Étiquette : Littérature

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  • Pierre Sonore DJIOGUE : Les hommes maudits

    Troisième roman de Pierre Sonore, « Les hommes maudits » est un roman satirique et réaliste qui scrute la condition des femmes au foyer et dissèque les formes, les invariants de la violence perpétrée dans l’intimité du foyer, à l’abri des regards extérieurs. Noussi, Pauline, Ngono, trois femmes, trois trajectoires, un même destin. Entre bastonnades, menaces, railleries, mépris, abus, exploitations, tribalism€… elles vivent le martyr, à cause de la main noire de la belle-famille.

    L’œuvre relate les histoires de vie des femmes maltraitées par leurs conjoints mais stoïques, qui tentent de sortir de la prison dans laquelle la viølence de ceux-ci les a enfermées, conjuguées à leur propre mutisme.

    La première, une femme pourtant fidèle et soumise, mais marginalisée et rejetée par son époux, sous l’impulsion et l’imposition de la belle-famille. La volonté absolue de préserver la généalogie et la lignée successorale fait stérile celle qui n’engendre pas de garçons. Ajouté à sa non appartenance ethnique, cela lui vaut un châ*timent des plus insuppørtables. La seconde se bat pour soutenir son conjoint mais n’a pour récompense que le trau_matisme sous toutes ses formes, devant un mari apathique, oisif, alcøolique. La dernière abandonne ses rêves au nom de la famille, pour les réaliser dans ceux de son mari. Malheureusement, au moment de jøuir de l’aboutissement heureux de leur projet commun, conséquence de ses sacri_fices, elle est jugée indi_gne d’être l’épouse d’un homme de sa catégorie ; elle doit céder la place.

    Ces femmes supportent leurs situations au nom de l’équilibre de la famille, au nom de leurs enfants, et perdent parfois ce qu’elles ont de plus cher : leur vie. Les enfants sont soumis au règne impudent de la viølence des hommes ; en sorte qu’ils s’en sortent avec de terrif*iantes séqu€lles.Heureusement, chaque médaille possède son revers…

    📌 OÙ ACHETER « Les hommes maudits » ?

    A Yaoundé :

    • Librairie des Peuples Noirs
    • Librairie Clé
    • Librairie D and L
    • Boutique du pôle des arts littéraires au Musée National du Cameroun

    Hors de Yaoundé :
    📞 +237 691000609 / 678190072
    📧 pierresonore@yahoo.fr
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  • CONSTRUIRE UNE IDENTITÉ LITTÉRAIRE AUTHENTIQUE

    Le deuxième ÇA DAY-LIVRE du mois d’août 2024 a mis en scène la sénatrice, poétesse et nouvelliste 𝐑𝐨𝐬𝐞 𝐃𝐉𝐎𝐔𝐌𝐄𝐒𝐒𝐈 𝐉𝐎𝐊𝐄𝐍𝐆 et le Pr. Pangop Kameni ALAIN CYR, homme de lettres pluriel exerçant – entre autres – à l’Université de Dschang

    Sur la base de leurs livres : le recueil de nouvelles 𝐂𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐫 𝐨𝐮 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 ! pour Rose Djoumessi ; l’essai 𝐋𝐢𝐭𝐭𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞, 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐫𝐢𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 pour le Pr PANGOP, Ray Ndébi, le modérateur de la séance, a mené les jeux afin d’épouser les contours de la construction de l’identité littéraire, et surtout de l’identité littéraire authentique.

