Étiquette : Culture

  • D-LIVRE : DIBAKANA MANKESSI, écrivain congolais, Grand Prix Afrique 2023


    « C’est un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité. »


    DIBAKANA MANKESSI, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Une question que nous posons à tous nos invités d’entrée de jeu : comment vous définissez-vous ?


    Essayiste et romancier.

    Vous êtes Docteur en sociologie. Quel est l’avis du sociologue que vous êtes sur la scène littéraire au Congo ?


    Si vous faites allusion à la « littérature au Congo », je dirais qu’elle donne l’air d’être dynamique. Car je vois, notamment sur les réseaux sociaux, les nombreuses manifestations qu’elle suscite. Il ne s’y passe pas un mois sans un événement autour du livre. C’est plutôt bon signe… Ensuite, il y a la littérature produite par les Congolais vivant à l’étranger : celle-ci aussi se porte plutôt bien, me semble-t-il, si l’on s’en tient à l’actualité récente : sur les six Finalistes du « Grand Prix Afrique 2023 », ex- « Grand prix littéraire d’Afrique noire », remis le 16 mars dernier à Paris, il y avait trois Congolais vivant tous à l’étranger… On constate aussi le renouvellement des générations d’écrivains, tout comme le renouvellement des thématiques…

    Vous êtes justement l’auteur de Le psychanalyste de Brazzaville, un roman qui met en exergue le docteur KAYA, à l’écoute de différentes personnes et personnalités, de divers horizons, et en proie à diverses questions. J’ai envie de vous poser une question basique : pourquoi ce roman ?


    Pour tenter de comprendre le fondement et le déroulé de certains événements relatifs à cette période où naissaient les Etats africains, le Congo en particulier, c’est-à-dire la première décennie des années 1960. Par exemple quelles étaient les motivations de ces élites (que le vocabulaire colonial nommait « Les évolués ») qui prenaient alors les manettes du pays (en remplacement des Occidentaux) ? D’où le personnage du docteur Kaya, le psychanalyste, qui, par sa fonction, permet la libération de la parole dans un lieu où ses patients se sentent en toute confiance.

    Ce roman, qui est votre troisième, ne serait-il pas aussi une façon de crier la valorisation des métiers de la santé mentale en Afrique ?


    Chaque lecteur a sa lecture, son interprétation du livre qu’il lit. Celle que vous évoquez en est une. Mais en écrivant, ce n’était pas le but visé… Je vous rassure que d’autres retours de lecture m’ont également fait toucher du doigt des aspects, des points, des interprétations du livre que je n’avais pas moi-même. Et à chaque fois, je me dis : « Tiens, mais c’est vrai… » Lorsqu’un livre est publié, il n’appartient plus à son auteur, chaque lecteur se l’approprie en fonction de sa sensibilité. Tant mieux qu’il en soit ainsi. En l’occurrence, si ce livre peut permettre de souligner l’importance des métiers de la santé mentale en Afrique (des métiers qui y sont peu valorisés), j’en serais heureux.

    Avec ce roman, vous êtes le lauréat du Grand Prix Afrique 2023. Que vaut ce prix pour vous ?

    Un immense honneur, bien évidemment, de compter désormais sur la prestigieuse liste des écrivains qui l’ont remporté depuis 1961 : Hamadou Hampâté Bâ, Mongo Beti, Ake Loba, Henri Lopes, Birago Diop, Ken Bugul, Ahmadou Kourouma, Emmanuel Dongala, Sony Labou Tansi, Tierno Monenembo, etc.
    C’est aussi un honneur de voir que le travail accompli est reconnu comme un travail de qualité.

    Lisez-vous des livres de jeunes auteurs africains publiés et vivant sur le continent ? Lequel/lesquels vous a/ont marqué ?

