Auteur/autrice : ACOLITT

  • Analyse approfondie et détaillée du revêtement de « Le magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » d’Oscar ELIMBY


    IMPRESSION GÉNÉRALE

    La couverture de « Le Magnificat de la Pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » s’impose du premier regard comme un manifeste intellectuel et politique. Elle adopte un style solennel, monumental et provocateur, qui renvoie autant à l’essai critique qu’au pamphlet philosophique. Rien n’est laissé au hasard : la typographie, les couleurs, les symboles et la structure visuelle concourent à un même objectif : questionner la domination occidentale et déconstruire la suprématie blanche.
    C’est un livre qui se présente clairement comme un texte de rupture, destiné à déranger, à provoquer une réflexion radicale sur l’histoire, la civilisation et le pouvoir.


    UNE IRONIE PUISSANTE : LE TITRE

    « Le Magnificat de la pensée blanche »…
    Le mot Magnificat, d’origine biblique, renvoie à un chant de louange, de glorification divine. Son emploi ici est hautement ironique. Il suggère :
    – Une auto-célébration de la pensée blanche
    – Une idéologie qui se glorifie elle-même
    – Un discours hégémonique sacralisé, quasi religieux…


    Oscar Elimby détourne volontairement ce terme spirituel, « Magnificat », pour dénoncer une pensée qui s’est imposée comme norme universelle, se présentant comme civilisatrice, morale et supérieure.
    Le contraste entre le caractère sacré du Magnificat et la critique qu’il introduit crée une tension intellectuelle immédiate.

    « Le Magnificat de la Pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » est donc un acte d’accusation, une plaidoirie visuelle,
    un renversement du regard. L’Occident, longtemps juge de l’histoire, devient ici objet de jugement.

    Cet essai ne cherche pas la séduction douce, mais l’impact intellectuel, la déconstruction des mentalités.


    LE SOUS-TITRE

    « La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » fonctionne comme une thèse qui vient renverser le récit dominant où l’Occident se présente comme le pôle de la civilisation.
    Il associe explicitement la suprématie occidentale à une forme de barbarie, annonçant de ce fait une fin historique.
    Le lecteur comprend immédiatement que le livre s’inscrit dans une logique de déconstruction postcoloniale, de critique historique et de réécriture du récit mondial.


    LA CHARTE GRAPHIQUE : NOIR ET OR

    La couverture repose presque exclusivement sur deux couleurs :
    – le noir, dominant, qui, pour nous,  symbolise la gravité, la profondeur, le deuil, mais aussi la vérité brute ; elle évoque les ténèbres de l’histoire, les violences occultées, la mémoire enfouie…

    – L’or, symbolisant le pouvoir, la richesse, l’empire, référence directe à la splendeur des civilisations dominantes. Et toujours dans une dynamique ironique visuelle, ce qui brille est aussi ce qui dénoncé. L’or devient ici l’ornement de la domination, loin d’une célébration naïve.

    Les SYMBOLES ARCHITECTURAUX

    Au centre de la première de couverture, on observe une série de formes monumentales rappelant :
    – l’arc de Triomphe
    – des colonnes antiques
    – l’empire romain,                                                – les fondements architecturaux de la civilisation occidentale,                                     – les monuments de la conquête et de la domination

    Malgré la puissance qu’ils revêtent, leur position renversée suggère :
    – La chute
    – La fin d’un ordre ancien
    – L’effritement d’un récit impérial dans son déclin symbolique.

    LA TYPOGRAPHIE

    La typographie est épurée, stable. Elle confère au livre une légitimité académique, tout en renforçant la dimension de manifeste. Le contraste entre le mot « BLANCHE », visuellement mis en évidence, accentue la focalisation sur l’objet de la critique.


    LE DOS ET LA QUATRIÈME DE COUVERTURE : L’AUTEUR ENGAGÉ

    Sur la quatrième de couverture, le texte est dense, argumenté, presque combatif. Il met en exergue la violence coloniale, les massacres, les pillages, les viols…

    Sa lecture confirme, comme dit plus haut, que l’auteur ne cherche pas la neutralité. Il s’inscrit dans une tradition de l’intellectuel engagé, qui écrit pour éveiller, dénoncer et prévenir.

    La photographie d’Oscar ELIMBY, vêtu d’un boubou traditionnel africain richement orné, joue un rôle symbolique et fort : l’affirmation identitaire, la réappropriation culturelle, le refus de l’effacement ou de l’assimilation. Un cri pour demeurer des citoyens autonomes, enracinés et conscients de l’histoire.

    PUBLIC CIBLE ET IMPACT PROBABLE

    « Le Magnificat de la Pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale » s’adresse à tous, car il peut
    susciter un débat intense où chacun jouera sa partition. Pour cela, il lui fallait une couverture qui va avec…

    Et celle-ci, c’est une couverture qui ne se contente pas d’illustrer un livre : elle en est déjà un discours.



    INFORMATIONS SUR LE LIVRE…

    Paru aux Éditions de Midi au Cameroun, Le Magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, 439 pages, coûte 25.000 FCFA et Hors Afrique, 40 euros.

    Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ;  Librairie professionnelle (douala).


    Contact utile (WhatsApp) : +237 697449082


    Pauline M.N. ONGONO, ACOLITT

    ✉️ ongonopauline18@gmail.com / acolitterature@gmail.com

  • Compte rendu de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage 𝐿𝑎 𝑟𝑒𝑣𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑚𝑎𝑛𝑡𝑒 d’Anne Rachel Aboyoyo

    La Librairie des Peuples Noirs a vibré, ce vendredi 26 septembre à 15h, au rythme des mots et des voix lors de la dédicace du recueil 𝐿𝑎 𝑟𝑒𝑣𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑚𝑎𝑛𝑡𝑒 de la poétesse Anne Rachel ABOYOYO A. Placée sous la modération du journaliste retraité de la CRTV, Lazard Étoundi, la cérémonie a rassemblé éditeurs, universitaires, passionnés de littérature, amis et famille de l’autrice.