    Pour donner un aperçu du contenu du recueil de nouvelles de l’auteure, Pauline Ongono littérature a présenté une expérience de lecture qu’elle a intitulée : « 𝐋𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐱 𝐩𝐞́𝐜𝐡𝐞́𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 » 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐂𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐫 𝐨𝐮 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 ! 𝐝𝐞 𝐑𝐨𝐬𝐞 𝐃𝐉𝐎𝐔𝐌𝐄𝐒𝐒𝐈 𝐉𝐎𝐊𝐄𝐍𝐆. Vous pouvez lire cette expérience de lecture ici ⤵️
    https://linelitt.wordpress.com/2024/08/24/experience-de-lecture-les-six-peches-sociaux-dans-ce-soir-ou-jamais-de-rose-djoumessi-jokeng/

    𝐋𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐓𝐄𝐑𝐌𝐄̀𝐃𝐄𝐒… 𝐃𝐄𝐒 𝐂𝐋𝐀𝐐𝐔𝐄𝐒 !

    Entre 𝐉𝐚𝐬𝐦𝐢𝐧 𝐒𝐎𝐍𝐆𝐎𝐔𝐀𝐍𝐆, le maître de la Sanza à Bafoussam, qui nous a ramenés très loin dans nos profondes forêts avec sa musique et ses chants… Dominique Gnintelap avec sa déclamation théâtralisée… Sterlie Joyce Metsadjio de l’équipe de Nden’Gass Le Slameur Bantu avec un slam sous fond de Ce soir ou jamais !… Jean Marie Tamgue avec une déclamation à la consonnance italienne… Et la pluie qui sait se faire bonne accompagnatrice… Des claques !

    LE GRAND SALON a reçu un beau parterre d’hommes et de femmes de toutes les générations, résidant à Bafoussam et dans les villes environnantes. L’éminent 𝐏𝐫 𝐊𝐔𝐈𝐓𝐂𝐇𝐄𝐔, l’auteur 𝐌𝐚𝐭 𝐈𝐬𝐬𝐨𝐟𝐚, Hermann Njanyou, Jules Marcel Chientemou et des dizaines d’autres étaient unis autour du livre, autour de Acolitt, parce que #lire_des_livres_délivre

    𝑨𝑪𝑶𝑳𝑰𝑻𝑻, 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒍𝒊𝒕𝒕𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒅𝒚𝒏𝒂𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 !

    Nos contacts : +237690195126 / acolitterature@gmail.com




  • Jubilé Littéraire du patriarche NKILI ABOU Albert Thierry : Les préparatifs

    Représentée par Pauline ONGONO, ACOLITT était à Ebolowa, à Adoum et à Azem Essakoe le 1er octobre 2024 pour  »recruter » ces élèves qui représenteront leurs établissements scolaires lors des concours d’écriture, de lecture et d’Egérie de la littérature, à l’occasion des cinquante ans de vie littéraire de Albert Thierry NKILI ABOU, cet homme qui a flirté et qui flirte encore avec plusieurs arts.

    ACOLITT est honorée d’avoir été l’entité choisie pour l’organisation de ce volet création littéraire. Nous avons, à cet effet, pris la liberté de créer des prix. Les prix en lice sont donc :

    • le prix NKILI ABOU de poésie
    • le prix NKILI ABOU de la nouvelle
    • le prix NKILI ABOU de lecture « catégorie poussin »
    • le prix NKILI ABOU de lecture « catégorie coq »
    • l’Egérie de la littérature au Sud

    Ce #njoka_littéraire auquel sont conviés tous les acteurs de la société, réserve plusieurs inédits et un parterre d’activités et d’humains… pour une littérature dynamique.

    ACOLITT, pour une littérature dynamique…




  • Les contes de fey du continent, le nouveau livre de Joseph MBARGA

    Joseph MBARGA dit ⤵️⤵️⤵️

    𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗣𝗟E𝗢𝗡𝗘𝗫𝗜𝗘, 𝗗𝗘 𝗹’𝗛𝗨𝗕𝗥𝗜𝗦 𝗘𝗧 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗧𝗢𝗣𝗢𝗡𝗬𝗠𝗜𝗘 𝗼𝘂 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗽𝗶𝗹𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀

    • 𝐏𝐋𝐄́𝐎𝐍𝐄𝐗𝐈𝐄

    La pléonexie est le désir d’avoir toujours plus. La feymania correspond donc à la forme actuelle et locale de cette avidité sans frein. À partir du moment où un individu cherche à avoir plus que ce qui lui revient, c’est la porte ouverte à toutes les formes de fi_lou_terie, de ca_nail_lerie et finalement de dis_ruption négative au sein de la cité.

