Ousmane MANGANE est journaliste-reporter à Radio Chine Internationale et à la Télévision chinoise CGTN (China Global Television Network) Animateur des Emissions Hebdomadaires sur Radio Chine Internationale-Sénégal :
« Historama » consacrée à l’Histoire, aux cultures et civilisations. Elle reçoit d’éminents historiens, des intellectuels, des hommes de lettres, des ambassadeurs, des chercheurs, des poètes, des écrivains etc…
« 86Hebdo » qui évoquait des relations sino-africaines (sino-sénégalaises).Elle recevait des africains (sénégalais) qui ont fait la Chine ou des chinois qui ont une expérience africaine.
« Printemps des écrivains ». Une émission littéraire dédiée aux brillants esprits qui ont produits des ouvrages. Beaucoup d’écrivains et autres grands poètes africains, antillais, ou originaires des autres régions du monde sont passés dans cette émission.
“Carnets de voyage d’un reporter “, publié en décembre 2021 chez les Editions feu de brousse, est son livre.
Gaya Esau est un écrivain, traducteur, éditeur et entrepreneur camerounais. Né le 11 septembre 1998 à Goyonré dans le Mayo-Danay au Cameroun, il poursuit un Master en Anthropologie de Développement à l’ Université de Yaoundé I. Il a publié plusieurs romans et recueils de poésie, dont Propensions Comprimées (2020), Ma patrie à moi (2021), Moulvoudaye, tu seras de jaspe (2022), et L’esprit Transcendantal (2023).
GAYA ESAU a remporté plusieurs prix littéraires et distinctions internationales, tels que le prix de la poésie noble (2020), le prix Youth Leadership Awards (2022) et deux prix SENECA (2022 et 2023) en Italie.
En plus d’être auteur, il est le Directeur Général de Guiguess Editions, une maison d’édition qu’il a créée en 2023 dans sa ville, Moulvoudaye, pour la promotion de la littérature en Afrique ; étant lui-même très engagé dans la promotion de la culture africaine, de la science et du développement en Afrique.
Gaya Esau fait partie des jeunes qui donnent du leur pour le dynamisme de la littérature au Cameroun et en Afrique.
Prince Arnie MATOKO est né à Pointe-Noire, le 05 juin 1982, d’un père congolais et d’une mère congolaise d’origine angolaise. Orphelin très tôt de père, il fait son cycle primaire et secondaire dans sa ville natale. Après l’obtention, en 2005, de son Baccalauréat série A4 Lettres, il s’inscrit à Brazzaville, la même année, à la Faculté de droit de l’université Marien-Ngouabi. Titulaire en 2009 d’un Master en droit public en Etudes Internationales et communautaires, il est sélectionné la même année Major par le CICR Congo, parmi quatre lauréats, pour représenter son pays à Niamey, à la troisième édition du Concours régional francophone de plaidoirie sur le Droit International Humanitaire. En 2011, il réussit, en tant que Major de la promotion, au concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM), filière magistrature.
Depuis 2014, il exerce ses fonctions de magistrat. Père de trois enfants, il est juriste de formation, magistrat, Procureur de la République près le Tribunal Administratif de Brazzaville, Enseignant à l’Université Marien Ngouabi (Faculté de droit), à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, à l’Université Henri Lopes, et dans d’autres Instituts privés d’enseignement supérieur.
Passionné de littérature depuis les bancs du collège, il est l’auteur d’une production importante. Il est poète, moraliste, nouvelliste et romancier. Son œuvre est très souvent saluée par la critique.
Depuis 2016, Prince Arnie MATOKO se consacre à la littérature. Il écrit des livres et participe à plusieurs anthologies de littérature. Il est actif dans plusieurs festivals littéraires tant sur le plan national qu’international. Il est lauréat de plusieurs prix et distinctions littéraires. Selon Noël Kodia-Ramata, écrivain et critique littéraire, Prince Arnie Matoko est : « l’un des grands noms de la nouvelle génération des écrivains congolais ».
PRIX ET DISTINCTIONS
Prix MONGO BETI, décerné pour l’ensemble de son œuvre, par l’Association des Jeunes Écrivains et Artistes du Congo, 2018.
Prix Mila du livre francophone, mention spéciale 2022, décerné par le MILA pour son livre intitulé « Entre les lignes du silence ».
Prix Tchicaya U’Tamsi de l’espoir poétique, décerné par l’Association internationale TCHICAYA UTAMSI, 2023.
Médaille d’honneur du Festival International du Livre gabonais et des Arts (FILIGA), Libreville, 2022.
Médaille d’honneur du Meeting International du livre et des Arts Associés (MILA), Abidjan, 2022.
Chevallier des Arts et des Lettres, Plume d’Ivoire de la Poésie décernée par la Ballade des Idées pour l’ensemble de ses œuvres et contributions à la Ballade des Idées, 2019.
