Étiquette : Culture

  • Jubilé Littéraire du patriarche NKILI ABOU Albert Thierry : Les préparatifs

    Représentée par Pauline ONGONO, ACOLITT était à Ebolowa, à Adoum et à Azem Essakoe le 1er octobre 2024 pour  »recruter » ces élèves qui représenteront leurs établissements scolaires lors des concours d’écriture, de lecture et d’Egérie de la littérature, à l’occasion des cinquante ans de vie littéraire de Albert Thierry NKILI ABOU, cet homme qui a flirté et qui flirte encore avec plusieurs arts.

    ACOLITT est honorée d’avoir été l’entité choisie pour l’organisation de ce volet création littéraire. Nous avons, à cet effet, pris la liberté de créer des prix. Les prix en lice sont donc :

    • le prix NKILI ABOU de poésie
    • le prix NKILI ABOU de la nouvelle
    • le prix NKILI ABOU de lecture « catégorie poussin »
    • le prix NKILI ABOU de lecture « catégorie coq »
    • l’Egérie de la littérature au Sud

    Ce #njoka_littéraire auquel sont conviés tous les acteurs de la société, réserve plusieurs inédits et un parterre d’activités et d’humains… pour une littérature dynamique.

    ACOLITT, pour une littérature dynamique…




  • Danielle EYANGO : Quand les racines chantent – Dédicace au Goethe-Institut Kamerun

    En rentrant d’Azem il y a quelques jours, Assu Zo’o Albert Thierry Nkili Abou nous montre, au cœur d’Ebolowa, un arbre centenaire planté par son grand-père, le puissant Kéza Evina Minko… Un arbre debout sur ses racines, et surtout debout sur un rocher… Une voix me dit : « Voilà ce qui vous attend… Aucune gloire n’aura meilleur visage »…

    Jasmine Yondo, tu as vu de ta nuit la splendeur de Yaoundé, comme elle t’a été promise… Nyambé lui-même a fait dérouler le tapis vert pour ta commise qui, en ton nom, s’est parée de Nuit pour s’offrir à ta communauté… Parce que c’est ta communauté… N’est-ce pas… Et qu’elle était immense la petite salle du Goethe-Institut, quelle était fière et conviviale…

    J’aimerais dire ce que ACOLITT et Ghosts Universe – Vers le livre de qualité produisent comme énergie pour aligner les planètes… J’ai bien envie de conter leurs insomnies, leurs tourments, leurs interminables échanges et observations pour améliorer la condition du Livre… Oui, je veux exposer combien Danielle s’abandonne à la Nature pour produire ses textes… Dois-je rappeler combien Mme Josée Ambadiang Meli, mon Iyo à moi, nous a offert une performance d’expérience littéraire d’une autre dimension… Ma critique préférée a su accroître, encore, ma préférence d’elle… Et Bernard Bekoa, quelle émotion dans un slam qu’on sent inspire par Kotto Bass en personne… Et les ventes, faut-il rappeler que le coût du livre n’est jamais élevé pour ses lecteurs… 12.500FCFA… et les commandes s’accumulent…

    Tout cela, le Temps ne le sait que trop bien…

    Alors nous saluons la vraie passion, celle qui fait vivre le livre par une présence qui toujours nous surprend… Ces étudiants de l’ESSTIC, stagiaires chez l’éditeur Thanks, Les autres, de l’Université de Yaoundé 1… Les Professeurs qui, eux aussi, ont partagé leurs perspectives et expériences… Les ministères représentés… Les personnalités administratives… Les journalistes culturels… Le pôle littéraire… Les analystes littéraires… Les éditeurs… Et… les écrivains et autres artistes, venus nombreux vivre cet autre nkumbé de la maudite…

    La gloire est un nombre… Oui, un nombre infini de passionnés… La marche continue…

    Et il fit Nuit…

    ACOLITT, pour une littérature dynamique !

    📌 Vous souhaitez notre apport dans la communication autour de votre événement littéraire ou l’organisation de votre événement littéraire ?

