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  • EXPÉRIENCE DE LECTURE : « Les six péchés sociaux » dans Ce soir ou jamais ! de Rose DJOUMESSI JOKENG

    Camerounaise tout comme l’emblématique maison d’édition CLE qui a permis la naissance du recueil de nouvelles Ce soir ou jamais ! Rose DJOUMESSI JOKENG est une passionnée d’écriture et de littérature. Son passage à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé lui permettra d’être un professeur de l’enseignement secondaire, jusqu’au provisorat. Elle est poétesse et nouvelliste ; l’Association des Poètes et Ecrivains du Cameroun en abrégé APEC, lui a fait confiance : elle est le point focal ouest Cameroun.


    Sa passion pour l’écriture lui a permis de remporter deux prix littéraires en Italie ; Ce soir ou jamais ! a permis cette fierté en 2011.



    Pourquoi « Ce soir ou jamais » et pas « Ce matin ou jamais » ou « Demain ou jamais » ? est la question que je me suis posé lorsque j’ai reçu ce recueil de nouvelles. Heureusement, la bibliothécaire que je suis a très vite pris le dessus et je me suis répété la phrase du bibliothécaire averti : « Ne jamais juger un livre à son titre ou sa couverture ».


    Ce soir ou jamais ! ou les six péchés sociaux

    Lire les 143 pages qui constituent ce recueil de six nouvelles m’a donné envie de le rebaptiser en « Les six péchés sociaux dans Ce soir ou jamais ! de Rose Djoumessi »


    La jalousie


    Générée très souvent de la douleur et de la souffrance, du désir de possession de l’être aimée et étant très souvent un manque de confiance en soi, qui réveille des blessures du passé, la jalousie en amour forge son mécanisme dans le besoin d’exclusivité de la personne aimée. Ce premier péché social, vous aurez le loisir de le vivre dans la première nouvelle de ce recueil qui porte son titre, où Tomy et Jimy, deux anciens camarades de classe, l’un d’une famille riche et l’autre d’une famille pauvre, évoluent comme deux loups. Tomy est intelligent et convoité par les filles. Jimy l’est moins. Il échouera à quatre reprises à un examen de fin d’année, il sera contraint de quitter les bancs ; les familles africaines pauvres ne se disposant très souvent pas à assumer de longues études, pire des études menées au ralenti. Il saura heureusement se faire une belle vie et quelques années plus tard, reverra son vieil ami Tomy et aussi une belle sahélienne, son béguin dans ses années scolaires, la fiancée de Jimy.
    Le terrain sera désormais miné de rancœur, de désir, d’infidélité, de pleurs, de mensonge, de bonheur fugace, un réel cocktail Molotov.
    Tomy se sent désormais si supérieur que pour le démontrer, à la page 12, Rose Djoumessi qualifiera son véhicule, conduit par lui-même, de limousine. Et vous et moi savons ce que représente une limousine : le pouvoir, un chauffeur à disposition, la notoriété, la fortune et la liste n’est pas exhaustive.
    La belle Sahélienne aura-t-elle enfin un œil pour lui ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’amour


    Bienvenue dans l’univers de Gaby, Anta, Dorine, Paulo. Deux femmes, deux hommes, un petit ami, un potentiel fiancé, un valeureux homme de perdu.
    Si l’amour pousse toujours à réfléchir, c’est à cause de son caractère complexe et profond. L’on doit constamment méditer sur nos choix et nos émotions. Il nous confronte à nos vulnérabilités, nos désirs profonds. Mais le plus important et la finalité est de suivre un chemin qui apportera paix et bonheur. La nouvelle « Le fiancé perdu » est la parfaite illustration de ce qui précède.
    Gaby a des vues sur Anta, mais il la trouve jeune pour lui et de surcroit, elle est son employée. Elle est très travailleuse, ce qui contribue à décupler son admiration. Mais Gaby doit se contenir. Il ne doit pas se laisser aller, elle est différente de ces femmes qu’il a l’habitude de côtoyer intimement. Nonobstant, il lui fait une cour presque discrète. Il ne s’implique pas vraiment et Anta, dans sa naïveté, ne se doute pas de l’ampleur de la chose.
    Gaby décide de jeter son dévolu sur Dorine, une jeune femme qualifiée à la page 28 d’« innocemment très belle et fraîche. » Ce qu’il ne sait pas, c’est que Dorine a déjà Paulo dans sa vie, un jeune homme qui n’hésiterait pas à se donner la mort si elle venait à le quitter. 
    Il va continuer de faire une cour assidue à Dorine, et par la même, faire de temps en temps ses yeux de merlan frit à Anta. Jusqu’au jour où, à son bureau, il recevra une lettre, une très courte lettre que vous lirez à la page 33 : « Monsieur le nouveau riche, vous m’avez suffisamment importunée. Evitez de vous mettre encore sur mon chemin. Adieu. »
    Gaby, comme soulagé que la nature ait fait le choix à sa place, épouse l’autre femme et quelques années plus tard, divorcée, pauvre et aigrie, l’expéditrice de la lettre n’aura d’autre choix que de pleurer son presque fiancé perdu.
    Laquelle choisira Gaby ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’ailleurs