Grand Prix SIILY, décerné par l’Association des Professionnels de l’Industrie du Livre, pour son dévouement au livre dans plusieurs pays, 2024
Grand prix international Johannh Brand, 2024 ;
Prix de l’Ambassadeur des Éditions Renaissance Africaine, pour son dévouement, son savoir-faire et surtout pour son rayonnement sur la scène littéraire, Brazzaville, 2024 ;
Prix Mila d’honneur 2024, décerné par le MILA, au Grand-Bassam, 2024.
Chevallier des Arts et des Lettres, Plume d’Ivoire de la Poésie, décerné par la Ballade des Idées pour l’ensemble de ses œuvres et contributions à la Ballade des Idées, Paris, 2019.
Grand Prix PlumArt-Z Est 2024, décerné par les Editions PlumArt-Z pour l’ensemble de son œuvre et pour la reconnaissance de son influence dans la littérature congolaise d’expression française, Brazzaville, 2024.
NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE
– POÉSIE
Mélodie des larmes, Chapitre.com, Paris, 2016.
Sous les ailes de l’aurore, Les Éditions du Net, Paris, 2016.
L’enfant de l’or noir et du sel, Edilivre, Paris, 2016.
Lettres de sang, Renaissance Africaine, Paris, 2018.
Entre les lignes du silence, Le Lys Bleu, Paris, 2020.
Et si je t’aime, Renaissance Africaine, Paris, 2023.
Entre les lignes du silence (réédition), Saint Graal, Abidjan, 2024.
– NOUVELLES
Un voyage à New-York, L’Harmattan Congo, 2016.
La colère du fleuve, Renaissance africaine, Paris, 2018.
– MAXIME
Ces fruits de mon jardin intérieur, Edilivre, Paris, 2016.
– ROMAN
Le livre de ma grand-mère, Renaissance Africaine, Paris, 2023.
Participation aux anthologies
Anthologie des Nouvelles Africaines, Celle qui allait danser avec les morts et autres nouvelles, Collectif, Parangon Editions, Abomey-Calavi, 2023.
La Poésie congolaise en mouvement, analyse de 20 auteurs, de Noël Kodia-Ramata, Cécile Langlois, Paris, 2022.
Anthologie de la poésie sénégalaise-congolaise, 2020.
Plumes fécondes, la beauté de la littérature congolaise et dailleurs, d’Aubin BANZOUZI, 2019.
Elégies pour le Prince de MBeti, hommage à Ernest Bopoma, de Jessy Loemba, 2019.
Anthologie analytique de la nouvelle génération des écrivains congolais de Noel Kodia-Ramata, 2018.
PARTICIPATION À DIFFÉRENTS FESTIVALS ET SALONS DU LIVRE
Journées du Livre organisées par la Grande Bibliothèque Universitaire de l’Université Marien Ngouabi, 2024.
Salon International des Industries du Livre de Yaoundé, Yaoundé, 2024.
Journées portes ouvertes organisées par les Editions Harmattan-Congo à l’honneur de l’Ecrivain Prince Arnie MATOKO, 2023.
Festival International des Fous du livre, Yaoundé, 2023.
Salon du Livre Africain de Paris, Paris, 2023.
Festival International du livre et des arts assimilés du béninois (FILAB), Cotonou, 2023.
Festival International du Livre gabonais et des Arts (FILIGA), Libreville, 2022.
Meeting International du livre et des Arts Associés (MILA), Abidjan, 2022.
Forum des Acteurs de l’industrie du Livre de Yaoundé (FORALY), Yaoundé, 2022.
Salon du Promoteur Littéraire Online (SAPLO), salon en ligne organisé par l’association littéraire camerounaise ACOLITT, 2024
Participation aux différents jurys de prix littéraires
Membre du jury du Grand Prix littéraire de la jeunesse décerné par l’Harmattan-Congo, République du Congo, 2024.
Président du jury du Prix Francis Bebey décerné par le Festival International des Fous du livre, Yaoundé, Cameroun, 2023.
I. De l’écrivain à l’écrivaintologue : des éléments d’un manifeste littéraire
L’écrivaintologie s’évertue à se faire cerner à travers l’univers riche des approches de la littérature. Elle se positionne comme une étude qui pose le problème du paradoxe de la production textuelle et se définit comme une approche conceptuelle de la dis-parution de l’écrivain, autrement dit du questionnement de son effacement dans son essence créative. Science ou art de l’écriture – du point de vue littéraire et linguistique, dans un esprit proche de l’analyse du discours littéraire –, elle est une démarche qui pose la question de la fin de l’écrivain, ou tout au moins de son gommage dans le texte, et partant dans le champ social à travers son statut du faiseur d’œuvres de fiction et sa fonction sociale, voire sa créativité qui ne devient une création qu’avec le concours du personnage (qui est l’objet principal de l’analyse critique du texte) et de la réception (qui est l’instance susceptible de faire et/ou de défaire l’auteur). Quant à l’écrivaintologue, il désigne toute personne (scientifique ou pas) qui étudie ou applique la théorie écrivaintologique (il est donc un critique littéraire qu’on peut également qualifier d’écrivaintologiste). En outre, il peut s’agir d’un auteur (écrivain-tologue) qui inscrit ses problématiques d’écriture (de fiction ou de réflexions) dans la perspective de l’écrivaintologie (considérée, dans ce cas, comme un mouvement littéraire ou tout simplement un art d’écrire).
