Il y a près d’un an, Acolitt a signé un contrat de collaboration avec le Centre Culturel Keza EVINA MINKO d’Azem. Conformément à celà, il nous a été confiée l’organisation des concours Littéraires à l’occasion du jubilé littéraire du patriarche Albert Thierry NKILI ABOU, promoteur dudit centre culturel.
Vous vous souvenez du périple de Pauline Ongono littérature dans le Sud Cameroun au début de ce mois ?
Nous avons organisé trois concours :
un d’écriture : poésie et nouvelle
un de lecture en deux catégories : »Poussin » pour les élèves de l’école primaire ; »Coq » pour les élèves du premier cycle de l’enseignement secondaire
un concours pour élire une Égérie de la littérature dans le Sud et ses deux dauphines – une innovation de ACOLITT – qui donne aux lauréates la mission de promotion de la lecture et du livre auprès de leurs pairs dans le Sud.
Parce que nous souhaitons que ces concours littéraires ne soient pas seulement le fait de ce jubilé littéraire, nous avons mis sur pied le Prix Littéraire NKILI ABOU. Ainsi, on a eu au terme :
le prix NKILI ABOU de lecture »categorie Poussin »
le prix NKILI ABOU de lecture »categorie Coq »
le prix NKILI ABOU de poésie
le prix NKILI ABOU de nouvelle
le trio »Egérie »
Nous avons connu l’engouement de nombreux chefs d’établissements scolaires et l’enthousiasme des élèves à concourir.
Le 24 octobre 2024, le Pôle ArtCam d’Ebolowa a vibré sous les prestations des élèves du lycée bilingue d’Ebolowa, du lycée technique d’Ebolowa, du lycée de Mengong, du CES d’Azem, de l’école publique d’Azem et de l’école publique d’Adoum.
Pour départager les candidats, un jury composé de :
Mme MBOUDOU Florence de l’ONG Trois-lys de Nsimalen (principal sponsor de ces concours)
Mme MESSINA et M. NYAM Etienne, les représentants de la DRMINAC
Ray Ndébi, représentant de ACOLITT
Le 25 octobre, c’était au tour du Centre Culturel Keza EVINA MINKO de connaître la joie des lauréats, sous l’œil de nombreux membres de la scène littéraire, à l’instar de :
M. Mballa Elanga Edmond VII, directeur du livre et de la lecture
Pabe Mongo, qui célèbre 52 ans d’écriture cette année
Pr Faustin MVOGO
Princesse Stella ENGAMA
Pr NDE Et la liste n’est pas exhaustive.
📖📖📖📖📖 Cette nouvelle expérience a consolidé notre avis sur les rapports entre le livre et la population : Apportez le livre à la population et vous direz avec hésitation : « LES GENS N’AIMENT PAS LIRE. » Et si on en parlait du 13 au 15 novembre 2024 lors de la deuxième édition de la SEBICA (Semaine des Bibliothèques du Cameroun) / CALIWE (Cameroon Library Week) organisée par L’APIDCA à Yaoundé ?
ACOLITT organise vos événements littéraires. Nous contacter : acolitterature@gmail.com
Troisième roman de Pierre Sonore, « Les hommes maudits » est un roman satirique et réaliste qui scrute la condition des femmes au foyer et dissèque les formes, les invariants de la violence perpétrée dans l’intimité du foyer, à l’abri des regards extérieurs. Noussi, Pauline, Ngono, trois femmes, trois trajectoires, un même destin. Entre bastonnades, menaces, railleries, mépris, abus, exploitations, tribalism€… elles vivent le martyr, à cause de la main noire de la belle-famille.
L’œuvre relate les histoires de vie des femmes maltraitées par leurs conjoints mais stoïques, qui tentent de sortir de la prison dans laquelle la viølence de ceux-ci les a enfermées, conjuguées à leur propre mutisme.
La première, une femme pourtant fidèle et soumise, mais marginalisée et rejetée par son époux, sous l’impulsion et l’imposition de la belle-famille. La volonté absolue de préserver la généalogie et la lignée successorale fait stérile celle qui n’engendre pas de garçons. Ajouté à sa non appartenance ethnique, cela lui vaut un châ*timent des plus insuppørtables. La seconde se bat pour soutenir son conjoint mais n’a pour récompense que le trau_matisme sous toutes ses formes, devant un mari apathique, oisif, alcøolique. La dernière abandonne ses rêves au nom de la famille, pour les réaliser dans ceux de son mari. Malheureusement, au moment de jøuir de l’aboutissement heureux de leur projet commun, conséquence de ses sacri_fices, elle est jugée indi_gne d’être l’épouse d’un homme de sa catégorie ; elle doit céder la place.
