Le rendu photo…






Strasbourg, capitale de la zone du Grand-Est en France a accueilli durant 3 jours, du 06 au 08 juin 2025, de nombreux festivaliers venus de ce coin de France, mais aussi de Belgique, d’Allemagne et du Luxembourg. Tous sont venus assister à la 4ème édition du Fest’Ylla, cet évènement culturel qui s’inscrit dans une dynamique de rapprochement des peuples ; une occasion de mettre en lumière les talents des Afro-descendants dans plusieurs domaines.
Comme pour les précédentes éditions, plusieurs espaces sous forme de villages ont permis aux acteurs culturels écrivains, artistes, artisans, cinéastes, de recevoir un public sans cesse désireux d’apprendre, dans ces rendez-vous du donner et du recevoir.
A l’espace consacré au village littéraire, plusieurs auteurs ont répondu présents : Serges Ngounga, écrivain-poète, président de l’Amacad (Amicale des Auteurs Camerounais de la Diaspora), Samuel Nja Kwa, journaliste photographe, le poète Lahsen Bougdal, la peintre et auteure Fatbeentou Cissé, et la liste n’est pas exhaustive.
Durant 48h, malgré un temps peu clément, de nombreux lecteurs et curieux sont venus à leur rencontre, soit pour un échange littéraire et philosophique, soit pour une dédicace d’un livre acheté. L’innovation apportée à cette édition du Fest’Ylla à l’initiative du délégué du village littéraire, Serges NGOUNGA, a été la remise de trois prix qui ont permis de distinguer : un prix du public (Alfred Sawadogo), un prix du jury (Samuel Nja Kwa) et un prix découverte (Fatbeentou Cissé).










Il faut rappeler que le Fest’Ylla est une initiative du franco-guinéens Alpha Saliou Bah, un expert en gestion d’évènements, qui s’efforce de créer chaque année un impact social positif avec cet évènement. Le Burkina-Faso était le pays à l’honneur et pays invité spécial.
Vivement la prochaine édition, avec un soleil plus présent, pour le bonheur des festivaliers et des exposants.
📌 Du 14 au 15 juin 2025, Serges Ngounga sera au Salon du livre et de la BD d’Île de France à Mennecy. Vous y serez ? Rendez-vous là 📖📖📖
📌 Vous êtes à Yaoundé ? Venez découvrir les livres de Serges NGOUNGA et des autres auteurs de L’Encre des Mum, Collectif des écrivains à la médiathèque de l’Institut français du Cameroun – antenne de Yaoundé (face Pharmacie du lac), dès 14h.
Acolitt communiqué sur vos initiatives en littérature.
Nous contacter : acolitterature@gmail.com

Comme tous les ans depuis quatre ans déjà, Serges Ngounga a participé le Week-end dernier au 𝐅𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐚𝐥 𝐝𝐮 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐃 𝐝’𝐈𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐞𝐧𝐧𝐞𝐜𝐲. Cette 𝟏𝟓𝐞 𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 a enregistré plus d’une centaine d’auteurs venus aussi bien de la région parisienne que des autres villes françaises.
A l’Esplanade des Orangeraies, dans le magnifique Parc de Villeroy, le public a bravé la chaleur du moment pour aller à la rencontre des auteurs, toujours ravis d’échanger avec un public curieux et passionné de lecture.




Pour cette 4ème participation, 𝐒𝐞𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐍𝐆𝐎𝐔𝐍𝐆𝐀, auteur de cinq livres déjà, a eu l’occasion de présenter sa dernière publication, un ouvrage collectif codirigé avec le journaliste 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐂𝐞́𝐥𝐞𝐬𝐭𝐢𝐧 𝐄𝐝𝐣𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞́, sur 𝐄𝐮𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐍𝐣𝐨-𝐋𝐞́𝐚, ce sportif-diplomate-militant dont les actions ne doivent pas rester dans les oubliettes.
Cet ouvrage sera bientôt disponible au Cameroun.
📌 Acolitt communique sur vos initiatives en littérature.
Nous contacter : acolitterature@gmail.com