L’écrivaintologie peut avoir sa place dans plusieurs domaines scientifiques, notamment dans les champs des sciences sociales et humaines. C’est le cas des sciences littéraires elles-mêmes. En posant la problématique de la dis-parution, l’écrivaintologie étudie l’écriture comme des traces dans le temps et dans l’espace. Par exemple, seul dans sa chambre, l’écrivain qui lit les phrases de son manuscrit pour en jauger la résonnance, ou l’enseignant qui raconte des romans à ses apprenants, bref toute personne qui oralise l’écrit dans un dessein littéraire, est peut être considérée comme un oravain. Ainsi, l’oravaintologie peut s’étendre à l’étude de la littérature audiovisuelle, à la traduction automatique, à la lecture automatique des textes numériques qui annoncent un futur « holocauste littéraire ». Au fond, de plus en plus, le monde de l’écriture s’oralise et se vocalise. Il s’agit d’un retour aux sources. Une grande partie des sociétés africaines n’avaient pas d’écriture, car elles étaient monolingues. En effet, l’écriture nait et se développe dans une aire linguistique plurilingue. Elle sert plus à la traduction qu’à la transmission des connaissances. L’écriture n’est qu’un support informatif, c’est l’oralité qui est le socle du savoir.
Dans la perspective narratologique, par exemple, la création fictive des dialogues des personnes ou des personnages disparus pour expliquer le passé, ou pour donner des points de vue prospectifs sur l’actualité ou le futur, notamment au moyen de nouvelles technologies, peut faire (re)naitre le personnage fictif, romancé, réinventé. C’est le cas de l’auteur Giuliano Da Empoli dans Le Mage du Kremlin. Il est bien de noter l’émergence de la « littérature de la rumeur » qui substitue le vrai par le vraisemblable. Bien souvent, il y a transposition du réel dans l’univers fictionnel. Parfois, d’un point de vue du droit, les plaintes contre les auteurs ou les soupçons sur la disparition d’un écrivain (comme Pablo Neruda) font du personnage d’écrivain une personne juridique.
En plus de la géographie ou de la géologie imaginaires des mondes disparus et engloutis, l’étude des textes et des écrits, où des récits comme des contes ou des fables racontent les histoires des ogres et autres monstres (présentés généralement comme imaginaires et fictifs), peut faire appel à la biologie de la résurrection (qui s’intéresse à la dé-extinction) pour mieux prendre les œuvres littéraires comme des fossiles préhistoriques.
Il y a quelque chose de « sacré » chez l’écrivain avec son paradoxe d’absence et d’omniscience. La célébrité posthume de l’écrivain ou la construction de son image de marque se profilent autour des visées économiques du marketing. Dans un presque sens théologique, on rapporte que certains vers de Victor Hugo sont pris pour des versets et que les trouvailles des traces d’Antoine de Saint-Exupéry sont en quelque sorte des reliques. On peut également évoquer le cas de la panthéonisation des écrivains illustres « immortalisés ». D’un point de vue sociologique ou anthropologique, il est nécessaire de se pencher également sur les questions des croyances non basées sur l’écriture, ou sur les textes ésotériques d’initiation dans les rites africains. Fait réel ou imaginaire, l’absurde phénomène de l’écrivain réincarné, qui fait de l’inspiration une métempsychose, permet la « résurrection » d’un auteur dans un autre. Par ailleurs, la question des inspirateurs ou des précurseurs comme les préromantiques peut aider à éclairer des zones d’ombre. A cet effet, est illustratif l’exemple de la martiniquaise Paulette Nardal qui est le précurseur du mouvement de la Négritude de Césaire, de Senghor et de Damas, en créant dans les années 30, à Paris, La revue du monde noir.