    La rencontre s’est ouverte avec la prise de parole de François Nkeme, éditeur des Éditions Proximité, qui a rappelé l’historique de la maison et son engagement en faveur des voix nouvelles et audacieuses. Le moment central fut ensuite la lecture de la note de lecture par le Dr Jean-Marie Yombo, chef du département de français à l’École normale supérieure de Bertoua.
    Dans son analyse, le Dr Yombo a mis en évidence la force et la cohérence d’un recueil profondément ancré dans la réalité sociale. Selon lui, La revanche de l’amante explore la condition féminine africaine à travers la figure d’une « amante » revendicatrice, qui s’affirme contre la domination patriarcale et les illusions d’une libération superficielle véhiculée par certaines idéologies contemporaines. Le critique a souligné le désir féminin au cœur de l’œuvre, ainsi que le rôle du langage poétique comme instrument de résistance et d’affirmation. L’écriture d’Anne Rachel se distingue ainsi par sa simplicité et sa lisibilité, en rupture avec les courants d’avant-garde, tout en restant dense et percutante. Le recueil aborde des thèmes essentiels tels que l’amour, la sexualité, la virilité et la restauration de la femme par la présence de l’homme viril, offrant une réflexion nuancée sur les relations hommes-femmes et le rôle complémentaire de chacun. Sa poésie, à la fois lapidaire et syncopée, invite à une relecture attentive, faisant du langage un espace d’émancipation et de créativité.
    Après cette analyse critique, la poétesse a partagé son expérience d’écriture et sa vision de la poésie comme espace de vérité et de liberté. Un échange nourri avec le public a permis d’approfondir les thématiques abordées, avant de laisser place à la traditionnelle séance de dédicaces. La rencontre s’est achevée dans une atmosphère chaleureuse, marquée par un moment de convivialité offert par l’autrice, scellant ainsi la fraternité des mots par celle du partage.


    Avec La revanche de l’amante, Anne Rachel ABOYOYO A. signe une œuvre poétique à la fois intime et universelle, ouvrant une voie singulière dans la littérature féminine africaine contemporaine.

    Catherine Laure MONGONO

  • Nos résolutions pour la nouvelle année seront des Fake news si…

    Qui n’a jamais utilisé l’expression  »Nouvelle année, nouvelle méthode » ou d’autres expressions qui vont dans le même sillage ? Chaque nouvelle année est toujours considérée comme le point de départ d’un autre Nous sur tous les plans. On fait un bilan relationnel, spirituel ou professionnel et, tout de suite, on déclare :  »L’année prochaine, beaucoup de choses changeront. »

    Ce qu’on oublie, c’est que pour passer de 2025 à 2026, par exemple, il reste quelques heures, et à 23h59, on sera toujours Nous. On sera toujours entouré de ceux qui auront survécu : les mêmes collaborateurs, les mêmes compagnons, la même famille… Le même entourage.

    Le grand  »malheur » de l’être humain est qu’il ne peut RIEN faire seul, malgré ce que plusieurs pensent. Directement ou indirectement, pour atteindre un but, le ballon doit passer par plusieurs mains, plusieurs jambes et bénéficier d’une stratégie pour rentrer dans les goals. L’auto glorification n’est donc que pur narcissisme.

     »Malheur », ai-je dit plus haut ? Oui ! Nos résolutions pour les nouvelles années sont soumises à plusieurs guerres.

    💡 Regardons ensemble quelques points :

    📍 LA VIE PROFESSIONNELLE

    Si votre résolution est de pousser votre entreprise, votre groupe, votre association encore plus haut sur tous les plans, vos collaborateurs devraient épouser cette logique. C’est la moindre des choses, non ?

    Comment level-up si vos collaborateurs pensent d’abord à leurs ventres, négligeant l’évolution et la vision de l’ensemble ? Comment level-up si vous vous cassez le crâne seul.e en permanence pour la survie de votre entreprise/groupe/association ? Comment level-up si vous continuez de rester muet quand bien même vous savez que vos proches collaborateurs font des travaux en aparté sans jamais penser à faire grandir l’ensemble ? Comment level-up si vous continuez de vivre cette peur de foncer, d’arrêter de procrastiner, de refuser toute modification de la vision selon les réalités sur le terrain ?

    📍 LA FAMILLE

    Nous sommes nombreux qui avons joué des coudes et posé une certaine rebelliøn sur la table, pour vivre notre passion du livre. Nous étions jugés  »perdus »,  »ratés » et plusieurs le subissent encore aujourd’hui. Cependant, gagnez un ou deux pécules, faites une photo avec une personnalité, passez à la TV… et devenez celui-là qui manquait au puzzle monétaire familial. Désormais, VOUS DEVREZ FAIRE POUR LES AUTRES. Vos ambitions et nouvelles résolutions d’évolution n’incombent que vous. La famille veut et c’est tout.

    📍 LE COUPLE

    Y-a-t-il besoin de trop parler ici ? 😁 Faites le choix d’un partenaire qui ne croit pas en vos initiatives littéraires, qui est prêt.e à vous couper les ailes parce que  »le livre, c’est quoi ? » et vous pouvez être sûr.e que vos résolutions resteront dans vos pensées.

    📍 LES AMIS

    Nous aimons tous, et même les introvertis Pro comme moi, faire la fête. Oui, nous aimons le faire. Mais à quel point ? Vos amis sont-ils prêts à comprendre qu’à 23h, vous préfériez vous pencher sur un projet plutôt que sur un verre de whisky ? Pensez-y !

    📍 NOUS-MÊMES

    Nous sommes les protagonistes et les antagonistes de nos résolutions. Si on les prend, c’est parce qu’on constate des manquements, c’est parce qu’on sent qu’on a les capacités de les tenir, c’est parce qu’on se sent asphyxié.

    ☝️ Qu’est-ce que nous sommes donc prêts à faire ?

    Sommes-nous prêts à éloigner ce collaborateur que nous savons vorace, cupide et fourbe ?

    Sommes-nous prêts à être moins soumis et gentils avec la famille ?

    Sommes-nous prêts à nous séparer des personnes, choses, habitudes… qui ne nous permettent pas d’évoluer ?

    Sommes-nous prêts à exiger de ne plus être seulement le sauveur mais aussi le sauvé ?

    Sommes-nous prêts à porter le casque du méchant ou de l’éternel incompris ?

    Sommes-nous prêts à être suffisamment égoïstes ?

    Sommes-nous prêts à sortir nos résolutions du réseau des Fake news ?