Le 31 mai 2025…
« Le Cameroun est un « continent » de possibilités et d’innovation, et sa diaspora en est un véritable relai de croissance dynamique.
En effet, la diaspora africaine dans sa globalité est aujourd’hui le premier investisseur du continent africain et donc un véritable levier économique.
Le Cameroun a, dans le même temps, la réputation de disposer de l’une des diasporas les plus dynamiques et hautement qualifiées d’Afrique subsaharienne. »
Fatimatou OUSMANOU
Présidente de l’association MBOA PARIS
Ces mots de la PDG de l’entreprise de transfert d’argent, Taptap Send et présidente de l’association MBO PARIS ont séduit l’AMACAD (Amicale des auteurs camerounais de la diaspora), association d’auteur.e.s basée à Paris.
C’est ainsi qu’elle a tenu à participer à la 4ème édition de ce salon business et socio-culturel – premier du genre – de la diaspora camerounaise d’Europe.
Autour d’un stand fourni en ouvrages, les auteurs de l’Amacad présents ont rencontré tout au long de la journée des visiteurs, lecteurs et amateurs de livres, tous venus à la découverte de ces phares qui tentent d’éclairer la société par le jaillissement de leurs plumes.



Les auteurs présents au stand de l’Amacad étaient : Samuel Nja-Kwa, Samba Saphir, Nathalie OYONO, Serges Ngounga (président en exercice de l’Amacad).
A noter qu’il s’agissait du troisième évènement auquel participe l’AMACAD depuis sa création en février 2025.

Si le livre et la lecture sont de plus en plus mis en avant, promus à travers le monde, présentés comme les clés de l’amélioration de la condition humaine, soutenus comme des outils majeurs pour l’éducation de qualité, il continue de se poser la grande question de leur qualité propre ; notamment concernant leur capacité à remplir le rôle qui leur est attribué.
C’est ici qu’intervient la critique littéraire, et le regard que la scène littéraire lui porte, de façon globale porte sur le jugement des œuvres qui constituent sa substance.
CE QUI SEMBLE NE PAS SATISFAIRE
Du critique littéraire, il a toujours été espéré un regard qui permette au livre de s’épanouir et porter haut et loin, par-delà les frontières et les ressentis propres à son auteur, les perspectives d’une culture, d’un contexte et d’une ambition qui ne sauraient se limiter à la publication d’un livre pour un public bien souvent prédéfini.
En réalisant que l’intérêt est surtout pour les livres dits des grands éditeurs (occidentaux) et quelques rares des personnes qui leur sont intimes, le public a commencé à perdre foi en la voix de ces personnes censées les orienter quant aux lectures, et leur indiquer aussi le niveau actuel de l’écriture sur le continent. Au Cameroun où les exigences sont de plus en plus marquées, parfois confondues à des questions personnelles entre les critiques et les auteurs, la situation représente une véritable crise pour l’épanouissement de la Littérature.
L’IDEE DE LA SECRILO
Il était donc urgent de mettre sur la table ces questions qui fâchent, les présenter à la scène globale du livre, afin de réaliser ensemble une ouverture vers une critique littéraire saine et constructive.

L’équipe d’ACOLITT a pensé à rien de moins qu’une série d’échanges autour des divers aspects de la critique littéraire, en prenant le soin de donner la parole à chaque maillon de la chaîne du Livre, pour qu’elle puisse exprimer sa propre expérience de cet exercice si particulier.














Du 21 au 26 avril 2025, les rencontres s’enchaîneront avec des panélistes de divers horizons, d’Afrique et d’ailleurs, professionnels du livres et observateurs passionnés.















