POUR CACHER QUELQUE CHOSE À UN NOIR, IL FAUT LE BLA BLA BLA ET BLA… En 2025, vous verrez encore des personnes, même des acteurs de la littérature, utiliser cette « phrase ».
Saviez-vous que cette phrase est contenue dans un document et que ceci n’est qu’une paraphrase ? Si le Noir était si allergique au « trésor », comment a-t-il fait pour découvrir celle-ci ? Dee Lee (l’auteur de cette « phrase ») a vraisemblablement semé une graine qui, comme un baobab, a enfoui ses racines très loin… Et des habitudes contribuent à l’arroser.
SAMEDI 26 avril 2025, NOUS AVONS FAIT NOTRE PART.
Initiative qui alliait le Centre de Lecture, d’initiation et d’Intégration à la culture et ACOLITT, cette descente à la Fondation Petit Dan et Sarah sise à Soa (centre – Cameroun) était l’occasion de montrer que le livre peut être célébré de différentes manières ; que les enfants sont la graine à arroser pour ne plus entendre cette fameuse « phrase » dans quelques années ; que la lecture est une distraction comme toutes les autres ; etc.
Avec pour marraine Christelle Noah des Éditions Eclosion, cette initiative a été porteuse de plusieurs projets et de beaucoup d’espoir quant aux habitudes de lecture dans ce lieu qui abrite trente-deux (32) enfants, sous la supervision de monsieur ZINGUI Joseph et sa « jumelle de nom » (pour citer ce dernier), un couple qui a tout abandonné pour se consacrer à ces enfants accueillis soit dès la naissance ou par le biais des services sociaux. Initiative visant principalement la mise sur pied d’un espace bibliothèque dans cette Fondation, des livres leur ont été offerts, ainsi que des documents de dessin et de coloriage.
Parce que le livre permet aussi une belle influence, notre invité d’honneur était Albert Junior Mbog Mbog, chroniqueur.
Rachel Octavie Malongo, Léocadie Sandrique METO, Josée Murielle SAHA PAGUEM, Michèle MBOUDOU, Mme Anne-Pierrette NDZIE (présidente de l’Association des Enseignants de Français du Cameroun), NTOLO ENAMA Marthe Carelle, Aristide Georges Olama, Roukayatou TOURE, Calixte Laurence, Diane-Annie Tjomb… Toutes ces personnes que nous avons pris plaisir à rencontrer, revoir, et à qui nous disons MERCI.
MERCI à toutes ces personnes qui croient au livre et qui, en multipliant ce type d’initiatives, en soignant leurs productions, en parlant de leurs lectures…, défient Dee Lee et sa « phrase ».
La Fondation Petit Dan et Sarah répond au +237 699165292
BELLA AWONO Célestine epse MENDOUGA est née le 04 juin 1988 dans un petit village de l’arrondissement de Sa’a, département de la Lekié, région du Centre.
Après un parcours scolaire sanctionné par l’obtention du baccalauréat A4 Allemand, elle s’inscrit à l’université de Yaoundé 1 ; où elle obtient une Licence en psychologie, spécialité clinique et pathologie. Par ailleurs, titulaire d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle option Instituteur de l’Enseignement Maternel et Primaire, elle est professeure des écoles normales, pour le compte du Ministère de l’Education de Base. Aussi, elle est experte en management, montage et gestion des projets.
Concernant l’écriture, c’est depuis ses années de lycée qu’elle rédige des petites histoires, des scènes théâtrales, des poèmes… Et en 2007, elle est la lauréate nationale de poésie, à l’issue du premier concours de poésie Patrice KAYO. Ce concours a été comme un élément déclencheur qui l’a amenée à croire davantage à son rêve, à sa passion d’écrivaine ; d’où son recueil de poèmes : « Ecoute ! », qui a paru en 2022 aux Éditions Lupeppo au Cameroun.
Continuant tout doucement ce parcours littéraire, elle fait partie des lauréates camerounaises au concours EUROPOÉSIE pour le compte de l’UNICEF 2024.
De fil en aiguille, BELLA Célestine compte tisser une carrière littéraire solide et brillante.
Bonjour, chère Odile Gaétane NJOPA BIVINA et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonné.e.s.