    On pense très souvent que le bonheur se trouve au-delà de notre quotidien, dans des lieux lointains ou des expériences extraordinaires. L’ailleurs, depuis la parution de ce recueil de Rose Djoumessi en 2015, à ce jour, reste une quête universelle, un voyage dans un vide intérieur à combler bon gré mal gré.
    Alako n’y a pas échappé. La nouvelle « Retour au village » présente Alako, happée très tôt par sa tante Melajio, en ville, car « la vie moderne a besoin de tête bien faite », dira cette dernière dans une lettre adressée aux parents d’Alako à la page 53. Même si les parents de l’heureuse élue ne se voyaient pas se séparer de leur fille, leur prunelle, les encouragements du village eurent raison de leur réticence. A la page 54, des voisines affirmeront d’ailleurs que : « désormais le bonheur se trouvait en ville. »
    Alako désormais surnommée L’éclaireur ira en ville, réussira à tous ses examens. Mais quelque chose lui manquait… Quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.

    Le travail


    Pourquoi travaillons-nous ? Pour améliorer notre quotidien, pour donner le meilleur à nos proches, pour avoir un sentiment de sécurité. De plus en plus, la femme doit apporter un plus dans les finances du foyer. Et ceci n’est très souvent pas sans risque pour la progéniture.
    Chancelle, personnage principal et titre de la quatrième nouvelle de ce recueil, est orpheline. A sa naissance, elle est prise sous l’aile de sa tante, Tessana. Elle va grandir heureuse sous la surveillance de sa babysitter. Au fil des ans, sa tante voit son entreprise grandir, elle n’a plus de temps pour Chancelle, malgré tout l’amour qu’elle lui porte.
    Chancelle, même si très intelligente, va se transformer en un véritable monstre pour son entourage. Sa tante, femme très respectée dans le pays, est très souvent convoquée par l’administration de l’école au coût très cher de Chancelle.
    A force de multiplier les frasques, Tessana se prend à regretter d’avoir accueilli cette enfant qui ternit la notoriété de son nom. Les rapports entre elles vont se dégrader. Malgré les efforts de changement positif de Chancelle, rien n’y faisait. Mais était-elle la fautive ? Tessana souhaitait voir partir cette fille de chez elle, elle souhaitait qu’elle disparaisse de sa vie. Son souhait sera réalisé plus tôt qu’elle ne pouvait l’espérer. Mais comment ? La lecture du livre vous en dira plus.

    La technologie


    Faut-il encore démontrer les rouages de la technologie, notamment des téléphones portables dans notre environnement ? Nous savons combien elle a influencé et influence les relations amoureuses. Les réseaux sociaux et tout ce qu’ils comportent comme communication amoureuse très souvent approximative, sextapes, rencontres et coups de folle foudre et la liste n’est pas exhaustive, sont autant de bénéfices mal digérés de cette modernité que l’auteure nomme ici pour la première fois à la page 97 qui marque le début de la nouvelle « La maladresse » : « l’appareil magique de 110 numéros ».
    Ashandy n’aurait jamais pu imaginer que cette boîte magique serait l’objet de son malheur. Elle, une jeune femme intelligente et posée ; elle qui savait si bien manier tout ce qu’elle touchait. Elle était la convoitise de deux jeunes hommes, tous aussi engagés qu’un jeune soldat. Elle avait l’embarras du choix, elle prenait si et là des conseils, pour pouvoir faire le meilleur choix. « Lequel détient donc la vérité ? » se demande-t-on à la page 111. Après plusieurs consultations auprès de Dieu et des marabouts, elle avait enfin la réponse. Elle allait éconduire un. C’était sans compter sur la volonté de sa boite magique. L’irréparable s’est produit. Mais quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.