    Contacts :
    +237690195126 / acolitterature@gmail.com




  • BIOLITT : Marina BOUASSA, journaliste et communicatrice gabonaise

    Journaliste-présentatrice du groupe Gabon télévision, la chaîne nationale du Gabon, Marina BOUASSA s’investit dans la promotion du livre depuis plusieurs années à travers la diffusion des émissions littéraires telles que « Autour du livre » proposée sur la chaîne d’information Gabon 24 en 2017, et depuis près 4 ans, sur Gabon culture, elle présente l’émission « Le livre de l’auteur », une émission récupérée par la chaîne nationale Gabon 1ère.

    Depuis février 2024, elle est en détachement au cabinet du Ministre du Commerce des PME-PMI chargé des activités génératrices de revenus en qualité de Conseiller en communication.

    Marina BOUASSA est une amoureuse des lettres depuis le banc de l’école, elle a suivi un parcours scolaire et universitaire littéraire. Elle est détentrice d’un bac A1, d’une licence ES lettre et d’un niveau Master 2 en littératures africaines.


    Un rendez-vous du mois d’octobre 2024




  • BIOLITT : Yacinthe Maeva GUEDJEU NGAMELEU

    Yacinthe Maeva GUEDJEU NGAMELEU est née au Cameroun un 16 février. Elle a un master 1 en littérature négro-africaine à l’université de Douala.
    Elle réside au Canada où elle est étudiante dans le programme Bachelor en Travail Social à l’Université d’Ottawa.

    Elle est passionnée de littérature, culture et des questions de communauté et d’humanité ; des passions qui lui ont permis d’être membre de la Mosaïque Interculturelle, une association s’intéressant à la littérature des afrodescendants basés en Ontario au Canada, des cultures afrodescendantes et des minorités francophones.

    Avec ACOLITT, elle parcourt l’aventure vers la valorisation de l’empreinte de la littérature africaine.

    Amatrice de littérature, elle est :

    • deuxième au concours de nouvelle de La jeune plume 2023
    • troisième au concours de poésie ASBED 2023.

    Elle partage des bouts de son univers littéraire sur sa page « Les voyages intérieures de Guedjeu Maeva ».



  • BIOLITT : Edgard KAPTUE, auteur camerounais et consultant senior en cybernétique

    𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 est de nationalité camerounaise. Il est un consultant senior en Cybersécurité qui nourrit un vif intérêt pour l’histoire, la mythologie et l’anthropologie depuis son plus jeune âge ; un intérêt qui l’a amené à se questionner sur le sens de son héritage. Pour apporter et recevoir des questions, il va créer le groupe Facebook 𝐂𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐁𝐚𝐦𝐢𝐥𝐞́𝐤𝐞́, le blog « 𝐂𝐡𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐁𝐚𝐤𝐚 », et écrire son premier ouvrage intitulé 𝐋𝐞𝐬 𝐀𝐧𝐜𝐞̂𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐂𝐲𝐛𝐞𝐫𝐧𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, Œ𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐍𝐨𝐢𝐫.

    Dans ses écrits, il utilise son bagage scientifique afin d’aborder d’un angle nouveau l’étude des rites des sociétés dites primitives et faire comprendre que 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐢𝐭𝐞𝐬 « 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐢𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 » 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐭𝐞𝐬 « 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐬 » 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭.

    𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 est également membre du bureau de l’association Les Enfants de Brigitte qui promeut l’aide aux personnes en difficulté en leur apportant, nourriture et accompagnement social visant leur insertion ou re-insertion, logements…

    𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 a exercé en tant que formateur à l’Ecole Politique Africaine et il est membre du Cercle Africain de Cybersécurité dont le but est de réunir des experts en cybersécurité motivés d’apporter leur savoir et aides aux pays d’Afrique autour de la sécurité du numérique.

    https://www.facebook.com/share/p/7o7jcPjMd2ct4mbP/?mibextid=qi2Omg

  • BIOLITT : Dominique GNINTELAP, auteur, Voix off et communicatrice camerounaise

    PARCOURS ACADÉMIQUE – UNIVERSITÉ DE DSCHANG

    2019-2021 : Licence en trilingue allemand (Français-Anglais-Allemand)
    2024 : Master en Littérature et civilisation africaines (en cours)
    2023 : Licence professionnelle en communication des organisations pour la gouvernance et le développement local
    Elle a écrit un mémoire intitulé : La promotion du patrimoine culturel comme facteur développement des Collectivités Territoriales Décentralisées : le rôle de la cellule de communication au sein de la route des chefferies.