Le récit pariétal contenu dans l’art rupestre est un patrimoine qui traduit des sociétés disparues. Il revêt un grand intérêt historique, archéologique, paléontologique ou philologique. Des textes anonymes ou écrits par des pseudonymes ou dans des langues mortes peuvent être d’une importance capitale. A l’inverse, la technologie de la fictionnalisation (à l’image des romans-fiction de Jules Verne) apporte son concours en étudiant des passages illisibles ou détériorés par l’usure du temps. Certains anciens manuscrits font l’objet de l’exégèse et de la linguistique, en plus de l’étude des langues mortes. Dans les domaines des sciences du langage, l’écrivaintologie s’inscrit dans le champ de l’analyse du discours, mais aussi de la stylistique, de la rhétorique. Elle porte un intérêt linguistique de la transcatégorisation grammaticale comme « pantalon », « polichinelle », « tartuffe », « dulcinée», « pimbêche ». En outre, on note que « rocambolesque » vient de Rocambole, « gargantuesque » de Gargantua, ou « ubuesque » d’Ubu. Les mathématiques peuvent démontrer des problèmes écrivaintologiques. Aussi, le plagiat (ou encore : la fausse citation, les mots abusivement attribués à un auteur, les extraits subversifs ou parodiques, l’invention d’un auteur inexistant) peut s’expliquer avec l’équation : + 1+ – 1 = 0, autrement les deux auteurs s’annulent. L’équation des textes oraux peut être : X x 0 = 0, autrement, un texte appartenant à la communauté n’est pas la propriété du griot. On peut se pencher sur la vive polémique du prix Goncourt de 1919 qu’a remporté le roman de A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust avec 6 point sur 4 contre Roland Dorgelès, auteur de Les Croix de bois. Que penser du paradoxal écrivain Emile Zola qui a raté le baccalauréat et l’entrée à l’Académie française, mais qui était un auteur prolixe en lettres, alors qu’il était un arithmomane ? La problématique arithmétique de la littérature, à côté du roman fleuve, s’invite à la curiosité du nombre de livres écrits par un seul auteur en interrogeant la routine d’écriture. A cet effet, que penser d’Honoré de Balzac qui écrit trois livres par ans à coup de plusieurs dizaines de tasses de café pour « honorer » ses dettes ?
Au demeurant, l’écrivaintologie peut convoquer plusieurs disciplines scientifiques. Au fond, cette question shakespearienne « Etre ou ne pas être ?» n’a pas pris de ride dans ce monde contemporain où le paraitre se substitue bien souvent à l’être. Etudier un écrivain, c’est poser la question de la conscience qui accompagne son essence et son existence. La conceptualisation devrait être aussi courante que nécessaire. Il serait mirifique d’imaginer l’avènement d’un concept comme suit : L’écrit vint tôt, l’eau gît, l’écrivaintologie vise à faire de cette eau une encre noircie et le bois du feu de la veillée littéraire du soir devient les feuilles de papier qui portent des idées et des biens A côté de ce quatrain aux traits humoristiques, l’écrivaintologie possède un lexique assez rébarbatif : anamorphose littéraire, ancrage discursif, autaire, corps scriptural, dépersonnage, dis-cours, dis-parution, ublier, écrivaintologie renversée, écrivain raté, encre, encrologie écréature, écrivance, littérance, lettrature, intelliture, interlittérarité, oravain, vivain, négriturance, agorature, manuscrature, profiliture, techte, featuring littéraire, miroiture, personatialité, personnaire, personnage écrivain, personnage-écrivain raté, écriveur, scriptologie, syllogorrhée, tété-scripturalité, trans-écriture, nécritologie. Cependant, avec des textes d’applications, chaque concept peut trouver sa place dans l’édifice de la critique de la littérature.
II. La problématisation de l’écrivain contemporain : la place de l’écrivaintologie dans les sciences modernes
La réflexion critique et satirique, la transmission des connaissances, l’expression artistique, l’influence sur l’opinion publique, etc. sont, entre autres : les fonctions régaliennes de l’écriture et des écrivains. La prolifération des possibilités éditoriales donne naissance à plusieurs écrivains de plus en plus prolifiques, ce qui fait surgir sur la scène littéraire des écriveurs qui, à travers leurs écritures, jouent un rôle crucial et essentiel dans la société. Ils nourrissent l’âme et l’intellect, ils stimulent la réflexion critique à travers la cogitation, ils enrichissent la culture et l’ouverture d’esprit, ils produisent des effets très puissants sur la société. C’est la raison pour laquelle, Abdellah Taïa pense : « L’écriture est le gardien de la mémoire de l’humanité ». Victor Hugo estime qu’un poète est un monde enfermé dans un homme. En effet, avec l’avènement du numérique, le monde connait de profonds bouleversements. Les moyens de communication à l’ère numérique ont chamboulé les tendances sociales sur tous les plans. Des changements importants ont affecté la manière dont l’écriture est pratiquée, diffusée et perçue. L’avènement des médias socio-numériques, des blogs et des plateformes en ligne est devenu un offertoire de nouvelles possibilités d’expression et de publication pour les écrivains. Toutefois, cette révolution a également posé des défis majeurs en termes de qualité, de légitimité et de visibilité. Il en est de même de l’autoédition, par exemple, qui remet en cause les mécanismes et les techniques traditionnels de publication et de diffusion des ouvrages. Ce qui précède permet ainsi d’interroger la place de l’écrivain dans la société contemporaine émaillée par l’hyper technologie. Allant dans la même veine, la prolifération des supports de lecture et d’écriture, tels que les smartphones, les tablettes et les liseuses, a modifié les pratiques de lecture et a eu un impact sur la façon dont les textes sont conçus et perçus. L’écriture hyper et intertextuelle, la publication collaborative et la viralité des contenus ont transformé la nature de l’écriture et de l’écrivain. Cela a également permis l’émergence de nouvelles formes de littérature, d’écriture et de créativité scripturale.