ACOLITT s’est surtout penchée sur l’authenticité de ce qui pèse sur le livre, du point de vue de la critique littéraire, pour ouvrir les discussions autour des divers thèmes qu’elle a proposés et auxquels les participants ont adhéré, chacun en fonction de ses compétences et de la nécessité d’un discours approprié, afin de faire entendre sa voix et faire suivre son regard.








VERS UN LIVRE ÉPANOUI
Le rappeler ne serait jamais assez : le Livre a besoin de s’épanouir pour librement s’affirmer. Contrairement aux décennies précédentes où peu de livres d’auteurs africains circulaient sur le continent, nous observons des milliers de publications par an. Ceci conduit à une conclusion simple : les plumes ont de plus en plus besoin de s’exprimer. Leur encadrement passe donc aussi par l’identification des ressources capables de les porter, avec leurs forces et leurs faiblesses, vers leurs ambitions.




La SECRILO (Semaine de la Critique Littéraire Online) apparaît alors comme un outil de mise en lumière et d’apaisement ; il faut le dire, là où vient la critique littéraire, viennent d’abord les conflits, et très souvent d’égos. La nécessité d’échanges ouverts s’impose naturellement, si l’on comprend que les attentes des uns doivent s’harmoniser avec les exigences des autres. Sans cela, le rêve du livre de qualité continuera de se vivre dans un rêve sans perspective de se réaliser pleinement.




L’espoir qui repose sur cet événement exclusivement en ligne (pour permettre à tout le monde de le vivre), soulève un intérêt vital pour la (re)construction d’une Littérature qui reconnaît et apprécie les valeurs du Livre de façon objective et libre. Toutes les races, nationalités, terres, sensibilités qui ont accepté d’enrichir cette semaine à venir, sont d’une passion à saluer et surtout à recommander.
Ray N


Le 09 avril 2025, dans le cadre du programme L’Aprèm du livre organisé par le Goethe-Institut Kamerun, nous avons pris plaisir à écouter et découvrir la littérature fantastique de Pamela BANIMBECK, de son nom d’auteure Pam NDJEN.








Sous la modération de la communicatrice et maîtresse de cérémonie Ruth TARKANG et sublimé par la note de lecture de madame Christelle Flore A., ce moment a été une immersion dans le tome 1 du troisième roman de l’auteure : Le dresseur de fauves.
Elle a eu l’occasion de nous préciser le pourquoi, le pour quoi, le comment… de son écriture sous un type de littérature très peu abordé dans notre contexte.
Alors… Vous êtes un adepte de la littérature fantastique ou vous souhaitez la découvrir ? Le dresseur de fauves coûte 5.000 FCFA. Il est disponible auprès de l’auteure que vous pourrez suivre ici.
Acolitt, pour une littérature dynamique !
Nous contacter : acolitterature@gmail.com

Pour Juliette Doriane NGAH BIDJO, qu’est-ce que la littérature ?
La littérature est un miroir de l’âme humaine, un espace où se rencontrent les émotions, les idées et les expériences. C’est un outil puissant pour explorer la condition humaine, susciter la réflexion et inspirer le changement. Pour moi, c’est aussi un moyen de connexion profonde avec les autres, un dialogue intemporel à travers les mots.
En considérant la scène littéraire globale, quelle importance revêt pour vous le besoin d’écrire ?
Écrire est une nécessité vitale. C’est un besoin d’exprimer ce qui bouillonne en nous, de donner forme à nos pensées et à nos sentiments. Dans un monde en constante évolution, la littérature offre un espace de réflexion et de résistance, un moyen de préserver notre humanité.
« Miroir », votre dernier livre, diriez-vous qu’il répond à des questions que vous vous posiez avant son écriture ? Pourquoi ?
Absolument. « Miroir » est né d’une quête personnelle, d’un besoin de comprendre les dynamiques de l’identité et de l’acceptation de soi. Il a été un voyage introspectif, une manière de confronter mes propres doutes et de trouver des réponses universelles.