    Vous le savez sûrement mieux que moi : les actes valent mieux que les mots. Il est donc temps d’agir, pour qu’à la fin de l’an qui arrive, on n’ait plus l’impression d’avoir été entubé par notre entourage, par la vie.

    ☝️ Nos résolutions pour la nouvelle année seront des Fake news si nous ne tapons pas du poing sur la table. Si nous échouons ou ne les assumons pas toutes, au mieux, nous saurons quoi corriger.

    🥳 Il ne me reste qu’à nous souhaiter d’avoir un poing assez ferme, pour nos résolutions. Je nous souhaite de nous rendre compte de ce que nous méritons et du pouvoir du NON.


    🤲 J’espère que l’une de vos résolutions est de suivre les pages et chaînes ACOLITT, de partager son contenu, de participer à ses activités et lui confier vos initiatives en littérature.
    Nos services sont dans la bio de la page.

    📧 acolitterature@gmail.com


  • DEVIANCES EN MILIEU SCOLAIRE de ERIC MARTIAL NGADJEU II

    C’est avec une profonde émotion et une grande fierté que j’accepte d’introduire cet ouvrage courageux et nécessaire que signe mon jeune fils et collègue Éric Martial NGADJEU II NYASSE Valders. En tant que Chef du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes (CNFFDP), jai eu le privilège, au fil des années, d’accompagner des milliers d’enseignants et de réfléchir aux grandes orientations de notre système éducatif. Pourtant, rarement un texte m’aura à ce point bouleversé par sa lucidité, son authenticité et son urgence.

    « Déviances en milieu scolaire » n’est pas un livre de plus sur les « problèmes de l’école ». C’est un cri lancé depuis l’atelier, depuis la salle de classe, où l’odeur de l’huile se mêle à celle de la résignation ; depuis le bureau du surveillant où l’on ne sait plus si l’on doit punir, protéger ou simplement écouter. L’auteur, enseignant électrotechnicien et syndicaliste aguerri, ne parle pas de l’école : il parle depuis l’école, avec la voix rauque de ceux qui y passent leurs journées, leurs nuits parfois, et une grande partie de leur espérance.

    Ce qui frappe d’emblée dans cet ouvrage, c’est le refus de la facilité. NGADJEU II aurait pu se contenter d’un catalogue de doléances ou d’une charge contre « les jeunes d’aujourd’hui ». Il choisit, au contraire, une démarche rigoureuse : analyser la déviance scolaire non comme une pathologie individuelle, mais comme le symptôme brutal dun système éducatif technique en souffrance profonde. Vétusté des infrastructures, absence criante de matériel didactique, précarité sociale des familles, épuisement des enseignants, déconnexion entre les programmes et le marché de l’emploi : tout est passé au crible avec une franchise qui fait parfois mal, mais qui est indispensable.

    En tant que responsable de la formation des formateurs, je mesure chaque jour l’écart qui sépare la belle théorie des textes officiels de la réalité brutale du terrain. Ce livre comble précisément cet écart. Il nous oblige à regarder en face ce que nous savons tous mais que nous préférons souvent taire : un lycée technique sans machines-outils fonctionnelles, sans consommables, sans électricité stable, ne peut pas former des techniciens compétents ; il ne peut que produire de la frustration, du désengagement, et parfois de la violence. L’auteur le démontre avec une force rare : la déviance nest pas d’abord une faute morale de l’élève ; elle est, trop souvent, une réponse rationnelle à un environnement irrationnel.

    Mais ce qui élève cet essai au rang du livre salutaire, c’est qu’il ne sarrête pas au constat. Les derniers chapitres, riches de propositions concrètes (réhabilitation matérielle, cellules d’écoute, refonte participative du règlement intérieur, éducation à la citoyenneté, stratégie nationale coordonnée), dessinent les contours dune école technique enfin digne de ce nom. Ces recommandations ne sont pas des vœux pieux : elles sont nées de l’expérience quotidienne, discutées avec les collègues, testées parfois à petite échelle, et portées par une conviction intacte : oui, l’enseignement technique camerounais peut redevenir le fer de lance du développement de notre pays.

    À l’heure où l’on parle beaucoup, et parfois à tort et à travers, de « compétences du XXIe siècle », ce livre nous ramène à l’essentiel : on ne forme pas des jeunes compétents dans des ateliers en ruine, avec des enseignants démotivés et des familles désemparées. On ne construit pas une nation industrielle sans redonner dignité, moyens et sens à ceux qui, demain, souderont, câbleront, répareront et inventeront.

    Je termine en adressant mes félicitations les plus chaleureuses à l’auteur. Ce livre est un acte de foi en l’école, un acte de courage intellectuel, et surtout un acte d’amour pour nos jeunes. Puissent les décideurs, les partenaires, les parents, les enseignants et les élèves eux-mêmes s’en emparer. Car c’est ensemble, et seulement ensemble, que nous redonnerons à l’enseignement technique camerounais la place qui lui revient : celle d’un ascenseur social puissant et d’un moteur de progrès national.

    Le Directeur du Centre National de Formation des Formateurs et de Développement des Programmes,
    Dr BELLO OUSMANOU Ahmadou


    Nombre de pages : 166

    Éditeur : Editions de Midi

    Prix : 10.000 FCFA (CEMAC) / 12000 FCFA (Afrique) / 23 euros (reste du monde)

    Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ;  Librairie professionnelle (douala)




  • SUR MON CHEMIN par Nicolas WOULAMI

    SUR MON CHEMIN est un recueil de poèmes qui butine sur les sillons de l’amour, du patriotisme, de l’identité culturelle et de la responsabilité jeune Afrique. Le recueil dénonce aussi les infidélités des pourvoyeurs des services sociaux avec des accords bilatéralement consentis. Dans un contexte africain où la jeunesse est dite génération spontanée, SUR MON CHEMIN interpelle aussi bien les générations précédentes que cette jeunesse sur leurs responsabilités respectives. L’école et surtout sa fonction transformationelle est vivement sollicitée afin que le jeune africain dévienne un acteur / accélérateur culturel de choix pour l’Afrique qui vient.