    L’argent


    On a pour habitude de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Un nerf très solide en amour, parait-il. L’argent et l’amour sont tout simplement deux forces qui se croisent, s’entremêlent et se heurtent sans cesse. Mais si, en fin de compte, on trouve un équilibre entre les deux, on fait partie des rares chanceux.
    Qui aurait pu croire qu’un premier salaire, normalement source de joie et de bénédictions serait la source de la destruction de plusieurs personnes ?
    La nouvelle « Le premier salaire » expose la manipulation par la femme, la mesquinerie, l’infidélité, la double paternité, l’amour… Et tout ceci, sous la toute-puissance de l’argent. Ashanty se croyait maîtresse du jeu, mal lui en a pris, car dit-on, le mensonge a de courtes jambes, et surtout, les hommes sont allergiques à l’infidélité. Comme quoi, ils font à autrui ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fit. Mais qu’est-ce qui s’est réellement passé ? La lecture du livre vous en dira plus.




    J’ai pris plaisir à lire ce recueil de nouvelles de Rose Djoumessi. Et à la fin, j’ai eu la réponse à ma question exposée au début. Pourquoi Ce soir ? Parce que les grandes décisions dans chacune des nouvelles se prennent dans la nuit. Ne dit-on pas d’ailleurs que La nuit porte conseils ?
    Rose Djoumessi est une rêveuse pleine de sagesse. Malgré les maladresses, elle trouve toujours une parade pour que le méchant, si on peut le nommer ainsi, connaisse le revers de la médaille.
    Rose Djoumessi écrit comme elle parle. Naturellement. La lire donne cette impression de lecture à haute voix par l’auteure. Vous entendrez sa voix vous raconter les hauts, les bas, les sentiers qu’elle décrit et qui vous donne l’impression d’être un personnage premier. Elle est si naturelle que par sa voix, ses personnages, peu importe leur niveau social, tiennent le même niveau de langue.
    Lire ce recueil vous maintient sur une seule vague. Peu importe combien elle est houleuse, vous vivrez chacune des nouvelles avec la même intensité. Parce que Rose Djoumessi a une réelle identité littéraire. Et cette identité, elle l’expose encore en utilisant des noms de personnages propres à son aire natale. Et comme la littérature se veut universelle, elle a pris soin de proposer un glossaire.

    Ce livre vous intéresse ? Il coûte 3500 FCFA. Contactez ACOLITT à acolitterature@gmail.com

    Par Pauline ONGONO




  • Les 5 questions à… Ève GUERRA, écrivaine française

    Ève GUERRA grandit au Congo et le fuit pendant la guerre civile. Elle est à ce jour enseignante de français, de latin et de grec ancien. Elle est chroniqueuse pour le magazine Lire et auteure de deux livres : un recueil de poésie, Corps profonds ; et un roman, Rapatriement.



    Ève GUERRA, vous êtes le Goncourt du premier roman 2024. Notre équipe vous adresse ses chaleureuses félicitations. En tant qu’auteure, que signifie ce prix pour votre future bibliographie ?

    Le Prix Goncourt permet surtout aux jeunes auteurs de se faire connaître par un plus large public en France et à l’étranger. Je suis toujours étonnée de recevoir les mots des lecteurs qui se sont procuré le livre à Athènes, à Lisbonne ou Pennsylvanie. Surtout, ce prix m’a permis d’obtenir des traductions en Amérique latine et dans quelques pays d’Europe. C’était une belle opportunité.

    Rapatriement est votre premier roman, celui-là même qui fait de vous le Goncourt du premier roman, un livre sous fond d’autobiographie qui a paru chez Grasset. Que ressent la petite Eve Guerra d’hier, vu le chemin que trace ce roman ?


    Ce roman n’est pas une autobiographie. Il s’agit bel et bien d’une fiction inspirée de faits personnels, qui ont été pour beaucoup modifiés afin de servir l’intérêt de l’intrigue. Par ailleurs, Annabella est un personnage dont la personnalité, à la fois idéaliste et burlesque, est très éloignée de la mienne. Plus qu’un roman, c’est un travail sur la langue qui brouille les frontières entre prose et poésie, entre discours et fiction. La frontière entre narration (description des sentiments et des lieux) et propos rapportés (les dialogues) est volontairement confuse, pour nous plonger dans un perpétuel monologue intérieur.

    Rapatriement est-il un pont intimiste entre vos lecteurs et vous ?

