouzita, est un piroguier qui roule ses poèmes-pirogues sur le fleuve d’émotions. À cet effet, il est question, dans cet ouvrage, en l’occurrence l’introduction, de démentir, d’abord, l’idée de la mort supposée de la poésie ; parler, ensuite, du langage poétique en vue de différencier le vrai poète d’avec le faux – c’est-à-dire l’usurpateur qui abîme la beauté poétique ; traiter, en outre, de la question de la musique en poésie ; et aborder, enfin, le fait que certains poètes meurent sans être insérés dans un livre. Mais tout ceci se fait de façon brève avec une touche particulièrement africaine, dans la mesure où les poètes qui composent cette anthologie sont tous négro-africains.
2023 : Chants pour une fleur, recueil de poèmes, Éditons Essaim Plumes, Parakou : Bénin Résumé : Comme l’indique son titre, d’ailleurs clé pour ouvrir son mystère, Chants pour une fleur est un ouvrage greffé d’une musique rythmique où chaque mot qui roucoule tantôt comme une rivière tantôt comme un tam-tam ou une kora, confère aux cœurs la merveilleuse des émotions. Ici, Alvie Mouzita, ayant su que la femme est la source intarissable où s’abreuvent les inspirations perlières, s’est donc fait griot pour la psalmodier. Ces chants, loin d’être que des offrandes pour une jubilation, s’érigent aussi comme des stèles où viennent en pèlerinage tous les sentiments du poète, à l’instar de la mélancolie. Cette œuvre, d’une poésie sacrée et sensible et d’un lyrisme aussi profond, est quête d’une spiritualité africaine perdue, dialogue avec l’être aimé, miroir pour toute femme.
Ouvrages collectifs
2021: Anthology of New Best African Poets 2021, Mwanaka Media and Publishing, Chitungwiza: Zimbabwe 2022 : Dialoguer en poésie 2022, Books on Demand 2022 : Baiser d’une mère, Edilivre, Paris : France 2022 : Cantilènes funèbres, Éditions Essaim Plumes, Parakou : Bénin. 2023 : Intrinsèques, Independently published 2023 : Dialoguer en poésie 2023, Books on Demand 2023 : Anthologie Concours jeunesse Prix 2021-2023, Éditions des Poètes Français
Poèmes publiés dans les revues
2022 : « Femme noire », in SPAC, Cameroun. 2022 : « Fleuve Koongo » in Poesie Revelada, France. 2022 : « Chants des initiés », in SPAC, Cameroun. 2023 : « Rumeurs du fleuve » in Kapitalis, Tunisie. 2023 : « Regard du fleuve » in Couleurs poésies, France.
Poèmes publiés sur Youtube
2023 : « Sukali » : Alvie Mouzita – Sukali – (Chants pour une fleur)
Articles scientifiques
2022 : Oil Exploitation and Children’s Squalid Experience in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were. Cahiers Africains de Rhétorique, Vol: 001 – N°: 002 / (30/12/ 2022) pp.160-179. 2023 : La symbolique du cœur dans l’œuvre poétique de Prince Arnie Matoko. International Journal of Humanities Social Sciences and Education (IJHSSE), Volume 10, Issue 9, September 2023, ISSN 2349-0373 (Print) & ISSN 2349-0381 (Online), pp. 39-48. https://doi.org/10.20431/2349-0381.1009005 En cours : From Youth Indignation to Vandalism : An Outcry for Environmental Justice in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were and Chimeka Garriciks’ Tomorrow Died Yesterday
Communications scientifiques :
2022 : The Portrayal of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were (Ahi Evran 2nd International Conference On Scientific Research, 21-23 October 2022, Full texts books II, Kirsehir Ahi Evran University, Kirsehir, Türkiye, ISBN – 978-625-8246-64-3, pp.332-337). 2022 : Comment vivre ? Une lecture sociétale de Né un mardi de Elnathan John, Mouyondzi, République du Congo. 2022 : Regard critique sur la question de l’infertilité en Afrique. Cas d’étude de Reste avec moi de Ayobami Adebayo, Brazzaville, République du Congo. 2023 : De la cruauté humaine à la prise de conscience : une autopsie critique de Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop, Brazzaville, République du Congo.