Ces femmes supportent leurs situations au nom de l’équilibre de la famille, au nom de leurs enfants, et perdent parfois ce qu’elles ont de plus cher : leur vie. Les enfants sont soumis au règne impudent de la viølence des hommes ; en sorte qu’ils s’en sortent avec de terrif*iantes séqu€lles.Heureusement, chaque médaille possède son revers…
📌 OÙ ACHETER « Les hommes maudits » ?
A Yaoundé :
Librairie des Peuples Noirs
Librairie Clé
Librairie D and L
Boutique du pôle des arts littéraires au Musée National du Cameroun
Représentée par Pauline ONGONO, ACOLITT était à Ebolowa, à Adoum et à Azem Essakoe le 1er octobre 2024 pour »recruter » ces élèves qui représenteront leurs établissements scolaires lors des concours d’écriture, de lecture et d’Egérie de la littérature, à l’occasion des cinquante ans de vie littéraire de Albert Thierry NKILI ABOU, cet homme qui a flirté et qui flirte encore avec plusieurs arts.
ACOLITT est honorée d’avoir été l’entité choisie pour l’organisation de ce volet création littéraire. Nous avons, à cet effet, pris la liberté de créer des prix. Les prix en lice sont donc :
le prix NKILI ABOU de poésie
le prix NKILI ABOU de la nouvelle
le prix NKILI ABOU de lecture « catégorie poussin »
le prix NKILI ABOU de lecture « catégorie coq »
l’Egérie de la littérature au Sud
Ce #njoka_littéraire auquel sont conviés tous les acteurs de la société, réserve plusieurs inédits et un parterre d’activités et d’humains… pour une littérature dynamique.
En rentrant d’Azem il y a quelques jours, Assu Zo’o Albert Thierry Nkili Abou nous montre, au cœur d’Ebolowa, un arbre centenaire planté par son grand-père, le puissant Kéza Evina Minko… Un arbre debout sur ses racines, et surtout debout sur un rocher… Une voix me dit : « Voilà ce qui vous attend… Aucune gloire n’aura meilleur visage »…
Jasmine Yondo, tu as vu de ta nuit la splendeur de Yaoundé, comme elle t’a été promise… Nyambé lui-même a fait dérouler le tapis vert pour ta commise qui, en ton nom, s’est parée de Nuit pour s’offrir à ta communauté… Parce que c’est ta communauté… N’est-ce pas… Et qu’elle était immense la petite salle du Goethe-Institut, quelle était fière et conviviale…
J’aimerais dire ce que ACOLITT et Ghosts Universe – Vers le livre de qualité produisent comme énergie pour aligner les planètes… J’ai bien envie de conter leurs insomnies, leurs tourments, leurs interminables échanges et observations pour améliorer la condition du Livre… Oui, je veux exposer combien Danielle s’abandonne à la Nature pour produire ses textes… Dois-je rappeler combien Mme Josée Ambadiang Meli, mon Iyo à moi, nous a offert une performance d’expérience littéraire d’une autre dimension… Ma critique préférée a su accroître, encore, ma préférence d’elle… Et Bernard Bekoa, quelle émotion dans un slam qu’on sent inspire par Kotto Bass en personne… Et les ventes, faut-il rappeler que le coût du livre n’est jamais élevé pour ses lecteurs… 12.500FCFA… et les commandes s’accumulent…
Tout cela, le Temps ne le sait que trop bien…
Alors nous saluons la vraie passion, celle qui fait vivre le livre par une présence qui toujours nous surprend… Ces étudiants de l’ESSTIC, stagiaires chez l’éditeur Thanks, Les autres, de l’Université de Yaoundé 1… Les Professeurs qui, eux aussi, ont partagé leurs perspectives et expériences… Les ministères représentés… Les personnalités administratives… Les journalistes culturels… Le pôle littéraire… Les analystes littéraires… Les éditeurs… Et… les écrivains et autres artistes, venus nombreux vivre cet autre nkumbé de la maudite…
La gloire est un nombre… Oui, un nombre infini de passionnés… La marche continue…
Et il fit Nuit…
ACOLITT, pour une littérature dynamique !
