Étiquette : Littérature

Il a été lu

  • D-LIVRE : Jordan TEGOUDJON, auteur camerounais


    (…) ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.


    Jordan TEGOUDJON, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Bonjour et merci pour l’occasion offerte. Avant toute chose, je suis un étudiant camerounais de 24 ans. Je suis inscrit en lettres modernes françaises à l’Université de Yaoundé I, en cycle de doctorat. En ce moment, je prépare une thèse qui porte sur la poétique romanesque de Léonora Miano.

    En licence 3, j’ai commencé à mettre en pratique le cours sur L’esthétique du théâtre ; cours dispensé depuis le niveau licence 2. Je me suis mis à l’écriture des pièces de théâtre. J’en compte à ce jour plus de six, dont trois éditées suite à des concours.

    Dans cette continuité, je m’exerce dans l’enseignement en tant que vacataire. Donc, à l’heure actuelle, je me définis comme un doctorant qui fait des vacations et suis écrit des pièces de théâtre et des scénario.

    Vous êtes auteur de livres et scénariste. Avez-vous un procédé d’écriture particulier quand vous écrivez ? (Des petits rituels, techniques, etc.)


    Je répondrai en deux volets. Le premier est du ressort du théâtre. Au départ, l’acte d’écriture n’était pour moi qu’un moyen de savoir si je suis capable de rendre compte des enseignements reçus à l’université. À cette époque, mon écriture était quasiment prescriptive. Autrement dit, ma technique d’écriture résidait dans les règles d’écriture du classicisme. À ce jour, je n’ai plus la même méthode d’écriture.

    Un : je m’inspire plus et davantage des œuvres camerounaises pour écrire les miennes. Deux : je conçois mes livres comme mon mémoire ou ma thèse, c’est-à-dire que j’ai tout un schéma scripturaire que j’élabore. Trois : je ne me mets point à écrire si je ne connais pas déjà la fin de l’histoire.


    Le second volet. Moi, j’ai trouvé qu’il n’existe qu’un pas entre le théâtre et le scénario. C’est la raison pour laquelle j’ai su (je dirais) mieux glisser de ce texte à un autre. La méthode d’écriture demeure la même. Toutefois, ici, je suis plus libre. Il n’y a aucune contrainte (vraisemblance, bienséance) et j’expose librement mon imagination.

    Parlant de livre, vous êtes, avec la pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère » qui paraitra bientôt, le lauréat de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Nuit noire : vérité mensongère » : de quoi s’agit-il ?


    Il s’agit d’une affaire de tradition qui a viré au cauchemar. Sous-estimant ici l’importance de la tradition, Démanou refuse de faire un rite en l’honneur de son arrière-grand-mère. Plusieurs années après, sa fille Nongni voit son ventre prendre du volume. Contrairement à ce que tout le monde pense, elle n’est pas enceinte. Elle est vierge. Toutefois, il apparait que le responsable de son état est une personne proche d’elle.

    Racontez-nous votre aventure OSÚ, ce prix littéraire que promeut les Éditions ECLOSION…


    Le Prix Littéraire OSÚ est très jeune. Pour le moment, il est encore à sa troisième édition. J’en entends parler lors de sa première édition. L’envie de postuler avec ma pièce « Ose, si tu oses… » était grande, mais je ne l’ai pas fait. Toutefois, je suivais l’actualité de ce concours. L’année qui suivait, j’ai complètement décidé de me lancer. Je l’ai fait avec ma plus récente pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère ». Et j’ai été lauréat dans la catégorie Théâtre.
    C’est un prix que je respecte énormément. Il m’a permis d’être en contact avec Éclosion, avec Madame Christelle NOAH. J’ai vécu des choses inédites dans ma vie, grâce à ce prix. Il faut le préciser, ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.