    Ce recueil de poésie est disponible au prix de 3000 FCFA chez :
    ✅ L’auteur : +237 654155678 (WhatsApp) / +237 652214729 / dewanicolas70@gmail.com
    ✅ Chez l’éditeur : Lucioleseditions@gmail.com
    ✅ À la librairie des Peuples Noirs à Yaoundé
    ✅ En ligne, sur TAMA : Sur mon chemin de Nicolas WOULAMI


  • LE MAGNIFICAT DE LA PENSÉE BLANCHE : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale par Oscar ELIMBY

    Cet ouvrage que présente l’auteur Oscar ELIMBY, sous l’intitulé Le Magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, interpelle toute la communauté nationale et internationale voire un prétexte qui ouvre une nouvelle fenêtre d’analyse sur la question de la Suprématie des occidentaux sur les Africains comme le définit l’auteur : « Les originaux, les premiers sur Terre, les nègres ou les « noirs » restés en Afrique et qui, même sortis d’Afrique volontairement ou involontairement, ont entièrement conservé toute leur mélanine qui leur donne ce teint marron, voire foncé. De tous les colonisés et opprimés de la Terre, ils détiennent de très loin la médaille d’or ».

    L’auteur invite les Africains à pardonner les atrocités que leur ont infligées les occidentaux sous diverses facettes depuis des siècles. Autant il décline le pillage des ressources naturelles des Africains par les occidentaux pour le développement de leur pays, autant il annonce que la prise de conscience des Africains est effective. Le mérite de l’auteur est surtout son engagement pour la non-violence et le pardon :

    Qu’il est plus facile de haïr que d’aimer. J’en suis bien conscient, mais devons-nous faire ce qui est juste, c’est-à-dire ce qui valorise la vie ou devons-nous appliquer la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent ?

    Cet excellent ouvrage écrit en six parties passe en revue les éléments déclencheurs et sa motivation à écrire ce livre, l’invention du concept de « racisme » au 15e siècle, la FIERTÉ nègre : sortir du statut victimaire, les constats, la Loi universelle et enfin l’invitation à la Méditation.

    L’auteur s’interroge sur les atrocités subies :

    POURQUOI ? Pourquoi autant de sang, de désolation, de destruction, de chaos partout où passe cette race dite supérieure ? Sur quoi ces élites leucodermes basent-elles leur prétendue supériorité ? Est-ce de cette barbarie que ce crétin de Jules Ferry parlait lorsqu’il affirmait que sa race supérieure avait le droit et le devoir de civiliser les races inférieures ? Une civilisation qui est synonyme de pillages, de massacres, de viols, d’occupation, de vols et de bases militaires chez autrui, est-ce bien ce à quoi faisait allusion le colonisateur français Jules Ferry ? Ce court règne occidental par le chaos va-t-il les rattraper ? Certainement. Aussi certain que personne ne peut échapper à la Loi universelle d’actions-réactions.

    L’auteur montre comment les occidentaux ont organisé leur stratégie de pillage en mettant en place trois structures : le fonds monétaire international (FMI), l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la CIA. L’objectif est de maintenir l’Afrique dans la pauvreté : faire main basse sur ses matières premières, endetter l’Afrique et organiser l’achat monopolistique structurée par les multinationales occidentales. Écoutons ce que nous avoue Howard Nicholas :

    « L’Afrique Subsaharienne a été fondamentale pour la prospérité des pays industrialisés. Et l’Afrique a un rôle clé à jouer en tant que producteur des matières premières. Les Occidentaux ne permettront jamais aux pays subsahariens de s’en sortir. Nous ferons tout pour maintenir l’Afrique subsaharienne dans son état de pauvreté actuel. C’est absolument vital pour la survie des Occidentaux. Il faut être clair sur ce point. Et toutes les structures et organisations internationales, toutes les institutions académiques et tous les enseignements économiques, ils sont tous conçus pour maintenir les Africains dans la situation de pauvreté actuelle. Qu’il s’agisse de l’Europe, des É.-U. et maintenant de la Chine, ce sont exactement les mêmes objectifs vis-à-vis de l’Afrique. Nous avons besoin d’appauvrir l’Afrique et de l’y maintenir parce que nous avons besoin de ses matières premières. Et nous les voulons le moins cher possible. Cela ne signifie pas que les Africains ne peuvent pas s’en sortir, bien au contraire. Il faut faire face au défi et défier les Occidentaux. C’est de cela qu’il s’agit. Parce que si l’Afrique se réveille et commence à réagir, alors laissez-moi vous dire que le niveau de vie de tous ceux qui vivent en Europe, aux É.-U. et en Asie va s’effondrer. Il y a donc un lourd prix à payer. Laissez-moi vous dire que l’Occident ne permettra jamais à l’Afrique de s’émanciper sans leur faire la guerre. C’est de cela qu’il s’agit fondamentalement ».

    L’auteur a une fois de plus le mérite d’interpeller les Présidents des états africains qui jouent le jeu des occidentaux :

    On se pose souvent la question à savoir comment il se fait que les dirigeants africains ne se battent pas pour inverser les choses et permettre à leurs citoyens de vivre mieux et de bénéficier des richesses qui sont sous leur sol. C’est sans savoir le fonctionnement mafieux et machiavélique des structures internationales mises en place par les occidentaux.

    Il démontre tour à tour dans son livre avec les preuves à l’appui comment les occidentaux ont longuement manœuvré pour garder l’Afrique toujours pauvre. Cependant, l’auteur avec tact, démontre que l’Afrique en particulier et le tiers monde en général sera l’eldorado de demain des occidentaux :

    N’importe qui peut comprendre cette frustration, cette haine accumulée et cette soif de vengeance contre les Occidentaux. Mais une fois notre désir assouvi, cela nous rendra-t-il plus heureux de nous être comportés comme eux ? Personnellement, je ne crois pas. Le tiers monde, bientôt, sera l’Occident. Cette élite occidentale sataniste a mis ses peuples dans une situation très difficile. Ces populations européennes demanderont des visas dans un futur très proche pour aller travailler dans ce que leurs élites ont décidé de former le tiers monde. Les Européens feront la traversée de la méditerranée bientôt pour trouver du travail au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans toute l’Afrique qui aujourd’hui est méprisée. Il vaut donc mieux laisser les choses se dérouler naturellement plutôt que d’intervenir par des vengeances personnelles ou collectives. Le président français Sarkozy l’a déjà annoncé dans sa projection sur la démographie africaine et du reste du tiers monde en 2050.