Le concept de « l’écrivaintologie » est également mis à l’épicentre de la réflexion de nouvelles problématiques de la création littéraire. En effet, l’écrivaintologie est la science de l’écriture qui s’intéresse à la problématique de la nature de l’écrivain, de son essence, de son effacement (dis-parution, c’est-à-dire à la fois sa parution et sa disparition), de son positionnement énonciatif. Cette approche discursive du texte littéraire interroge « l’authenticité », « l’identité », « la créativité », le statut » de l’écrivain. Il s’agit en effet de la reconnaissance de l’importance de la dimension introspective et réflexive dans le processus de création littéraire. En réalité, écrire c’est aussi se questionner sur soi-même en tant qu’écrivain ou écriveur, sur sa place dans le monde et sur le sens et l’essence de son existence. L’écrivaintologie propose ainsi d’explorer les différentes dimensions identitaires de l’écrivain.
Cette conceptualisation de l’écrivain est ainsi une perspective pluridisciplinaire qui met en lumière le lien étroit entre la vie de l’écrivain et son œuvre avec prédilection sur l’importance de l’auto-analyse, de l’extra analyse, et de l’introspection dans le processus de création littéraire. Le point focal des préoccupations écrivaintologiques est la place de l’écrivain dans la société, sa position par rapport à son public et sa contribution à la construction, à la reconstruction et à la co-construction de l’identité culturelle et artistique.
La problématique de l’écriture sous toutes ses formes mettrait en relief tous les domaines gnoséologiques. Cette thématique concerne la littérature, les sciences du langage, la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, les sciences du patrimoine, l’art, l’archéologie, l’histoire, la philosophie, l’épistémologie, le droit, etc. Les axes suivants, non exhaustifs, peuvent fédérer des études conduites dans cette perspective.
Axe 1 : l’écriture littéraire et l’écrivaintologie – l’effacement, la substitution et le renouvellement de l’écrivain, du livre et du lecteur ; – les représentations sociales dans l’écriture littéraire, la construction des personnages et des univers fictionnels ; – la dis-parution : le livre à titre posthume, les textes anonymes, le plagiat en littérature, les pastiches, la pseudonymie ; – l’intertexte, la citation, l’intertextualité et la polyphonie énonciative face au marquage idéologique et idiosyncrasique ; – les influences culturelles et socio-historiques sur la production littéraire ; – l’impact des nouvelles technologies sur l’écriture littéraire : l’étude de l’utilisation des réseaux sociaux, des blogs et de l’auto-édition sur la création littéraire ; – les enjeux sociologiques, politiques et linguistiques liés à l’écriture inclusive dans la littérature contemporaine ; – l’écriture et le genre à partir d’un regard sur les différentes formes d’écriture et de narration utilisées par les écrivains pour questionner et déconstruire les normes de genre ; – l’écriveur et son public, du pacte scripturaire à l’horizon d’attente : l’analyse des stratégies d’écriture mises en place par les écrivains pour s’adresser à un public diversifié et pour créer un lien avec celui-ci ; – le personnage-écrivain et l’écrivain-personnage ; – la problématique de l’auteur dans la littérature orale ; – la littérature numérique et la littérature numérisée : les enjeux et les perspectives ; – la littérature numérique et les problématiques écologiques, etc.
Axe 2 : l’écrivain comme objet et sujet des sciences et technologies – la vulgarisation scientifique, la compréhension des connaissances scientifiques, l’accessibilité, la diffusion et l’exploitation des résultats et les découvertes scientifiques dans les universités camerounaises ; – le discours et les représentations autour de la science ; – l’écriture collaborative en sciences : l’analyse des dynamiques d’écriture collaborative dans le cadre de la rédaction d’articles scientifiques, en s’intéressant aux nouveaux outils et modes de collaboration ; – les enjeux de la publication scientifique : l’étude des enjeux liés à la publication d’articles scientifiques, en particulier en ce qui concerne l’évaluation par les pairs, l’accès ouvert aux publications et l’impact de la publication sur la carrière des chercheurs ; – l’écriveur scientifique et l’engagement : analyse de l’engagement des écrivains scientifiques dans la transmission des connaissances, la défense de la recherche et la sensibilisation aux enjeux scientifiques contemporains ; – l’écriture scientifique comme écriture normative ; – la problématique de l’éthique dans la science : la question du plagiat ; – la problématique de l’auto plagiat et du plagiat IA ; – la problématique des théories scientifiques nées en Afrique : la perception universelle et perception par les Africains, états des lieux ; – la science et la justice cognitive ; – l’auteur traducteur et sa posture scientifique ; – l’écrivain machine, la machine écrivain : un regard sur l’intelligence artificielle ; – l’exploration des pratiques d’écriture digitale et multimodale : les blogs, les podcasts ou les productions transmédias ; – l’analyse des dimensions thérapeutiques de l’écriture expressive : développement personnel, coaching et soin psychologique ; – les enjeux sociopolitiques de l’écriture engagée et les formes d’expression militante et militantiste : discours contestataires et pratiques de résistance à travers l’écriture ; – l’écriture et les neurosciences : les processus d’écriture, de lecture et de création littéraire, rapport entre la science et la création littéraire.