    En tant qu’auteur et scénariste, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Tout d’abord, le talent se travaille. Un talent qui n’est pas forgé demeure un don qui meurt lentement. Ensuite, après l’avoir forgé, il faut le manipuler tout en faisant ressortir une originalité. Une fois cela fait, ce talent doit être confronté à d’autres domaines équivalents. L’optique étant d’être toujours maintenu au même niveau (minimum) que les autres.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Lorsque je regarde les écrivains comme Léonora Miano, Calixthe Beyala, Djaïli Amadou Amal, Patrice Nganang, etc. qui se sont démarqués (parlant des prix reçus) par leurs productions littéraires, lorsque je vois le nombre de dramaturges camerounais présélectionnés à quelques éditions du Prix Rfi Théâtre, je suis animée par deux réflexions : la fierté, mais surtout, le travail acharné. On n’est pas gagnant du Prix RFI Théâtre par hasard. On n’a pas de hautes distinctions littéraires par chance. On les a par le travail. Et moi, tout jeune en écriture, je comprends que je n’ai encore rien fait. La scène littéraire camerounaise actuelle me dit que je devrais également travailler pour rendre fière la littérature camerounaise. Contribuer aussi à son émergence.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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  • D-LIVRE : NDAM BENDIA Aminatou, auteure camerounaise


    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi.


    Aminatou NDAM BENDIA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Aminatou NDAM BENDIA ou encore Amina NDAM. Je suis une jeune auteure camerounaise originaire de l’ouest, dans le département du Noun ; je suis née dans cette localité et j’y ai eu un début d’enfance.
    J’ai toujours été une personne très réservée, alors je parle très peu avec la langue. Les lettres ont été mes meilleurs moyens d’expression. Autant passionnée de lecture que d’écriture, je suis l’auteure du roman  » Réalités Épineuses  ».

    Avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Il n’y a pas de procédé fixe, je dois dire. Quand je ressens le besoin d’écrire, je me lance directement. Si je suis dans un environnement non favorable, je note mon idée dans mon carnet de notes électronique. Ce mot sera mon déclic pour une belle inspiration quand j’écrirai. J’ai juste besoin de calme et de concentration, pour que ma plume se libère. instantanément.

    Parlant de livre, vous êtes, avec le roman « Réalités épineuses » qui paraîtra bientôt, troisième prix spécial de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Réalités épineuses », de quoi s’agit-il ?


    « Réalités Épineuses », c’est une toute une histoire culturelle qui se mêle à l’amour. Ce roman nous présente les rouages de la société africaine en général, celle du Cameroun en particulier ; cette société où le mariage exogamique peine encore à immerger.

    L’intrigue tourne autour de Dassihara Pekassa, une jeune femme Bamoun, musulmane et cultivée qui peine à trouver un époux à cause de son « long crayon » et de ses sentiments vis-à-vis d’un homme qui n’est pas de sa tribu. Elle fera l’erreur de croire que l’amour suffit ; pourtant les difficultés seront nombreuses sur son chemin : la plus grande de toute venant de l’être le plus important du peuple.


    « Réalité Épineuses » est un métissage culturel qui est pour les unions intertribales, mais qui prône la connaissance et la maîtrise de la situation avant de s’y engager.

    Racontez-nous votre aventure avec OSÚ, le prix littéraire promu par les Éditions ECLOSION


    Mon aventure avec OSÚ est tout simplement SURPRENANTE. Je ne m’attendais pas à aller si loin avec ce concours, car j’étais sceptique.
    OSÚ m’a apporté la motivation qui me manquait pour ce premier roman. Ayant découvert le prix littéraire OSÚ sur Facebook, j’ai voulu tout de suite participer, mais il se faisait déjà tard pour moi. Alors, j’ai patienté pour la deuxième édition. Ma joie fut grande d’apprendre que j’étais nommée dans ma catégorie et heureusement pour moi, je suis sortie de là avec le « troisième prix spécial ».