    Proust écrit que les livres sont des instruments de la pensée. En cela, ils nous permettent de rendre intelligibles le monde en offrant des clés d’interprétation. J’ai écrit ce livre pour comprendre comment il était possible d’aimer un homme dont l’héritage est contestable, comment il était possible de lire des livres toute la journée et ne pas être touchée sensiblement par les œuvres littéraires que l’on lit, parce qu’on n’instrumentalise pas la littérature et que l’on ne cherche pas à avoir une connaissance intime et sensible des œuvres. Les œuvres littéraires ne sont pas des témoignages.

    Vous y mettez en exergue les relations enfants-parents, les guerres, l’expatriation, les secrets de famille, les difficultés de rapatriement des dépouilles – notamment celle du père de la narratrice… On y voit Lyon, le Cameroun, le Gabon et le Congo-Brazzaville. Vous y conduisez vos lecteurs, à la recherche des souvenirs de votre famille, de la vérité sur la mort du père de la narratrice. Quel a été votre procédé d’écriture ? Vos investigations sur le terrain pour écrire ce livre ?


    Je ne commence l’écriture d’un livre que si un problème fondamental se pose à ma conscience et à ma raison. Une fois que cette question revient, je lis des œuvres littéraires qui traitent de la question. L’écriture d’un livre naît d’une curiosité. Une fois que les premiers mots sont écrits, la suite de l’écriture est un mystère capricieux. Depuis quelque temps, je commence à apprendre la discipline et j’aime à me retrouver tous les matins devant mon manuscrit.

    Quelle leçon l’écriture de Rapatriement vous a-t-elle donnée ?

    L’écriture de Rapatriement m’a appris que le texte est souvent plus intelligent que celui qui l’écrit.

    BONUS : Après un recueil de poésie et un roman primé par l’Académie Goncourt, quels sont les cinq (05) conseils de Eve GUERRA aux jeunes auteurs en herbe ?


    – Je vous conseille de lire beaucoup (tous les auteurs, de tous les pays, de tous les siècles).
    – Je vous conseille de rester humbles, parce que l’écriture est une divinité capricieuse qui peut vous jouer des tours et reprendre toutes les grâces qu’elle vous a accordées.
    – Je vous conseille de toujours travailler.
    – Je vous conseille de rester curieux.
    – Je vous conseille de souvent douter, cela vous poussera à toujours donner le meilleur de vous-mêmes.

    Eve GUERRA, merci votre disponibilité.


    Je vous remercie pour l’intérêt porté à Rapatriement.

    Propos recueillis par

    Pauline ONGONO







  • BIOLITT : Innocent YAMALBAYE « King Farrah », auteur et slameur tchadien


    YAMALBAYE Innocent Alias King Farrah est : auteur ; artiste slameur ; ingénieur agrosociologue ; chef de zone de développement Rural /
    Ministère de L’agriculture /Tchad ;
    membres des Pionniers du Mouvement Slam au Tchad ; Ambassadeur représentant le FESTIFOUS au TCHAD ;
    Ambassadeur de Green Women Slam for Peace and Développement of Yaoundé ;
    membres et Père fondateur du collectif Tchad Slam, 2018 ; membres et l’un des pères fondateurs de l’ASEAT (Association des Auteurs et Écrivains Tchadiens) ;
    fondateur du collectif des Auteurs Écrivains et Poètes Slameurs Tchadiens ;
    membres des Pères fondateurs du festival international La GRIOTIK (Tchad, Gabon, Cameroun et Congo Brazza).



    Espace PUB’


    BIBLIOGRAPHIE ET PRODUCTIONS AUDIO


    ✓ LE MYTHE SARA, Les Éditions Continentales, 2023 (roman)
    ✓ LES LARMES DU SOLEIL DE N’DJAMENA, Les Éditions TOUMAI, 2019 (roman)

    ✓ Album audiovisuel de huit (08) titres, MAYA’S PROD


    PERFORMANCES NATIONALES


    ✓ Ndjam s’enflamme en Slam 2015, finaliste 2016 ;
    ✓ participation à la coupe D’AFRIQUE de Slam édition 1 de N’djamena 2018 ;
    ✓ Présentation des deux Romans à BABA MOUSTAPHA.

    PERFORMANCES A L’INTERNATIONAL


    ✓ FESTIFOUS ( Festival International les Fous du Livre), 3e Édition, Yaoundé, décembre 2022
    ✓ Festival International des Arts de la MAURITANIE CASO, novembre 2023
    ✓Invitation au FESTIFOUS, 4e édition, décembre 2023

    PRIX REMPORTÉS


    ✓ PRIX LITTÉRAIRE de la GRIOTIK ESCALE de Yaoundé, août 2023, catégorie Livre et Slam
    ✓ Prix FESTIFOUS, 2023 pour l’engagement littéraire

    ✓ Prix spécial d’honneur pour le Tchad.




  • Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun : Les équipes finales de la deuxième édition sont installées

    Le 04 avril 2024 restera gravé dans les annales de l’Association des Poètes et Écrivains du Cameroun (APEC). Association organisatrice du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC), elle a tenu à allier des acteurs du livre dont la disponibilité, la science, le savoir et l’expérience serviront à la réussite de cette édition.

    C’est à la faveur d’une réunion présidée par Pascal BEKOLO BEKOLO « Pabe Mongo », à la salle des convivialités VIP du Musée National, que trois équipes ont été dévoilées : le super jury, le comité adhoc chargé des distinctions et le comité d’organisation.

    Pour manifester et souligner solennellement le soutien du Ministère des Arts et de la Culture, Mme ESSANGUI, Sous-Directeur du Livre à la Direction du Livre et de la Lecture, a fait honneur de sa présence.

    Avec des grandes figures comme David ABOUEM A TCHOYI, Evelyne MPOUDI NGOLLE, Sophie Françoise BAPAMBE YAP LIBOCK, Faustin MVOGO, Albert Thierry NKILI ABOU, NKONO ATEBA…, cet événement qui se veut gage du multilinguisme, du multiculturalisme et bassin pour tous les genres littéraires, voit à l’horizon tous les paris de cette édition gagnés.

    QUELQUES PLUS DE LA DEUXIÈME ÉDITION

    Les distinctions :

    De moins de dix à l’édition dernière, cette édition a reçu plus d’une vingtaine de propositions. Rappelons que ces distinctions sont de deux catégories : les dignitaires de la plume et les dignitaires Honoris Causa. Pour une dizaine de distingués à la dernière édition, seuls cinq acteurs du livre le seront cette fois.

    Les participations :

    Ouvert uniquement aux auteurs édités au Cameroun à la première édition, le GPLMC a ouvert ses bras aux auteurs de la Diaspora. Pascal BEKOLO BEKOLO confiera d’ailleurs que plusieurs textes dans ce sillage ont été enregistrés.

    Un mois d’attente, voici ce qui nous reste pour vivre le grand moment qui dévoilera le deuxième GPLMC – Djaili Amadou Amal étant l’auteure primée à la première édition, les cinq dignitaires et le cocktail littéraire qui sera bu le 09 mai 2024, à la salle des convivialités du Musée National.

    Pauline ONGONO







  • BIOLITT : Karolyn KOUAKAP, slameuse, poète et auteure camerounaise

    Karolyn KOUAKAP est éprise de mots depuis le Lycée. Elle fait ses premiers pas au sein du Club poésie du Lycée de Mballa 2 à Yaoundé, où elle remporte des prix scolaires (2006/2007).


    En 2015, elle publie son premier recueil de poèmes, « Cogito ». Elle est coautrice de plusieurs anthologies dont « Ce soir quand tu verras Patrice », sous la direction de Josué GUEBO et « La chaleur des mots », sous la direction d’André NGOAH.


    En 2018, elle fait la rencontre de Lydol, la célèbre slameuse, et participe à plusieurs ateliers et spectacles.

    Karolyn KOUAKAP est membre du collectif 237 paroles. Demi-finaliste au Concours National de Slam Poésie (2020), elle organise depuis lors divers spectacles de slam, participe à des festivals (Festival International Slameroun, Festival PluriElles, Festival International du Livre Gabonais et des Arts, etc.) et anime des ateliers sur la poésie et le slam.

    En 2022, elle prend part à une Masterclass d’écriture à Suza avec le Capitaine Alexandre, Hemley Boum, Anne Sophie Stefanini…


    En 2023, elle publie « Celle qui vient de mars » dans Mozaïk 9, International magazine of the Indian Ocean ;

    et son second recueil de poèmes D’amour et d’espoir, aux éditions Lupeppo à Yaoundé.

    Karolyn KOUAKAP est une guerrière des mots, une femme forte à l’âme sensible et rebelle qui, sans faille et sans flemme, s’enflamme contre les maux ; mots pour mots. Elle tient les rênes du Cercle Littéraire des Jeunes du Cameroun (CLIJEC) depuis 2023.







  • D-LIVRE : Pierre Sonore DJIOGUE, auteur camerounais


    L’édition au Cameroun soufre aussi d’un grand déficit d’ouverture au monde ; pourtant nous sommes à l’ère du numérique.