    Oui, bien sûr. Mais très peu, je dois l’avouer. La faute à la difficile circulation des livres publiés sur le continent. Je pense que Ernis, Fann Attiki, ou encore Elnathan John peuvent être cités comme de bons espoirs de la littéraire africaine. En même temps, vous constatez que je vous cite là des auteurs qui, bien qu’habitant en Afrique, sont publiés par de grandes maisons d’édition occidentales et ont bénéficié d’une couverture médiatique importante. Ce qui n’est pas un péché, bien sûr. Simplement, cela pose la question de la circulation des œuvres éditées sur le continent dont je parlais plus haut…

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes auteurs et auteurs en herbe africains ?

    Être vrai, être authentique. Ne pas surjouer. Ne pas se censurer. Et surtout beaucoup travailler.

    Parlons des textes écrits à l’aide de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle, un tueur pour la littérature ou un sauveur, à votre avis ?

    Bien que je n’aie ni le recul ni la connaissance nécessaires sur cette thématique, j’ai tendance à ne pas m’en inquiéter plus que ça : il y a eu tellement de nouveautés techniques/scientifiques qui ont fait prédire la mort de la littérature ! Et pourtant, elle est toujours là. Je ne pense pas que la machine soit capable de remplacer le génie humain dans la production du beau, de l’émotion, de l’amour, de la fraternité, etc.

    Votre mot de fin ?

    Je vous encourage vivement dans votre intérêt pour la chose littéraire. En effet, la littérature est peut-être encore le seul lieu d’« échange sincère » entre les Humains, le seul lieu où l’on rencontre l’autre dans sa pureté. Un auteur ne feint pas ce qu’il écrit (tout au moins la plupart du temps), de même, un lecteur ne feint pas les émotions que lui procure un texte. Ainsi on peut être ému par des écrits couchés sur du papier par quelqu’un qu’on n’a jamais vu ou qu’on a aucune chance de rencontrer. Je suis attaché à Kourouma, à Dostoïevski, à Jean d’Ormesson, à Mongo Beti, à Zola ou encore à Toni Morrison comme si c’était mes parents, alors qu’à part leurs mots, je ne sais pas grand-chose d’eux, et surtout eux ne savent rien (ne sauront jamais rien) de moi ; mieux : je suis conscient que je ne les croiserai jamais (vous avez constaté que je n’ai cité que des écrivains disparus que je n’ai jamais rencontrés. C’est fait à dessein pour mieux saisir l’idée que j’exprime plus haut : la littérature unit les Humains. La littérature permet de faire humanité. Autrement dit, elle aide à nous rappeler notre condition commune première : Humain, quels que soient notre origine, notre couleur, notre statut, notre grade, etc.

    Propos recueillis par Pauline ONGONO




    Rendez-vous…




  • D- LIVRE : MAIN, slameur camerounais, champion national de slam


    ⟨  Je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes. Il perdra de son authenticité.


    MAIN, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes slameur, depuis peu champion national de slam et entre autres enseignant. Main, nous vous laissons nous en dire plus sur vous.


    Mon véritable nom est Jeef TADADJIO, je suis un jeune passionné d’arts contemporains, ce qui m’a mené à m’aventurer dans le dessin et la danse, en plus du slam. Si je devais me décrire, je dirais que je suis une personne persévérante, sociale et reconnaissante.

    Si l’on vous demande une définition du slam, laquelle proposeriez-vous ?


    Pour faire simple, le slam est un mélange de poésie et des techniques d’art oratoires. Comme on le dit couramment, c’est la poésie parlée. Cependant, ma définition propre du slam est la suivante : « Le slam, c’est l’art de donner vie aux mots. »

    Que signifie être champion national de slam pour vous ? Racontez-nous  les étapes jusqu’à la finale.


    Être champion national de slam  pour moi a une double signification. Déjà, cela m’a permis de réaliser qu’en travaillant dur, rien ne nous est impossible ; ensuite, être champion souligne la lourde tâche qui est de représenter le pays à l’échelle internationale, notamment à la coupe d’Afrique et à la coupe du monde.

    La compétition a été très rude. A chaque phase, tous les candidats redoublaient d’effort et les classements étaient tout le temps imprévisible. Du coup, pour rester dans la course, il fallait être constamment sur le qui-vive.