    L’auteur fait appel à la loi de la nature pour ne pas dire la loi universelle :

    Cette formule ne nous rappelle pas quelque chose ? La loi des hommes a été copiée sur la Loi Divine et celle-ci est un milliard de fois plus implacable que celle des hommes. Parce que son application ne tient pas compte des circonstances atténuantes ou de l’incapacité à subir son procès. Volontairement ou non, conscient ou non, quel que soit votre âge ou votre statut social, cette loi s’applique. Les effets de son application peuvent être immédiats ou tardifs, mais une chose est sûre : cette loi s’appliquera et nul ne peut y échapper. C’est ce que signifie le livre de Galates 6 : 7 de la bible que les Occidentaux ont imposée aux autres peuples de la terre comme étant un outil civilisateur.

    Je tiens à terminer mon propos en soulignant que cette brillante publication devra servir non seulement aux colonisés ou opprimés d’hier, mais aussi à ceux qui ont passé leur temps à piller leurs richesses naturelles. Cet ouvrage devra être aussi un prétexte pour la création d’un fonds d’éducation à la décolonisation des esprits.

    Chaque africain qui lira ce livre prendra conscience des réalités car il est si profond et si enrichi par des explications plus profondes et convaincantes. Il doit aider à revoir notre système éducatif surtout dans l’enseignement de l’histoire qui est biaisée et truffée de mensonges. Félicitations pour cet ouvrage qui doit être un livre de chevet pour tout Africain.

    Eric Théophile Tchoumkeu
    Éditeur




    Paru aux Éditions de Midi au Cameroun, Le Magnificat de la pensée blanche : La fin de la barbarie et de la suprématie occidentale, 439 pages, coûte 25.000 FCFA et Hors Afrique, 40 euros.

    Il est disponible au Cameroun à la Librairie des peuples noirs (Yaoundé) ; Librairie Éditions CLE (Yaoundé) ; Librairie du savoir (Ngaoundéré) ;  Librairie professionnelle (douala)

    Contact utile (WhatsApp) : +237 697449082




  • ACOLITT au Salon Africain du Livre Féminin (SALIF) édition 1

    La première édition du SALIF : Salon Africain du Livre Féminin s’est tenue à Yaoundé, du 12 au 13 décembre 2025. Pour cette entrée en matière dans la mise en valeur des femmes du Livre en Afrique, le Cameroun a réussi un véritable coup de maître, avec la participation de ce qui constitue la majorité des actrices du livre locales et de l’étranger.

    La suite et l’article de concorde-actu ICI

    QUELQUES PHOTOS

  • APPEL À TEXTES KADEI 2025-2026 : EDITION À COMPTE D’EDITEUR

    RÈGLEMENT INTÉRIEUR

    Éditions KADEÏ est une maison d’édition générale fondée en 2025. Soucieuse d’une littérature de qualité visible par le plus de monde possible, KADEÏ a pour objectif de promouvoir l’authenticité et la créativité naturelle dans les écrits, la mise en lumière de ses auteurs et de leurs livres, la coopération entre ses auteurs et d’autres acteurs de la littérature.
    Préoccupées par l’essor de l’intelligence artificielle, qui entraîne une perte d’authenticité dans l’écriture littéraire, les Éditions KADEÏ se présentent comme une entité qui privilégie l’authenticité afin de contrer toute œuvre de l’E-sprit. Conscientes de la difficulté rencontrée par bon nombre d’auteurs, les Éditions KADEÏ ont décidé de participer à rendre le rêve de cinq (05) auteurs réel.

    Article 1 : KADEÏ organise son premier appel à textes pour des publications à compte d’éditeur.

    Article 2 : Cibles
    Ce premier jet est ouvert aux auteurs résidant au Cameroun, au Congo, au Gabon, en Guinée équatoriale, en République centrafricaine et au Tchad.

    Article 3 : Genres littéraires
    Les genres suivants sont attendus et un seul manuscrit par genre sera édité par les Editions KADEÏ :
    Nouvelles
    Théâtre
    Poésie
    Roman
    Essai

    Article 4 : Critères par genre
    4.1. Le roman
    Nombre de pages : entre 80 et 180 pages au format A4, Word
    Le texte doit être inédit
    Police : Times New Roman
    Taille : 12
    Marges : normales
    Interligne : 1.5

    4.2. L’essai
    Nombre de pages : entre 80 et 200 pages au format A4, Word
    Avoir une bibliographie
    Avoir des notes de bas de page justifiant les recherches de l’auteur
    Le texte doit être inédit
    Police : Times New Roman
    Taille : 12
    Marges : normales
    Interligne : 1.5
    N.B. : Les manuscrits dépourvus de bibliographie et de notes de bas de page vérifiables sera automatiquement rejeté.

    4.3. La poésie
    Nombre de poèmes : entre 15 et 40.
    Les textes doivent être inédits
    Police : Times New Roman
    Taille : 12
    Marges : normales
    Interligne dans les strophes : 1.5

    4.4. La nouvelle
    Nombre de pages : entre 40 et 60 pages au format A4, Word
    Les textes doivent être inédits
    Police : Times New Roman
    Taille : 12
    Marges : normales
    Interligne : 1.5

    4.5. Le théâtre
    Nombre de pages : entre 40 et 60 pages au format A4, Word
    La pièce de théâtre doit être inédite
    Police : Times New Roman
    Taille : 12
    Marges : normales

    Article 5 – Réception et envoi des textes
    Les textes seront envoyés par mail à l’adresse unique manuscritseditionskadei@gmail.com avec en objet « KADEI 2025 », au plus tard le 31 décembre 2025 à 14h00, heure d’Afrique centrale.

    Les textes seront envoyés en fichier unique et indiqueront :
    à la première page : le nom de l’auteur, son pseudonyme (facultatif), le titre, le sous-titre (s’il existe), le genre littéraire, un numéro téléphonique (WhatsApp) et une adresse mail valides, le pays de résidence
    à la fin du texte : un résumé d’une (01) page maximum.

    N.B. : Ces précisions demandées à la première et à la dernière pages n’influencent pas le nombre de pages requis.