    Pierre Sonore DJIOGUE, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Pierre Sonore DJIOGUE, né DJIOGUE TAZUFOUO Pierre Sonore, jeune camerounais originaire de Batcham dans les Bamboutos. Je suis enseignant des lettres et chercheur en Analyse du Discours à l’Université de Douala. Mon amour pour la littérature en général et l’écriture en particulier s’est développé dans l’exercice de la profession, grâce à l’analyse des textes que j’étais appelé à enseigner aux apprenants. J’aime tout ce qui est créativité, innovation. J’aime impacter positivement mon milieu. Pour le moment, l’enseignement et la recherche sont ce qui occupe le plus mon quotidien. Mais par passion, je trouve un peu de temps pour écrire.

    « Les civilisés » et « Une vie, un destin » sont vos premiers romans. Ils ont paru aux Editions de midi au Cameroun. Quelle est votre expérience de l’édition au Cameroun ?

    Je parlerai d’une expérience mitigée, pour ne pas dire mauvaise. J’entre dans la scène littéraire en 2020 avec deux romans à compte d’éditeur. Malheureusement, que ce soit dans mon cas ou celui des confrères publiés par d’autres éditeurs, les écrivains ne sont pas assez accompagnés par la majorité des éditeurs.

    De même, je pense humblement que le secteur de l’édition doit être restructuré pour répondre aux normes internationales en termes de qualité du produit, de traçabilité dans l’écoulement des livres et de droits d’auteur, pour ne citer que ceci. L’éditeur reste le seul à pouvoir déclarer les ventes. Et même pour celles déclarées, les droits d’auteur ne sont pas toujours une garantie. L’édition au Cameroun souffre aussi d’un grand déficit d’ouverture au monde ; pourtant nous sommes à l’ère du numérique.

    Votre nouveau roman, « Les hommes maudits », est sur la scène littéraire depuis quelques mois. Pierre Sonore DJIOGUE, « Les hommes maudits », de quoi s’agit-il ?


    Les hommes maudits est un roman inspiré des situations variées de femmes maltraitées dans leurs foyers, malgré leurs efforts à conserver la stabilité et le développement du couple. Il peint la condition de la femme camerounaise, mais surtout de la femme en général. C’est un voyage au cœur des émotions et des sensations de ces femmes violentées, muselées, martyrisées, exploitées avec la complicité de la belle-famille, mais qui supportent par amour pour les enfants.

    Il veut nourrir chez elles de l’audace, l’esprit d’éveil, mais surtout, il veut que leurs voix portent, s’élèvent contre ces violations dont elles sont victimes au quotidien mais n’en parlent pas. Le roman fait également une incursion dans le monde de la prostitution/infidélité pour explorer ses différentes formes et ses conséquences sur la vie conjugale. L’avenir des enfants nés de tels foyers est aussi au centre des récits dans cet ouvrage.


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    Avez-vous des manies à respecter absolument lorsque vous écrivez vos romans ? Quel est le procédé d’écriture adopté pour les trois ?


    Tout commence chez moi par l’observation, une observation critique puisque la société est ce qui m’inspire le plus. Une fois qu’une situation m’inspire, je définis la finalité de ma production. En troisième lieu, je récence l’essentiel des idées et des scènes à développer pour atteindre mon objectif, puis, je les organise selon un plan détaillé en fonction de la cohérence que je veux donner au texte. Viens enfin le moment de la rédaction qui ne sera que le développement des idées. Notons qu’il arrive des moments où il est important de faire des recherches sur une question pour mieux l’élaborer.

    En tant qu’auteur, que pensez-vous de l’espace littéraire camerounais ?


    L’espace littéraire camerounais est un immense champ fertile plein de génies de la plume. Je me reserve de citer ces grands noms que tout le monde connaît, qui ont glané des prix à l’international ; ces grands noms qui font leurs preuves même sans prix, puisque tout le monde ne peut pas être lauréat. C’est la preuve qu’il y a de l’espace pour la littérature camerounaise sur le plan africain et même mondial. Cependant, il reste des choses à améliorer en terme d’édition pour que les auteurs vivent de leur plume ; en terme de formation, pour davantage avoir des textes finis et compétitifs ; en terme de communication, pour intéresser les lecteurs.

    Avec quel acteur du livre, peu importe la nationalité, aimeriez-vous passer une journée à parler de littérature ?


    Question difficile à répondre spontanément. J’apprécie la simplicité et la clarté narratologiques de Djaili Amadou Amal, j’ai découvert une stratégie narrative impressionnante à travers le dialogue chez Marc Levy, mais la grande connaissance et la pertinence de Ray Ndebi me charment encore. J’aimerais profiter de ses talents de pédagogue qui rend l’écriture évidente. J’aimerais profiter davantage de sa grande maîtrise et de sa vaste connaissance non seulement en écriture mais en littérature dans tous ses sens.