    Le feyman use en effet de faux-semblants sur le dos d’autres individus pour capter ce qui leur appartient. Cela a pour corollaire dans certaines circonstances l’accaparement du bien commun. L‘avidité effrénée peut avoir pour origine la réification en archétypes absolus de réussite de certains modèles questionnables
    dans notre société aujourd’hui, car au final, chacun peut observer que ces dérèglements mènent à des impasses.

    • 𝐇𝐔𝐁𝐑𝐈𝐒

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que les personnages du recueil de nouvelles « 𝑪𝒐𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒇𝒆𝒚 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒆𝒏𝒕 » sont habités par le syndrome de l’hubris, c’est-à-dire à cette démesure qui a pour soubassement l’égoïsme. Par conséquent, le regard qu’il porte sur eux-mêmes et sur la réalité environnante
    est déformé. Voilà comment il est possible de passer assez vite du rationnel à l’irrationnel et du « comique au cosmique » selon la formule de Vladimir Nabokov.
    Les attitudes excessives : arrogance, prétention, manipulation, abus de pouvoir ou transgression deviennent le lot commun de la vie dans la cité. Avec cela, la citation de Dostoïevski ci-après est plus que jamais d’actualité : « C’est en réfléchissant sur les réalités actuelles les plus insignifiantes en apparence qu’on se fait une opinion sur les tendances de son temps, sur les dangers à combattre et sur les infinies complications de la nature humaine. »

    • 𝐓𝐎𝐏𝐎𝐍𝐘𝐌𝐈𝐄

    Parlant de réalités apparemment insignifiantes, s’il y en a une sur laquelle on peut s’attarder, ce sont les noms que l’on donne spontanément aux lieux dans nos villes. En suivant les faits divers dans nos quartiers, l’on en vient parfois à se demander s’il n’y a pas une prédestination ou alors une espèce de fatalité à ce que certaines histoires se déroulent précisément à certains endroits.
    Par exemple, qu’est-ce qui peut bien se passer à « Trois Vøleurs » ou au « Carrefour J’ai raté ma vie » ? Mais là aussi, certains noms populaires attribués de manière informelle à des lieux de nos cités montrent en réalité une admiration ou une sacralisation de certaines anti valeurs, quand cela ne correspond pas à des variations de défaitisme intériorisé.

    Le recueil « 𝑪𝒐𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒇𝒆𝒚 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒆𝒏𝒕 » est ainsi constitué d’histoires qui se déroulent à des endroits singuliers ; c’est une petite promenade dans certains coins de la ville de Douala où l’on trouve des histoires comiques à foison.


    Ce recueil de nouvelles est disponible ⤵️

    • Griot Bookshop : www.griotbookshop.com / WhatsApp (livraison à domicile) : +237 654 438 883
    • Yaoundé :
      Librairie des peuples noirs (face SNI) ; EDITIONS CLE
    • Douala :
      LIPACAM (Akwa) ; Librairie professionnelle (face SOMMATEL Bali) ; Maison du livre (Immeuble HOGMENI Bali) ;
    • Maison du livre et de la presse : Douala, Yaoundé, Bafoussam, Dschang, Maroua, Bertoua 📖📖📖📖

    💰 3.000 FCFA

    Achetez, lisez et partagez vos expériences de lecture 🙂📖


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  • Danielle EYANGO : Quand les racines chantent – Dédicace au Goethe-Institut Kamerun