    Article 6 – Participation
    La participation est gratuite
    Les textes ne sont soumis à aucun thème
    Un seul texte par auteur
    Le manuscrit ne doit pas être un biais de mensonges, de diffamation, d’insultes, de pornographie.
    Le manuscrit ne doit pas être généré par une intelligence artificielle ni constituer une forme de plagiat.
    Le manuscrit ne doit pas être coécrit.
    Le texte doit être inédit, jamais publié ni soumis.

    Article 7 – Calendrier
    Lancement officiel : 22 novembre 2025
    Date limite de soumission : 31 décembre 2025 à 14h00 (heure d’Afrique centrale)
    Annonce des résultats : 01er avril 2026

    Seuls les auteurs dont les manuscrits seront sélectionnés auront la suite de la procédure.

    Article 8 – Modifications envisageables
    Les Editions KADEÏ se réservent le droit de modifier le calendrier, de supprimer un genre ou plusieurs genres littéraires, si la qualité des textes reçus est jugée insuffisante par le jury. Selon les modifications, les participants seront informés par e-mail et/ou sur nos réseaux sociaux.

    Article 9 – Confidentialité et diffusion des textes
    Les Éditions KADEÏ garantissent la confidentialité totale des textes soumis. Les textes non sélectionnés seront détruits dans les sept (07) jours suivant l’annonce des résultats.
    Les manuscrits sélectionnés seront publiés en formats numérique et papier.

    Article 10 – Composition du jury
    Le jury est constitué de critiques littéraires, d’auteurs avec une belle expérience, de lecteurs et d’éditeurs. Les décisions du jury sont souveraines et sans appel. Nul ne peut exercer d’influence ou de contrôle sur le jury, y compris les éditions KADEÏ. Les noms des membres resteront anonymes afin de garantir le professionnalisme et la rigueur du processus de sélection.

    Article 11 – Acceptation du règlement
    L’envoi du manuscrit conforme vaut l’entière acceptation du présent règlement. Son non-respect peut justifier une disqualification immédiate.

    Pour plus d’informations : editionskadei@gmail.com

    La direction

  • INSOUMISE : Histoire d’une femme victime de sa passion amoureuse de Bizzelle La Fortune

    « L’homme est divers et ondoyant. » S’il y a bien une chose vraie dans ce monde, c’est celle-là. Et ce n’est pas Bizzelle La Fortune qui nous dira le contraire.


    « INSOUMISE », un mot qui fait pâlir plus d’un à sa seule écoute, à sa seule pensée. Qui ose être insoumise ? Qui ose aller outre le sacro principe – surtout africain – qui voudrait que la femme soit soumise au risque d’être répudiée ? Est-ce cette insoumission qui a valu à la narratrice et auteure, Bizzelle La Fortune, d’être victime de l’amour, comme le titre l’indique ?



    Son extraordinaire vie commence le jour de sa naissance, le 04 mars 1984 à l’hôpital central de Yaoundé, au Cameroun. Le nom qui lui est attribué grâce ou à cause sa position familiale fait d’elle un « arbre de paix ». Née d’un père fonctionnaire, grand de taille, toujours bien conservé, amoureux de l’éducation ; et d’une mère de taille plus petite qui avait arrêté les études après son diplôme du cycle primaire et dont les nombreux accouchements – par césarienne – avait flétri ce corps jadis ferme qui restait tout de même attirant, Bizzelle avait tout pour réussir : être heureuse et être endurcie par la vie, entre la rigueur et l’amour de ses parents, entre les déboires de la polygamie dans laquelle son père les avait plongés… Ne dit-on pas que l’éducation n’est pas uniquement celle de l’école ?

    Le père vivant à l’ouest du Cameroun depuis sa mise en retraite, après l’obtention de son diplôme du cycle primaire, Bizzelle est obligée de vivre avec lui, loin de Yaoundé, loin de sa mère, loin de ses frères et sœurs, loin des déboires familiaux qui faisaient partie de l’animation de son existence… Il fallait se familiariser au minimum qu’offrait le village : « Pas de lieu de distraction, à part le marché du village où l’on pouvait danser tard à l’occasion des célébrations comme la fête de la jeunesse le 11 février, la fête nationale le 20 mai, etc. », comme vous le lirez à la page 26. Très vite, elle s’habitue à l’environnement, car c’était « Un village calme, paisible ; où l’air est vraiment frais, pas du tout pollué. Tout était réuni pour qu’un enfant réussisse à l’école. », nous renseigne la page 27. Mais, les habitudes n’ayant pas toujours la peau dure, Bizzelle nourrissait toujours le besoin de rentrer à Yaoundé, une chose fortement désapprouvée par son père qui, deux ans plus tard, céda ; Bizzelle rentra à Yaoundé. Elle avait 15 ans.

    15 ans, l’âge des papillons dans le ventre… 15 ans, l’âge où la puberté rugit dans sa splendeur… 15ans, l’âge où tout commença pour Bizzelle.

    Rommel, l’ami de son frère devenu un enfant de la famille. Rommel, son premier flirt, son premier amour, le premier lien de dispute entre Bizzelle et sa famille. Son premier… Ils vivaient leur amour en cachette, sachant que les réactions ne seraient pas encourageantes. Et quand ils l’ont su, « Naturellement, ils m’ont aussitôt menacée de mettre un terme à cette histoire d’amour sans lendemain. », nous raconte la narratrice à la page 35. 
    « Ma fille, je t’en prie, tu es encore très jeune, tu dois d’abord penser à ton avenir (…) », la supplie sa mère à la page 36, lasse de voir sa fille mener cette idylle qui lui retourne l’estomac, qui lui fait enchainer les mauvaises notes aux examens. Hélas, le cerveau et le cœur de Bizzelle étaient parsemés de fleurs au doux parfum de Rommel. Aucun conseil, aucune menace ne pouvait lui faire quitter son Rommel, son amour. Quand l’amour nous tient, le cerveau souffre et est obligé de suivre le pas pour survivre… Rommel était colérique, arrogant, homme à faire valoir son corps sculpté auprès des autres jeunes filles, Bizzelle n’en avait cure, le parfum senteur Rommel était très fort. Aucun red flag n’aurait réussi à l’aider à trouver raison.