Bonjour et merci de cette belle opportunité de me présenter à vos abonnés. Je suis Odile Gaétane NJOPA BIVINA, jeune auteure camerounaise, née à Monatélé, dans le département de la Lékié, région du Centre du Cameroun. Je suis également originaire du Littoral, du peuple Bakoko. Trilingue en français, anglais et allemand, je me spécialise en traduction et terminologie, ce qui enrichit mes écrits.
Mon premier roman, « Muselé(e)s, le piège des apparences », aborde des thèmes tels que l’identité et les attentes sociales, invitant à une réflexion sur les enjeux contemporains. En tant qu’entrepreneure et archiviste assermentée, je combine créativité et rigueur professionnelle, ce qui nourrit ma démarche littéraire.
En tant que voix nouvelle de la littérature camerounaise, je cherche à partager la richesse des cultures du Centre et du Littoral, tout en poursuivant mon engagement pour la littérature et la psychanalyse littéraire, afin de connecter les peuples et les idées au-delà des frontières. Merci de me permettre de partager mon univers avec vous.
Vous êtes auteure depuis 2024, qu’est-ce que ça fait d’être auteure ?
Être auteure, c’est une expérience profondément émotive et intime. Depuis que j’ai commencé en 2024, c’est comme si chaque mot que je couche sur le papier était une partie de moi que je livre au monde. C’est un voyage à la fois solitaire et connectant. Écrire, c’est une manière de comprendre et de partager mon identité, mes origines camerounaises, et de faire entendre des voix souvent ignorées. C’est aussi une grande responsabilité, celle de toucher les autres, de faire résonner des histoires qui, je l’espère, éveilleront des émotions, des réflexions, et des échanges.
Être auteure, c’est sentir la puissance des mots, qui ne nous appartiennent plus une fois qu’ils touchent le cœur des lecteurs. C’est aussi un engagement à porter des récits qui dépassent les frontières, à connecter les peuples, à briser les silences. C’est un défi, mais aussi une immense source de joie et de gratitude.
Vous êtes aussi archiviste, une profession de l’ombre et la discrétion. Avez-vous eu du mal à porter cette casquette d’auteure sous les feux des projecteurs ?
Je tiens tout d’abord à préciser que je ne suis pas simplement archiviste, mais archiviste assermentée, ayant prêté serment le 21 décembre 2023 à la Cour d’Appel du Centre. Cette distinction est primordiale pour moi, car elle reflète mon engagement envers l’intégrité, la rigueur et la préservation de la mémoire. Mais cette casquette d’archiviste n’est pas la seule que je porte. Je suis également traductrice trilingue (français, anglais, allemand), terminologue, interprète de conférences, speechwriter, conférencière et entrepreneure. Chaque casquette porte en elle un défi différent, un besoin différent d’équilibre et de gestion.
En tant qu’archiviste, je suis habituée à évoluer dans l’ombre, à préserver et transmettre des informations sans chercher la lumière. Dans ce domaine, la discrétion et la rigueur sont essentielles, et j’ai appris à me fondre dans ce rôle, à préserver le passé pour éclairer l’avenir. Mais devenir auteure a été un tournant. C’est un passage de l’ombre à la lumière, une immersion dans la vulnérabilité.
L’écriture m’a poussée à m’exposer, à partager des émotions et des pensées profondes, ce qui est loin de la réserve que j’entretenais dans mes autres rôles. Le plus grand défi a été d’embrasser cette casquette d’auteure sous les feux des projecteurs. C’est un exercice de balance entre toutes mes autres casquettes, qui, chacune, demande une certaine forme de discrétion ou de recul. Mais au fur et à mesure, j’ai appris à me saisir de cette nouvelle identité, à comprendre que chaque rôle que je porte est un maillon essentiel de ce que je suis et de ce que j’ai à partager. Mon travail d’auteure, tout comme celui de traductrice, de terminologue, ou encore d’interprète, découle d’une même passion pour les mots et leur pouvoir.
J’ai compris que ces casquettes, bien qu’apparemment disparates, se nourrissent les unes des autres. L’archiviste conserve la mémoire, la traductrice et la terminologue jonglent avec les significations, l’interprète porte la voix des autres, et l’auteure, enfin, donne vie à ses propres histoires. Au fond, ce sont toutes ces expériences, toutes ces casquettes qui m’aident à façonner une œuvre authentique, riche et multiforme. Et si aujourd’hui je suis sous les projecteurs en tant qu’auteure, je sais qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, et que chaque casquette que je porte, dans la discrétion ou l’exposition, fait de moi celle que je suis aujourd’hui.