    En rentrant d’Azem il y a quelques jours, Assu Zo’o Albert Thierry Nkili Abou nous montre, au cœur d’Ebolowa, un arbre centenaire planté par son grand-père, le puissant Kéza Evina Minko… Un arbre debout sur ses racines, et surtout debout sur un rocher… Une voix me dit : « Voilà ce qui vous attend… Aucune gloire n’aura meilleur visage »…

    Jasmine Yondo, tu as vu de ta nuit la splendeur de Yaoundé, comme elle t’a été promise… Nyambé lui-même a fait dérouler le tapis vert pour ta commise qui, en ton nom, s’est parée de Nuit pour s’offrir à ta communauté… Parce que c’est ta communauté… N’est-ce pas… Et qu’elle était immense la petite salle du Goethe-Institut, quelle était fière et conviviale…

    J’aimerais dire ce que ACOLITT et Ghosts Universe – Vers le livre de qualité produisent comme énergie pour aligner les planètes… J’ai bien envie de conter leurs insomnies, leurs tourments, leurs interminables échanges et observations pour améliorer la condition du Livre… Oui, je veux exposer combien Danielle s’abandonne à la Nature pour produire ses textes… Dois-je rappeler combien Mme Josée Ambadiang Meli, mon Iyo à moi, nous a offert une performance d’expérience littéraire d’une autre dimension… Ma critique préférée a su accroître, encore, ma préférence d’elle… Et Bernard Bekoa, quelle émotion dans un slam qu’on sent inspire par Kotto Bass en personne… Et les ventes, faut-il rappeler que le coût du livre n’est jamais élevé pour ses lecteurs… 12.500FCFA… et les commandes s’accumulent…

    Tout cela, le Temps ne le sait que trop bien…

    Alors nous saluons la vraie passion, celle qui fait vivre le livre par une présence qui toujours nous surprend… Ces étudiants de l’ESSTIC, stagiaires chez l’éditeur Thanks, Les autres, de l’Université de Yaoundé 1… Les Professeurs qui, eux aussi, ont partagé leurs perspectives et expériences… Les ministères représentés… Les personnalités administratives… Les journalistes culturels… Le pôle littéraire… Les analystes littéraires… Les éditeurs… Et… les écrivains et autres artistes, venus nombreux vivre cet autre nkumbé de la maudite…

    La gloire est un nombre… Oui, un nombre infini de passionnés… La marche continue…

    Et il fit Nuit…

    ACOLITT, pour une littérature dynamique !

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  • La critique littéraire : Pluralité des perspectives et place dans la chaîne du livre

    La race humaine est prétentieuse. Sa pompe la pousse à s’adjuger un attribut de Dieu, le pouvoir de créer. L’homme initie, invente, innove, construit, fabrique et se croit créateur. Alors, le CREATEUR, le Vrai, l’Unique, ouvre, insidieusement une brèche dans son œuvre de créature limitée et périssable, pour la rendre imparfaite, c’est à dire critiquable. Toute œuvre humaine est ainsi critiquable parce que, par essence, imparfaite.


    Ensemble de belles œuvres, la littérature se plie à la règle avec complaisance. Elle admet et encourage la critique qui donne aux textes toute leur vitalité. D’ailleurs, en matière littéraire, le destinataire de l’œuvre qui en est friand est souvent le premier contempteur du livre, un critique redoutable. Cela, l’auteur le sait au point qu’en écrivant, il se prête à l’art de la séduction. Malgré tout, le lecteur se fait parfois rebelle et trouve à l’œuvre beaucoup de ses failles. Heureusement d’ailleurs. Cela est bon pour tout le monde.
    Cependant, l’analyse du lecteur n’est pas extériorisée. Ça reste dans sa lecture, ses angles de vision. Il savoure, là est son plaisir.


