Les 5 questions posées à William TIMMA, auteur camerounais et lauréat catégorie poésie du prix littéraire ÓSU, édition 1


Au moment où je décide de trouver un éditeur local, je vois, un soir, une publication sur Facebook annonçant le prix ÓSU. Me rapprochant des organisateurs, je reçois des informations satisfaisantes. Je soumets bientôt mon tapuscrit, je suis retenu parmi les concurrents. Et enfin lauréat. Euphorie


Bonjour, William TIMMA et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?

Bonjour ! Merci… Je vous emprunte le nom William Timma, Camerounais, je suis passionné de littérature et adepte du beau. Le beau comme la beauté des cheveux, le beau comme la beauté des mots, le beau comme la beauté l’art, de l’âme… Le beau, surtout dans l’éthique. Tout ce qui est beau l’emporte. J’embrasse les mots dans la nuit calme et boudeuse. Le jour, je me laisse emporter par les cheveux. Je m’endors donc entre les cheveux, l’art et les mots. Estheticien-coiffeur, je suis enseignant de coiffure professionnelle. J’aime le beau…jaime les mots.

Vous êtes l’auteur du recueil de poésie  »Enfance effacée » paru aux éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?


« L’enfance effacée » est un recueil de 25 poèmes mettant en lumière les injustices que subissent les enfants. Nous parlerons des violences physiques et psychologiques, la guerre, le travail des enfants, le viol et j’en passe. « L’enfance effacée » se présente surtout comme une thérapie, une porte de sortie bien ouverte, qui arrive au secours des victimes de ces différents maux. En toute situation, on peut déposer les séquelles sur les épaules du passé, soit vivre avec les blessures du passé.

Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce recueil, le lauréat de la «catégorie poésie» de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.

En 2018, lorsque je décide de coucher des mots sur du papier, je suis animé par des désirs les plus fous. L’écriture pour moi étant une thérapie avant tout, je voulais à tout pris être lu. Rencontrant quelques aînés du milieu littéraire, ils feront naître d’autres désirs et pas des moindres : se faire des sous avec l’écriture en me conseillant de choisir l’autoédition si je voulais réussir le challenge. Je me prépare et m’y lance donc en 2020 avec mon premier roman « Les cris étouffés » publié sur amazon en juin de cette même année.

Sans que le temps ne passe, je me suis rendu compte des défaillances de ce choix. Les gens autour de moi manifestent aussitôt la volonté de lire ce livre. Quand je leur demande d’aller sur amazon, c’est très complexe, surtout dans un environnement où peu de personnes utilisent des portes monnaie électroniques. J’ai bien plus, compris qu’il sera difficile d’aller chercher un livre sur amazon pour l’enseigner à un enfant. Ma cible est donc loin d’être atteinte. Au moment où je décide de trouver un éditeur local, je vois, un soir, une publication sur Facebook annonçant le prix ÓSU. Me rapprochant des organisateurs, je reçois des informations satisfaisantes. Je soumets bientôt mon tapuscrit, je suis retenu parmi les concurrents. Et enfin lauréat. Euphorie…

Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?


D’abord, la littérature camerounaise est riche et variée. Le Cameroun regorge de très grands auteurs qui feront toujours son bonheur. Notre littérature ne mourra pas de faim. Cependant, le véritable acteur du livre étant le lecteur, je pense que nous écrivons assez, tout en lisant très peu. L’auteur devrait toujours être le premier lecteur. Je pense que les auteurs camerounais doivent davantage se soutenir.

Ensuite, la littérature camerounaise serait malade. Je vais au conditionnel, parce que n’ayant pas encore lu une jeune plume ayant fait les choux gras des médias tout dernièrement. Le livre est un vecteur de changement et donc une arme que l’auteur utilise pour tuer les maux et bouger les lignes à sa manière. La littérature transcende l’espace et le temps. Il serait criminel d’imposer à un auteur une zone géographique à s’y intéressé, des thèmes à aborder ou non dans son livre. Contraindre un auteur d’édulcorer son récit, c’est voler à la littérature sa substance. Ici, loin de moi de dire que la littérature ( le roman dans ce cas) n’a pas de règles. Du moment où notre littérature ne corrompt pas les bonnes mœurs, on devrait la juger sur la forme.


Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?


Aux acteurs du livre camerounais, toute mon admiration. Merci à toutes ces personnes qui font bouger les lignes… Merci aux agences littéraires qui ne ménagent aucun effort pour que brille la littérature camerounaise de mille feux. Aux éditeurs qui mettent leur moyens en jeux, aux promoteurs qui n’ont plus de vie, aux critiques qui ne ferment pas les yeux, aux lecteurs à qui nous renouvelons notre gratitude. Merci à ACOLITT qui n’hésite d’aller fouiller les coins et recoins pour donner la parole aux auteurs qui, quelques fois, n’ont aucune issue. En deux mots ou plutôt cinq : merci aux acteurs du livre.



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La troisième édition du prix littéraire ÓSU est lancée. N’hésitez pas à tenter votre chance.



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