« Muselé(e)s, le piège des apparences » est ce roman par lequel la scène littéraire vous découvre. Si on vous demande de le qualifier en un seul mot, lequel sera-t-il ? Pourquoi ?
Si je devais qualifier « Muselé(e)s, le piège des apparences » en un seul mot, ce serait « réveil ». Ce roman est un appel à l’éveil des consciences, une invitation à regarder au-delà des apparences et à questionner les normes sociales, les attentes et les rôles imposés. À travers les personnages et leurs luttes, je cherche à provoquer une prise de conscience sur les défis contemporains, notamment ceux liés à l’identité, à l’injustice et à la quête de soi.
La vie peut être injuste, nous sommes souvent confrontés à des stéréotypes et des jugements externes qui nous enferment, mais ce livre est une sorte de coup de fouet, un moyen de secouer les idées reçues et d’encourager une introspection. C’est un texte qui cherche à libérer l’esprit et à ouvrir les yeux sur la réalité des choses, tout en rappelant que nous avons tous le pouvoir de nous réinventer, de choisir notre voie et de lutter pour un monde meilleur. En ce sens, « Muselé(e)s » est bien un « réveil », car il nous pousse à nous éveiller à la vérité, à l’authenticité et à la liberté d’être soi.
Ce roman met en exergue l’émancipation, les injustices, les inégalités, « des entraves qui jalonnent le parcours des femmes africaines » (quatrième de couverture). Nous remarquons le (e) marquant une écriture inclusive. Cela signifierait-il donc que votre roman s’adresse à toutes les gents ?
Oui, absolument. Mon roman, « Muselé(e)s, le piège des apparences », s’adresse à tout le monde, car les violences conjugales et les injustices que j’aborde ne se limitent pas à une question de genre, ni à un seul groupe de personnes. Bien que le roman mette en lumière les entraves auxquelles les femmes africaines, et plus largement les femmes, sont confrontées, il soulève des problématiques universelles qui touchent chacun d’entre nous, peu importe le genre, l’âge ou l’origine.
L’écriture inclusive, avec le (e) marquant la féminisation, est un choix délibéré pour souligner l’importance de la reconnaissance de toutes les identités et pour inviter à une réflexion collective sur l’égalité et la liberté. Si le roman met en exergue l’émancipation des femmes, cela ne signifie pas que les hommes ne sont pas concernés. En réalité, les violences conjugales et les inégalités ne sont pas un problème isolé des femmes, elles touchent l’ensemble de la société, dans ses multiples dimensions. Ces violences sont liées à des structures sociales et culturelles qui affectent tout le monde, et il est primordial que nous, en tant que société, nous unissions pour les combattre.
Ce roman est un appel à une prise de conscience collective, car l’émancipation et la lutte contre les injustices concernent tout le monde. Il ne s’agit pas seulement de libérer les femmes, mais de libérer la société entière des entraves et des stéréotypes qui maintiennent des inégalités. Chaque lecteur, qu’il soit homme, femme, peut se retrouver dans cette quête de justice et d’égalité, car les violences conjugales dépassent la seule question du genre : elles révèlent des dynamiques de pouvoir, de contrôle et de domination qui touchent toutes et tous. Le changement nécessite la participation active de tout le monde.
Depuis sa sortie, avez-vous le sentiment de marquer le coup ? Un exemple d’avis/témoignage qui vous a le plus touchée jusqu’ici ?