    Dès lors, se présente une préoccupation que l’on peut formuler en plusieurs questions : « Qui pour faire un retour à l’écrivain ? Qui pour lui donner un regard autre que le sien sur son œuvre ? Qui pour lui signaler les défauts de la cuirasse ?
    Pour répondre à cette demande, un lecteur spécial entre en jeu : le critique littéraire. Pour mieux comprendre son rôle et son champ de compétence, journalistes culturels et amis du Livre ont eu l’heureuse initiative de faire intervenir des sachants sur la question. C’était le Samedi 11 Novembre 2023 au Musée des Civilisations noires, à Dakar, au Sénégal. Un parterre d’intellectuels bien au fait de l’affaire nous a servi une production intellectuelle d’une rare qualité.


    PANELISTES :

    André Marie Diagne (Formatrice FASTEF, impériale sur le sujet qu’elle a traité avec aisance, à travers faits historiques et anecdotes croustillantes) ; Abdoulaye Racine Senghor (Critique littéraire PCA Musée des Civilisations Noires, la réflexion profonde, l’expression lumineuse, l’humour des grandes intelligences) ; Abdoulaye Diallo (Editeur Maitre dans son domaine, il s’insurge contre ceux qui tirent le métier d’éditeur vers le bas) ; Anna Sow Oulho Ardo (Professeure de lettres, très didactique, elle nous a présenté, de façon appréciable les desiderata de la critique littéraire.) ; Alassane Cissé Journaliste culturel, l’air formé et bien informé, semble en avoir dit moins qu’il n’en sait réellement


    INTERVENANTS :

    • Ibrahima Lô (Directeur du Livre et de la Lecture, représentant le Ministre de la Culture et du Patrimoine historique. Comme à son habitude, il a ouvert généreusement la voie de la réflexion, a suscité l’expression des idées avant de donner sa bénédiction qui toujours rassure.
    • Baba Diop (journaliste, cinéaste, critique d’art, un dandy des temps modernes qui aborde le sujet qu’il semble bien maîtriser dans un phrasé très plaisant.)
    • Aboubacar Demba Cissokho (journaliste culturel, grand lecteur, militant invétéré du Livre dont il défend la cause Urbi et Orbi)

    Thème : La critique littéraire : Pluralité des perspectives et place dans la chaîne du livre

    Après avoir suivis les conférenciers avec beaucoup d’attention, d’après l’inspiration que je leur dois, en guise de chronique, « je mets ça ici » :

    S’il est entendu que la critique est une réflexion portée sur une œuvre, pour en faire voir les tours et les contours, question de la faire mieux comprendre, elle n’en est pas moins une évaluation de celle-ci à l’aune de critères spécifiques préalablement établis. Dès lors, il s’est agi de répondre à deux questions fondamentales :

    Qui peut être critique littéraire ?

    Comment faire une critique littéraire ?



    1- Qui peut être critique littéraire ?


    Tout le monde peut être critique littéraire : journaliste, écrivain, lecteur et autres à la condition d’être formé et informé. Ce qui veut dire que le critique doit à la fois, avoir la formation académique nécessaire à la maîtrise des critères d’évaluation de chaque genre littéraire, et être au fait des contextes (géographique, historique, ambiance intellectuelle du moment …) de l’œuvre. Une bonne culture générale est plus que nécessaire à celui qui ambitionne de critiquer une œuvre littéraire. Bien maîtriser les intertextes et les éléments para textuels. En outre, le critique littéraire doit inspirer confiance, de par son intégrité morale et intellectuelle. Le profil n’est pas très commun, mais si chacun exerce son métier, les vaches seront bien gardées.


    2- Comment faire une critique littéraire ?


    Emettre une idée appréciative ou dépréciative sur une production littéraire requiert une grande responsabilité. Le sujet est sensible. On peut encenser un ouvrage comme on peut détruire un auteur. La critique frontale hargneuse et haineuse comme on en voit parfois à la télé, est contreproductive. Eric Zemmour en a massacrés plus d’un. Que de talents sont brisés par des critiques tendancieuses. Alors qu’une critique doit être accompagnatrice comme le tuteur d’une jeune plante.