Racontez-nous « Miroir », plus d’un an après sa parution.
Plus d’un an après sa parution, « Miroir » continue de résonner en moi et chez mes lecteurs. Il est devenu un outil de dialogue, un point de départ pour des conversations profondes sur l’identité, la beauté et l’acceptation. Je suis touchée de voir comment il a aidé certains à se réconcilier avec eux-mêmes.
Vous pouvez retrouver « Miroir » au prix de 5000 FCFA à ces lieux :
– Editions de midi (+237 697449082)
– Chez Andaal ( +237 6 56 96 41 28)
– Bientôt à la bibliothèque du collège François Xavier VOGT.
– Également disponible lors de mes séminaires et formations.(+237 695 16 83 87)
Quel regard portez-vous sur la scène littéraire camerounaise actuelle ?
La scène littéraire camerounaise est en pleine effervescence, riche de voix diverses et de talents prometteurs. Il y a un besoin de plus de promotion, et de moyen de faire rayonner les auteurs camerounais, mais nous possédons un potentiel énorme.
Pouvez-vous nous parler de quelques auteurs ou personnalités du monde du livre sur le continent qui vous marquent ? Pourquoi ?
Je suis profondément inspirée par des auteurs comme Chimamanda Ngozi Adichie, dont la plume puissante explore les complexités de l’identité et de la culture africaine. Sa capacité à transcender les frontières et à toucher les cœurs est admirable. Une autre auteure qui me passionne est Fatou Diome. Son regard aiguisé et son courage à aborder des sujets sensibles sont une source d’inspiration.
Vous êtes aussi entrepreneure dans le secteur des médias. Quels sentiments vous laisse la promotion de la littérature en général aujourd’hui ?
La promotion de la littérature est un défi constant, mais aussi une source d’espoir. Il est essentiel d’innover, d’utiliser les nouveaux médias et de créer des espaces de rencontre entre les auteurs et leur public.
Que proposez-vous de nouveau pour faire rayonner la littérature sur le plan international ?
Je crois en la force des collaborations internationales, des échanges culturels et de la traduction des œuvres. Il est important de créer des ponts entre les littératures du monde entier.

Quelle est votre lecture de la montée en puissance des Intelligences Artificielles dans l’écriture des livres ?
L’intelligence artificielle est un outil fascinant, mais elle ne remplacera jamais la sensibilité et la créativité humaines. La littérature est avant tout une expression de l’âme, une connexion profonde avec le lecteur.
Vous travaillez aussi beaucoup dans la formation des jeunes à divers arts, notamment l’art de la parole. Pouvez-vous nous en dire plus ?
La formation des jeunes est une passion. Je crois en leur potentiel créatif et en leur capacité à changer le monde. L’art de la parole est un outil puissant pour développer leur confiance en eux et leur permettre de s’exprimer avec force et authenticité.

Quel a été le procédé d’écriture de »Miroir » ?
« Miroir » est né d’un processus d’écriture introspectif et intuitif. J’ai laissé mes émotions et mes réflexions me guider, en cherchant à créer un texte authentique et personnel. Dans mon procédé d’écriture, j’essayais de me mettre au-dessus des émotions et d’avoir un regard neutre pour mieux analyser les comportements.
La femme dans la littérature au 21e siècle. Avenir de la littérature ? Qu’en pensez-vous ?
Les femmes jouent un rôle de plus en plus important dans la littérature du 21e siècle, apportant des perspectives nouvelles et des voix puissantes. L’avenir de la littérature est entre leurs mains, et je suis optimiste quant à leur capacité à le façonner.
Quels sont les trois (03) conseils de Juliette Doriane NGAH BIDJO aux jeunes auteurs et auteurs en herbe ?
– Croyez en votre voix unique et n’ayez pas peur de l’exprimer.
– Lisez beaucoup, écrivez souvent et n’abandonnez jamais votre passion.
– Cherchez des mentors et des communautés de soutien pour vous accompagner dans votre parcours.
Propos recueillis par Pauline ONGONO