Depuis la sortie de Muselé(e)s, le piège des apparences, j’ai ressenti une émotion profonde en voyant l’impact que ce roman a eu sur mes lecteurs. C’est une expérience inédite, un mélange de gratitude et d’humilité, de voir que des histoires que j’ai mises sur papier résonnent dans la vie de ceux qui les lisent. C’est une forme de connexion humaine, une manière de partager des émotions et des réflexions qui vont bien au-delà de ce que je pensais atteindre. Le témoignage d’une lectrice m’a particulièrement touchée et me confirme l’importance de ce que j’ai écrit. Elle, Nelly NCHOH (Traductrice à la Cour Suprême) m’a écrit :
« J’ai terminé ton roman et honnêtement il m’a profondément marqué. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la manière dont tu as exploré les dynamiques familiales complexes, notamment l’influence toxique d’une figure extérieure sur un membre de la famille. Cette emprise insidieuse, cette manipulation subtile, est rendue avec une grande justesse. Le personnage du père, en particulier, est d’une grande profondeur. On ressent sa lutte intérieure, son conflit entre ses propres valeurs et l’influence néfaste qu’il subit. Tu as réussi à le dépeindre comme un être humain vulnérable, piégé dans un cycle destructeur. La force de la relation entre la mère et ses enfants est également très touchante. Leur solidarité, leur résilience face à l’adversité, est une véritable source d’inspiration. Ton écriture est fluide et immersive. J’aime comment tu as créé des atmosphères et comment tu nous fais ressentir les émotions des personnages. Ton roman est un témoignage poignant sur les ravages de la manipulation et de l’influence toxique, mais c’est aussi un message d’espoir et de courage. Et puis, il y a Gabriela… Ce personnage m’a particulièrement touché. J’ai l’impression qu’il y a une histoire profonde et riche à explorer. J’espère sincèrement que ton prochain roman nous permettra de plonger dans son univers. Je suis vraiment admirative de ton travail. Tu as écrit un livre magnifique et nécessaire. Avec toute mon admiration. Ta star Nelly »
Ce retour m’a particulièrement émue, car il touche plusieurs aspects du roman que j’ai voulu transmettre : la complexité des dynamiques familiales, la lutte intérieure de chaque personnage, la résilience face aux épreuves. Le personnage du père, en particulier, m’a permis d’explorer des zones d’ombre de la condition humaine, et savoir qu’il a résonné de cette manière chez cette lectrice est un véritable honneur. Ce témoignage est un exemple poignant de l’impact que peut avoir un livre et il y en a plusieurs. Pour cela, je suis infiniment reconnaissante.
Il est à préciser que le préfacier, c’est monsieur Philippe Camille AKOA, l’actuel directeur général du FEICOM. Pourquoi ce choix ?
Le magistrat hors hiérarchie et directeur général du FEICOM, que vous mentionnez, est une personnalité respectée dans son domaine, mais il est avant tout un ambassadeur HeForShe ONU-FEMMES. C’est en cette qualité qu’il nous a honorés de sa préface pour « Muselé(e)s, le piège des apparences ». Son engagement en faveur de l’égalité des genres et son soutien aux initiatives de justice sociale résonnent profondément avec les thèmes que j’explore dans le roman. Son rôle en tant qu’ambassadeur HeForShe, qui prône l’inclusion et la solidarité entre les sexes pour l’élimination des discriminations, fait de lui un partenaire naturel pour cette œuvre qui parle de l’émancipation et des luttes contre les violences, notamment celles subies par les femmes.
Quant à moi, cela fait bientôt 10 ans que je suis cadre au FEICOM, un rôle que j’assume avec passion et engagement. Mon parcours au sein de cette institution, qui œuvre pour le développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations, a été enrichissant et m’a permis de m’investir de manière concrète dans des projets de transformation sociale. Cette expérience m’a également aidée à affiner ma compréhension des problématiques sociales, que ce soit dans le domaine de l’infrastructure ou de l’accompagnement des populations marginalisées. Elle a nourri, d’une manière ou d’une autre, ma vision du monde et l’écriture de ce roman, qui est, entre autres, une réflexion sur la justice, l’égalité et le pouvoir des voix qui se lèvent.
La sollicitation de sa préface a donc été une démarche logique et pleine de sens, étant donné son engagement constant en faveur de l’égalité des genres et sa position de leadership. Le soutien qu’il a apporté à ce projet témoigne de l’importance de ce genre de collaboration pour faire avancer des causes universelles.
« Muselé(e)s, le piège des apparences » fait désormais partie du catalogue des Éditions de Midi. Nous sommes d’ailleurs admiratifs de sa couverture qui, il faut le dire, est différente des productions habituelles de cette maison d’édition. Odile Gaétane NJOPA BIVINA serait-elle une auteure exigeante ? (Rires)
(Rires) Oui, je dirais que je suis une auteure exigeante, mais c’est surtout parce que je tiens à ce que le travail soit bien fait, à ce que chaque détail, chaque aspect de l’œuvre reflète ce que j’ai voulu transmettre. Lorsque j’ai entrepris ce projet, j’avais une vision claire de ce que je voulais, y compris pour la couverture. C’est un élément fondamental d’un livre, car c’est souvent la première chose que le lecteur voit, et elle doit non seulement capter l’attention, mais aussi refléter l’essence de l’histoire. Je n’avais aucune hésitation à envisager de changer d’éditeur si les représentations graphiques proposées ne correspondaient pas à ce que je voulais pour mon roman.