    Cela dit, il est certes aisé d’évaluer une œuvre en fonction des critères fondamentaux :

    – Pour le roman, la concrétion, la multiplicité des personnages, les descriptions…

    – Pour la nouvelle, le récit comme le roman, la compression, la concision, la force expressive…

    – Pour le théâtre, l’histoire au présent, les règles du dialogue, les didascalies…

    – Pour l’essai, l’argumentation, l’effort de persuasion basé sur des références …

    Mais n’est-il pas plus difficile d’accorder une valeur ou non à une œuvre selon son intime conviction basée sur son propre background de connaissances ou de compétences en divers domaines ? Autrement dit est-il facile de procéder à l’objectivation de sa propre subjectivité pour juger l’œuvre d’autrui ? On lit avec ses pré-acquis et ses propres sentiments de départ. Comment se décentrer, faire un pas de côté, par rapport à ses propres préjugés, ses partis pris, ses dénis face à un texte ?


    Le racisme peut être à la base d’une critique, dès lors tendancieuse. Le roman Batouala a été amplement cité. Pour avoir été le premier noir à gagner le Goncourt avec un livre pas tendre pour la politique coloniale de l’époque, René Maran a souffert de critiques sévères qui ont fini par l’affecter profondément.

    Les convictions politico philosophiques peuvent imprimer leur marque dans une critique. Senghor, grammairien francisé jusqu’à la moelle dont l’esprit était sans cesse tourné vers son royaume d’enfance, ne pouvait qu’être de connivence avec un Camara Laye qui opérait par un texte d’une littéralité exceptionnelle, un retour sur son enfance à Kouroussa en Guinée. Tous deux semblant ignorer les affres de la colonisation et les effets néfastes d’une décolonisation mal réussie. Le premier défend le second à qui, des intellectuels africains comme Mongo Béti reprochent son silence dans son roman L’enfant noir sur la situation politique africaine de l’époque.
    Senghor lui-même est attaqué par Wole Soyinka, très applaudi par l’intelligentsia africaine d’alors, qui lui reprochait la non combativité de son courant littéraire, la Négritude du reste contemplative chez le poète.

    La morale n’est pas toujours absente. Le lauréat du Goncourt 2021 en a fait les frais.




    On le voit donc, la critique est difficilement neutre…

    Faut-il se départir de ses croyances, de ses préférences, de ses convictions idéologiques, de sa vision de l’art, pour analyser froidement une œuvre, simplement d’un point de vue objectif ? La crédibilité du critique qui légitime son intervention dépend de son comportement non suspect par rapport à l’œuvre analysée.
    En tout cas, quand elle est faite dans les règles de l’art, la critique est bénéfique, autant pour l’auteur que pour le lecteur qui, du reste peut devenir écrivain. La critique aide l’auteur à faire une descente sur son œuvre scrutée par un autre regard. Le lecteur est guidé par l’éclairage de l’étude critique et le futur écrivain acquiert à l’occasion des outils nécessaires à la production de textes à publier. Pour l’éditeur, le diffuseur et le distributeur, la critique aide à la promotion du livre et à sa commercialisation.

    Enfin, puisqu’une critique, nous ont dit les panelistes, peut être faite oralement ou par écrit, il serait injuste d’oublier la critique émise par le public.
    Le livre de Mbougar Sarr, dont beaucoup ignorent jusqu’au titre, a été accroché par un public souvent non lecteur.
    Attention ! Ne nous y trompons pas, car dans le cas d’espèce, la critique du public était motivée moins par le contenu du livre que par l’arrière-pensée promotionnelle d’une vision du monde occidentale contraire à nos valeurs africaines.


    On le voit bien, la critique littéraire est ouverte. Tout le monde peut critiquer un livre.