    Votre mot de fin ?


    Merci à ACOLITT pour l’opportunité offerte de m’exprimer à sa communauté. Les critiques constructives sur mes textes me permettront de m’améliorer et d’offrir le meilleur.

    Propos recueillis par P.O.







  • BIOLITT : Kely MOTUE SIMEU, auteure camerounaise

    Kely Motue Simeu est Camerounaise. Elle est experte en arbre de décision (comme modèle de prédiction) et chercheure en datamining. En plus d’être diplômée de l’Université de Yaoundé I, elle est la major de la première promotion de la Business Excellence Academy de la PKFOkam Institute of Excellence. Kely MOTUE SIMEU, certifiée à la fois en Risk Management et en Quality Management, exerce à la tête de la Direction de la Qualité et de l’Organisation de la première banque du pays.

    Après deux ans dans le développement informatique, elle a embrassé le monde de la finance, il y a onze ans.

    Consciente de ce que le développement de l’Afrique ne se fera que par les Africain(e)s eux-elles-mêmes, elle a fondé en 2017 le Ladie’s Club for Leadership où elle s’attelle à sa manière à promouvoir l’autonomisation financière de la femme africaine.

    Mes dix leçons de leadership au féminin en contexte africain a paru aux Éditions IFRIKIYA au début 2024 et est disponible ici.




  • BIOLITT : Assia BOUCARY MAIGA, auteure malienne

    Journaliste de Formation et Consultante en Communication, Assia Boucary MAIGA est née un 27 avril à Baguinéda au Mali, d’un père Administrateur Civil et d’une mère Enseignante.


    Habituée des débats, des interviews, des tables rondes ; formée à plus d’un titre dans la prise de parole en public, Assia est reconnue pour son langage tranchant et sa plume singulière.


    Son père va lui inculquer le goût des lettres, mais surtout celui de l’écriture, à travers les dictées et la rédaction.
    Quant à sa mère, elle lui donnera une base solide en suivant tout son parcours scolaire avec la plus grande fermeté.


    Au lycée, elle était passionnée par la poésie engagée en général, et par les Pères de la Négritude en particulier. Son idole, Aimé Césaire, a eu un impact assez grand dans sa vie, mais aussi dans sa pensée.
    Les Black Leaders comme Rosa Parks, Malcolm X, Martin Luther King Jr., Marcus Garvey, Harriet Tubman, Langston Hugues… qu’elle a lus avec bonheur à l’université, ont fait d’elle une déchaînée contre toutes sortes de discrimination.

    C’était le déclic : Écrire !

    Ecrire au nom de la justice et de la liberté ! Écrire pour ceux qui sont lésés ! Ecrire pour ceux qui ne savent ni riposter ni rétorquer ! Écrire pour l’Afrique, ses déboires, ses mauvais dirigeants et fils…


    Sa toute première œuvre, certainement la plus rebelle de sa carrière, l’œuvre qui pendant 10 ans a fait peur à certains éditeurs, l’essai qui sera sans doute le plus cru de son palmarès, celui qui a eu un succès remarquable auprès des médias au Mali : « Quand la Pureté Engendre l’ordure » aux Édition la Sahélienne du brave Ismaïla Samba Traoré. C’est un livre qui regorge d’émotions ; un univers dans lequel la colère, la détresse, le désespoir, la révolte, l’amour et la compassion s’embrassent et s’embrasent.


    Assia BOUCARY MAIGA est membre du Réseau des Femmes Ecrivains du Mali et de la Diaspora «RFEMD».

    En décembre 2023, elle a participé à un ouvrage collectif sur la Paix et la Réconciliation Nationale. Cet ouvrage aussi bien que le Catalogue des Femmes Ecrivains du Mali et de la Diaspora paru en 2022 et dans lequel elle figure, ont été financés par la Délégation de l’Union Européenne au Mali.


    Chargée des Relations Extérieures et de la Diaspora de l’Association des Ecrivains du Mali et sa Diaspora « AEMD », Assia est également très présente dans les Organisations Internationales et plus précisément auprès des Partenaires Techniques et Financiers de la Santé.
    Sa ligne de mire est axée sur l’autonomisation des Femmes afin de réduire considérablement le Féminicide, la violence financière ainsi que toutes sortes de maltraitance. Elle combat la mendicité des enfants et la traque des albinos avec sa dernière énergie.

