
Bonjour, Marie-Françoise IBOVI et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.
Eh bien «bonjour », ou « Mboté » comme on dit chez moi au Congo. Je m’appelle donc Marie-françoise IBOVI ( « Macha » pour les intimes), j’ai 44 ans, maman d’un grand gaillard de 14 ans. Je suis née en Russie ( les parents étaient étudiants là-bas !) et j’ai grandi dans mon pays d’origine le Congo Brazzaville. Actuellement, je vis en France dans une région qu’on appelle le Poitou Charentes.
Vous avez commis un polar en 2023 et il a pour titre « Le cadavre du fleuve » paru aux Éditions Les Lettres Mouchetées. Pour ceux et celles qui ne l’ont pas encore lu, quelle est son intrigue ?
« Le cadavre du fleuve » parle d’un voyou qui s’est reconverti dans le business avec succès. Son corps mutilé va être retrouvé au bord du fleuve Congo.
Le commandant de police Magali Foundou et son équipe vont mener l’enquête pour découvrir le meurtrier. Est-ce son ex femme ? Son ami et collaborateur ? Son concurrent ? Tout en menant cette enquête, le commandant Foundou va devoir gérer son traumatisme dû à des violences conjugales qu’elle aurait subies.
Parlant de ce commandant, nous avons remarqué que dans vos textes, la femme a une place de choix. Quel message souhaitez-vous passer à vos lecteurs ?

Qu’une femme ça se respecte, se vénère, se chérie, s’élève, se dorlote, s’honore… et surtout qu’elle a des droits qui ne sont pas toujours respecter (le droit de vivre libre de toute violence et discrimination, le droit au meilleur état de santé physique et mentale, le droit à l’éducation, le droit à la propriété, le droit à un salaire égal, etc.)
Votre écriture du polar… Imagination toute seule et simple, ou investigations et recherches sur le terrain ?
C’est un savant mélange des deux. Il suffit de tendre l’oreille ( et les yeux !) aux multiples faits divers à la télé, dans les journaux, dans nos quartiers. Faire quelques recherches et investigations puis saupoudrer le tout d’une bonne dose d’imagination et d’une petite pincée d’humour.

Vous vivez en France. Quelles observations faites-vous entre le polar « français » et le polar « africain », en dehors bien sûr des noms des personnages et des lieux, par exemple ?
Le rapport à la langue, au patois, à l’emploi du l’argot n’est pas le même. Dans le polar, nous, Africains, travaillons davantage sur la langue en la colonisant. Je dirais même plus en malaxant le français ( comme la banane !) avec nos patois et ça donne un florilège de mots et d’expressions assez particulière et captivante, à l’instar de mes mentors Florent Couao-Zotti ou encore mieux Janis Otsiemi.
Lisez-vous les jeunes auteurs de polar de l’Afrique en général ? Des coups de cœur ou pas encore ?
Un grand coup de coeur pour « Brigade 14 : l’affaire Cathy Nkeng » de l’écrivaine camerounaise Lois Irène Nwaha que j’ai lu sur Youscribe. Ce roman policier est un pur régal. La particularité de l’autrice, Lois Irène Nwaha, c’est qu’elle a créé une maison d’édition, TILA AFRICA, qui est spécialisée dans le polar et le thriller 100% africain.
Où peut-on trouver « Le cadavre du fleuve » ?
Sur toutes les plateformes en ligne entre autres Amazon, la Fnac, etc. Ou directement chez mon éditrice : leslettresmouchetées.com
Votre mot de fin ?
Lisez le roman policier encore et encore, car il offre un type d’évasion rapide que la « vraie » littérature ne permet pas… ou plus.
Sa bibliographie ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=668760768708426&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
Propos recueillis par P.O.
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