Axe 3 : l’écrivaintologie et les sciences de la communication et de l’information – l’impact des nouvelles technologies sur le journalisme du marketing du livre : les nouveaux formats de narration, l’utilisation des réseaux sociaux ou les défis éthiques liés à l’information en ligne, les stratégies de construction du discours médiatique ; – l’étude des processus de professionnalisation et de déontologie : les normes, les pratiques et les évolutions de la profession à l’ère du livre numérique ; – l’éthique de l’écriture journalistique : étude des dilemmes éthiques rencontrés par les journalistes lors de la rédaction d’articles, en particulier dans un contexte de désinformation et de fausses nouvelles ; – les nouvelles formes d’écriture journalistique immersive : le reportage en réalité virtuelle, journalisme narratif, etc. et impact sur l’expérience du lecteur ; – les nouvelles contraintes de l’écriture journalistique et les nouvelles modalités de l’écriture littéraire : l’étude des contraintes liées à la rédaction d’articles pour les médias en ligne, notamment en termes de formats, de délais et de production de contenus multiformats ; – le rôle de l’écriveur journaliste dans la construction de l’information : les journalistes citoyens et la communication individuelle de masse ; – l’écriveur journaliste : « entre gombo et chantage médiatique ». – l’écriture et l’identité : l’écriture des écrivains issus de minorités, affirmation de l’identité culturelle, et lutte contre les stéréotypes.
Les propositions des articles de jeunes chercheurs et des chercheurs en quête d’innovations euristiques sont largement sollicitées. – Date limite des propositions : 25 mars 2024. – Journée d’étude : 27 mars 2024. – Publication des articles : juin 2024.
COMITÉ SCIENTIFIQUE : Pr Joseph Ndinda, Pr Hamadou Adama, Pr Pare Daouda, Pr Mamoudou, Pr Martin Mbengue Nguimè, Pr Abdouramane Halirou, Pr Kaïmangui Mathias, Pr Assana Brahim, Pr Falna Taubic, Pr Guemdjom Candice, Pr Ngo Eloma, Pr Amina Goron. Comité de lecture : Dr Amadou Farikou, Dr Lucien Bindi Ngouté, Dr Paul Yadji, Dr Moussa Adamou, Dr Abdias Mabard, Dr Landry Ngaouri, Dr Marcel Taibé, M. Bertrand Ayissi, M. Clément Maïoua.
Bibiche KOUND est originaire de la région du littoral, résidant dans la ville de Douala au Cameroun. De père Banen et de mère Douala, elle est l’aînée d’une famille de plusieurs enfants. Très tôt passionnée de lettres en général et d’écriture en particulier, elle se met à écrire dès l’âge de 13 ans. Elle écrit des chansons mais tient également un journal intime.
En 2006, elle obtient son baccalauréat littéraire et fera des études de droit, de communication et de ressources humaines. Elle est titulaire d’un Master en gestion et riches de plusieurs autres formations.
Bibiche KOUND a tour à tour occupé les postes de responsable RH adjointe à Landlady, d’agent de numérisation à Émodoc pour PERENCO, et de conseillère commerciale à PCCI pour MTN.
Gestionnaire de formation, Bibiche KOUND est entrepreneure, conférencière, communicatrice et écrivaine engagée.
Auteure de deux livres, le premier intitulé Libre, un roman préfacé par le Pr Jean BAHEBECK, dans lequel elle parle de l’épineux problème de la santé mentale à travers des sujets tabous tels que : le viol, l’abus parental, le divorce, la dépression, pour ne citer que ceux-là ; le second, un roman intitulé L’Afrique en larmes qui a remporté le premier prix spécial roman au prix littéraire OSÙ en février 2023. Elle a récemment achevé l’écriture de deux autres livres dont un recueil de poèmes, qui paraitront très prochainement.
Passionnée d’écriture et de lecture, de cuisine et de musique, de natation et de voyage, de beauté et de l’être humain, Bibiche KOUND est une véritable passionnée dans l’âme. Cette femme dynamique, sociable et résiliente est l’heureuse maman d’une adorable fille. Consciente des ravages que cause la dépression en particulier ainsi que les maladies et troubles mentaux en général, elle a fait de la santé mentale son cheval de bataille. Elle accompagne les personnes à avoir une bonne santé mentale et à se libérer de leurs traumas.