Sites à consulter pour plus d’informations :
Adiac, CultureCongo, LireàDouala, AllAfrica, Lhorizonafricain, Cultura, Amazon, Le courier de Kinshasa, Les Dépêches de Brazzaville, Kapitalis, Africa poésie, Workplace from Meta, ACOLITT Difference.christinagoh, Lecteurs.com, Decitre, www.acolitt.com/, ResearchGate, Africapress, Editions Essaim Plumes, Books.google.cg, Gale, Wook, Laboutiqueafricavivre.com, Preface.ma, L’intranquille, Furet du Nord, Fnac, Librairie du premier film, News day FR, Place des librairies, Calaméo, art collector saint mitre, La Rathure, Ceneo, Perlego, Kinokuniya, Youscribe, Poesie revelada.
Soutenance mémoire
2022 : The Analysis of Ecological Disaster in Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.
Encadrement de mémoires
2023 : From Expectations to Reality: Chronicle of Unfortunate Immigration in Imbolo Mbue’s Behold the Dreamers, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo. 2024 : From Life Experience to Creative Writing : An analysis of Imbolo Mbue’s How Beautiful We Were, École Normale Supérieure, Université Marien Ngouabi, Brazzaville, République du Congo.
Adhésions professionnelles :
Association des Artistes et Poètes du Cameroun : Cameroun Cercle de Réflexions pour l’Éveil d’Afrique (CREA) : République du Congo La Ballade des Idées : France La CENE Littéraire : Suisse La Chaîne Congolaise du Cœur : République du Congo
Distinctions et Prix littéraires :
2021 : Finaliste Prix Pierre Ntsemou, pour le meilleur manuscrit de l’année, initié par les Éditions Renaissance Africaine, Congo, pour son manuscrit Chants pour une fleur ; 2021 : Lauréat du Prix Littéraire Pabloemma, Cameroun, pour son manuscrit Chants pour une fleur ; 2021 : Sélectionné au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Zèbre sans zébrures » ; 2022 : Nominé au Concours International de Poésie sur la protection des droits de l’enfant, Canada, pour son poème « L’enfant noir » ; 2022 : Lauréat, 3è Prix CIPA, Cameroun, pour son poème « Cri du volcan » ; 2022 : Lauréat, 4è Prix Africa Poésie, Cameroun, pour son poème « Chants des initiés » ; 2022 : Nominé 3è Prix Littéraire International Codjo Rodrigue Abel Assavedo, catégorie Poésie, initié par les Éditions Essaim Plumes, Bénin, pour son manuscrit Chants pour une fleur ; 2022 : Lauréat, 1er prix, Prix d’Excellence du jury, Concours International de Poésie de la ville de Verquin, France, sous le thème « Brazzaville, capitale de la France libre », pour son poème « Mémoire d’amour » ; 2022 : Lauréat du Concours International de Poésie, Catégorie Étranger, initié par le Centre Interdisciplinaire d’Étude des Littératures, Suisse, sous le thème « Raviver l’eau », pour son poème « Regard du fleuve » ; 2022 : Nominé au Concours International Poétique « La Différence », France, pour son poème « Les larmes fragiles » ; 2022 : Lauréat, troisième place, Les égoèmes, Concours International de Poésie initié par Larathure, France, sous le thème « Réveillons », pour son poème « Nuit fertile » ; 2023 : Lauréat du Grand Prix du Poème Francophone, Concours International de Poésie Jeunesse, organisé par la Société des Poètes Français et soutenu par le Ministère de Culture de France, pour ses trois compositions poétiques « Chants des initiés », « Regard du fleuve » et « Mémoire d’amour » ; 2023 : Lauréat Prix MILA du livre francophone, Côte d’Ivoire, pour son recueil de poèmes Chants pour une fleur ; 2023 : Top 30 des jeunes congolais les plus inspirants, Congo ; 2023 : Point focal et Chef de délégation congolaise invitée à la cinquième édition du FORALY, Cameroun ; 2024 : « Auteur de la semaine » désigné par le Cercle de Lecture, d’Initiation et d’Intégration à la Culture, Cameroun ; 2024 : Finaliste Prix Léopold Sédar Senghor, Concours International de Poésie, Italie, pour son poème « chant spirituel pour Kimpa Vita » ; 2024 : « Diplôme d’honneur » délivré par le Président du Forum International des Acteurs de l’industrie du Livre (FORALY), Cameroun.