    Votre titre de champion fait de vous le candidat du Cameroun à la coupe d’Afrique de slam en Guinée cette année. Que promettez-vous au Cameroun ?


    Comme pour la compétition nationale, je donnerai le meilleur de moi. Et si cela ne suffit pas, je travaillerai deux fois plus pour ramener la coupe au Cameroun.

    Votre slam a-t-il une ligne particulière quant aux thèmes ou alors, peu importe la thématique, vous y allez ?


    J’écris sur tout. Je n’ai pas de thème en particulier, car pour moi le slam, ce qui fait toute sa beauté, c’est sa diversité et sa liberté tant dans l’écriture des textes que dans les techniques de declamation.

    En tant que champion, quelles actions comptez-vous mener pour une plus belle émergence du slam au Cameroun, en Afrique et dans d’autres continents ?


    Vulgariser le slam et susciter de l’intérêt pour cet art auprès des autres à travers la tenue des ateliers. Telle est ma stratégie pour une plus belle émergence de cet art.

    Lisez-vous des livres ? Si oui, quelles sont vos préférences ?

    Je ne pourrais pas me vanter d’être très grand lecteur. Cependant, il m’arrive de lire régulièrement des livres. La plupart du temps, il s’agit des romans.

    Quels conseils donnez-vous aux jeunes passionné.e.s de slam ?


    Un conseil : travailler, travailler et encore travailler, car c’est le travail constant qui permet une amélioration des capacités. Il faut donc toujours écrire, toujours.

    Que pensez-vous de l’intelligence artificielle ? Pourriez-vous faire recours à cette technologie pour la production d’un texte de slam ? Pourquoi ?


    L’IA a plusieurs domaines d’applications aujourd’hui, et en réalité, elle facilite même l’exécution de certaines tâches. Seulement, de plus en plus de personnes se reposent totalement dessus, ce qui contribue à cultiver l’oisiveté chez beaucoup d’individus, les jeunes en particulier. Pour ma part, je ne me pencherai jamais sur une IA pour la production d’un de mes textes, parce qu’il perdra de son authenticité.

    Votre mot de fin ?


    Vive le slam ! A SLAMalékum !

    Propos recueillis par P.O.




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  • BIOLITT : Sophie ENGOME, actrice culturelle camerounaise

    Sophie ENGOME est…

    • Fondatrice du Groupe Scolaire Bilingue Juniors, école maternelle et primaire inclusive située à Odza,Yaoundé – Cameroun.
    • Fondatrice du Centre Juniors qui regroupe une crèche, une bibliothèque et propose plusieurs activités ludiques.
    • Présidente fondatrice de l’association Light Up œuvrant dans la prise en charge et l’accompagnement des enfants en situation de handicap et de leurs familles.
    • Coach parental dans l’accompagnement des familles vers une Parentalité Positive et Épanouie (PPE).
    • Fondatrice de la Bibliothèque Juniors ouverte au public
    • Autrice des BTC NOTEBOOK Parents et Juniors
    • Artisan dans l’ âme s’ exprimant à travers sa marque Afrolifestyle.
    • Marraine de L’Association Camerounaise pour les Nations Unies (ACNU) dans le cadre de la promotion de la jeunesse.




  • BIOLITT : Karolyn KOUAKAP, slameuse, poète et auteure camerounaise

    Karolyn KOUAKAP est éprise de mots depuis le Lycée. Elle fait ses premiers pas au sein du Club poésie du Lycée de Mballa 2 à Yaoundé, où elle remporte des prix scolaires (2006/2007).


    En 2015, elle publie son premier recueil de poèmes, « Cogito ». Elle est coautrice de plusieurs anthologies dont « Ce soir quand tu verras Patrice », sous la direction de Josué GUEBO et « La chaleur des mots », sous la direction d’André NGOAH.


    En 2018, elle fait la rencontre de Lydol, la célèbre slameuse, et participe à plusieurs ateliers et spectacles.