Sa phrase fétiche: « Prenez soin de votre santé mentale »
Un livre traduit est un livre qui a plusieurs vies. ACOLITT l’a compris et s’applique, sans logiciel de traduction, à traduire vos textes.
Chercheur en Master II Droit des Affaires et de l’Entreprise à l’Université de Dschang, JOUMESSI ACHOUNTSA Hernandèze Marcel – « Le Mélancolique », est un passionné de littérature, d’art oratoire, de lecture et d’écriture poétique et slamique.
Il commence avec ses premiers textes de poésie en classe de 3ème, faisant d’elle sa plus belle révélation et depuis lors il ne peut s’en défaire, car il trouve en elle une véritable plénitude de l’âme où ruisselle et jaillissent ses plus belles inspirations.
En 2023, il est sélectionné pour les 11ème de finale du Grand Slam National, lui attribuant ainsi le statut de slameur de l’équipe nationale de Slam du Cameroun. La même année, il remporte le deuxième prix du concours universitaire de poésie organisé par le CELEF (Cercle des Etudiants de Lettres et d’Expression Française) de l’Université de Dschang, qui mettra au sommet des pyramides, son art et sa passion pour la poésie.
Par ailleurs, il est à noter que Marcel JOUMESSI est le Vice-Président du « Club Débat et Leadership » de l’ Université de Dschang. Aussi, il a plusieurs fois été Bénévole au Centre Culturel JLD de l’ONG-Fondation Jean Félicien Gacha dans le cadre du programme ‘’Vacances Utiles’’, où il a donné des ateliers de Poésie et de Slam pour contribuer à l’éveil des vocations chez les jeunes. Il est également l’un des porteurs du projet ‘’SLAMGENERATION’’ qui, dans ses objectifs centraux, concourt à transmettre le savoir-faire artistique, poétique et slamique, tout en éveillant des passions et passer le flambeau à la nouvelle génération de soldats de la plume.
Il a récemment remporté le deuxième prix au concours ASSIMBA’A POÉSIE.
L’écrivaine Safi Chantal B., de nationalité rwandaise, est née en République Démocratique du Congo. En exil forcé en Europe, elle observe avec étonnement l’Eldorado dans sa béatitude et ses délires quotidiens. Très choquée, elle refuse d’en demeurer simple spectatrice.
En 2013, après 11 ans de mélancolie et de nostalgie, elle décide de rentrer définitivement en Afrique et se paie un billet d’entrée dans le monde de la littérature. Avec sa plume, elle décrète de prendre désormais la défense de l’Afrique et de revendiquer les droits de ses fils à travers ses œuvres.
En 2016, elle publie à Brazzaville son premier récit : Le Ras-le-bol d’une Immigrée ; en 2017, elle le publie à nouveau à Abidjan avec six autres nouveaux titres, dont Voir l’Europe à tout prix ! ; Le Désarroi de la petite »évoluée » ; Sagy, la petite réfugiée écologique ; Dans les entrailles des marécages ; Le cœur de la rose ; Le Bébé magnétique sur le dos du vent.
Ensuite, elle s’impose une mission difficile, celle de sillonner l’Afrique afin de sensibiliser toute la jeunesse africaine, sans distinction, contre l’émigration clandestine vers les ailleurs incertains ; de combattre ce fléau qui n’honore pas l’Afrique ; d’exhorter la jeunesse, cette première ressource du continent, au patriotisme ; de la conscientiser à son apport au progrès de son pays et de son continent, au lieu de brader sa vie pour des rêves utopiques.
Son long cursus littéraire, sa formation en science de l’information et de la communication, son passage à la Radio comme speakerine et animatrice l’ont prédisposée à l’accomplissement de cette noble mission.
Décembre fut encore plus attrayant pour Safi Chantal B. Elle a bouclé l’année 2023 par une Caravane Civique en Guinée /Conakry, sous l’égide de Son Excellence le Colonel Mamadi Doumbouya, à travers des établissements académiques : primaires, secondaires et universitaires de la capitale et des autres villes de la Guinée : Kindia, Mamou, Faranah, Boké, où elle a eu l’opportunité d’exhorter la jeunesse au patriotisme et au civisme, seuls moyens d’éradiquer l’incivisme, la délinquance et l’exode clandestin de la jeunesse guinéenne et africaine vers des horizons utopiques. Satisfaite, elle continue à échanger sur différents thèmes à travers les réseaux sociaux avec la jeunesse guinéenne et autres.