2024 : Prix Léopold Sedar SENGHOR avec « Chant spirituel pour Kimpa Vita »
« C’est un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité. »
DIBAKANA MANKESSI, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Une question que nous posons à tous nos invités d’entrée de jeu : comment vous définissez-vous ?
Essayiste et romancier.
Vous êtes Docteur en sociologie. Quel est l’avis du sociologue que vous êtes sur la scène littéraire au Congo ?
Si vous faites allusion à la « littérature au Congo », je dirais qu’elle donne l’air d’être dynamique. Car je vois, notamment sur les réseaux sociaux, les nombreuses manifestations qu’elle suscite. Il ne s’y passe pas un mois sans un événement autour du livre. C’est plutôt bon signe… Ensuite, il y a la littérature produite par les Congolais vivant à l’étranger : celle-ci aussi se porte plutôt bien, me semble-t-il, si l’on s’en tient à l’actualité récente : sur les six Finalistes du « Grand Prix Afrique 2023 », ex- « Grand prix littéraire d’Afrique noire », remis le 16 mars dernier à Paris, il y avait trois Congolais vivant tous à l’étranger… On constate aussi le renouvellement des générations d’écrivains, tout comme le renouvellement des thématiques…
Vous êtes justement l’auteur de Le psychanalyste de Brazzaville, un roman qui met en exergue le docteur KAYA, à l’écoute de différentes personnes et personnalités, de divers horizons, et en proie à diverses questions. J’ai envie de vous poser une question basique : pourquoi ce roman ?
Pour tenter de comprendre le fondement et le déroulé de certains événements relatifs à cette période où naissaient les Etats africains, le Congo en particulier, c’est-à-dire la première décennie des années 1960. Par exemple quelles étaient les motivations de ces élites (que le vocabulaire colonial nommait « Les évolués ») qui prenaient alors les manettes du pays (en remplacement des Occidentaux) ? D’où le personnage du docteur Kaya, le psychanalyste, qui, par sa fonction, permet la libération de la parole dans un lieu où ses patients se sentent en toute confiance.
Ce roman, qui est votre troisième, ne serait-il pas aussi une façon de crier la valorisation des métiers de la santé mentale en Afrique ?
Chaque lecteur a sa lecture, son interprétation du livre qu’il lit. Celle que vous évoquez en est une. Mais en écrivant, ce n’était pas le but visé… Je vous rassure que d’autres retours de lecture m’ont également fait toucher du doigt des aspects, des points, des interprétations du livre que je n’avais pas moi-même. Et à chaque fois, je me dis : « Tiens, mais c’est vrai… » Lorsqu’un livre est publié, il n’appartient plus à son auteur, chaque lecteur se l’approprie en fonction de sa sensibilité. Tant mieux qu’il en soit ainsi. En l’occurrence, si ce livre peut permettre de souligner l’importance des métiers de la santé mentale en Afrique (des métiers qui y sont peu valorisés), j’en serais heureux.
Avec ce roman, vous êtes le lauréat du Grand Prix Afrique 2023. Que vaut ce prix pour vous ?
Un immense honneur, bien évidemment, de compter désormais sur la prestigieuse liste des écrivains qui l’ont remporté depuis 1961 : Hamadou Hampâté Bâ, Mongo Beti, Ake Loba, Henri Lopes, Birago Diop, Ken Bugul, Ahmadou Kourouma, Emmanuel Dongala, Sony Labou Tansi, Tierno Monenembo, etc. C’est aussi un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité.
Lisez-vous des livres de jeunes auteurs africains publiés et vivant sur le continent ? Lequel/lesquels vous a/ont marqué ?