    Karolyn KOUAKAP est membre du collectif 237 paroles. Demi-finaliste au Concours National de Slam Poésie (2020), elle organise depuis lors divers spectacles de slam, participe à des festivals (Festival International Slameroun, Festival PluriElles, Festival International du Livre Gabonais et des Arts, etc.) et anime des ateliers sur la poésie et le slam.

    En 2022, elle prend part à une Masterclass d’écriture à Suza avec le Capitaine Alexandre, Hemley Boum, Anne Sophie Stefanini…


    En 2023, elle publie « Celle qui vient de mars » dans Mozaïk 9, International magazine of the Indian Ocean ;

    et son second recueil de poèmes D’amour et d’espoir, aux éditions Lupeppo à Yaoundé.

    Karolyn KOUAKAP est une guerrière des mots, une femme forte à l’âme sensible et rebelle qui, sans faille et sans flemme, s’enflamme contre les maux ; mots pour mots. Elle tient les rênes du Cercle Littéraire des Jeunes du Cameroun (CLIJEC) depuis 2023.







  • D-LIVRE : Entretien avec BEYROUK, écrivain mauritanien, Prix Les Afriques 2023


    J’aime être seul quand j’écris. J’aime le silence. J’aime aussi travailler au bord de la mer ou sous une tente, éloigné du monde.


    Bonjour, BEYROUK et merci de vous prêter à ce jeu de questions.
    Vous êtes, depuis le 29 février 2024, le Prix LES AFRIQUES 2023, ce prix promu par l’association littéraire La CENE Littéraire. « Saara » qui a paru en 2022 chez Elyzad est votre roman qui vous a propulsé vers ce sacre. Vous avez sept autres romans dont le premier, Et le ciel a oublié de pleuvoir, a paru en 2006 chez Dapper.

    BEYROUK, qu’est-ce que ça fait d’être Le Prix LES AFRIQUES 2023 ?

    Je l’ai très bien reçu, bien sûr. Certes les prix ne sont pas toujours marques de l’excellence, et on voit de grands ecrivains dépourvus de toute distinction, mais il reste qu’ils offrent toujours une certaine jouissance, égocentrique, peut-être.
    Cela dit, j’ai déjà reçu plusieurs prix littéraires.

    Dans « Saara », vous dénoncer des inégalités en mettant en exergue la méditation, l’apport de chaque lecteur. On voit bien qu’ici, le lecteur ne subit pas vos écrits, vous écrivez en quelque sorte un livre participatif. Que signifie « Saara » pour vous et comment arrive-t-on à transcender le côté un peu égoïste de l’écrivain ?

    Je ne sais si mon roman est « participatif » et je ne peux prétendre ne pas rester toujours un peu « égoïste » comme le sont toujours au fond un peu tous les ecrivains. En vérité, je m’écris, et en m’écrivant, je m’interroge et interroge donc les autres.
    Pour la signification de Saara, il s’agit d’un prénom, Sara ou Sarah, mais nous le prononons ici avec un fort accent sur le « a ». Sara fait penser aussi à « Sahara », cet endroit qui m’habite.

    Avez-vous des petites manies ou un procédé d’écriture particulier lorsque vous écrivez vos romans ?

    J’aime être seul quand j’écris. J’aime le silence. J’aime aussi travailler au bord de la mer ou sous une tente, éloigné du monde.

    Comment décrivez-vous la littérature en Mauritanie ?

    La littérature mauritanienne est diverse et multilingue. La majorité de nos écrivains sont arabophones, et sur ce plan, nous possédons de très bons poètes qui se sont illustrés sur la scène littéraire arabe, comme Ahmadou Abdelkader, Abu Cheja ou Mohamed ould Taleb . En Français, nous avons des auteurs comme Idoumou, Moussa Diagana, Moussa ould Ebnou ou Mariem Darwich qui sont excellents. Je n’oublie pas la poésie traditionnelle, qui mérite tous les respects.

    Lisez-vous les jeunes auteurs africains ? Lesquels ont marqué vos expériences de lecture ?

    Peut-être que je ne lis pas assez de jeunes auteurs africains… Merci de m’avoir secoué à cet égard. Mais à ce titre, je dirais que j’adore l’écriture de Mbougar Sarr qu’on ne présente plus et de Khalil DIALLO, tous deux Sénégalais. Mais ce n’est pas à cause du voisinage que je dis cela, pas du tout. Pour l’avenir, je ferai un effort pour découvrir plus de jeunes talents africains, je vous assure.

    Quels conseils donnez-vous aux auteurs qui débutent leur carrière ?

    Pour les auteurs débutants, je conseillerais d’abord de regarder autour d’eux, d’écrire leur monde, ce qu’il a été, ce qu’il est, ce qu’il devrait être ; de ne point singer les « grands écrivains » ; de lire beaucoup mais d’oublier l’écriture des autres ; de se forger une personnalité littéraire, sans fausse affectation.

    Votre mot de fin pour le jury du prix les Afriques 2023, pour la CENE Littéraire et les acteurs du livre en général ?

    Je ne saurais que féliciter les prestigieux membres du jury qui m’ont choisi parmi tant de talents qui auraient été pour la plupart d’excellents choix. Je félicite la CENE littéraire pour le travail immense et généreux qu’elle mène en faveur de la littérature. Je pense que les acteurs du Livre en Afrique portent sur leurs dos un immense fardeau, celui de l’avenir de nos cultures, un avenir primordial pour notre développement et l’épanouissement de nos peuples. Ils se doivent de mener beaucoup plus d’efforts.

    Nous vous remercions pour votre participation. Vivement les échanges littéraires autour de Saara.

    Propos recueillis par P.O.






  • BIOLITT : Armelle NSA ASSEKO, auteure gabonaise

    L’auteure gabonaise NSA ASSEKO Armelle est diplômée d’une Licence professionnelle en Banque-Assurance au CREFDES de l’ Université Cheikh Anta DIOP de Dakar et d’un master en Qualité- Sécurité- Environnement de l’ Institut Africain de Management ( IAM) Dakar.

    Elle débute sa carrière dans le secteur privé en 2015. Actuellement et ce depuis trois ans, elle est Chef de Division Suivi et Évaluation à l’Inspection Générale des Services de Santé du Gabon.

    SES PROJETS LITTÉRAIRES

    Armelle NSA ASSEKO aime écrire. En plus de sa bibliographie, elle tient une page dans laquelle elle livre des chroniques littéraires, La plume d’ANA. En 2019, sa nouvelle « Mbeng » remporte le prix coup de cœur du jury à la 12e édition du concours Bicig Amie Des arts. En 2020, la même nouvelle est retravaillée et devient le roman qui portera le même titre et qui sera édité chez Edilivre.

    En 2021 parait son deuxième roman, «  Sombre espoir », aux Editions SEGUIMA.
    Ce dernier a été promu localement via diverses émissions, comme « Le livre de l’auteur » sur Gabon Culture, animée alors par Mme Marina BOUASSA, à la rentrée littéraire 2022 de l’Institut Français de Libreville… Tout cela sous la supervision des Éditions SEGUIMA.

    Sur le plan international, Armelle NSA ASSEKO a collaboré plusieurs fois avec ACOLITT dont « Madame Pauline ONGONO et Monsieur Ray NDEBI sont vraiment très dynamiques et font bouger les choses au niveau du Cameroun et dans d’autres pays africains… »

    En 2024, sa nouvelle, « Afane » ( la forêt), a été retenue pour figurer dans l’anthologie africaine qui sera publiée dans un futur proche par les Editions SEGUIMA du Sénégal.

    En mars 2024, paraît Les contes d’ANA aux Éditions SEGUIMA, un recueil de contes qui contribue à la transmission de la culture fang.

    La particularité des écrits de Armelle NSA ASSEKO repose sur l’emploi du français et de la langue maternelle (le fang du Gabon). Elle valorise beaucoup son appartenance culturelle.




  • BIOLITT : Assia BOUCARY MAIGA, auteure malienne

    Journaliste de Formation et Consultante en Communication, Assia Boucary MAIGA est née un 27 avril à Baguinéda au Mali, d’un père Administrateur Civil et d’une mère Enseignante.


    Habituée des débats, des interviews, des tables rondes ; formée à plus d’un titre dans la prise de parole en public, Assia est reconnue pour son langage tranchant et sa plume singulière.


    Son père va lui inculquer le goût des lettres, mais surtout celui de l’écriture, à travers les dictées et la rédaction.
    Quant à sa mère, elle lui donnera une base solide en suivant tout son parcours scolaire avec la plus grande fermeté.


    Au lycée, elle était passionnée par la poésie engagée en général, et par les Pères de la Négritude en particulier. Son idole, Aimé Césaire, a eu un impact assez grand dans sa vie, mais aussi dans sa pensée.
    Les Black Leaders comme Rosa Parks, Malcolm X, Martin Luther King Jr., Marcus Garvey, Harriet Tubman, Langston Hugues… qu’elle a lus avec bonheur à l’université, ont fait d’elle une déchaînée contre toutes sortes de discrimination.

    C’était le déclic : Écrire !

    Ecrire au nom de la justice et de la liberté ! Écrire pour ceux qui sont lésés ! Ecrire pour ceux qui ne savent ni riposter ni rétorquer ! Écrire pour l’Afrique, ses déboires, ses mauvais dirigeants et fils…


    Sa toute première œuvre, certainement la plus rebelle de sa carrière, l’œuvre qui pendant 10 ans a fait peur à certains éditeurs, l’essai qui sera sans doute le plus cru de son palmarès, celui qui a eu un succès remarquable auprès des médias au Mali : « Quand la Pureté Engendre l’ordure » aux Édition la Sahélienne du brave Ismaïla Samba Traoré. C’est un livre qui regorge d’émotions ; un univers dans lequel la colère, la détresse, le désespoir, la révolte, l’amour et la compassion s’embrassent et s’embrasent.


    Assia BOUCARY MAIGA est membre du Réseau des Femmes Ecrivains du Mali et de la Diaspora «RFEMD».

    En décembre 2023, elle a participé à un ouvrage collectif sur la Paix et la Réconciliation Nationale. Cet ouvrage aussi bien que le Catalogue des Femmes Ecrivains du Mali et de la Diaspora paru en 2022 et dans lequel elle figure, ont été financés par la Délégation de l’Union Européenne au Mali.


    Chargée des Relations Extérieures et de la Diaspora de l’Association des Ecrivains du Mali et sa Diaspora « AEMD », Assia est également très présente dans les Organisations Internationales et plus précisément auprès des Partenaires Techniques et Financiers de la Santé.
    Sa ligne de mire est axée sur l’autonomisation des Femmes afin de réduire considérablement le Féminicide, la violence financière ainsi que toutes sortes de maltraitance. Elle combat la mendicité des enfants et la traque des albinos avec sa dernière énergie.

    Pour mener à bien ses différentes missions, Assia BOUCARY MAIGA s’adonne à l’apprentissage de diverses langues. À ce jour, elle s’exprime en songhoï, en bambara, en français et en anglais.




  • BIOLITT : Marcel Hernandez JOUMESSI, auteur en herbe et slameur camerounais

    Chercheur en Master II Droit des Affaires et de l’Entreprise à l’Université de Dschang, JOUMESSI ACHOUNTSA Hernandèze Marcel – « Le Mélancolique », est un passionné de littérature, d’art oratoire, de lecture et d’écriture poétique et slamique.

    Il commence avec ses premiers textes de poésie en classe de 3ème, faisant d’elle sa plus belle révélation et depuis lors il ne peut s’en défaire, car il trouve en elle une véritable plénitude de l’âme où ruisselle et jaillissent ses plus belles inspirations.

    En 2023, il est sélectionné pour les 11ème de finale du Grand Slam National, lui attribuant ainsi le statut de slameur de l’équipe nationale de Slam du Cameroun. La même année, il remporte le deuxième prix du concours universitaire de poésie organisé par le CELEF (Cercle des Etudiants de Lettres et d’Expression Française) de l’Université de Dschang, qui mettra au sommet des pyramides, son art et sa passion pour la poésie.

    Par ailleurs, il est à noter que Marcel JOUMESSI est le Vice-Président du « Club Débat et Leadership » de l’ Université de Dschang. Aussi, il a plusieurs fois été Bénévole au Centre Culturel JLD de l’ONG-Fondation Jean Félicien Gacha dans le cadre du programme ‘’Vacances Utiles’’, où il a donné des ateliers de Poésie et de Slam pour contribuer à l’éveil des vocations chez les jeunes. Il est également l’un des porteurs du projet ‘’SLAMGENERATION’’ qui, dans ses objectifs centraux, concourt à transmettre le savoir-faire artistique, poétique et slamique, tout en éveillant des passions et passer le flambeau à la nouvelle génération de soldats de la plume.

    Il a récemment remporté le deuxième prix au concours ASSIMBA’A POÉSIE.


  • BIOLITT : Bern’Artdo, slameur camerounais

    Bern’Artdo « Le voyou des voyelles », de son vrai nom BEKOA Bernard, est un artiste slameur d’origine camerounaise né le 25 décembre 2000 à Mbandjock (Centre Cameroun). Il est étudiant en droit à l’université de Yaoundé 2.

    Passionné de la parole et des arts de scène depuis son jeune âge, Bern’Artdo tombe amoureux du slam suite à un choc émotionnel, le décès de son papa. Dès lors, verbaliser ses ressentis devient une nécessité, un exutoire, une culture et un mode de vie. Le slam s’impose à lui d’abord comme un moyen d’expression, mais aussi de dénonciation. Teintés d’humour et de sarcasme, ses créations dépeignent le quotidien d’une jeunesse en quête de repères, mais invitent également à la réflexion.

    Lauréat de concours, membre du collectif 237 Paroles et animateur d’ateliers de slam, il intervient dans divers projets, dont « Les JO en partage » avec l’Institut Français du Cameroun. Son travail acharné fait de lui une pièce importante lors des évènements littéraires (dédicaces, salons du livre, festivals, etc.)

    Bern’Artdo commence à réellement se produire en public en 2022. La même année, avec LeGriot, le champion national de slam, il met sur pied le spectacle On n’est pas fous. En 2023, toujours en collaboration avec LeGriot, il propose un nouveau concept : « SOUL’ART », qui connaîtra un franc succès lors des SOUL’ART 1 et 2

    Passionné des arts et des choses nouvelles, en 2022, il est retenu pour le projet SCRIPTO SENSA, pour la scénarisation et l’adaptation cinématographique des œuvres littéraires. Bern’Artdo est aussi scénariste.

    Sélectionné pour le MASA 2024, Bern’Artdo y présentera son spectacle intitulé : OTS « ON A TROP SLAMÉ ». Ce concept emprunté d’une situation liée aux enseignants au Cameroun, est une peinture de la société, mêlant performance et littérature en français et en langue locale, car l’un des buts de Bern’Artdo est de présenter le slam comme un moyen d’expression accessible à tous.




  • BIOLITT : Joël Célestin BOBO, promoteur littéraire camerounais

    Joël Célestin BOBO dit « JC BOB » est un écrivain et promoteur littéraire camerounais originaire du département de la Lekié dans la Région du Centre Cameroun.

    Après ses études secondaires au Petit Séminaire Saint Joseph d’Efok, il va faire des études de droit à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé 2 à Soa et va par la suite suivre une formation en ingénierie financière à l’Institut du Management et de la Finance. Passionné de littérature et de communication, il va fonder le Centre de Lecture d’Initiation et d’Intégration à la Culture dont la mission est de promouvoir la littérature et la culture africaine de manière générale.

    Joël Célestin BOBO a déjà participé à plusieurs évènements littéraires dans le monde. Il est notamment ambassadeur du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA)

    Sa bibliographie est riche de deux recueils de poèmes : Mes Traces Sont Là et Plume Tropicalisée.