    En classe de Terminale, elle tombe enceinte de leur première fille, elle s’enfuit avec son Rommel, il revient demander sa main, sa famille et surtout sa mère et ses frères sont mécontents, la famille est brisée… Une succession d’événements haletante ! A la page 43, la narratrice nous dit : « (…) je pouvais rencontrer une sœur ou mon frère en route mais je ne les saluais pas, et, eux aussi, faisaient pareil. » Peu importe, tant que le parfum senteur Rommel embaumait sa vie, le reste n’avait aucune importance.
    S’accrocher à cette relation lui enlèvera sa famille, ses amis, sa dignité, sa paix… Et même Son Rommel, celui qui avait nourri les papillons dans son ventre. Le romantique et prévenant Rommel s’est transformé en un monstre froid et égoïste. Mais, en réalité, peut-être l’était-il déjà ? Peut-on changer autant envers la femme qui a tout supporté et tout abandonné pour vivre l’amour avec un grand A même bancal ? Plus de cadeau, une somme de stratagèmes pour pouvoir bénéficier de ses faveurs, des enfants à élever seule en tant qu’ingénieure du bien-être familial – je trouve trivial l’expression « femme au foyer ». Ce changement de Rommel a, heureusement, arraché de nombreuses fleurs du cerveau, pas du cœur, de Bizzelle. Il a fait naitre l’INSOUMISE.


    « Insoumise : Histoire d’une femme victime de sa passion amoureuse » est, vous l’aurez compris, un roman inspiré de faits réels. Il parait aux Editions du Schabel en 2021. Sa couverture de couleur verte, une jeune femme au teint ébène et sertie d’accessoires africains, qui regarde vers le ciel d’où une lumière éclaire son visage, témoignent de la moisson d’un amour tumultueux, de la persévérance, de la compréhension, du semblant de sérénité et de la résilience cultivées au fil des 102 pages qui constituent ce livre. Il s’agit du témoignage des conséquences du non-respect des ordres préétablis. En effet, une sagesse africaine demande de ne jamais aller contre l’avis d’un parent : si ton parent refuse que tu entretiennes une relation amoureuse avec une personne, obéis et cherche celui ou celle qu’il aimera. On ne discute pas, on s’exécute. Malheureusement, l’émancipation de la jeunesse depuis le 20e siècle la pousse à passer outre et à subir – très souvent – des conséquences à long terme. Ils oublient ou méprisent l’œil de l’Homme âgé, cette loupe qui voit le futur très antérieur. Bizzelle en a eu pour son compte.


    Bizzelle a vu son amour tomber en lambeau au fil des jours ; elle a vécu un divorce inqualifiable ; des maternités sans repos ; des insultes de son Rommel à n’en plus finir, exemple : « (…) il m’a répondu d’un ton amer que je suis bête et ignorante (…). », page 75. Elle a encaissé de nombreuses années, elle a perdu sa dignité en quémandant un amour qu’elle pensait – encore – fort. Mais l’a-t-il été un jour ? L’amour fait-il autant mal ? L’amour oblige-t-il de s’éloigner de sa souche de vie ? L’amour permet-il le mépris ? L’amour permet-il l’abandon de sa femme et de sa progéniture ? L’amour…

    Au fil des années, le cœur et le cerveau de Bizzelle ont été rasés de toutes les fleurs aux senteurs Rommel. « Nous étions devenus plus distants qu’avant, rien de ce qu’il disait ou faisait ne m’intéressait plus. », nous dit Bizzelle à la page 79. Les senteurs envolées, la réconciliation avec la famille était possible. Elle a retrouvé sa souche ; elle pouvait désormais se confier, comme elle le confirme à la page 98 : « (…) je n’informai que ma famille de la situation que je vivais. ».

    Dans ce roman, Bizzelle nous donne une autre définition de l’insoumission : il ne s’agit pas d’être têtue, il s’agit de SE PREFERER. En effet, malgré les réticences de Rommel, elle n’a pas cessé de chercher des opportunités professionnelles, de travailler, de chercher sa paix et celle de ses trois filles. Si elle n’avait pas été insoumise, sa douleur et sa misère auraient atteint le rubicond, vu qu’elle ne recevait presque plus rien de Rommel. Elle a été une victime de sa passion amoureuse, mais voudrait-elle ne l’avoir jamais été ? Regarder les trois anges qu’il lui a donnés, laisse croire qu’en tout mal, il y a du bon.

    Bizzelle, à ce jour, est une femme polyvalente avec de nombreuses casquettes. Et si elle n’avait vécu qu’une love story, ne se serait-elle pas reposée sur la poitrine de son homme, prenant une pause pour arroser les fleurs de son cœur et de son cerveau aux senteurs Rommel ?
    « Son chemin ne sera plus le mien, nous n’aurons plus à éprouver de jalousie quant à la vie de l’autre. » « (…) sachant que pour mes filles, il faut que je sois forte. », lirez-vous aux pages 98 et 99. La messe était dite.


    « Insoumise : Histoire d’une femme victime de sa passion amoureuse » est une réelle sonnette d’alarme. Il est, certes, une thérapie pour l’auteure, mais aussi un élément de prises de conscience dans les relations sentimentales et familiales. Que vaut le « NON » d’un parent ? Que devrait-on supporter au nom de l’amour ? A quel moment doit-on taper du poing sur la table ? Etc. Des Bizzelle, on en rencontre tous les jours, et même sous la peau des hommes, trop occupé.e.s à essayer de sauver les apparences d’un couple inexistant et toxique pour voir tous les signaux d’alarme.
    Des parents de Bizzelle, on en rencontre tous les jours. Déchirés par leurs propres problèmes, n’offrant que leur chair en lambeau, en guise de bouclier pour leurs enfants. Et si le père avait fait fi de son honneur patriarcal ? Et s’il avait écouté les supplications de sa femme ? Et s’il ne l’avait pas donnée en mariage aussi jeune et surtout à un homme dont même le meilleur ami n’en voulait pas comme beau-frère ?
    Ce roman est la preuve absolue que l’on ne retient pas un homme avec un ou des enfants ; une preuve qu’il y a une différence entre intelligence et sagesse ; une preuve que l’on peut se relever de toute situation, si l’on y met une bonne d’insoumission.