📌 Vous souhaitez notre apport dans la communication autour de votre événement littéraire ou l’organisation de votre événement littéraire ?
Journaliste-présentatrice du groupe Gabon télévision, la chaîne nationale du Gabon, Marina BOUASSA s’investit dans la promotion du livre depuis plusieurs années à travers la diffusion des émissions littéraires telles que « Autour du livre » proposée sur la chaîne d’information Gabon 24 en 2017, et depuis près 4 ans, sur Gabon culture, elle présente l’émission « Le livre de l’auteur », une émission récupérée par la chaîne nationale Gabon 1ère.
Depuis février 2024, elle est en détachement au cabinet du Ministre du Commerce des PME-PMI chargé des activités génératrices de revenus en qualité de Conseiller en communication.
Marina BOUASSA est une amoureuse des lettres depuis le banc de l’école, elle a suivi un parcours scolaire et universitaire littéraire. Elle est détentrice d’un bac A1, d’une licence ES lettre et d’un niveau Master 2 en littératures africaines.
Yacinthe Maeva GUEDJEU NGAMELEU est née au Cameroun un 16 février. Elle a un master 1 en littérature négro-africaine à l’université de Douala. Elle réside au Canada où elle est étudiante dans le programme Bachelor en Travail Social à l’Université d’Ottawa.
Elle est passionnée de littérature, culture et des questions de communauté et d’humanité ; des passions qui lui ont permis d’être membre de la Mosaïque Interculturelle, une association s’intéressant à la littérature des afrodescendants basés en Ontario au Canada, des cultures afrodescendantes et des minorités francophones.
Avec ACOLITT, elle parcourt l’aventure vers la valorisation de l’empreinte de la littérature africaine.
Amatrice de littérature, elle est :
deuxième au concours de nouvelle de La jeune plume 2023
𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 est de nationalité camerounaise. Il est un consultant senior en Cybersécurité qui nourrit un vif intérêt pour l’histoire, la mythologie et l’anthropologie depuis son plus jeune âge ; un intérêt qui l’a amené à se questionner sur le sens de son héritage. Pour apporter et recevoir des questions, il va créer le groupe Facebook 𝐂𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐁𝐚𝐦𝐢𝐥𝐞́𝐤𝐞́, le blog « 𝐂𝐡𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐁𝐚𝐤𝐚 », et écrire son premier ouvrage intitulé 𝐋𝐞𝐬 𝐀𝐧𝐜𝐞̂𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐂𝐲𝐛𝐞𝐫𝐧𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, Œ𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐍𝐨𝐢𝐫.
Dans ses écrits, il utilise son bagage scientifique afin d’aborder d’un angle nouveau l’étude des rites des sociétés dites primitives et faire comprendre que 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐢𝐭𝐞𝐬 « 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐢𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 » 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐭𝐞𝐬 « 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞𝐬 » 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭.
𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 est également membre du bureau de l’association Les Enfants de Brigitte qui promeut l’aide aux personnes en difficulté en leur apportant, nourriture et accompagnement social visant leur insertion ou re-insertion, logements…
𝗘𝗱𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗞𝗔𝗣𝗧𝗨𝗘 a exercé en tant que formateur à l’Ecole Politique Africaine et il est membre du Cercle Africain de Cybersécurité dont le but est de réunir des experts en cybersécurité motivés d’apporter leur savoir et aides aux pays d’Afrique autour de la sécurité du numérique.
2019-2021 : Licence en trilingue allemand (Français-Anglais-Allemand) 2024 : Master en Littérature et civilisation africaines (en cours) 2023 : Licence professionnelle en communication des organisations pour la gouvernance et le développement local Elle a écrit un mémoire intitulé : La promotion du patrimoine culturel comme facteur développement des Collectivités Territoriales Décentralisées : le rôle de la cellule de communication au sein de la route des chefferies.
STATUT ARTISTICO-PROFESSIONNEL
Dominique GNINTELAP est actuellement en service à La Route des Chefferies en tant qu’Assistante Communication-Community Manager. Une fonction qui épouse son activisme culturelle (création digitale de contenus culturels, littéraires et touristiques) qui met un intérêt particulier sur les questions de patrimoine et d’identité.
Elle est rédactrice pour le média en ligne Affocom.