    Pour mener à bien ses différentes missions, Assia BOUCARY MAIGA s’adonne à l’apprentissage de diverses langues. À ce jour, elle s’exprime en songhoï, en bambara, en français et en anglais.




  • BIOLITT : Nadine NKENGUE, auteure camerounaise

    Née un 18 juillet à Yaoundé, Nadine NKENGUE est Camerounaise. Après un Baccalauréat littéraire au lycée Général Leclerc, elle va intégrer l’Université de Yaoundé, où elle obtiendra une licence en droit public, une maîtrise et un DEA en sciences politiques.

    Elle sera plus tard chargée de clientèle et de recouvrement dans diverses institutions bancaires ; consultante ONG, chargée de l’encadrement des femmes rurales ; actuellement expert – pour l’Afrique Centrale, membre du Groupe Travail Ecosoc au sein de la Commission Africaine des Droits de l’homme et des Peuples.

    Nadine NKENGUE est promotrice d’une structure d’encadrement de la petite enfance, l’école d’Amelie, située au quartier Oyomabang à Yaoundé.

    📖📖 VIE LITTÉRAIRE

    📌 Poésie :
    Melodies, À fleur de peau, Editions Proximité

    Carnets de soleil, Éditions les fous du livre

    Bouquets de cendres, Des vers au bout du canon, (collectif), Éditions Ifrikiya

    Paroles de femmes, maux de femmes (collectif), Editions L’Harmattan

    L’ appel de Rabat (collectif), Les édition aminata sow fall -Easf-

    Celle qui allait danser avec les morts, Parangon Éditions

    📌 Roman :
    Une vie d’étudiant, Éditions PROXIMITÉ

    📌 Nouvelle :
    Au royaume des petits heureux et autres nouvelles, Editions IFRIKIYA

    📖📖 PARTICIPATION AUX FESTIVALS LITTÉRAIRES – HONNEURS & DISTINCTIONS :

    • Festival International du Livre Gabonais et des Arts – Filiga, 2022, Libreville – Gabon. Diplôme d’honneur
    • FESTIFOUS, 2022, Yaoundé – Cameroun. Présidente du jury du prix Francis bebey
    • FORALY, 2023, Yaoundé – Cameroun
    • Salon International de l’Industrie du Livre de Yaounde – SIILY, 2023, Yaoundé – Cameroun
    • FILAB, 2023, Cotonou – Benin. Prix FILAB pour la promotion de l’éducation en afrique 📌 CONCOURS LITTÉRAIRES :
    • Concours du HCR, 2022 – 3e prix
    • Concours Assimba poésie, 2023 – 1er prix

    Acolitt communique sur vos initiatives en littérature.



  • BIOLITT : Arielle DNOUTCHEU, bibliothécaire camerounaise

    Titulaire d’une licence en information documentaire, Arielle DNOUTCHEU est formée aux métiers des Bibliothèques, Archives et Musées. Assoiffée de connaissances, elle suit un Master en Littérature et Civilisations Africaines, pour la valorisation des littératures endogènes et écrites, à l’Université de Yaoundé I
    Elle a également une bonne maîtrise en matière de valorisation digitale, utilisation des outils numériques et médiation documentaire.

    Depuis 2020, elle valorise sa casquette de bibliothécaire à La Maison des Savoirs – MDS Yaoundé, une médiathèque située à Yaoundé, au quartier Etoudi, lieu-dit Dépôt de sable.

    Arielle DNOUTCHEU est très engagée dans les activités littéraires. Avec passion, elle contribue à plusieurs projets autour du livre, notamment la valorisation de la culture littéraire à travers le projet  » La joie par les livres  » dédié aux enfants handicapés, le bénévolat pour le compte de l’Association pour l’Information et les bibliothèques de santé au Cameroun

    Son âme d’enfant, elle le met non seulement au service des jeunes lecteurs à travers l’animation dans la bibliothèque et hors de ses murs, mais aussi pour assurer son poste de régisseur du festival international du jeu de société, Festival Pousse – Pions, depuis 2023.

    Parce qu’elle aime lire et partager ses lectures, Arielle DNOUTCHEU a participé au programme  » Aprem du livre  » au Goethe-Institut Kamerun, où elle a proposé une note de lecture critique de l’essai  » Mon enfant, Ma vie  » de la psychologue camerounaise Yémélé Rosine.

    L’équipe Acolitt lui souhaite une belle journée d’anniversaire 🎉🎉🎉🎉🎉