    Je félicite Bizzelle La Fortune pour le courage qu’elle a eu de coucher son intimité sur papier, livrant ainsi une partie d’elle que seule sa famille gardait jalousement. Je ne manquerai pas de lui faire part des quelques questions qui me taraudent sur le plan de l’édition de ce roman.
    Soyons des insoumises et même des insoumis à travers la lecture, car lire des livres délivre.

    Ce livre est disponible auprès de Bizzelle La Fortune, au prix de 5000 FCFA.

    Par Pauline M.N. ONGONO




  • « L’héroïne du silence : Au-delà du handicap, un cri d’inclusion » de Pacelie EDIMA au 15 PAGES PAR JOUR BOOKCLUB de ACOLITT

    PRÉSENTATION DE L’ŒUVRE

    C’est une petite fille. Elle s’appelle Edialéda. Un jour, elle se lève et n’entend plus que le silence. Sa mère la croit rebelle, puisque la petite ne répond pas quand on l’appelle. Parce qu’elle ne réagit pas quand on lui parle, on la dit irrespectueuse, têtue. Pourtant, Edialéda ne sait entendre. Elle ne peut plus entendre. Elle a perdu son ouïe. Elle est devenue sourde.
    Son père lui tourne le dos ; ce n’est pas le reflet de ce qu’il a toujours espéré. Une fille sourde ne lui sert plus à rien. Sa mère entreprend tout pour rappeler les sons à ses oreilles ; les prêtres, les guérisseurs traditionnels, les médecins… tout y passe. Edialéda demeure sourde. La communauté la rejette, disant que c’est une punition, un karma, le résultat de mauvais actes dans sa famille. Une malédiction. Les autres enfants se tiennent loin d’elle ; leurs parents ne veulent pas qu’ils soient contaminés, il ne faut pas qu’ils attrapent la surdité à leur tour.
    A l’école, la petite fille est également rejetée ; il n’existe pas de dispositif adéquat pour prendre en charge des personne comme elle. Quand les voix et les sons ne lui parviennent plus, rien d’autre ne vient. Tout s’éteint, y compris l’estime d’une communauté qui la considérait comme une perle, une lumière. L’amour de sa mère n’est pas suffisamment riche d’argent pour lui obtenir de vrais soins, un dispositif auditif pour lui permettre de réintégrer la société. Tout s’arrête jusqu’à la naissance de sa fille Amide. La lecture vous en dira plus…

    DÉROULEMENT DE LA RENCONTRE

    Le samedi 08 novembre 2025, il est 15h00 à Yaoundé quand, après une lourde pluie, la rencontre prévue pour 14h00 peut enfin débuter sous la modération de Ray NDEBI. Comme d’habitude, la bibliothèque de La Maison des Savoirs accueille la rencontre. Pour ouvrir les échanges, il émet le malaise qui l’a submergé tout au long de la lecture, parlant de la perte accentuée d’humanité constatée dans nos sociétés. « Des Edialéda, nous en avons à tous les carrefours et sur tous les trottoirs, victimes de mille formes d’indifférences », dit-il.

    Les échanges se sont portés en majorité sur l’amour, la beauté, la solidarité et l’humanité. La société telle que présentée par Pacélie EDIMA est toujours d’actualité, avec une marginalisation préoccupante. Mais, en commençant par les femmes du club de lecture 15 PAGES PAR JOUR, à la question de savoir si la future maman s’attend à un enfant handicapé, la réponse a été des plus honnêtes : « Toutes les femmes rêvent d’un enfant bien portant et jouissant de toutes ses facultés et capacités ». Du côté des hommes aussi, les attentes semblent identiques. Ce qui nous offre un contexte familial dans lequel on n’est pas préparé au handicap, surtout quand l’enfant est né comme on l’a rêvé.


    Le comportement de la famille et des communautés paraît se justifier ; mais il y apparaît surtout de l’ignorance et un manque de sensibilisation. Le handicap demeure alors mal accepté et encore plus mal vécu. Selon Raphaël et Pauline, la société aime « avec les yeux » ; ce que soutient Erine en regrettant que les gens considèrent les autres en fonction des canons de beauté préétablis.


    La question de la préparation au handicap a occupé une grande partie des échanges ; car le roman de Pacélie EDIMA montre combien les malheurs d’Edialéda auraient pu être allégés si son entourage avait su ce que le handicap représente, loin de tous les préjugés qui ont poussé la petite, à un moment, à se résoudre à la mendicité dans la rue, parmi d’autres personnes présentant des déficiences physiques. Plusieurs solutions ont alors été évoquées, parmi lesquelles l’introduction de l’apprentissage de la langue des signes et du braille dans les programmes scolaires, à la place de l’allemand et de l’espagnol. « Si cela se réalise, nous aurons une société plus inclusive et plus ouverte. Surtout, chacun sera préparé à cette éventualité qui peut survenir à la naissance ou au cours de la vie », conclura Ray NDEBI quand l’idée est émise. Des expériences personnelles vont meubler la rencontre ; Bertille Audrey, Danielle, Khamila, Amina et Michel ont partagé des vues enrichissantes.


    Il est ensuite venu l’heure de noter le livre. C’est un moment particulier, car la Littérature reprend ses droits et pèse de tout son poids sur la critique. 06/10, voilà ce qui ressort, vu l’importance et la puissance du texte, par rapport à la qualité de sa présentation. Les lecteurs du 15 PAGES PAR JOUR ont, à l’unanimité, regretté l’absence de relecture et de montage professionnels. Si le thème et son déploiement mérite toute l’attention, l’édition quant à elle pourrait sérieusement tenir le lecteur à distance. Nous recommandons vivement une relecture-correction de l’ouvrage.

    Après un appel vidéo avec l’auteure, une photo de famille et un thé d’amitié, les lecteurs du club 15 PAGES PAR JOUR sont repartis avec à cœur un regard empreint d’âme pour cette société en constante dégradation, afin que des enfants comme Amide, fille de parent handicapé, ne noie pas son enfance dans des responsabilités plus fortes que son âge ; c’était à elle de veiller sur sa mère et aussi sur ses cadets, Natacha et Legrand. Tout y est encore possible, si chacun se donne la peine de comprendre et surtout ACCEPTER.


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    Le livre est disponible via le numéro de téléphone +237 6 57 55 53 46 (WhatsApp) au prix de 5.000 FCFA