Elle est la promotrice de DG ComServices, une agence spécialisée dans la Voix off, la présentation et la modération d’évènements culturels, les reportages…
Dominique GNINTELAP est auteure, poétesse et slameuse. Elle fait partie des lauréats de l’appel à textes panafricain lancé en 2023 par les Éditions SEGUIMA au Sénégal. Elle commence à écrire des poèmes au lycée. A l’université, elle décuple les déclamations lors des évènements culturels et garde ainsi cette fièvre.
Né à Tenkodogo dans la province du Boulgou au Burkina Faso, Lazare BALIMA est auteur et enseignant burkinabè. Il participe à plusieurs compétitions littéraires avec des prix tels que le trophée de la meilleure révélation littéraire de la région du Centre-Est avec son roman intitulé L’amour parfait (édition Plum’Afrik 2021) en 2017, la 7ème place dans la catégorie nouvelle en littérature à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) avec son recueil de nouvelles intitulé La fin de l’espoir d’Espoir (Édition œil collection 2019).
En 2019 et 2020, il est successivement nominé au prix international Jacques Prosper BAZIE du Centre International de Recherche et de Création Artistique (CIRC’ART) en poésie et en 2021, il participe à la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) en théâtre avec son texte intitulé « Le sacrifice du Président » (inédit). En 2024, il participe à l’appel à candidature Plumes Africaines des Éditions Plum’Afrik et est retenu avec son recueil de nouvelles Secret de famille (en cours d’édition aux Éditions Plum’Afrik).
Toujours engagé pour la cause du livre et de la lecture, il crée en 2019 l’Association Des Alliés du Livre ADAL qui deviendra plus tard Association Des Alliés du Livre et de l’Éducation (ADALE), où il œuvre dans la promotion de la culture et des livres, de l’éducation et des droits humains.
En 2021, il participe à la création d’un collectif africain dénommé Collectif d’Ecrivains Engagés pour la Libération et le Développement de l’Afrique (CEELDA) et écrit avec ledit collectif, une œuvre de collaboration intitulée JUSTE UN PAS…VERS UN MONDE DE PAIX (Editions Soleil de KAMA 2022, Nouvelles).
Passionné de culture de façon générale, Lazare BALIMA évolue également dans le domaine du cinéma et du théâtre en tant que comédien et metteur en scène.
Camerounaise tout comme l’emblématique maison d’édition CLE qui a permis la naissance du recueil de nouvelles Ce soir ou jamais ! Rose DJOUMESSI JOKENG est une passionnée d’écriture et de littérature. Son passage à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé lui permettra d’être un professeur de l’enseignement secondaire, jusqu’au provisorat. Elle est poétesse et nouvelliste ; l’Association des Poètes et Ecrivains du Cameroun en abrégé APEC, lui a fait confiance : elle est le point focal ouest Cameroun.
Sa passion pour l’écriture lui a permis de remporter deux prix littéraires en Italie ; Ce soir ou jamais ! a permis cette fierté en 2011.
Pourquoi « Ce soir ou jamais » et pas « Ce matin ou jamais » ou « Demain ou jamais » ? est la question que je me suis posé lorsque j’ai reçu ce recueil de nouvelles. Heureusement, la bibliothécaire que je suis a très vite pris le dessus et je me suis répété la phrase du bibliothécaire averti : « Ne jamais juger un livre à son titre ou sa couverture ».
Ce soir ou jamais ! oules six péchés sociaux
Lire les 143 pages qui constituent ce recueil de six nouvelles m’a donné envie de le rebaptiser en « Les six péchés sociaux dans Ce soir ou jamais ! de Rose Djoumessi »
La jalousie
Générée très souvent de la douleur et de la souffrance, du désir de possession de l’être aimée et étant très souvent un manque de confiance en soi, qui réveille des blessures du passé, la jalousie en amour forge son mécanisme dans le besoin d’exclusivité de la personne aimée. Ce premier péché social, vous aurez le loisir de le vivre dans la première nouvelle de ce recueil qui porte son titre, où Tomy et Jimy, deux anciens camarades de classe, l’un d’une famille riche et l’autre d’une famille pauvre, évoluent comme deux loups. Tomy est intelligent et convoité par les filles. Jimy l’est moins. Il échouera à quatre reprises à un examen de fin d’année, il sera contraint de quitter les bancs ; les familles africaines pauvres ne se disposant très souvent pas à assumer de longues études, pire des études menées au ralenti. Il saura heureusement se faire une belle vie et quelques années plus tard, reverra son vieil ami Tomy et aussi une belle sahélienne, son béguin dans ses années scolaires, la fiancée de Jimy. Le terrain sera désormais miné de rancœur, de désir, d’infidélité, de pleurs, de mensonge, de bonheur fugace, un réel cocktail Molotov. Tomy se sent désormais si supérieur que pour le démontrer, à la page 12, Rose Djoumessi qualifiera son véhicule, conduit par lui-même, de limousine. Et vous et moi savons ce que représente une limousine : le pouvoir, un chauffeur à disposition, la notoriété, la fortune et la liste n’est pas exhaustive. La belle Sahélienne aura-t-elle enfin un œil pour lui ? La lecture du livre vous en dira plus.
