D-Livre : Marie Nicaise EBANGA, auteure camerounaise


La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel.


Marie Nicaise EBANGA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


Je suis Marie Nicaise EBANGA, je suis née et j’ai grandi dans la région du Centre. J’ai une licence en philosophie. Après une formation professionnelle en marketing et en communication digitale, j’ai commencé à travailler comme responsable marketing et communication digitale dans une entreprise de la ville. Ma passion pour la littérature est née dans mon enfance, mais ce n’est qu’en 2012 que j’ai rédigé ma première production littéraire. Et depuis, je n’ai cessé d’écrire.

En tant qu’auteure de roman, avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


Bien évidemment, j’ai mon petit rituel : j’aime écrire très tôt le matin, après la prière de 05h, ou tard dans la nuit. J’aime bien le calme ; les idées viennent sans se faire prier.

Vous êtes, avec le roman « Les fantômes du passé », l’une des lauréates de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ promue par les Editions Eclosion. « Les fantômes du passé », de quoi s’agit-il ?


« Les fantômes du passé » est un roman qui m’a été inspiré de la guerre qui s’est déroulée à l’extrême-nord Cameroun. Dans cet ouvrage, j’ai essayé de retracer à ma façon les horribles événements qui se sont déroulés de ce côté du pays. Souleymane, l’un des personnages est à la fois le bourreau et la victime. Ayant assisté au massacre de sa famille, il deviendra à son tour un bourreau, malgré lui, et certainement l’un des plus cruels jusqu’à sa rencontre avec Latifa. À partir de là sa vie ne sera plus jamais la même.

Intéressant. Racontez-nous votre aventure avec OSÚ.


Mon aventure avec OSÚ commence en 2021 lorsque ma jumelle, Jocelyne EBANGA, se présente à la première édition OSÚ. En effet, nous devions nous présenter toutes les deux, mais je n’étais pas satisfaite du dénouement de mon roman. Alors, j’ai préféré attendre l’année suivante pour le faire. Et l’issue du concours de l’édition suivante fut très satisfaisante pour moi.

En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


Ils doivent lire le genre de livres qu’ils ont envie d’écrire. Ne serait-ce que pour savoir ce que les autres auteurs, confrontés aux mêmes problèmes, ont fait. Ils doivent aussi lire les livres des genres qu’ils n’aiment pas forcément, ne serait ce que pour savoir ce qu’il ne faut pas faire.

Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel. Nombreux auteurs camerounais attestent de l’influence de la littérature traditionnelle. L’harmonisation de l’écriture romanesque et poétique au discours traditionnel et aux réalités culturelles camerounaises permet non seulement de mieux se réaliser, de mieux s’exprimer, mais aussi de s’adresser à un public camerounais avec lequel on partage un destin, un passé commun et des valeurs communes.

Propos recueillis par P.O.




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