L’année 2024 s’ouvre à elle telle une fleur qui éclot à l’aube, avec son huitième ouvrage qui sera publié début mars 2024 et qui s’intitule : LE DILEMME DU PRÉLAT !, sous-titré : COUPABLE AMOUR ! Un roman inspiré d’une histoire vraie. Il sera suivi d’un autre, que notre auteure est encore en train de concocter, sous un titre très osé et qui verra aussi le jour au cours de cette même année.
Pour le SIFLO (SALON INTERNATIONAL FÉMININ DU LIVRE DE OUAGADOUGOU), elle posera sa valise à Ouagadougou en mi-avril 2024, pour communier avec des écrivaines venant de plusieurs pays d’Afrique, répondant ainsi à l’invitation de l’initiatrice, la jeune écrivaine Dédé Rose Kouevi du Burkina-Faso et des Pionnières du livre de Ouagadougou !
L’année 2024 s’annonce littérairement généreuse pour notre auteure. Une belle motivation pour cette panafricaine, panafricaniste, féministe, écologiste, humaniste… dont la source d’inspiration et la plume sont portées vers la littérature et les actions culturelles engagées.
Joël Célestin BOBO dit « JC BOB » est un écrivain et promoteur littéraire camerounais originaire du département de la Lekié dans la Région du Centre Cameroun.
Après ses études secondaires au Petit Séminaire Saint Joseph d’Efok, il va faire des études de droit à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé 2 à Soa et va par la suite suivre une formation en ingénierie financière à l’Institut du Management et de la Finance. Passionné de littérature et de communication, il va fonder le Centre de Lecture d’Initiation et d’Intégration à la Culture dont la mission est de promouvoir la littérature et la culture africaine de manière générale.
Pierre Sonore DJIOGUE est enseignant à la base, avec une formation en Sciences de l’Education et en Psychopédagogie. Il dispense les cours de langue et littérature françaises dans les établissements d’enseignement secondaire depuis la fin de sa formation et est actuellement chef d’établissement. Il poursuit ses recherches en Analyse du Discours au troisième cycle de l’Université de Douala.
Pierre Sonore DJIOGUE fait son entrée dans la scène littéraire en 2020 avec la publication de deux romans : Une vie, un destin et Les civilisés. Il revient en 2024 avec un troisième roman, Les hommes maudits .
La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel.
Marie Nicaise EBANGA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.
Je suis Marie Nicaise EBANGA, je suis née et j’ai grandi dans la région du Centre. J’ai une licence en philosophie. Après une formation professionnelle en marketing et en communication digitale, j’ai commencé à travailler comme responsable marketing et communication digitale dans une entreprise de la ville. Ma passion pour la littérature est née dans mon enfance, mais ce n’est qu’en 2012 que j’ai rédigé ma première production littéraire. Et depuis, je n’ai cessé d’écrire.
En tant qu’auteure de roman, avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?
Bien évidemment, j’ai mon petit rituel : j’aime écrire très tôt le matin, après la prière de 05h, ou tard dans la nuit. J’aime bien le calme ; les idées viennent sans se faire prier.
Vous êtes, avec le roman « Les fantômes du passé », l’une des lauréates de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ promue par les Editions Eclosion. « Les fantômes du passé », de quoi s’agit-il ?
« Les fantômes du passé » est un roman qui m’a été inspiré de la guerre qui s’est déroulée à l’extrême-nord Cameroun. Dans cet ouvrage, j’ai essayé de retracer à ma façon les horribles événements qui se sont déroulés de ce côté du pays. Souleymane, l’un des personnages est à la fois le bourreau et la victime. Ayant assisté au massacre de sa famille, il deviendra à son tour un bourreau, malgré lui, et certainement l’un des plus cruels jusqu’à sa rencontre avec Latifa. À partir de là sa vie ne sera plus jamais la même.
Intéressant. Racontez-nous votre aventure avec OSÚ.
Mon aventure avec OSÚ commence en 2021 lorsque ma jumelle, Jocelyne EBANGA, se présente à la première édition OSÚ. En effet, nous devions nous présenter toutes les deux, mais je n’étais pas satisfaite du dénouement de mon roman. Alors, j’ai préféré attendre l’année suivante pour le faire. Et l’issue du concours de l’édition suivante fut très satisfaisante pour moi.
En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?
Ils doivent lire le genre de livres qu’ils ont envie d’écrire. Ne serait-ce que pour savoir ce que les autres auteurs, confrontés aux mêmes problèmes, ont fait. Ils doivent aussi lire les livres des genres qu’ils n’aiment pas forcément, ne serait ce que pour savoir ce qu’il ne faut pas faire.
Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?
La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel. Nombreux auteurs camerounais attestent de l’influence de la littérature traditionnelle. L’harmonisation de l’écriture romanesque et poétique au discours traditionnel et aux réalités culturelles camerounaises permet non seulement de mieux se réaliser, de mieux s’exprimer, mais aussi de s’adresser à un public camerounais avec lequel on partage un destin, un passé commun et des valeurs communes.