    Voilà pourquoi nos auteurs s’astreignent à une autocensure que l’on comprend bien. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Je me pose la question et la pose à vous.
    De même, l’on peut se demander si, pour nous Africains, le moment n’est pas venu de reprendre notre indépendance sur tous les plans ? Ne devons-nous pas faire valoir notre souveraineté éditoriale ? Mieux, ne devons-nous pas faire le deuil de beaucoup de nos remplis pour nous libérer du joug de la pensée occidentale qui nous indique encore ce qui est bon et ce qui est mauvais pour nous ?
    Il est heureux de constater qu’une nouvelle génération s’investit dans l’écriture avec beaucoup d’engagement. Malheureusement, elle peine à émerger parce que l’on est encore englué dans un passé qui ne séduit plus mais qui s’impose par son cachet officiel qui le rend indétrônable. Ces jeunes auteurs se sentent mal à l’aise dans les carcans surannés qui retiennent le nouvel albatros sur le plancher, l’empêchant de voler de ses ailes régénérées. Leur nouvelle trouvaille, le Slam, leur fait pousser des ailes d’ange, naguère réservées au poète adoubé. Le vieux sérail les ignore ou les néglige.

    Devons-nous garder les mêmes normes en voie de désuétude pour apprécier les nouvelles œuvres ou devons-nous reconsidérer nos jugements de valeur par rapport à la nouvelle production qui va avec l’ère du temps suivant les nouvelles réalités issues de l’éveil de l’Africain ?

    Devons-nous continuer à apprécier les œuvres de nos artistes sous le prisme occidental de leur vision du monde ?

    La critique actuelle ne doit-elle pas orienter les auteurs et les lecteurs vers des horizons constructifs et valorisants pour l’Afrique et l’Africain ?


    Merci aux organisateurs de l’évènement, aux panélistes, aux intervenants ainsi qu’au modérateur. Cela valait vraiment le détour.
    Plus que toute œuvre, mon article est fort critiquable. Mais puisque selon un proverbe pulaar « Chacun peut un peu », c’est juste mon peu du peu. Excusez du peu. Bonne lecture.

    Mbegaan Koddu – Novembre 2023




  • BIOLITT : Sadrack ESSOMO, promoteur culturel camerounais

    ESSOMO Sadrack est un acteur de cinéma, président fondateur et directeur artistique de la Compagnie De Théâtre RETRO, chargé de développement de projets (artistiques, culturels, sportifs, événementiel) à ADAPTATION AGENCY, event planer et auteur en herbe.

    Il a travaillé dans plusieurs festivals en tant que directeur artistique, chargé de la logistique : Festival corps é gestes, Festival du Mbôl, Festival RIFIC, REPACI du 237, La Rencontre, etc.

    Dans le domaine du cinéma, il intervient en tant qu’acteur dans des projets tels : Disappeared de ROMARIO TCHOUPOU, Ma face cachée de DENEUVE DJOBONG, Ewusu de FRANÇOISE ELLONG, Lost de CHRISTIAN ZILY (en post production), Malgré tout de ENAH JOHNSCOOT (en post production), et bien d’autres. 

    ESSOMO Sadrack est également un amoureux des mots. Ses genres littéraires préférés sont les romans, les pièces de théâtre et les livres pour enfants. Il aime particulièrement les livres de jeunesse parce qu’à travers ces ouvrages, il est possible d’inculquer aux enfants de bonnes idéologies. Il a un album de six textes jeunesse (UM NYOBE, BÉBÉ MANGA, THOMAS SANKARA, VODOUN, HERMINE YOLLO, LE MINTUMBA) qui ne sont pas encore edités. Soucieux de la place qu’occupe la littérature dans la société, il aimerait ainsi contribuer à son essor.