Oui, bien sûr. Mais très peu, je dois l’avouer. La faute à la difficile circulation des livres publiés sur le continent. Je pense que Ernis, Fann Attiki, ou encore Elnathan John peuvent être cités comme de bons espoirs de la littéraire africaine. En même temps, vous constatez que je vous cite là des auteurs qui, bien qu’habitant en Afrique, sont publiés par de grandes maisons d’édition occidentales et ont bénéficié d’une couverture médiatique importante. Ce qui n’est pas un péché, bien sûr. Simplement, cela pose la question de la circulation des œuvres éditées sur le continent dont je parlais plus haut…
Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et auteurs en herbe africains ?
Être vrai, être authentique. Ne pas surjouer. Ne pas se censurer. Et surtout beaucoup travailler.
Parlons des textes écrits à l’aide de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle, un tueur pour la littérature ou un sauveur, à votre avis ?
Bien que je n’aie ni le recul ni la connaissance nécessaires sur cette thématique, j’ai tendance à ne pas m’en inquiéter plus que ça : il y a eu tellement de nouveautés techniques/scientifiques qui ont fait prédire la mort de la littérature ! Et pourtant, elle est toujours là. Je ne pense pas que la machine soit capable de remplacer le génie humain dans la production du beau, de l’émotion, de l’amour, de la fraternité, etc.
Votre mot de fin ?
Je vous encourage vivement dans votre intérêt pour la chose littéraire. En effet, la littérature est peut-être encore le seul lieu d’« échange sincère » entre les Humains, le seul lieu où l’on rencontre l’autre dans sa pureté. Un auteur ne feint pas ce qu’il écrit (tout au moins la plupart du temps), de même, un lecteur ne feint pas les émotions que lui procure un texte. Ainsi on peut être ému par des écrits couchés sur du papier par quelqu’un qu’on n’a jamais vu ou qu’on a aucune chance de rencontrer. Je suis attaché à Kourouma, à Dostoïevski, à Jean d’Ormesson, à Mongo Beti, à Zola ou encore à Toni Morrison comme si c’était mes parents, alors qu’à part leurs mots, je ne sais pas grand-chose d’eux, et surtout eux ne savent rien (ne sauront jamais rien) de moi ; mieux : je suis conscient que je ne les croiserai jamais (vous avez constaté que je n’ai cité que des écrivains disparus que je n’ai jamais rencontrés. C’est fait à dessein pour mieux saisir l’idée que j’exprime plus haut : la littérature unit les Humains. La littérature permet de faire humanité. Autrement dit, elle aide à nous rappeler notre condition commune première : Humain, quels que soient notre origine, notre couleur, notre statut, notre grade, etc.
⟨ Je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes. Il perdra de son authenticité. ⟩
MAIN, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes slameur, depuis peu champion national de slam et entre autres enseignant. Main, nous vous laissons nous en dire plus sur vous.
Mon véritable nom est Jeef TADADJIO, je suis un jeune passionné d’arts contemporains, ce qui m’a mené à m’aventurer dans le dessin et la danse, en plus du slam. Si je devais me décrire, je dirais que je suis une personne persévérante, sociale et reconnaissante.
Si l’on vous demande une définition du slam, laquelle proposeriez-vous ?
Pour faire simple, le slam est un mélange de poésie et des techniques d’art oratoires. Comme on le dit couramment, c’est la poésie parlée. Cependant, ma définition propre du slam est la suivante : « Le slam, c’est l’art de donner vie aux mots. »
Que signifie être champion national de slam pour vous ? Racontez-nous les étapes jusqu’à la finale.
Être champion national de slam pour moi a une double signification. Déjà, cela m’a permis de réaliser qu’en travaillant dur, rien ne nous est impossible ; ensuite, être champion souligne la lourde tâche qui est de représenter le pays à l’échelle internationale, notamment à la coupe d’Afrique et à la coupe du monde.
La compétition a été très rude. A chaque phase, tous les candidats redoublaient d’effort et les classements étaient tout le temps imprévisible. Du coup, pour rester dans la course, il fallait être constamment sur le qui-vive.
Votre titre de champion fait de vous le candidat du Cameroun à la coupe d’Afrique de slam en Guinée cette année. Que promettez-vous au Cameroun ?