    STATUT ARTISTICO-PROFESSIONNEL


    Dominique GNINTELAP est actuellement en service à La Route des Chefferies en tant qu’Assistante Communication-Community Manager. Une fonction qui épouse son activisme culturelle (création digitale de contenus culturels, littéraires et touristiques) qui met un intérêt particulier sur les questions de patrimoine et d’identité.

    Elle est rédactrice pour le média en ligne Affocom.

    Elle est la promotrice de DG Com Services, une agence spécialisée dans la Voix off, la présentation et la modération d’évènements culturels, les reportages…

    Dominique GNINTELAP est auteure, poétesse et slameuse. Elle fait partie des lauréats de l’appel à textes panafricain lancé en 2023 par les Éditions SEGUIMA au Sénégal. Elle commence à écrire des poèmes au lycée. A l’université, elle décuple les déclamations lors des évènements culturels et garde ainsi cette fièvre.




  • BIOLITT : Balima Lazare, promoteur culturel Burkinabè

    Né à Tenkodogo dans la province du Boulgou au Burkina Faso, Lazare BALIMA est auteur et enseignant burkinabè. Il participe à plusieurs compétitions littéraires avec des prix tels que le trophée de la meilleure révélation littéraire de la région du Centre-Est avec son roman intitulé L’amour parfait (édition Plum’Afrik 2021) en 2017, la 7ème place dans la catégorie nouvelle en littérature à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) avec son recueil de nouvelles intitulé La fin de l’espoir d’Espoir (Édition œil collection 2019).

    En 2019 et 2020, il est successivement nominé au prix international Jacques Prosper BAZIE du Centre International de Recherche et de Création Artistique (CIRC’ART) en poésie et en 2021, il participe à la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) en théâtre avec son texte intitulé « Le sacrifice du Président » (inédit). En 2024, il participe à l’appel à candidature Plumes Africaines des Éditions Plum’Afrik et est retenu avec son recueil de nouvelles Secret de famille (en cours d’édition aux Éditions Plum’Afrik).


    Toujours engagé pour la cause du livre et de la lecture, il crée en 2019 l’Association Des Alliés du Livre ADAL qui deviendra plus tard Association Des Alliés du Livre et de l’Éducation (ADALE), où il œuvre dans la promotion de la culture et des livres, de l’éducation et des droits humains.

    En 2021, il participe à la création d’un collectif africain dénommé Collectif d’Ecrivains Engagés pour la Libération et le Développement de l’Afrique (CEELDA) et écrit avec ledit collectif, une œuvre de collaboration intitulée JUSTE UN PAS…VERS UN MONDE DE PAIX (Editions Soleil de KAMA 2022, Nouvelles).


    Passionné de culture de façon générale, Lazare BALIMA évolue également dans le domaine du cinéma et du théâtre en tant que comédien et metteur en scène.




  • EXPÉRIENCE DE LECTURE : « Les six péchés sociaux » dans Ce soir ou jamais ! de Rose DJOUMESSI JOKENG

    Camerounaise tout comme l’emblématique maison d’édition CLE qui a permis la naissance du recueil de nouvelles Ce soir ou jamais ! Rose DJOUMESSI JOKENG est une passionnée d’écriture et de littérature. Son passage à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé lui permettra d’être un professeur de l’enseignement secondaire, jusqu’au provisorat. Elle est poétesse et nouvelliste ; l’Association des Poètes et Ecrivains du Cameroun en abrégé APEC, lui a fait confiance : elle est le point focal ouest Cameroun.


    Sa passion pour l’écriture lui a permis de remporter deux prix littéraires en Italie ; Ce soir ou jamais ! a permis cette fierté en 2011.



    Pourquoi « Ce soir ou jamais » et pas « Ce matin ou jamais » ou « Demain ou jamais » ? est la question que je me suis posé lorsque j’ai reçu ce recueil de nouvelles. Heureusement, la bibliothécaire que je suis a très vite pris le dessus et je me suis répété la phrase du bibliothécaire averti : « Ne jamais juger un livre à son titre ou sa couverture ».


    Ce soir ou jamais ! ou les six péchés sociaux

    Lire les 143 pages qui constituent ce recueil de six nouvelles m’a donné envie de le rebaptiser en « Les six péchés sociaux dans Ce soir ou jamais ! de Rose Djoumessi »


    La jalousie


    Générée très souvent de la douleur et de la souffrance, du désir de possession de l’être aimée et étant très souvent un manque de confiance en soi, qui réveille des blessures du passé, la jalousie en amour forge son mécanisme dans le besoin d’exclusivité de la personne aimée. Ce premier péché social, vous aurez le loisir de le vivre dans la première nouvelle de ce recueil qui porte son titre, où Tomy et Jimy, deux anciens camarades de classe, l’un d’une famille riche et l’autre d’une famille pauvre, évoluent comme deux loups. Tomy est intelligent et convoité par les filles. Jimy l’est moins. Il échouera à quatre reprises à un examen de fin d’année, il sera contraint de quitter les bancs ; les familles africaines pauvres ne se disposant très souvent pas à assumer de longues études, pire des études menées au ralenti. Il saura heureusement se faire une belle vie et quelques années plus tard, reverra son vieil ami Tomy et aussi une belle sahélienne, son béguin dans ses années scolaires, la fiancée de Jimy.
    Le terrain sera désormais miné de rancœur, de désir, d’infidélité, de pleurs, de mensonge, de bonheur fugace, un réel cocktail Molotov.
    Tomy se sent désormais si supérieur que pour le démontrer, à la page 12, Rose Djoumessi qualifiera son véhicule, conduit par lui-même, de limousine. Et vous et moi savons ce que représente une limousine : le pouvoir, un chauffeur à disposition, la notoriété, la fortune et la liste n’est pas exhaustive.
    La belle Sahélienne aura-t-elle enfin un œil pour lui ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’amour


    Bienvenue dans l’univers de Gaby, Anta, Dorine, Paulo. Deux femmes, deux hommes, un petit ami, un potentiel fiancé, un valeureux homme de perdu.
    Si l’amour pousse toujours à réfléchir, c’est à cause de son caractère complexe et profond. L’on doit constamment méditer sur nos choix et nos émotions. Il nous confronte à nos vulnérabilités, nos désirs profonds. Mais le plus important et la finalité est de suivre un chemin qui apportera paix et bonheur. La nouvelle « Le fiancé perdu » est la parfaite illustration de ce qui précède.
    Gaby a des vues sur Anta, mais il la trouve jeune pour lui et de surcroit, elle est son employée. Elle est très travailleuse, ce qui contribue à décupler son admiration. Mais Gaby doit se contenir. Il ne doit pas se laisser aller, elle est différente de ces femmes qu’il a l’habitude de côtoyer intimement. Nonobstant, il lui fait une cour presque discrète. Il ne s’implique pas vraiment et Anta, dans sa naïveté, ne se doute pas de l’ampleur de la chose.
    Gaby décide de jeter son dévolu sur Dorine, une jeune femme qualifiée à la page 28 d’« innocemment très belle et fraîche. » Ce qu’il ne sait pas, c’est que Dorine a déjà Paulo dans sa vie, un jeune homme qui n’hésiterait pas à se donner la mort si elle venait à le quitter. 
    Il va continuer de faire une cour assidue à Dorine, et par la même, faire de temps en temps ses yeux de merlan frit à Anta. Jusqu’au jour où, à son bureau, il recevra une lettre, une très courte lettre que vous lirez à la page 33 : « Monsieur le nouveau riche, vous m’avez suffisamment importunée. Evitez de vous mettre encore sur mon chemin. Adieu. »
    Gaby, comme soulagé que la nature ait fait le choix à sa place, épouse l’autre femme et quelques années plus tard, divorcée, pauvre et aigrie, l’expéditrice de la lettre n’aura d’autre choix que de pleurer son presque fiancé perdu.
    Laquelle choisira Gaby ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’ailleurs


    On pense très souvent que le bonheur se trouve au-delà de notre quotidien, dans des lieux lointains ou des expériences extraordinaires. L’ailleurs, depuis la parution de ce recueil de Rose Djoumessi en 2015, à ce jour, reste une quête universelle, un voyage dans un vide intérieur à combler bon gré mal gré.
    Alako n’y a pas échappé. La nouvelle « Retour au village » présente Alako, happée très tôt par sa tante Melajio, en ville, car « la vie moderne a besoin de tête bien faite », dira cette dernière dans une lettre adressée aux parents d’Alako à la page 53. Même si les parents de l’heureuse élue ne se voyaient pas se séparer de leur fille, leur prunelle, les encouragements du village eurent raison de leur réticence. A la page 54, des voisines affirmeront d’ailleurs que : « désormais le bonheur se trouvait en ville. »
    Alako désormais surnommée L’éclaireur ira en ville, réussira à tous ses examens. Mais quelque chose lui manquait… Quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.

    Le travail


    Pourquoi travaillons-nous ? Pour améliorer notre quotidien, pour donner le meilleur à nos proches, pour avoir un sentiment de sécurité. De plus en plus, la femme doit apporter un plus dans les finances du foyer. Et ceci n’est très souvent pas sans risque pour la progéniture.
    Chancelle, personnage principal et titre de la quatrième nouvelle de ce recueil, est orpheline. A sa naissance, elle est prise sous l’aile de sa tante, Tessana. Elle va grandir heureuse sous la surveillance de sa babysitter. Au fil des ans, sa tante voit son entreprise grandir, elle n’a plus de temps pour Chancelle, malgré tout l’amour qu’elle lui porte.
    Chancelle, même si très intelligente, va se transformer en un véritable monstre pour son entourage. Sa tante, femme très respectée dans le pays, est très souvent convoquée par l’administration de l’école au coût très cher de Chancelle.
    A force de multiplier les frasques, Tessana se prend à regretter d’avoir accueilli cette enfant qui ternit la notoriété de son nom. Les rapports entre elles vont se dégrader. Malgré les efforts de changement positif de Chancelle, rien n’y faisait. Mais était-elle la fautive ? Tessana souhaitait voir partir cette fille de chez elle, elle souhaitait qu’elle disparaisse de sa vie. Son souhait sera réalisé plus tôt qu’elle ne pouvait l’espérer. Mais comment ? La lecture du livre vous en dira plus.

    La technologie


    Faut-il encore démontrer les rouages de la technologie, notamment des téléphones portables dans notre environnement ? Nous savons combien elle a influencé et influence les relations amoureuses. Les réseaux sociaux et tout ce qu’ils comportent comme communication amoureuse très souvent approximative, sextapes, rencontres et coups de folle foudre et la liste n’est pas exhaustive, sont autant de bénéfices mal digérés de cette modernité que l’auteure nomme ici pour la première fois à la page 97 qui marque le début de la nouvelle « La maladresse » : « l’appareil magique de 110 numéros ».
    Ashandy n’aurait jamais pu imaginer que cette boîte magique serait l’objet de son malheur. Elle, une jeune femme intelligente et posée ; elle qui savait si bien manier tout ce qu’elle touchait. Elle était la convoitise de deux jeunes hommes, tous aussi engagés qu’un jeune soldat. Elle avait l’embarras du choix, elle prenait si et là des conseils, pour pouvoir faire le meilleur choix. « Lequel détient donc la vérité ? » se demande-t-on à la page 111. Après plusieurs consultations auprès de Dieu et des marabouts, elle avait enfin la réponse. Elle allait éconduire un. C’était sans compter sur la volonté de sa boite magique. L’irréparable s’est produit. Mais quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’argent


    On a pour habitude de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Un nerf très solide en amour, parait-il. L’argent et l’amour sont tout simplement deux forces qui se croisent, s’entremêlent et se heurtent sans cesse. Mais si, en fin de compte, on trouve un équilibre entre les deux, on fait partie des rares chanceux.
    Qui aurait pu croire qu’un premier salaire, normalement source de joie et de bénédictions serait la source de la destruction de plusieurs personnes ?
    La nouvelle « Le premier salaire » expose la manipulation par la femme, la mesquinerie, l’infidélité, la double paternité, l’amour… Et tout ceci, sous la toute-puissance de l’argent. Ashanty se croyait maîtresse du jeu, mal lui en a pris, car dit-on, le mensonge a de courtes jambes, et surtout, les hommes sont allergiques à l’infidélité. Comme quoi, ils font à autrui ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fit. Mais qu’est-ce qui s’est réellement passé ? La lecture du livre vous en dira plus.




    J’ai pris plaisir à lire ce recueil de nouvelles de Rose Djoumessi. Et à la fin, j’ai eu la réponse à ma question exposée au début. Pourquoi Ce soir ? Parce que les grandes décisions dans chacune des nouvelles se prennent dans la nuit. Ne dit-on pas d’ailleurs que La nuit porte conseils ?
    Rose Djoumessi est une rêveuse pleine de sagesse. Malgré les maladresses, elle trouve toujours une parade pour que le méchant, si on peut le nommer ainsi, connaisse le revers de la médaille.
    Rose Djoumessi écrit comme elle parle. Naturellement. La lire donne cette impression de lecture à haute voix par l’auteure. Vous entendrez sa voix vous raconter les hauts, les bas, les sentiers qu’elle décrit et qui vous donne l’impression d’être un personnage premier. Elle est si naturelle que par sa voix, ses personnages, peu importe leur niveau social, tiennent le même niveau de langue.
    Lire ce recueil vous maintient sur une seule vague. Peu importe combien elle est houleuse, vous vivrez chacune des nouvelles avec la même intensité. Parce que Rose Djoumessi a une réelle identité littéraire. Et cette identité, elle l’expose encore en utilisant des noms de personnages propres à son aire natale. Et comme la littérature se veut universelle, elle a pris soin de proposer un glossaire.

    Ce livre vous intéresse ? Il coûte 3500 FCFA. Contactez ACOLITT à acolitterature@gmail.com

    Par Pauline ONGONO




  • BIOLITT : Christelle NOAH, éditrice et promotrice du prix littéraire OSÚ

    Son histoire est le symbole de la résilience et de la persévérance. Loin d’être née avec une cuillère en or dans la bouche, Christelle Noah a dû mouiller le maillot pour se faire une place au soleil. Voici maintenant cinq ans qu’elle porte la littérature africaine sur les cimes de l’excellence avec Eclosion, un rêve qui devient chaque jour de plus en plus grand.

    Née en 1987 dans la commune de Soa, plus précisément dans un petit village appelé Baaba, elle fera ses études primaires à l’école privée Les coccinelles de Mbankolo avant de rejoindre le collège Adventiste pour ses études secondaires. Après l’obtention de son baccalauréat A4, les portes de l’université s’ouvrent à elle. Et c’est à l’Université de Yaoundé I que la jeune Christelle Noah va déposer ses valises. Elle prendra une inscription en lettres modernes françaises.

    Deux années après, alors que ses études se déroulent sans grandes difficultés, elle va réussir le concours d’entrée à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), dans la filière Édition et Arts graphiques. Une filière de second choix. En effet, Christelle Noah a toujours été passionnée par le journalisme. N’ayant pas pu concourir dans cette filière en raison du nombre pléthorique des candidats, son papa va la convaincre d’opter pour l’édition, avec pour objectif de revenir en journalisme une fois qu’elle aura intégré l’ESSTIC. Seulement, la grande passion qu’elle avait pour la littérature sommeillait en elle…

    Au fil des années, son amour pour la littérature va davantage se renforcer, la poussant à être une dévoreuse d’ouvrages dans les bibliothèques. C’est ainsi qu’après l’obtention de sa licence en édition et Arts graphiques, elle va débuter un stage dans une maison d’édition. Un stage qui va lui permettre de révéler son vrai potentiel.

    Compte tenu du contexte difficile dans lequel se trouvait cette maison d’édition, la jeune stagiaire sera obligée de se réinventer. La direction générale va se séparer d’une bonne partie du personnel, Christelle Noah va rester dans la maison avec une nouvelle casquette : celle de commercial. Une aventure extrêmement laborieuse mais aussi exaltante quelques fois. Son périple dans les rues de Yaoundé va ainsi prendre vie. Dans tous les coins et recoins de la capitale politique, la jeune fille arpente les ruelles avec ses livres, à la conquête d’une clientèle. Comme Magellan, la marche à pied était naturellement devenue son sport favori. C’est d’ailleurs dans cette aventure de terrain qu’une rencontre viendra presque tout chambouler.

    Christelle Noah va réussir à marquer le directeur de l’économie de l’Union africaine de l’époque, par sa perspicacité et son courage. Malgré la sécurité autour du feu Dr René N’guettia Kouassi, elle va insister pour lui proposer ses livres. Un geste qui retient son attention et suscite son intérêt pour la jeune dame. De fil en aiguille, se noue une relation professionnelle riche en apprentissage.

    En 2017, Christelle Noah sera donc invitée par ce directeur à un salon sur les entrepreneurs africains, en Afrique du Sud. Un séjour dans le pays de Nelson Mandela qui va faire naître le déclic de la création d’entreprise. La magie de voir grand s’est emparée de la jeune dame.
    De retour au Cameroun en 2019, elle va déposer sa lettre de démission auprès de son employeur, pour lancer la maison d’édition Éclosion, avec ses modestes économies réunies durant presque 03 ans.

    Les débuts de la jeune entreprise sont assez difficiles. En raison de la complexité du marché et l’absence de structuration du secteur de l’édition, la nouvelle chef d’entreprise fait face à de nombreux défis. Ce qui va parfois la pousser au découragement. Heureusement, son moral était plus fort que les obstacles dressés sur son chemin… Il faut bien respecter sa devise : « ECLOSION, l’avenir du livre »

    Une année après la création de la maison d’édition Éclosion, elle va mettre sur pied le prix littéraire OSÙ pour donner une coloration particulière à la littérature camerounaise et africaine. Rendu à sa troisième édition, ce prix est aujourd’hui le fleuron d’un secteur en quête de reconnaissance.

    Attachée à l’Afrique, elle s’investit au quotidien à promouvoir la culture africaine et mettre en lumière les jeunes auteurs camerounais et africains.

    Son acharnement au travail lui a valu divers prix en 2023 :
    – Prix révélation entrepreneure féminin aux Panafricans Awards
    – Meilleur création littéraire (OSÚ) au FESTIFOUS
    – Prix de l’excellence africaine par le collectif des journalistes

    Contacter ECLOSION ici ⤵️
     +237678704086 / +237698031502
     editioneclosion@gmail.com





  • BIOLITT : Fatoumata CISSE, blogueuse littéraire et créatrice de web émission littéraire

    Fatoumata CISSE est blogueuse littéraire et créatrice de l’émission littéraire Afro « La Biblio de Fatim » disponible sur YouTube, Instagram et Tik Tok.

    Elle s’engage sur cette voie en janvier 2023. Elle commence par la recommandation littéraire : elle lisait des œuvres d’auteurs/autrices afro et faisait des vidéos dans lesquelles elle partageait ses expériences de lecture.

    Parallèlement, elle fait des « Directs Instagram » avec les auteurs/autrices qui le désirent, histoire qu’ils viennent parler d’eux et de leurs écrits pendant quelques minutes et également répondre aux questions du public.

    Par ailleurs, sa dernière concrétisation, toujours dans ce but de valorisation de la littérature africaine ainsi que de ces écrivains/écrivaines, a été le lancement d’une émission littéraire africaine sur YouTube. C’est une émission qui a pour objectif de donner un espace privilégié d’échange aux auteurs/autrices et tout autre acteur/actrice littéraire Afro afin qu’ils aient la latitude de partager leur passion, leurs projets, leurs visions et bien plus encore. L’émission est ouverte à tous ceux et toutes celles qui écrivent des livrent et qui sont issus du continent ou en sont descendants ; sans oublier les maisons éditions ou librairies Afro-centrées.

    En outre, de toutes ces activités, il lui arrive de couvrir des événements littéraires Afro qui mettent en lumière les talents et la culture du continent.

    La Biblio de Fatim, avant d’être une page ou encore une émission, c’est un engagement qu’elle a choisi de porter vis-à-vis de cet art que les écrivains et écrivaines du continent font briller chacun et chacune avec sa plume.