L’amour
Bienvenue dans l’univers de Gaby, Anta, Dorine, Paulo. Deux femmes, deux hommes, un petit ami, un potentiel fiancé, un valeureux homme de perdu. Si l’amour pousse toujours à réfléchir, c’est à cause de son caractère complexe et profond. L’on doit constamment méditer sur nos choix et nos émotions. Il nous confronte à nos vulnérabilités, nos désirs profonds. Mais le plus important et la finalité est de suivre un chemin qui apportera paix et bonheur. La nouvelle « Le fiancé perdu » est la parfaite illustration de ce qui précède. Gaby a des vues sur Anta, mais il la trouve jeune pour lui et de surcroit, elle est son employée. Elle est très travailleuse, ce qui contribue à décupler son admiration. Mais Gaby doit se contenir. Il ne doit pas se laisser aller, elle est différente de ces femmes qu’il a l’habitude de côtoyer intimement. Nonobstant, il lui fait une cour presque discrète. Il ne s’implique pas vraiment et Anta, dans sa naïveté, ne se doute pas de l’ampleur de la chose. Gaby décide de jeter son dévolu sur Dorine, une jeune femme qualifiée à la page 28 d’« innocemment très belle et fraîche. » Ce qu’il ne sait pas, c’est que Dorine a déjà Paulo dans sa vie, un jeune homme qui n’hésiterait pas à se donner la mort si elle venait à le quitter. Il va continuer de faire une cour assidue à Dorine, et par la même, faire de temps en temps ses yeux de merlan frit à Anta. Jusqu’au jour où, à son bureau, il recevra une lettre, une très courte lettre que vous lirez à la page 33 : « Monsieur le nouveau riche, vous m’avez suffisamment importunée. Evitez de vous mettre encore sur mon chemin. Adieu. » Gaby, comme soulagé que la nature ait fait le choix à sa place, épouse l’autre femme et quelques années plus tard, divorcée, pauvre et aigrie, l’expéditrice de la lettre n’aura d’autre choix que de pleurer son presque fiancé perdu. Laquelle choisira Gaby ? La lecture du livre vous en dira plus.
L’ailleurs
On pense très souvent que le bonheur se trouve au-delà de notre quotidien, dans des lieux lointains ou des expériences extraordinaires. L’ailleurs, depuis la parution de ce recueil de Rose Djoumessi en 2015, à ce jour, reste une quête universelle, un voyage dans un vide intérieur à combler bon gré mal gré. Alako n’y a pas échappé. La nouvelle « Retour au village » présente Alako, happée très tôt par sa tante Melajio, en ville, car « la vie moderne a besoin de tête bien faite », dira cette dernière dans une lettre adressée aux parents d’Alako à la page 53. Même si les parents de l’heureuse élue ne se voyaient pas se séparer de leur fille, leur prunelle, les encouragements du village eurent raison de leur réticence. A la page 54, des voisines affirmeront d’ailleurs que : « désormais le bonheur se trouvait en ville. » Alako désormais surnommée L’éclaireur ira en ville, réussira à tous ses examens. Mais quelque chose lui manquait… Quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.
Le travail
Pourquoi travaillons-nous ? Pour améliorer notre quotidien, pour donner le meilleur à nos proches, pour avoir un sentiment de sécurité. De plus en plus, la femme doit apporter un plus dans les finances du foyer. Et ceci n’est très souvent pas sans risque pour la progéniture. Chancelle, personnage principal et titre de la quatrième nouvelle de ce recueil, est orpheline. A sa naissance, elle est prise sous l’aile de sa tante, Tessana. Elle va grandir heureuse sous la surveillance de sa babysitter. Au fil des ans, sa tante voit son entreprise grandir, elle n’a plus de temps pour Chancelle, malgré tout l’amour qu’elle lui porte. Chancelle, même si très intelligente, va se transformer en un véritable monstre pour son entourage. Sa tante, femme très respectée dans le pays, est très souvent convoquée par l’administration de l’école au coût très cher de Chancelle. A force de multiplier les frasques, Tessana se prend à regretter d’avoir accueilli cette enfant qui ternit la notoriété de son nom. Les rapports entre elles vont se dégrader. Malgré les efforts de changement positif de Chancelle, rien n’y faisait. Mais était-elle la fautive ? Tessana souhaitait voir partir cette fille de chez elle, elle souhaitait qu’elle disparaisse de sa vie. Son souhait sera réalisé plus tôt qu’elle ne pouvait l’espérer. Mais comment ? La lecture du livre vous en dira plus.