Cette exigence vient aussi de la volonté de faire en sorte que « Muselé(e)s, le piège des apparences » soit à la hauteur de l’impact que j’espère qu’il aura. Les Éditions de Midi ont su comprendre cette vision et m’ont permis d’avoir une couverture qui, comme vous l’avez souligné, se démarque des productions habituelles de la maison d’édition. C’est un choix réfléchi qui va au-delà de l’esthétique, c’est aussi un moyen d’exprimer, dès le premier regard, l’intensité et la profondeur des thèmes abordés dans le livre.
Cette exigence est également un reflet de mon engagement à offrir au lecteur une œuvre qui ne soit pas seulement bien écrite, mais qui soit aussi porteuse de sens à chaque étape du processus de création, y compris au niveau visuel. J’ai donc été très impliquée, mais je suis heureuse que cette collaboration avec les Éditions de Midi ait permis de concrétiser cette vision.
Où peut-on acheter « Muselé(e)s, le piège des apparences » ?
« Muselé(e)s, le piège des apparences » est désormais disponible dans plusieurs points de vente, ce qui me réjouit profondément. Le FEICOM, en tant qu’institution où je travaille, est un point de vente important. Il est présent tant à la direction générale qu’au sein des dix agences régionales, ce qui permet à un large public, partout au Cameroun, d’avoir accès à l’ouvrage. En plus de cela, le roman est disponible aux Éditions de Midi, qui ont été un partenaire clé dans la concrétisation de ce projet, mais aussi dans plusieurs librairies des villes de Douala et Yaoundé. C’est un privilège de savoir que mon livre se retrouve dans ces espaces, car cela rend l’accès à la littérature plus large et permet à davantage de lecteurs de découvrir cette œuvre.
Quelles sont les trois leçons importantes que vous avez apprises depuis l’idée d’écrire ce roman ?
Depuis l’idée d’écrire ce roman, j’ai appris trois leçons essentielles : – L’importance de l’authenticité : écrire, c’est d’abord être fidèle à soi-même et à ses convictions, même si cela signifie briser des tabous. – La puissance des voix humaines : chaque histoire mérite d’être entendue, et l’écriture est un moyen puissant de faire entendre les silences des marginalisés. – La persévérance face à l’adversité : le chemin de l’écriture n’est jamais facile, mais il vaut la peine d’être parcouru, car c’est dans la lutte que naissent les plus grandes œuvres.
Proposer aux lecteurs un livre écrit entièrement avec une intelligence artificielle. Que pensez-vous de cette pratique ?
Je suis totalement contre l’idée de proposer un livre écrit uniquement par une intelligence artificielle. Pour moi, l’écriture est une véritable œuvre de l’esprit, un acte profondément humain. C’est un moyen d’exprimer des idées, des émotions, des expériences vécues, des combats, des questionnements. L’originalité, la créativité et l’âme d’un auteur résident dans cette capacité à explorer des univers personnels et uniques. L’intelligence artificielle, bien qu’impressionnante par sa capacité à générer des phrases ou des récits basés sur des algorithmes, ne peut pas saisir cette profondeur, cette complexité émotionnelle qui rend une œuvre littéraire authentique. Les phrases répétitives, le manque de nuance, et l’incapacité à vraiment toucher au cœur des expériences humaines, rendent ce genre de pratique peu convaincant pour moi.
Un livre écrit par une IA, selon moi, manque de l’essence même qui fait la richesse d’une œuvre littéraire : l’âme de son auteur. L’écriture doit être un dialogue entre l’auteur et le lecteur, un partage d’idées et d’émotions, un geste qui va au-delà de la simple construction de phrases. Cela ne peut être remplacé par un algorithme. Écrire, c’est faire naître des mondes, c’est bousculer les pensées, c’est transmettre des vérités personnelles et profondes. C’est pourquoi je suis convaincue que l’intelligence artificielle ne pourra jamais remplacer la plume humaine, qui est le véhicule de notre humanité, de notre sensibilité et de notre subjectivité.