Comme pour la compétition nationale, je donnerai le meilleur de moi. Et si cela ne suffit pas, je travaillerai deux fois plus pour ramener la coupe au Cameroun.
Votre slam a-t-il une ligne particulière quant aux thèmes ou alors, peu importe la thématique, vous y allez ?
J’écris sur tout. Je n’ai pas de thème en particulier, car pour moi le slam, ce qui fait toute sa beauté, c’est sa diversité et sa liberté tant dans l’écriture des textes que dans les techniques de declamation.
En tant que champion, quelles actions comptez-vous mener pour une plus belle émergence du slam au Cameroun, en Afrique et dans d’autres continents ?
Vulgariser le slam et susciter de l’intérêt pour cet art auprès des autres à travers la tenue des ateliers. Telle est ma stratégie pour une plus belle émergence de cet art.
Lisez-vous des livres ? Si oui, quelles sont vos préférences ?
Je ne pourrais pas me vanter d’être très grand lecteur. Cependant, il m’arrive de lire régulièrement des livres. La plupart du temps, il s’agit des romans.
Quels conseils donnez-vous aux jeunes passionné.e.s de slam ?
Un conseil : travailler, travailler et encore travailler, car c’est le travail constant qui permet une amélioration des capacités. Il faut donc toujours écrire, toujours.
Que pensez-vous de l’intelligence artificielle ? Pourriez-vous faire recours à cette technologie pour la production d’un texte de slam ? Pourquoi ?
L’IA a plusieurs domaines d’applications aujourd’hui, et en réalité, elle facilite même l’exécution de certaines tâches. Seulement, de plus en plus de personnes se reposent totalement dessus, ce qui contribue à cultiver l’oisiveté chez beaucoup d’individus, les jeunes en particulier. Pour ma part, je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes, parce qu’il perdra de son authenticité.
Fondatrice du Centre Juniors qui regroupe une crèche, une bibliothèque et propose plusieurs activités ludiques.
Présidente fondatrice de l’association Light Up œuvrant dans la prise en charge et l’accompagnement des enfants en situation de handicap et de leurs familles.
Coach parental dans l’accompagnement des familles vers une Parentalité Positive et Épanouie (PPE).
Karolyn KOUAKAP est éprise de mots depuis le Lycée. Elle fait ses premiers pas au sein du Club poésie du Lycée de Mballa 2 à Yaoundé, où elle remporte des prix scolaires (2006/2007).
En 2015, elle publie son premier recueil de poèmes, « Cogito ». Elle est coautrice de plusieurs anthologies dont « Ce soir quand tu verras Patrice », sous la direction de Josué GUEBO et « La chaleur des mots », sous la direction d’André NGOAH.
En 2018, elle fait la rencontre de Lydol, la célèbre slameuse, et participe à plusieurs ateliers et spectacles.
Karolyn KOUAKAP est membre du collectif 237 paroles. Demi-finaliste au Concours National de Slam Poésie (2020), elle organise depuis lors divers spectacles de slam, participe à des festivals (Festival International Slameroun, Festival PluriElles, Festival International du Livre Gabonais et des Arts, etc.) et anime des ateliers sur la poésie et le slam.
En 2022, elle prend part à une Masterclass d’écriture à Suza avec le Capitaine Alexandre, Hemley Boum, Anne Sophie Stefanini…
En 2023, elle publie « Celle qui vient de mars » dans Mozaïk 9, International magazine of the Indian Ocean ;
et son second recueil de poèmes D’amour et d’espoir, aux éditions Lupeppo à Yaoundé.
Karolyn KOUAKAP est une guerrière des mots, une femme forte à l’âme sensible et rebelle qui, sans faille et sans flemme, s’enflamme contre les maux ; mots pour mots. Elle tient les rênes du Cercle Littéraire des Jeunes du Cameroun (CLIJEC) depuis 2023.
J’aime être seul quand j’écris. J’aime le silence. J’aime aussi travailler au bord de la mer ou sous une tente, éloigné du monde.