La technologie
Faut-il encore démontrer les rouages de la technologie, notamment des téléphones portables dans notre environnement ? Nous savons combien elle a influencé et influence les relations amoureuses. Les réseaux sociaux et tout ce qu’ils comportent comme communication amoureuse très souvent approximative, sextapes, rencontres et coups de folle foudre et la liste n’est pas exhaustive, sont autant de bénéfices mal digérés de cette modernité que l’auteure nomme ici pour la première fois à la page 97 qui marque le début de la nouvelle « La maladresse » : « l’appareil magique de 110 numéros ». Ashandy n’aurait jamais pu imaginer que cette boîte magique serait l’objet de son malheur. Elle, une jeune femme intelligente et posée ; elle qui savait si bien manier tout ce qu’elle touchait. Elle était la convoitise de deux jeunes hommes, tous aussi engagés qu’un jeune soldat. Elle avait l’embarras du choix, elle prenait si et là des conseils, pour pouvoir faire le meilleur choix. « Lequel détient donc la vérité ? » se demande-t-on à la page 111. Après plusieurs consultations auprès de Dieu et des marabouts, elle avait enfin la réponse. Elle allait éconduire un. C’était sans compter sur la volonté de sa boite magique. L’irréparable s’est produit. Mais quoi ? La lecture du livre vous en dira plus.
L’argent
On a pour habitude de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Un nerf très solide en amour, parait-il. L’argent et l’amour sont tout simplement deux forces qui se croisent, s’entremêlent et se heurtent sans cesse. Mais si, en fin de compte, on trouve un équilibre entre les deux, on fait partie des rares chanceux. Qui aurait pu croire qu’un premier salaire, normalement source de joie et de bénédictions serait la source de la destruction de plusieurs personnes ? La nouvelle « Le premier salaire » expose la manipulation par la femme, la mesquinerie, l’infidélité, la double paternité, l’amour… Et tout ceci, sous la toute-puissance de l’argent. Ashanty se croyait maîtresse du jeu, mal lui en a pris, car dit-on, le mensonge a de courtes jambes, et surtout, les hommes sont allergiques à l’infidélité. Comme quoi, ils font à autrui ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fit. Mais qu’est-ce qui s’est réellement passé ? La lecture du livre vous en dira plus.
J’ai pris plaisir à lire ce recueil de nouvelles de Rose Djoumessi. Et à la fin, j’ai eu la réponse à ma question exposée au début. Pourquoi Ce soir ? Parce que les grandes décisions dans chacune des nouvelles se prennent dans la nuit. Ne dit-on pas d’ailleurs que La nuit porte conseils ? Rose Djoumessi est une rêveuse pleine de sagesse. Malgré les maladresses, elle trouve toujours une parade pour que le méchant, si on peut le nommer ainsi, connaisse le revers de la médaille. Rose Djoumessi écrit comme elle parle. Naturellement. La lire donne cette impression de lecture à haute voix par l’auteure. Vous entendrez sa voix vous raconter les hauts, les bas, les sentiers qu’elle décrit et qui vous donne l’impression d’être un personnage premier. Elle est si naturelle que par sa voix, ses personnages, peu importe leur niveau social, tiennent le même niveau de langue. Lire ce recueil vous maintient sur une seule vague. Peu importe combien elle est houleuse, vous vivrez chacune des nouvelles avec la même intensité. Parce que Rose Djoumessi a une réelle identité littéraire. Et cette identité, elle l’expose encore en utilisant des noms de personnages propres à son aire natale. Et comme la littérature se veut universelle, elle a pris soin de proposer un glossaire.
Ce livre vous intéresse ? Il coûte 3500 FCFA. Contactez ACOLITT à acolitterature@gmail.com