Vous avez l’opportunité de dîner avec un.e acteur.trice du livre africain. Lequel.laquelle choisiriez-vous ? Pourquoi ?
Si j’avais l’opportunité de dîner avec un.e acteur.trice du livre africain, sans hésiter, je choisirais Fatou Diome. Elle est pour moi une figure emblématique de la littérature africaine contemporaine, dont l’œuvre porte une profondeur, une richesse et une humanité qui résonnent avec les réalités de notre époque. Fatou Diome a ce don exceptionnel de mêler engagement social et récit intime, de traiter de sujets lourds comme l’immigration, l’identité et les défis sociaux avec une légèreté apparente mais une grande justesse. Ses écrits, en particulier « Le Ventre de l’Atlantique », ou encore « Celles qui attendent », sont d’une grande beauté, porteurs d’une réflexion poignante sur le lien entre l’Afrique et l’Europe, sur la quête d’identité et la quête de soi.
Fatou Diome
Ce qui me fascine chez elle, c’est sa capacité à faire entendre une voix puissante et authentique, sans détour, tout en restant ancrée dans la réalité de son temps. Dîner avec Fatou Diome serait un véritable échange enrichissant, non seulement sur le plan littéraire, mais aussi pour discuter de nos responsabilités en tant qu’auteurs africains, des défis que nous devons relever pour porter nos voix et celles de ceux qui, souvent, ne sont pas entendus. Elle est une source d’inspiration pour moi.
Quels sont vos trois conseils aux auteurs en herbe ?
– Soyez authentiques : écrivez avec votre cœur et restez fidèle à vos convictions, même face aux obstacles. – Lisez beaucoup : la lecture nourrit l’écriture. Puisez dans diverses sources pour enrichir votre imagination et votre style. – Persévérez : l’écriture est un chemin difficile, mais ne vous découragez pas. La constance et la passion finissent toujours par payer.
La littérature est un miroir de l’âme humaine, un espace où se rencontrent les émotions, les idées et les expériences. C’est un outil puissant pour explorer la condition humaine, susciter la réflexion et inspirer le changement. Pour moi, c’est aussi un moyen de connexion profonde avec les autres, un dialogue intemporel à travers les mots.
En considérant la scène littéraire globale, quelle importance revêt pour vous le besoin d’écrire ?
Écrire est une nécessité vitale. C’est un besoin d’exprimer ce qui bouillonne en nous, de donner forme à nos pensées et à nos sentiments. Dans un monde en constante évolution, la littérature offre un espace de réflexion et de résistance, un moyen de préserver notre humanité.
« Miroir », votre dernier livre, diriez-vous qu’il répond à des questions que vous vous posiez avant son écriture ? Pourquoi ?
Absolument. « Miroir » est né d’une quête personnelle, d’un besoin de comprendre les dynamiques de l’identité et de l’acceptation de soi. Il a été un voyage introspectif, une manière de confronter mes propres doutes et de trouver des réponses universelles.
Racontez-nous « Miroir », plus d’un an après sa parution.
Plus d’un an après sa parution, « Miroir » continue de résonner en moi et chez mes lecteurs. Il est devenu un outil de dialogue, un point de départ pour des conversations profondes sur l’identité, la beauté et l’acceptation. Je suis touchée de voir comment il a aidé certains à se réconcilier avec eux-mêmes.
Vous pouvez retrouver « Miroir » au prix de 5000 FCFA à ces lieux : – Editions de midi (+237 697449082) – Chez Andaal ( +237 6 56 96 41 28) – Bientôt à la bibliothèque du collège François Xavier VOGT. – Également disponible lors de mes séminaires et formations.(+237 695 16 83 87)
Quel regard portez-vous sur la scène littéraire camerounaise actuelle ?
La scène littéraire camerounaise est en pleine effervescence, riche de voix diverses et de talents prometteurs. Il y a un besoin de plus de promotion, et de moyen de faire rayonner les auteurs camerounais, mais nous possédons un potentiel énorme.
Pouvez-vous nous parler de quelques auteurs ou personnalités du monde du livre sur le continent qui vous marquent ? Pourquoi ?