  • BIOLITT : L’orchidée MOULENGUI, blogueuse littéraire gabonaise

    L’orchidée MOULENGUI est une lectrice gabonaise très engagée. Sa passion pour la lecture l’a conduite à explorer divers genres littéraires. Ce zèle pour la lecture et l’écriture est devenu le fil conducteur de sa vie, la propulsant sur la scène littéraire en tant que lectrice engagée, promotrice et chroniqueuse littéraire. Elle est membre de l’association La lecture JE contribue (Cameroun) et du Club Lyre (Gabon).

    Passionnée par la découverte de nouveaux talents littéraires, elle organise des événements, des clubs de lecture et des émissions littéraires pour encourager les auteurs et les lecteurs à s’engager avec la littérature de manière significative.
    Sa vision dynamique de la littérature en tant que force unificatrice l’a amenée à promouvoir un large éventail de voix littéraires, à travers sa librairie virtuelle, La Librairie du Mapane.

    Elle a lancé son propre blog Mon univers livresque, offrant aux lecteurs des analyses des dernières parutions, ainsi que des recommandations de lectures variées. Sur sa chaîne YouTube (Mon univers livresque), vous aurez le plaisir de déguster son émission littéraire « Portrait livresque »

    Elle a participé à l’écriture de trois recueils de nouvelles : « Boupendza n’était pas hors-jeu » (Symphonia 2022) ; « Chroniques du Gabon » (Sépia 2022) ; « Celle qui allait danser avec les morts et autres nouvelles » (Parangon Éditions, 2023)

    DISTINCTIONS :

    ✓ Prix d’encouragement littéraire en 2024 au Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon.

    ✓ Femme blogueuse de l’année aux Digiewomen_Awards 2024


  • BIOLITT : Fatoumata CISSE, blogueuse littéraire et créatrice de web émission littéraire

    Fatoumata CISSE est blogueuse littéraire et créatrice de l’émission littéraire Afro « La Biblio de Fatim » disponible sur YouTube, Instagram et Tik Tok.

    Elle s’engage sur cette voie en janvier 2023. Elle commence par la recommandation littéraire : elle lisait des œuvres d’auteurs/autrices afro et faisait des vidéos dans lesquelles elle partageait ses expériences de lecture.

    Parallèlement, elle fait des « Directs Instagram » avec les auteurs/autrices qui le désirent, histoire qu’ils viennent parler d’eux et de leurs écrits pendant quelques minutes et également répondre aux questions du public.

    Par ailleurs, sa dernière concrétisation, toujours dans ce but de valorisation de la littérature africaine ainsi que de ces écrivains/écrivaines, a été le lancement d’une émission littéraire africaine sur YouTube. C’est une émission qui a pour objectif de donner un espace privilégié d’échange aux auteurs/autrices et tout autre acteur/actrice littéraire Afro afin qu’ils aient la latitude de partager leur passion, leurs projets, leurs visions et bien plus encore. L’émission est ouverte à tous ceux et toutes celles qui écrivent des livrent et qui sont issus du continent ou en sont descendants ; sans oublier les maisons éditions ou librairies Afro-centrées.

    En outre, de toutes ces activités, il lui arrive de couvrir des événements littéraires Afro qui mettent en lumière les talents et la culture du continent.

    La Biblio de Fatim, avant d’être une page ou encore une émission, c’est un engagement qu’elle a choisi de porter vis-à-vis de cet art que les écrivains et écrivaines du continent font briller chacun et chacune avec sa plume.





  • BIOLITT : Junior Haussin, auteur, journaliste et promoteur littéraire camerounais

    Junior Haussin est un journaliste en service à Canal 2 International. Il est l’auteur de deux ouvrages : La plume noire de l’encrier et Banane malaxée.

    Depuis près d’une décennie, il est le promoteur de la plateforme d’information et de promotion littéraire La lecture JE contribue

    Junior Haussin est, depuis sa mise sur pied il y a presque deux ans, le président du Réseau National des Journalistes Littéraires du Cameroun



    Rendez-vous au Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO)