Catégorie : culture africaine

  • D-Livre : Yvette NOUGA, auteure camerounaise


    Lorsqu’on se lance dans l’écriture, il ne faut pas douter de son inspiration.


    Yvette NOUGA, bonjour et merci de vous prêtez à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    De mon nom intégrale NGO NOUGA Yvette Madeleine, originaire du Centre, fille d’enseignants et deuxième d’une fratrie de cinq, je suis née un 4 février à l’Est du Cameroun. Je débute ma scolarité à Bertoua, puis mon primaire et secondaire à Douala. Après un cursus en Sciences de la Terre à l’université de Yaoundé 1 jusqu’en année Licence, je vais entamer ma formation de médecin. Après l’obtention de mon diplôme, je vais travailler à Edéa. Puis, dans le souci d’étoffer mon Curriculum Vitae, je vais obtenir un Diplôme Interuniversitaire en VIH/SIDA, un Master en épidémiologie, et un diplôme universitaire en psychologie médicale et santé mentale. Je suis actuellement en poste dans une structure publique du Ministère de la Santé Publique à Yaoundé.

    Vous êtes auteure de livre, avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Pas de rituel spécifique, mais j’ai toujours pris l’habitude de faire d’abord le résumé de mon ouvrage, et ensuite définir clairement les chapitres et ce qui va être détaillé dans chacun. Ce n’est qu’à la suite de celà que je redige la trame de fond.

    Parlant de livre, vous êtes, avec le roman « Amnésique », deuxième prix de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ, catégorie roman. « Amnésiques », de quoi s’agit-il ?


    C’est une ode à l’amour comme on ne l’imagine pas chez les bantous, mais qui est pourtant une qualité incontournable chez nos mâles dominants. La tradition, la culture et les croyances sont des éléments abordés sans fioriture, tout cela dans le contexte épidémique de 2020. Le roman aborde aussi quelques problèmes de notre société actuelle, tant dans le domaine médicale que dans les situations sociales courantes. J’ai essayé de le faire avec un brin d’humour qui, je l’espère, pourra rendre le livre facile et agréable à lire.


    Racontez-nous votre aventure avec OSÚ, ce prix littéraire promu par les Editions Eclosion

    Mon aventure avec OSÚ a débuté en 2022, lorsque j’ai déposé mon manuscrit pour la deuxième édition du concours littéraire éponyme. Depuis lors, j’en apprécie les implications et les actions pour parfaire la vision de la maison d’édition Eclosion, afin de valoriser la littérature camerounaise et de motiver les nouveaux auteurs.


    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Mon seul conseil est celui de croire en soi. Lorsqu’on se lance dans l’écriture, il ne faut pas douter de son inspiration.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?

    Avec la grande diversification des maisons d’édition, le paysage litteraire camerounais est de plus en plus ouvert à tous et axé sur nos réalités à nous. Les œuvres sont diverses et, pour peu que l’on aime la lecture, tout le monde peut y trouver son compte.

    Propos recueillis par P.O.




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  • BIOLITT… Pierre NDZENGUE, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun au Japon

    Né le 20 Mars 1951 à Obala, département de la Lékié au Cameroun, Pierre NDZENGUE, le troisième d’une fratrie de quatre, est diplomate de carrière avec le grade de Ministre Plénipotentiaire, Hors échelle.


    Après des études primaires à l’école publique de sa ville natale, le jeune NDZENGUE entame son cycle secondaire au Collège de la même ville, situé sur le site actuel qu’occupe le Lycée d’Obala. Il n’y passera qu’un trimestre en classe de 6e, avant son transfert en 1964 au prestigieux Lycée Général Leclerc de Yaoundé (un tout autre monde pour lui) où il obtiendra son BEPC, son Probatoire et son Baccalauréat A4.


    En 1971 il s’inscrit à l’Université de Yaoundé, en Faculté de Lettres et Sciences Humaines, option Histoire-Géographie. La Licence obtenue avec mention lui permet de bénéficier d’une bourse pour s’inscrire en DES, option sociologie-politique. Il travaille avec le Pr. MFOULOU Jean sur « La militarisation du pouvoir en Afrique: le cas du Dahomey »
    Parallèlement aux cours de DES, M. NDZENGUE dispense des cours d’histoire générale dans les classes de seconde, première et terminale du Collège Sacré-Cœur de Makak, connu par ses étudiants sous le sigle de COSACO. C’est au cours de ces années là qu’il aura, entre autres élèves en classe de seconde, un certain KASIA, l’actuel Professeur de médecine.


    Le jeune NDZENGUE a toujours rêvé de faire carrière soit dans l’armée, soit dans la diplomatie. Si l’armée ne lui ouvre pas ses portes après sa Licence, la diplomatie par contre lui tendra les bras.

    M. NDZENGUE entre à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) en 1976 et en sort en 1978, troisième d’une promotion de 15, nanti d’un diplôme de troisième cycle en Relations Internationales. Il est en outre titulaire de plusieurs certificats diplomatiques de référence.


    Le 28 Juillet 1978 commence la carrière diplomatique au Ministère des Affaires Etrangères (Direction Afrique -Asie) sous le leadership d’un certain Jean KOE NTONGA, l’actuel Ambassadeur du Cameroun au Sénégal.

    Le jeune diplomate va gravir les échelons : Chef du Bureau Afrique du Nord; Chef de Service Afrique du Nord et du Moyen-Orient et finalement Directeur Adjoint Afrique Asie, avec un certain EILEH ELLE Etian comme Directeur.


    En 1985, le Directeur Adjoint commence sa carrière dans les services extérieurs à Genève comme Conseiller à la Mission Permanente du Cameroun auprès de l’Office des Nations Unies. En 1991, il quitte les bords du Lac Léman pour ceux de la rivière Potomac à Washington DC comme Premier Conseiller. C’est à ce poste où il travaille respectivement sous les Ambassadeurs Paul PONDI et Jérôme MENDOUGA, de regrettée mémoire, que naitra l’idée de son récent opuscule paru aux Éditions IFRIKIYA, avec les conseils de celui qui était encore un étudiant doctorant: M. NTUDA EBODE.


    En 1997, c’est le retour au pays pour occuper le poste, nouvellement créé, de directeur des Affaires d’Amérique et des Caraïbes jusqu’en 2007 et sa nomination, le 19 Février 2008, comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Cameroun au Pays du Soleil Levant.


    M. NDZENGUE, qui aime particulièrement le milieu estudiantin, a été enseignant associé à l’IRIC ; à Yaoundé II (SOA) dans le cadre du CREPS dirigé par le Pr. NTUDA EBODE et intervenant à l’Ecole de guerre de Yaoundé.


    L’Ambassadeur NDZENGUE, qui a déjà publié un premier opuscule : « Au Service d’un idéal et du Cameroun » (Yaoundé, Ed. Proximité, 2015), est marié depuis 1974 à Madame ESSONO Alphonsine Brigitte. Il est père de quatre enfants et heureux grand-père.

    La présentation au public de son récent opuscule est prévu pour le 20 décembre 2022 à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), Amphi 250, dès 15h.

    Toute personne intéressée par la diplomatie pourra y participer.




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  • BIOLITT… Kathy Noëlle SAMBAH, actrice culturelle camerounaise

    Kathy Noëlle Sambah de son vrai nom Nsizoa Samba Catherine Noëlle est née le 25 décembre 1998 à Mbalmayo. Son père est alors photographe et sa mère, plasticienne de formation.

    Elle fait ses études secondaires à Mbalmayo et à Garoua et revient à Yaoundé après l’obtention de son baccalauréat série littéraire, pour embrasser des études supérieures en lettres germaniques à l’Université de Yaoundé I
    Après l’obtention de sa licence, elle se tourne vers la communication digitale et met sur pied son projet « Une folle des langues » dont le but est la revalorisation des langues en général et des langues bantoues en particulier.
    Kathy Noëlle SAMBAH suit donc une formation en community management et mobile vidéo making.

    En juillet 2021, elle met sur pied « Le camp Retour Ô Sources ». Il s’agit ici d’une colonie de vacances dont le but est de familiariser les enfants à leurs origines, à travers différentes activités (ateliers de langue, de danse, de cuisine, de conte… autour du feu et autres).

    Kathy Noëlle SAMBAH est passionnée par tout ce qui touche à la culture en général : expositions, peinture, photographie, lecture, tourisme…

    Suivez ses pages sur Facebook ⤵️
    Une folle des langues :
    https://www.facebook.com/catherine.nsizoa.73?mibextid=ZbWKwL

    Camp Retour Ô Sources :
    https://www.facebook.com/profile.php?id=100086023043762&mibextid=ZbWKwL

    Contacts pour toute collaboration avec Kathy Noelle Sambah ⤵️

    campretourosources@gmail.com / kathysambah98@gmail.com

    +237657314645 / +237655410022

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    Contactez-nous : +237 6 90 19 51 26 / acolitterature@gmail.com

    Pauline ONGONO




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  • D-LIVRE… Pierre NDZENGUE, Auteur et Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun au Japon

    Bonjour, monsieur et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes un diplomate et d’ailleurs actuel Ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Cameroun au Japon. Vous avez plusieurs livres, en tant qu’auteur, comment vous définissez-vous ?

    Mon premier livre qui a été publié en 2015 porte le titre : « Au service d’un idéal et du Cameroun 1978-2007 ». Je me définirais comme un diplomate qui aime partager son expérience de la diplomatie que je pratique depuis le 22 juillet 1978, date de mon début de carrière.

    Vous avez, justement, un nouveau livre sur la scène littéraire : « Le couple Cameroun Etats-Unis d’Amérique : Histoire des relations diplomatiques de 1960 à 2021 et nécessité d’une nouvelle ingénierie diplomatique au Cameroun ». Quel est l’objectif de ce livre ?

    L’objectif est de présenter un tableau des relations multiformes que le Cameroun et les USA entretiennent, de montrer comment ces relations ont évolué, présenter leurs résultats et en expliquer les ressorts.

    J’en arrive à la conclusion que la diplomatie peut résoudre tout problème pour peu qu’elle soit convoquée et pour peu que chaque ambassade sache qu’elle pourrait être sa contribution dans la mise en œuvre de notre stratégie nationale de développement (SND 30).

    Vos missions aux Etats-Unis datent des années 90’. Pourquoi avoir choisi de mettre en exergue les relations diplomatiques entre le Cameroun et les Etats-Unis plutôt qu’un autre ?

    Pour deux raisons :
    Premièrement parce que j’ai été en poste aux Etats-Unis de 1990 à 1997 et partant j’ai été un modeste acteur de ces relations et plus important encore un observateur privilégié. Bien plus en rentrant au Cameroun en 1997 je deviens le premier Directeur des affaires d’Amérique et des caraïbes par conséquent il me semble que parler des relations avec l’un des tous premiers pays à reconnaitre le Cameroun indépendant était important. J’ai donc tout simplement voulu rendre témoignage de l’histoire de ces relations que j’ai vécu ainsi que de son ressort principal coté camerounais à savoir le President de la République qui est l’initiateur substantiel de notre diplomatie.
    Enfin il me semble important de partager les observations sur cette diplomatie qui comme je l’ai dit peut régler tous les problèmes. C’est ce qui justifie le sous-titre nouvelle ingénierie diplomatique du Cameroun.

    Il faut préciser que ce livre parait aux Editions IFRIKIYA à Yaoundé… C’est de plus en plus rare de voir des personnes vivant presqu’en permanence hors du Cameroun, revenir confier leurs textes aux maisons d’édition locales. Pourquoi IFRIKIYA ?

    L’une des prescriptions du Président de la République que je partage totalement est le « consommer camerounais » par conséquent c’est par patriotisme que j’ai choisi de travailler avec la maison IFRIKIYA qui de manière générale m’a donné satisfaction.

    La cérémonie de présentation du livre cité ici est prévue pour le 20 décembre 2023. Considérez-vous votre livre comme élitiste ou le recommandez-vous à tout le monde ?

    Je ne fais pas dans l’élitisme et toute personne intéressée par non seulement les relations entre le Cameroun et la première puissance mondiale mais aussi par la diplomatie, pourrait, je le pense, lire avec intérêt cet ouvrage.

    Lisez-vous les livres de la jeune scène littéraire ? Si oui, que pensez-vous de la scène littéraire camerounaise actuelle ?

    Je dois avouer que depuis le pays du soleil levant où je suis en poste, les livres de la jeune scène littéraire camerounaise ne me parviennent pas. Bien plus et c’est là où je suis quelque peu élitiste, un certain genre littéraire m’attire à savoir les témoignages ou les analyses politiques à l’instar de : « Les silences de Paul Biya : analyse d’une communication de pouvoir » du professeur François Marc MODZOM paru en 2019 aux éditions PUBLIBOOK ; « Géopolitique des régions africaines » publié en 2004 dans la revue diplomatie magazine numéro 11 ; « La politique étrangère des Etats africains : ruptures et continuités d’une diplomatie contestée » publiée en 2003 dans la revue juridique et politique des Etats francophones tous deux du professeur NTUDA EBODE.
    De manière générale la scène littéraire camerounaise a besoin d’encouragement, car c’est elle qui restituera notre histoire.

    Propos recueillis par P.O.






  • BIOLITT… QUI EST LE CAMEROUNAIS SERGE BILLO EBANGA ?

    Serge BILLO EBANGA est né à Ngaoundéré (Grand Nord Cameroun) au début des années 80. Il est un passionné des arts, des lettres et de poésie. Il est chercheur et consultant en phytothérapie et litothérapie. La médecine holistique est son premier amour. 

    Plume montante de la poésie camerounaise et africaine, ce passionné est l’auteur de plusieurs recueils. Par ailleurs, il est membre de la World Poetry Movement (WPM), du Collectif des Auteurs Africains (CODAAF), et depuis janvier 2023, ambassadeur de l’Association des Poètes Africains (APA) au Cameroun.

    Serge BILLO EBANGA est également comédien et scénariste. Il est le secrétaire général de COCIPY3 (Collectif des Cinéastes Professionnels de Yaoundé 3ème) et membre de PRODAACC (Producteurs Associés de l’Audiovisuel et du Cinéma Camerounais).
    Il œuvre activement à la structuration de la cinématographie et de l’audiovisuel au pôle art cinématographique du ministère de la culture du Cameroun.

    Vous souhaitez avoir son contact ? Nous écrire à 6 90 19 51 26 ou acolitterature@gmail.com






  • Il a été lu… Quand les racines chantent de Danielle EYANGO

    Au-delà de l’histoire dramatique de la jeune femme Jasmine, désormais incapable de concevoir, parce que privée de son utérus de manière incompréhensible mais réelle, Quand les racines chantent est un roman cathartique, un roman-programme pour chaque cœur déchiré, et pour l’Afrique entière écartelée, un roman à lire avec son âme en se laissant envelopper par les racines de son l’histoire personnelle…

    Car au cœur de cette œuvre, il y a une question lancinante : faut-il opter pour la Tradition ou le Christianisme, pour le bonheur de Jasmine? Faut-il revenir vers nos Coutumes ancestrales, en rejetant l’acquis de la modernité pour l’issue heureuse de notre Continent ? Les Religions « étrangères » qui nous ont obligé à rejeter nos Traditions sont-elles efficaces pour que nous puissions écrire une nouvelle page de notre Histoire, pour notre Renaissance ?

    Sans présumer de l’issue du roman dans les prochains tomes, je puis dire que l’Auteure, dans l’authenticité de son cheminement personnel déplace le curseur, avec une préoccupation fruit du bon sens : il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain, chaque être humain. Il faut relever l’Afrique ! Telle est et devrait être la préoccupation de la Tradition et du Christianisme, ainsi que toutes les autres Religions étrangères. Et le bon sens de l’Auteure met au tapis de la concorde et les Théologiens férus de la pureté doctrinale sans une véritable expérience humaine et personnelle de la foi, et les Traditionalistes qui n’hésitent pas à s’exhiber dans l’accoutrement des Blancs, maniant avec délectation la langue des Toubabs.

    Il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain.
    Et Jasmine chemine seule…

    Chaque nuit, elle avance seule vers la rivière des entrailles généalogiques. Chaque nuit, elle avance seule vers la case de son histoire nouvelle…

    Retrouvera-t-elle son utérus ? Elle avance dans cette espérance… Retrouvera-t-elle sa puissance de maternité ? Elle avance avec angoisse vers cette aurore qui n’en finit pas de se faire désirer…
    Une aurore qui donnera sans doute naissance, à une femme nouvelle, mère d’une humanité nouvelle, à défaut de l’enfant de l’espoir ou alors de la désespérance…

    Jasmine avance seule, encadrée par deux mamans, cette Mère qu’elle ne cesse d’invoquer dans le silence de sa désolation, et cette myste qui la prépare sans cesse à repartir. Mais elle est résolument seule.
    Car il y a une solitude de la souffrance que personne ne peut partager, même pas une mère auprès de son enfant.

    Jasmine avance seule au nom de tout un arbre, de ses racines à ses fruits espérés…

    Jasmine avance seule, pour t’engager à avancer, toi aussi, dans la solitude de la guérison…

    Jean-Pierre Noël BATOUM




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  • L’écrivain africain, qui est-ce ?

    Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?

    Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent…
    Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…

    L’écrivain africain, c’est :

    📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…

    📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…

    📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…

    📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…

    📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion…
    Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…

    Ray NDÉBI « The Ghost »




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    Vous pouvez encore réserver votre stand au village du Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Les contacts sont disponibles sur cette affiche




  • BIOLITT… Rodrigue NDZANA a.k.a. r’N, slameur camerounais

    r’N naît à Douala (Cameroun) dans la décennie 80. Dès la sortie du berceau, il marque un goût prononcé pour la littérature. Ardant lecteur, ce n’est que bien plus tard que les circonstances de la vie le conduiront à l’écriture.
    En autodidacte, il décore les feuilles à sa façon, d’abord à la volée, puis entreprend plus sérieusement de devenir auteur.
    Après la sortie de son premier ouvrage « Je t’aime en Splash » en 2009, il se lance avec bonheur dans une nouvelle et merveilleuse aventure artistique : le slam.

    Rodrigue NDZANA est aujourd’hui un artiste de slam « standing ovationné » au Cameroun et dans le monde, autant pour son art que pour sa démarche idéologique.

    Fondateur du « Nda slam », il joue également un rôle de leader dans plusieurs autres collectifs de slam.


    Le virtuose esthète cumule les récompenses dans l’art oratoire. Lauréat du « Coca-Cola Slam Academy » et de l’« African Spoken Word », finaliste du Grand Prix Mondial de la Chanson « le rêve africain » en 2014 et champion 2016 du « Grand Slam National » au Cameroun »

    Il est le représentant du Cameroun et de l’Afrique centrale, respectivement, à la Coupe du monde de Slam de poésie à Paris du 23 au 29 mai 2016 ainsi qu’au championnat de la Francophonie de slam du 10 au 12 juin 2016. En tant qu’encadreur, il est présent à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Bruxelles, en 2022. Il a également été membre du jury de la finale à la coupe du monde de slam poésie WPSC à Rio de Janeiro au Brésil, en 2023.


    Rodrigue NDZANA aime la scène et est réputé pour sa technique, ses aptitudes de showman, comme pour la profondeur, ainsi que la portée de ses textes. Il est également singulier par son coté militant, notamment en faveur de l’émancipation de l’Afrique, du rayonnement du continent, du soutien à l’entreprenariat jeune, etc.

    Il est en outre connu pour son propre sens de l’initiative.

    R’N est ambassadeur au Cameroun de la Coupe d’Afrique de Slam Poésie (CASP) et a été chef de délégation et artiste invité, lors des éditions N’djamena 2018 et Addis-Abeba 2022.


    D’une façon plus générale, il milite en faveur de l’amour entre les humains et pour une planète où il fait bon vivre. Ses mots d’ordre sont amour, réussite et prospérité. Sa phrase culte : « Afin que nos enfants vivent mieux que nous ». Son incantation générique « Akiba Beaucoup » exprimant son état d’esprit perpétuel : la gratitude.


    Entre 2020 et 2023, il est l’artiste slameur invité au concert en hommage au Prix Goncourt des Lycéens 2020 à Douala, et fait partie des artistes performant lors de plusieurs évènements d’envergure tels que le FLUP (Brésil), Coupe du Tchad de Slam, Festival International Slameroun, SlamUp, Time of The Writer en Afrique du Sud, etc.



    Ça se passe aujourd’hui…



    Suivez R’N ici ⤵️

    https://rodriguendzana.com

    Des liens de sa palette slam

    – « C’est monté, c’est descendu » https://youtu.be/aQ9Mvy40dkc

    – « Le cœur pareil »
    https://youtu.be/FMdaZA7dGZE?si=FqbVtDHtmLOMefJ7

    – « Je cours »
    https://youtu.be/ftgPFqT46Ng?si=V5dyV_n7nHnR08tt

    – Live concert à l’IFC (Yaoundé)
    https://youtu.be/AaSfX-Dewq0?si=iqzVz7RKjKQAj7jg

    – « Petit papa stagiaire »
    https://youtu.be/qhlbo7RDqzE?si=lq-NuaN5wT-BrCcO

    – Live slam IFC Yaoundé
    https://youtu.be/Mhwoi0qH0LE?si=g6qjXL_gB_bMi3sQ

    – « Je me falla » feat Foning Françoise
    https://youtu.be/R33Its_mJHg?si=pWx051qK4y7xCKnJ

    Informations recueillies par P.O.




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  • Cinq choses à retenir dans «Et les femmes se sont tues» de l’auteure camerounaise Sabine Mengue


    La littérature africaine contemporaine est en constante évolution, apportant de nouvelles voix et perspectives à la scène mondiale. L’auteure camerounaise Sabine Mengue nous offre un bijou littéraire avec son premier roman, «Et les femmes se sont tues». Dans cet ouvrage, elle explore des thèmes profonds, met en lumière un pan méconnu de l’histoire du Cameroun, et nous transporte dans un récit captivant. Voici cinq raisons pour lesquelles vous devriez absolument plonger dans ce livre.

    La découverte d’une voix nouvelle et puissante


    Sabine Mengue apporte une perspective fraîche et authentique à la littérature africaine contemporaine. Née au Cameroun et résidant en France, son parcours diversifié en théologie et en management de projets internationaux se reflète dans son écriture. Elle apporte une sensibilité unique à ses récits, créant un lien spécial avec ses personnages et son héritage culturel (j’avoue que j’ai eu l’envie de me plonger dans les enquêtes, mon grand-père devait forcément faire quelque chose dans le temps).

    Une histoire captivante qui éclaire l’histoire du Cameroun


    «Et les femmes se sont tues» raconte l’histoire d’Afang, un jeune camerounais passionné d’histoire qui découvre le passé politique trouble de son grand-père. Ce roman plonge les lecteurs dans les années tumultueuses de l’après-indépendance du Cameroun. Le récit tisse habilement l’histoire personnelle d’Afang avec l’histoire nationale, révélant des détails méconnus et fascinants.

    Le pouvoir de la mémoire et de la recherche


    Au cœur de ce livre, nous découvrons le rôle crucial de la mémoire et de la recherche dans la préservation de l’histoire familiale et nationale (je vais sûrement revenir sur ce point, il y a eu trop de questionnements dans ma tête à un moment). Afang doit entreprendre ses propres enquêtes pour reconstituer le puzzle de l’histoire de son grand-père. Cette quête est un rappel poignant de l’importance de préserver la mémoire et de découvrir la vérité, même lorsque les témoins disparaissent. Je vais me garder d’évoquer ici les tares de notre pays en la matière. Je ne dis pas que je ne veux pas voir mes enfants grandir hein, je dis juste que je vais me retenir un peu…Juste un peu.

    Un éclairage sur le silence des femmes


    Le titre du livre, «Et les femmes se sont tues», fait allusion au rôle des femmes dans le maintien du secret et de la mémoire familiale. Sabine Mengue rompt ce silence en explorant le rôle souvent négligé des femmes dans la préservation de l’histoire. Ce roman offre une réflexion profonde sur la façon dont l’histoire est transmise et les sacrifices que les femmes ont faits pour protéger leur famille à l’aube de l’indépendance du Cameroun.

    La beauté de l’écriture et de la structure


    «Et les femmes se sont tues» est un roman magnifiquement écrit, réparti en 14 chapitres qui captiveront votre attention du début à la fin. L’illustration de couverture, œuvre de Michel Ambassa, ajoute une dimension visuelle unique à l’œuvre (Je vous assure que j’y reviendrai, c’est trop profond pour être négligé). La préface du professeur Nathanael Noël OWONO ZAMBO offre un contexte académique précieux. La phrase clé de la préface: «Le silence des femmes rompu dans ce roman, permet de redorer le blason de la mémoire de deux hommes au destin quasi bafoué (…)», résume parfaitement le thème central de l’ouvrage.

    Pour finir, «Et les femmes se sont tues» de Sabine MENGUE est un livre qui mérite d’être découvert. Il offre une perspective unique sur l’histoire du Cameroun, tout en explorant des thèmes universels de mémoire, de famille et de recherche de la vérité. Plongez-vous dans cette histoire captivante et découvrez le talent prometteur de cette auteure camerounaise émergente.

    L’auteure a participé récemment au 8e Festival des Littératures Africaines de Nantes. Comme quoi, et les femmes se sont tues pour émettre une lumière qui ne s’éteindra pas.

    Cliquez sur l’icône pour suivre la page Facebook de Sabine MENGUE

    Par Christian-Williams KAKOUA




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    Plus d’informations sur le Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé SALAFEY ⤵️




  • Tchad : Vente et dédicaces des livres de Fous sous le Souffle de l’Harmattan

    l’Association Des Fous du Livre a procédé ce 12 octobre à l’exposition du catalogue des Éditions Les fous du livre et aussi des catalogues d’autres éditeurs camerounais. Des dizaines de livres, genres littéraires confondus, ont ainsi été présentés à l’oeil avisé du lecteur africain.

    Les visiteurs du festival International Le Souffle de l’Harmattan ont accueilli favorablement la littérature camerounaise, et les nombreux livres achetés ont bénéficié d’une marque apposée par Marie Bertille MAWEM et son équipe de Fous du livre.

    La quatrième journée du Festival International Le Souffle de l’Harmattan s’annonce encore très riche. Elle est réservée aux Fous du livre. En ce moment, le pôle des Fous du livre du Tchad est au four et au moulin, pour que la journée de demain soit marquée dans la roche tchadienne, et que le Souffle de l’Harmattan chante sa joie d’avoir accueilli Les fous du livre, de nombreuses années encore.



    POUR RAPPEL…

    Le 13 octobre 2023 marque aussi la dateline des inscriptions à l’appel à textes pour la 4e édition du prix Francis BEBEY. Il s’agit d’une initiative des Éditions Les fous du livre. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Pauline ONGONO