Je suis profondément inspirée par des auteurs comme Chimamanda Ngozi Adichie, dont la plume puissante explore les complexités de l’identité et de la culture africaine. Sa capacité à transcender les frontières et à toucher les cœurs est admirable. Une autre auteure qui me passionne est Fatou Diome. Son regard aiguisé et son courage à aborder des sujets sensibles sont une source d’inspiration.
Vous êtes aussi entrepreneure dans le secteur des médias. Quels sentiments vous laisse la promotion de la littérature en général aujourd’hui ?
La promotion de la littérature est un défi constant, mais aussi une source d’espoir. Il est essentiel d’innover, d’utiliser les nouveaux médias et de créer des espaces de rencontre entre les auteurs et leur public.
Que proposez-vous de nouveau pour faire rayonner la littérature sur le plan international ?
Je crois en la force des collaborations internationales, des échanges culturels et de la traduction des œuvres. Il est important de créer des ponts entre les littératures du monde entier.
Quelle est votre lecture de la montée en puissance des Intelligences Artificielles dans l’écriture des livres ?
L’intelligence artificielle est un outil fascinant, mais elle ne remplacera jamais la sensibilité et la créativité humaines. La littérature est avant tout une expression de l’âme, une connexion profonde avec le lecteur.
Vous travaillez aussi beaucoup dans la formation des jeunes à divers arts, notamment l’art de la parole. Pouvez-vous nous en dire plus ?
La formation des jeunes est une passion. Je crois en leur potentiel créatif et en leur capacité à changer le monde. L’art de la parole est un outil puissant pour développer leur confiance en eux et leur permettre de s’exprimer avec force et authenticité.
Quel a été le procédé d’écriture de »Miroir » ?
« Miroir » est né d’un processus d’écriture introspectif et intuitif. J’ai laissé mes émotions et mes réflexions me guider, en cherchant à créer un texte authentique et personnel. Dans mon procédé d’écriture, j’essayais de me mettre au-dessus des émotions et d’avoir un regard neutre pour mieux analyser les comportements.
La femme dans la littérature au 21e siècle. Avenir de la littérature ? Qu’en pensez-vous ?
Les femmes jouent un rôle de plus en plus important dans la littérature du 21e siècle, apportant des perspectives nouvelles et des voix puissantes. L’avenir de la littérature est entre leurs mains, et je suis optimiste quant à leur capacité à le façonner.
Quels sont les trois (03) conseils de Juliette Doriane NGAH BIDJO aux jeunes auteurs et auteurs en herbe ?
– Croyez en votre voix unique et n’ayez pas peur de l’exprimer.
– Lisez beaucoup, écrivez souvent et n’abandonnez jamais votre passion.
– Cherchez des mentors et des communautés de soutien pour vous accompagner dans votre parcours.
Journaliste culturel, écrivain, critique littéraire et cinéaste, Babacar Korjo Ndiaye est une figure incontournable de la scène culturelle sénégalaise. Il exerce comme journaliste au quotidien Le Témoin, où il analyse et met en lumière les dynamiques littéraires et artistiques. En 2024, il a été distingué par le Prix spécial Ibrahima Sall de la chronique littéraire, récompensant son engagement et la qualité de ses analyses dans le domaine du livre et des lettres.
Auteur prolifique, il a signé plusieurs ouvrages, dont Tanor, le sexe fort, Nymphéa, Danses et Chants d’antan et Waaw Kumba. À travers ses écrits, il explore avec finesse la richesse de l’imaginaire africain, entre traditions et modernité.
Depuis 2014, il dirige Sénégal Njaay, un magazine littéraire de référence qui célèbre la création et la critique littéraire au Sénégal et au-delà. Engagé dans la valorisation du patrimoine oral, il a animé des soirées de contes africains à l’espace Tabadoul de Tanger, contribuant ainsi à la transmission des récits ancestraux.
Son intérêt pour le septième art l’a conduit à devenir scénariste et réalisateur. Il a participé à la réalisation du film Toi aussi comme les autres à Tanger, en collaboration avec des artistes d’Espace Pandora. En 2019, il a écrit le scénario et coréalisé Tanor, le sexe fort, affirmant ainsi sa vision engagée du cinéma.
Entre écriture, journalisme et cinéma, Babacar KORJO NDIAYE s’impose comme un acteur majeur de la culture, tissant des passerelles entre les disciplines et les continents.
Julie ILONDO NGUINI vit actuellement aux États-Unis d’Amérique. Elle a poursuivi ses études en journalisme à Johannesburg, en Afrique du Sud. Julie est profondément passionnée par l’éducation, surtout des groupes issus des milieux défavorisés. Pendant son séjour en Afrique du Sud, elle a écrit plusieurs articles.
Elle s’est engagée dans la littérature jeunesse en 2021 pour aider les enfants à travers le monde à connaître son pays d’origine, le Congo, à travers la collection « All about Congo ». Elle a écrit « À la rencontre de l’okapi », « À la rencontre du bonobo » et « À la rencontre du gorille des montagnes » avec Sylvie MUNANGA.
Elle travaille actuellement sur plusieurs autres livres jeunesse à paraître cette année (2025).
Julie est présentement active dans plusieurs projets littéraires en RDC. Son rêve est de voir les enfants, surtout ceux vivant dans les camps de réfugiés, avoir accès aux livres.
Lorsque nous avons pris l’initiative du Salon du Promoteur Littéraire Online – SAPLO l’an dernier, nous avons pensé qu’il serait utile que les promoteurs littéraires se constituent en réseau, afin que les initiatives voyagent encore plus et mieux.
Le Réseau International des Promoteurs littéraires (RIPLI) sera aussi l’occasion de créer une communauté littéraire précise, peu importe l’espace géographique, afin de favoriser des collaborations autres que celles que favorisera le RIPLI.
La première réunion de coordination se tiendra en janvier 2025. Le lien, la date et l’heure seront partagés sur cette page.
Pour plus d’informations, laissez-nous un mail à acolitterature@gmail.com
« L’amant infidèle : Quand l’amour s’éteint… » du Camerounais Éric Nelson EFA a paru en 2024. Il raconte l’histoire complexe et tragique d’une jeune femme, Claire, déchirée entre son mariage instable avec Antoine et une aventure passionnée avec Marc, un homme rencontré dans un moment de détresse.
Au fil des chapitres, Claire traverse des doutes profonds concernant son mari, devenu de plus en plus distant et marqué par l’indifférence, ainsi que sa vie secrète avec son amant. Elle trouve réconfort auprès de sa meilleure amie et confidente, Sophie, qui l’aide à affronter cette période difficile.
Les choses se compliquent davantage lorsque Sophie croise à son tour le chemin de Marc. Cet événement inattendu entraîne chacun des protagonistes dans un enchevêtrement de sentiments, de trahisons et de conséquences irréversibles. Entre amour et désillusion, chacun devra faire face à ses propres vérités pour échapper à ce jeu dangereux.
Il s’agit d’un roman qui explore la fragilité des relations humaines, la tentation et les conséquences destructrices des infidélités, qu’elles soient amicales ou amoureuses.
Eric Nelson EFA
POUR L’AVOIR…
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Contacts : acolitterature@gmail.com
📌 Résumé
Alex, jeune homme bardé de diplômes a du mal à s’intégrer dans la société active. Désespéré, il accepte la seule perche qui lui est tendue, celle de partir pour un pays lointain : le Mexique.
Lors d’une soirée, il tombe sur Aline, belle, sensuelle, charmante. Très vite, nos deux amoureux vont prendre la décision de cohabiter. Alex va très vite déchanter. Les démons du passé d’Aline ont refait surface. Il découvrira à ses dépends ce que cachent, derrière faux cils et mascara, les yeux couleur amande de celle de qui il est follement tombé amoureux. Alex refuse d’assister, les bras croisés, à cette descente aux enfers. Il faut faire quelque chose. Mais quoi?
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📌 Titre : Obsession fanatique : Une histoire vraie d’Annie ANZOUER / Fanatical obsession : An original story by Annie Anzouer
📌 Éditions Legilia (Cameroun)
💥 Prix promotionnel : 5.000 Fcfa (jusqu’en fin juin 2023)
📌 EN BREF :
Un fan d’un pays étranger, très audacieux et prêt à tout pour son artiste préférée, approchera Annie Anzouer en compagnie de sa famille, pour lui signifier son admiration. Admiration qui s’avère devenir une obsession conduisant à un drame. Clotilde Atoga prête sa plume à cette histoire vraie et adaptée de la vie de la légende de la musique camerounaise, Annie Anzouer. Une collaboration entre l’auteure et l’artiste qui offre cette histoire dédiée à tous les artistes et tous les fans du monde.