Bonjour, BEYROUK et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes, depuis le 29 février 2024, le Prix LES AFRIQUES 2023, ce prix promu par l’association littéraire La CENE Littéraire. « Saara » qui a paru en 2022 chez Elyzad est votre roman qui vous a propulsé vers ce sacre. Vous avez sept autres romans dont le premier, Et le ciel a oublié de pleuvoir, a paru en 2006 chez Dapper.
BEYROUK, qu’est-ce que ça fait d’être Le Prix LES AFRIQUES 2023 ?
Je l’ai très bien reçu, bien sûr. Certes les prix ne sont pas toujours marques de l’excellence, et on voit de grands ecrivains dépourvus de toute distinction, mais il reste qu’ils offrent toujours une certaine jouissance, égocentrique, peut-être. Cela dit, j’ai déjà reçu plusieurs prix littéraires.
Dans « Saara », vous dénoncer des inégalités en mettant en exergue la méditation, l’apport de chaque lecteur. On voit bien qu’ici, le lecteur ne subit pas vos écrits, vous écrivez en quelque sorte un livre participatif. Que signifie « Saara » pour vous et comment arrive-t-on à transcender le côté un peu égoïste de l’écrivain ?
Je ne sais si mon roman est « participatif » et je ne peux prétendre ne pas rester toujours un peu « égoïste » comme le sont toujours au fond un peu tous les ecrivains. En vérité, je m’écris, et en m’écrivant, je m’interroge et interroge donc les autres. Pour la signification de Saara, il s’agit d’un prénom, Sara ou Sarah, mais nous le prononons ici avec un fort accent sur le « a ». Sara fait penser aussi à « Sahara », cet endroit qui m’habite.
Avez-vous des petites manies ou un procédé d’écriture particulier lorsque vous écrivez vos romans ?
J’aime être seul quand j’écris. J’aime le silence. J’aime aussi travailler au bord de la mer ou sous une tente, éloigné du monde.
Comment décrivez-vous la littérature en Mauritanie ?
La littérature mauritanienne est diverse et multilingue. La majorité de nos écrivains sont arabophones, et sur ce plan, nous possédons de très bons poètes qui se sont illustrés sur la scène littéraire arabe, comme Ahmadou Abdelkader, Abu Cheja ou Mohamed ould Taleb . En Français, nous avons des auteurs comme Idoumou, Moussa Diagana, Moussa ould Ebnou ou Mariem Darwich qui sont excellents. Je n’oublie pas la poésie traditionnelle, qui mérite tous les respects.
Lisez-vous les jeunes auteurs africains ? Lesquels ont marqué vos expériences de lecture ?
Peut-être que je ne lis pas assez de jeunes auteurs africains… Merci de m’avoir secoué à cet égard. Mais à ce titre, je dirais que j’adore l’écriture de Mbougar Sarr qu’on ne présente plus et de Khalil DIALLO, tous deux Sénégalais. Mais ce n’est pas à cause du voisinage que je dis cela, pas du tout. Pour l’avenir, je ferai un effort pour découvrir plus de jeunes talents africains, je vous assure.
Quels conseils donnez-vous aux auteurs qui débutent leur carrière ?
Pour les auteurs débutants, je conseillerais d’abord de regarder autour d’eux, d’écrire leur monde, ce qu’il a été, ce qu’il est, ce qu’il devrait être ; de ne point singer les « grands écrivains » ; de lire beaucoup mais d’oublier l’écriture des autres ; de se forger une personnalité littéraire, sans fausse affectation.
Votre mot de fin pour le jury du prix les Afriques 2023, pour la CENE Littéraire et les acteurs du livre en général ?
Je ne saurais que féliciter les prestigieux membres du jury qui m’ont choisi parmi tant de talents qui auraient été pour la plupart d’excellents choix. Je félicite la CENE littéraire pour le travail immense et généreux qu’elle mène en faveur de la littérature. Je pense que les acteurs du Livre en Afrique portent sur leurs dos un immense fardeau, celui de l’avenir de nos cultures, un avenir primordial pour notre développement et l’épanouissement de nos peuples. Ils se doivent de mener beaucoup plus d’efforts.
Nous vous remercions pour votre participation. Vivement les échanges littéraires autour de Saara.