    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi. Ce qui m’a le plus captivée avec OSÚ, c’est le point essentiel qu’ils mettent sur la valorisation de la culture africaine en général, et camerounaise en particulier. C’est ce dont nous avons vraiment besoin.
    Alors je ne peux qu’encourager cette belle initiative d’OSÚ, tout en les remerciant pour cette opportunité qui marquera à jamais ma vie.


    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Ici, il y a tellement de conseils qui semblent clichés, mais c’est ce qui est réel et nécessaire. Je leur donnerai comme premier conseil d’écrire sans se demander s’ils seront lus ou publiés un jour ; l’opportunité est imprévisible et il faut être prêt à tout moment.
    Comme deuxième conseil, je leur dirai d’avoir des convictions. Dans ce choix de passion, nous faisons face à un entourage austère et hostile, alors il faut être convaincu de ce qu’on veut pour continuer dans cette lancée.
    Et pour finir, il faut lire, lire et lire. La lecture est le moyen par excellence d’évolution pour un auteur en herbe.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Le regard que j’ai de la scène littéraire camerounais actuellement est grandiose. Je découvre de plus en plus de jeunes auteurs qui ont tous quelque chose à dire et à partager. Aussi nombreux qu’ils soient, c’est un avantage pour notre scène littéraire, car toute les connaissances se trouvent dans des livres et même après eux, ces connaissances seront utiles.

    Propos recueillis par P.O.




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  • Il a été lu… Le cadavre du fleuve de Marie-Françoise IBOVI, auteure congolaise

    Paru le 28 juin 2023 aux Editions Les Lettres Mouchetées, une maison d’édition indépendante fondée en 2015 à Pointe noire en République du Congo par Muriel Traodec, « Le cadavre du fleuve » est un roman policier de Marie-Françoise IBOVI. Originaire du Congo-Brazzaville, Marie-Françoise IBOVI est née le 08 Juin 1979 en ex URSS de parents encore étudiants. Désormais installée à Poitier en France, cette lauréate de l’année 2012 du Grand Prix des Arts et des Lettres de la République du Congo avec « Rue des histoires », son premier recueil de nouvelles, est l’auteure d’une conséquente bibliographie composée autant de recueils de nouvelles, de pièces de théâtre que de romans.

    Voir sa bibliographie ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=668760768708426&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz


    « Le cadavre du fleuve », son deuxième roman policier, s’étale sur 170 pages repartis en 38 chapitres. Il y est question d’une intrigue policière dont le fond de toile est Brazzaville, ses quartiers et ses rues mouvementées et bariolées. Le corps sans vie d’un gangster local, qui essaye de se donner une image d’homme d’affaires respectable en investissant dans l’immobilier et l’industrie du jeu, est découvert au bord du fleuve Congo et l’enquête est confiée au commandant Magali Foundou, un officier de police judiciaire qui malgré les démons qui hantent ses nuits devra, avec l’aide d’une équipe de fidèles, résoudre le meurtre de ce personnage rustre et controversé.


    Marie-Françoise Ibovi, dans un style parfois familier, presque vulgaire – qui rappelle à certains moments celui de San Antonio, nous balade dans le Brazzaville des quartiers populaires où les histoires et les vies s’emmêlent plus que ne se côtoient. Construite comme une série policière américaine dans laquelle les épisodes sont des chapitres, l’auteure entretient un suspense permanent, distillant les indices comme le petit poucet qui laisserait les petits cailloux blanc sur le chemin, donnant ainsi au lecteur la sensation de participer à l’enquête. Le style entrainant simple et épuré de Marie-Françoise IBOVI ainsi que sa parfaite maitrise des procédures judiciaires rend la lecture de cette œuvre plaisante et fluide.

    Acheter « Le cadavre du fleuve » ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=667624255488744&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Même si nous pouvons à certains moments regretter un manque de repères spatio-temporels dans le texte ainsi qu’une trop grande proximité de certaines scènes avec des séries americaines comme « Les experts Miami » ou encore « New-York police judiciaire », ce qui peut à certains moments égarer le lecteur ou lui donner une impression de déjà lu, nous recommanderions « Le cadavre du fleuve » de Marie-Francoise IBOVI à tous ceux qui souhaitent passer un bon moment de lecture.

    Aubin EYIKE



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  • D-LIVRE… Pierre NDZENGUE, Auteur et Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun au Japon

    Bonjour, monsieur et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Vous êtes un diplomate et d’ailleurs actuel Ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Cameroun au Japon. Vous avez plusieurs livres, en tant qu’auteur, comment vous définissez-vous ?

    Mon premier livre qui a été publié en 2015 porte le titre : « Au service d’un idéal et du Cameroun 1978-2007 ». Je me définirais comme un diplomate qui aime partager son expérience de la diplomatie que je pratique depuis le 22 juillet 1978, date de mon début de carrière.

    Vous avez, justement, un nouveau livre sur la scène littéraire : « Le couple Cameroun Etats-Unis d’Amérique : Histoire des relations diplomatiques de 1960 à 2021 et nécessité d’une nouvelle ingénierie diplomatique au Cameroun ». Quel est l’objectif de ce livre ?

    L’objectif est de présenter un tableau des relations multiformes que le Cameroun et les USA entretiennent, de montrer comment ces relations ont évolué, présenter leurs résultats et en expliquer les ressorts.

    J’en arrive à la conclusion que la diplomatie peut résoudre tout problème pour peu qu’elle soit convoquée et pour peu que chaque ambassade sache qu’elle pourrait être sa contribution dans la mise en œuvre de notre stratégie nationale de développement (SND 30).

    Vos missions aux Etats-Unis datent des années 90’. Pourquoi avoir choisi de mettre en exergue les relations diplomatiques entre le Cameroun et les Etats-Unis plutôt qu’un autre ?

    Pour deux raisons :
    Premièrement parce que j’ai été en poste aux Etats-Unis de 1990 à 1997 et partant j’ai été un modeste acteur de ces relations et plus important encore un observateur privilégié. Bien plus en rentrant au Cameroun en 1997 je deviens le premier Directeur des affaires d’Amérique et des caraïbes par conséquent il me semble que parler des relations avec l’un des tous premiers pays à reconnaitre le Cameroun indépendant était important. J’ai donc tout simplement voulu rendre témoignage de l’histoire de ces relations que j’ai vécu ainsi que de son ressort principal coté camerounais à savoir le President de la République qui est l’initiateur substantiel de notre diplomatie.
    Enfin il me semble important de partager les observations sur cette diplomatie qui comme je l’ai dit peut régler tous les problèmes. C’est ce qui justifie le sous-titre nouvelle ingénierie diplomatique du Cameroun.

    Il faut préciser que ce livre parait aux Editions IFRIKIYA à Yaoundé… C’est de plus en plus rare de voir des personnes vivant presqu’en permanence hors du Cameroun, revenir confier leurs textes aux maisons d’édition locales. Pourquoi IFRIKIYA ?

    L’une des prescriptions du Président de la République que je partage totalement est le « consommer camerounais » par conséquent c’est par patriotisme que j’ai choisi de travailler avec la maison IFRIKIYA qui de manière générale m’a donné satisfaction.

    La cérémonie de présentation du livre cité ici est prévue pour le 20 décembre 2023. Considérez-vous votre livre comme élitiste ou le recommandez-vous à tout le monde ?

    Je ne fais pas dans l’élitisme et toute personne intéressée par non seulement les relations entre le Cameroun et la première puissance mondiale mais aussi par la diplomatie, pourrait, je le pense, lire avec intérêt cet ouvrage.

    Lisez-vous les livres de la jeune scène littéraire ? Si oui, que pensez-vous de la scène littéraire camerounaise actuelle ?

    Je dois avouer que depuis le pays du soleil levant où je suis en poste, les livres de la jeune scène littéraire camerounaise ne me parviennent pas. Bien plus et c’est là où je suis quelque peu élitiste, un certain genre littéraire m’attire à savoir les témoignages ou les analyses politiques à l’instar de : « Les silences de Paul Biya : analyse d’une communication de pouvoir » du professeur François Marc MODZOM paru en 2019 aux éditions PUBLIBOOK ; « Géopolitique des régions africaines » publié en 2004 dans la revue diplomatie magazine numéro 11 ; « La politique étrangère des Etats africains : ruptures et continuités d’une diplomatie contestée » publiée en 2003 dans la revue juridique et politique des Etats francophones tous deux du professeur NTUDA EBODE.
    De manière générale la scène littéraire camerounaise a besoin d’encouragement, car c’est elle qui restituera notre histoire.

    Propos recueillis par P.O.






  • Il a été lu… Quand les racines chantent de Danielle EYANGO

    Au-delà de l’histoire dramatique de la jeune femme Jasmine, désormais incapable de concevoir, parce que privée de son utérus de manière incompréhensible mais réelle, Quand les racines chantent est un roman cathartique, un roman-programme pour chaque cœur déchiré, et pour l’Afrique entière écartelée, un roman à lire avec son âme en se laissant envelopper par les racines de son l’histoire personnelle…

    Car au cœur de cette œuvre, il y a une question lancinante : faut-il opter pour la Tradition ou le Christianisme, pour le bonheur de Jasmine? Faut-il revenir vers nos Coutumes ancestrales, en rejetant l’acquis de la modernité pour l’issue heureuse de notre Continent ? Les Religions « étrangères » qui nous ont obligé à rejeter nos Traditions sont-elles efficaces pour que nous puissions écrire une nouvelle page de notre Histoire, pour notre Renaissance ?

    Sans présumer de l’issue du roman dans les prochains tomes, je puis dire que l’Auteure, dans l’authenticité de son cheminement personnel déplace le curseur, avec une préoccupation fruit du bon sens : il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain, chaque être humain. Il faut relever l’Afrique ! Telle est et devrait être la préoccupation de la Tradition et du Christianisme, ainsi que toutes les autres Religions étrangères. Et le bon sens de l’Auteure met au tapis de la concorde et les Théologiens férus de la pureté doctrinale sans une véritable expérience humaine et personnelle de la foi, et les Traditionalistes qui n’hésitent pas à s’exhiber dans l’accoutrement des Blancs, maniant avec délectation la langue des Toubabs.

    Il faut sauver Jasmine! Il faut sauver l’humain.
    Et Jasmine chemine seule…

    Chaque nuit, elle avance seule vers la rivière des entrailles généalogiques. Chaque nuit, elle avance seule vers la case de son histoire nouvelle…

    Retrouvera-t-elle son utérus ? Elle avance dans cette espérance… Retrouvera-t-elle sa puissance de maternité ? Elle avance avec angoisse vers cette aurore qui n’en finit pas de se faire désirer…
    Une aurore qui donnera sans doute naissance, à une femme nouvelle, mère d’une humanité nouvelle, à défaut de l’enfant de l’espoir ou alors de la désespérance…

    Jasmine avance seule, encadrée par deux mamans, cette Mère qu’elle ne cesse d’invoquer dans le silence de sa désolation, et cette myste qui la prépare sans cesse à repartir. Mais elle est résolument seule.
    Car il y a une solitude de la souffrance que personne ne peut partager, même pas une mère auprès de son enfant.

    Jasmine avance seule au nom de tout un arbre, de ses racines à ses fruits espérés…

    Jasmine avance seule, pour t’engager à avancer, toi aussi, dans la solitude de la guérison…

    Jean-Pierre Noël BATOUM




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  • BIOLITT… Pr Assana BRAHIM, écrivain camerounais

    Le Pr Assana Brahim est Chargé de Cours à l’Université de Ngaoundéré et enseigne les Sciences du langage et les Arts du Spectacle au Département de Français de cette l’Université. Il a soutenu une thèse de doctorat Ph.D sur la réception des messages de prévention du VIH dans la ville de Ngaoundéré en étudiant les affiches, les spots publicitaires et les films radiophoniques.

    Assana BRAHIM est auteur de plusieurs articles dont « Le recours aux artistes dans les stratégies d’implication de Protectiv’ : une approche argumentative et sociosémiotique d’un spot télévisé », in Annales de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, vol. XVI- 2015, Paris, L’Harmattan, 2015., et « Deux affiches dans la ville de Ngaoundéré », in Tourneux H. et Metangmo-Tatou L., Parler du sida au Nord-Cameroun, Paris, Karthala, 2010.
    Ses axes de recherche tournent autour de l’Analyse du discours, plus spécifiquement des problèmes de réception des messages liés à la communication sociale et publicitaire. Ces axes mettent un accent sur l’ancrage socioculturel des discours sociaux étudiés.



    Le Pr Assana BRAHIM a une plume qui ne tarit pas d’encre. Sa bibliographie, avec des genres littéraires diversifiés, s’agrandit à une vitesse qui pousse à l’admiration :

    Poésie


    – L’Éclipse du Désespoir, poèmes-chants, 2012, Éditions Ifrikiya
    – Amour de la Sagesse et Sagesse de l’Amour, poèmes-chants et maximes, 2016, Éditions Ifrikiya

    Roman


    – Les Blancs arrivent !, 2018, Éditions Proximité
    – Silence, le Diable passe !, 2019, Éditions Ifrikiya
    – L’enfant au paradis perdu, 2020, Éditions Ifrikiya
    – Le fœtus meurtrier, 2022, Éditions Ifrikiya

    Épopée


    – Les Sao, la chute de la civilisation de la terre cuite, 2020, Éditions Proximité
    – Toumaï. Le premier monde, 2021, Éditions Ifrikiya

    Théâtre


    – Halima. Dans le bureau fermé du patron, 2020, Éditions Ifrikiya
    – Alim. Dans la prison enchantée de la passion, 2021, Éditions Ifrikiya

    Nouvelle


    Couples sous le couvert du kongossa. Neuf mystérieuses enquêtes du commissaire Gambo, 2021, Éditions Ifrikiya

    Essai


    – L’Arabe du Cameroun, entre l’histoire des mots et les mots de l’Histoire, 2019, Éditions Ifrikiya
    – Panorama de la poésie orale et écrite du Nord-Cameroun, 2019, Éditions Ifrikiya
    – Les Présidents Ahmadou Ahidjo et Paul Biya face au défi linguistique de l’unité nationale, 2020, Éditions Ifrikiya
    – Aphorismes pour comprendre l’Amour de A à Z, 2020, Éditions de Midi
    – L’art dramatique du Nord-Cameroun, entre les discours de la théâtralité et la théâtralisation des discours, 2021, Éditions Ifrikiya



    La bibliographie du Pr Assana BRAHIM en images



    Suivez le Pr Assana BRAHIM ici : https://www.facebook.com/assana.brahim.92?mibextid=ZbWKwL




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  • IL A ÉTÉ LU… Almoyan, le roman de la Camerounaise Anicette BILE SEMBO


    Almoyan est un roman de 139 pages publié aux éditions Ifrikiya en juin 2022 dans la collection Sanaga. Son auteure, Anicette BILE SEMBO, est une plume camerounaise, Docteur en Langue, Littérature et Civilisation françaises, et dont plusieurs textes peuvent être retrouvés dans divers ouvrages collectifs. Almoyan est son tout premier roman.


    Contexte d’écriture


    Almoyan présente un Cameroun actuel où se mettent en scène des jeunes au passé rempli d’espoirs presque enterrés, au futur incertain, mais dont le présent porte encore un espoir de se réaliser malgré tous les obstacles liés au manque d’opportunités de s’exprimer malgré leurs diplômes. Ainsi, Joël Nima nous balade dans un centre urbain de Yaoundé grouillant de mille activités, où l’on se retrouve plongé dans une effervescence qui se poursuit jusqu’au bout de la nuit. La nuit, justement, une autre vie prend forme, animée par des gens aux origines et aux motivations diverses ; surtout portée par des enfants dont parfois la classe sociale est surprenante. C’est le cas de Jeffe, issu d’une famille fortunée, à qui les parents n’accordent quasiment pas d’attention.
    De jour, ces enfants font partie de cette ville qui se faufile, porte, pousse, extirpe parfois, sillonne sans arrêt, court, s’arrête peu, rêve beaucoup… mais surtout chargée d’histoires.


    Sujet


    Joël Nima est un jeune étudiant brillant, tout juste lauréat d’un grand concours qui lui permet de rêver à une considération plus grande, autant dans la famille qu’en société. Face à la difficulté de convaincre par son potentiel fort récompensé, il se retrouve face à une ville qui lui ouvre, comme pour la première fois, les portes de sa réalité. Dans cette ville où tout le monde est occupé à une activité pour survivre, d’autres semblent plutôt occuper à l’observer depuis des jours, des semaines, des mois. Malgré lui, il est le sujet de leurs conversations, l’objet de leurs paris et autres choses insolites.
    C’est à partir de là que Joël Nima va se bâtir une nouvelle identité et, entre les illusions du jour et les réalités de la nuit, découvrir ce qu’il manquait à son potentiel pour enfin s’accomplir. Entraîné dans le quotidien d’Almoyan, Jeffe et Clarke, trois enfants de la rue, le jeune étudiant lauréat va apprendre des circonstances et des rencontres les plus inattendues.


    Intérêts


    – La considération humaine :
    Almoyan est un roman qui attire l’attention sur ces petites choses auxquelles l’on ne prête pas attention, et qui pourtant peuvent aider à réaliser les rêves les plus grands. Ces personnes regardées avec crainte ou mépris, parfois pitié, que l’on condamne sans procès, s’avèrent, au fil des pages de cette aventure, des tremplins solides pour atteindre le plus haut niveau de compréhension de soi-moi-même. Le peuple qui vit derrière la montagne démontre une solidarité que l’on croit perdue, et une organisation qui pourrait inspirer les grandes administrations dans la gestion des ressources et des espaces.
    L’appartenance à cette famille console et rassure cette autre société qui le jour œuvre à toutes les tâches les plus petites et, la nuit, veille sur les rues.


    – La puissance du potentiel local :
    Anicette Bilé Sembo démontre combien la réussite peut se faire sans envisager de passer par la case Eldorado hors de l’Afrique. Avec le matériau que lui offre la rue, Joël Nima va trouver le sujet de son documentaire et, d’une rencontre à l’autre, acquérir le nécessaire pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé.
    La persévérance, le courage et l’attention vont s’allier pour que la volonté soit l’outil inébranlable de travail. A un moment de son évolution où l’on prête à la jeunesse tous les vices et peu de vertus, Almoyan se lance le défi d’ouvrir une voie dans un chaos de désespoir.


    L’écriture
    Quand on parle de texte accessible au premier regard, « Almoyan » est à juste titre cité. La maturité de la langue et l’attention portée au détail inscrivent ce texte parmi ceux que l’on recommande sans ciller. Le monde de l’édition étant couru par des auteurs empressé de se voir sur des couvertures, Anicette Bilé Sembo a pris le temps de soigner son écriture, afin que tous les niveaux de lecture puissent l’accueillir et la recevoir sans avoir à essayer d’en deviner les contours.
    La critique ne se lasse d’apprécier cette plume « simple et profonde ».
    Bonne lecture !

    Amon Xander




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  • L’écrivain africain, qui est-ce ?

    Voilà une question à laquelle il faut essayer de répondre en considérant la nouvelle configuration de la Littérature. Dirions-nous que c’est l’auteur nøir d’Afrique vivant sur le continent africain, puisque l’on semble désormais détacher une certaine diaspora de cette Afrique ? Ou alors accepterions-nous que c’est toute plume qui prend cause pour l’Afrique au nom de l’Afrique, où qu’elle soit ? Peut-être est-ce uniquement l’auteur qui s’engage pour l’Afrique… excluant alors même les auteurs vivant en Afrique et qui ne rendent pas honneur au continent-mère ?

    Une infinité de possibilités s’ouvrent et, selon les perceptions de ce qu’est aujourd’hui l’Afrique, autant de voies se proposent…
    Quittons donc ces voies devenues prévisibles, et allons observer un aspect de l’écrivain africain qui apporte une valeur nette à sa présence sur la scène littéraire mondiale… Plutôt que d’aller chercher où me trouver ou qui il peut être, essayons de comprendre ce qu’est l’écrivain africain…

    L’écrivain africain, c’est :

    📖 Une identité assumée : écrire son Afrique telle qu’elle se présente, avec son originalité si particulière qui n’est pas toujours acceptée… Bien des fois, il est proposé à l’écriture de l’Afrique de se mettre en italique ou entre guillemets face aux « grandes écritures », ou de se dissoudre pour « être comprise ». L’écrivain africain s’écrit et s’offre avec la viølence naturelle de sa condition, une viølence de ses propres douceurs, de ses propres passions, de ses propres grandeurs… si petites soient-elles…

    📖 Une plume libre : l’écrivain africain ne porte pas les chaînes des cercles de reconnaissances ou des attentes politiques… Il inscrit, la plume sincère, ses pensées comme elles lui viennent, loin des théories dont souffre encore beaucoup la créativité qui est essentiellement l’expression de la liberté… L’écrivain africain ne revendique pas cette liberté, il en fait de la Littérature et l’exporte ainsi avec la pleine fierté de son discours…

    📖 Une racine profonde : le siège de son écriture se trouve dans sa capacité à inspirer le futur et l’encourager à son tour à servir de racine solide et profonde… L’écrivain africain sait que le fruit qui trop s’expose pourrit ou attire aussi des gens qui les cueille et les jette tout de suite après, alors il creuse la terre, s’y enfouit et apprend à la postérité à chérir ses valeurs, ses traditions, les divers héritages que son passé a fièrement portés…

    📖 Une écriture universelle : l’écrivain africain sait se faire lire, car il bénéficie d’un héritage traditionnel d’une puissance inégalable… Son discours à lui seul est un classique et ne cesse de nourrir des conversations… Grâce à sa connexion forte avec son environnement, sa nature, il est essentiellement poète, ce qui lui permet une écriture fluide et capable de s’adapter à tous les contextes… Ses mots, inspirés de sa Nature ne connaissent nul complexe…

    📖 Un laboureur infatigable : quand il en vient à l’écriture, l’œil de l’auteur voit s’ouvrir un champ infini… Rien alors ne lui est impossible ni hors de portée ; ce qu’il veut, l’auteur africain va simplement le chercher avec le seul outil dont la Nature l’a doté : la passion…
    Aujourd’hui, nous ne célébrons pas une différence, nous célébrons encore moins un écrivain autre… C’est le berceau de l’humanité qui est acclamé en ce jour. Nous célébrons donc l’écrivain humain… La source de toute forme de Littérature…

    Ray NDÉBI « The Ghost »




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    Vous pouvez encore réserver votre stand au village du Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Les contacts sont disponibles sur cette affiche




  • D-livre… Léopold NGODJI, lauréat 2e prix catégorie roman, prix littéraire OSÚ, édition 1


    Ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.


    Bonjour, Léopold NGODJI et merci de participer à ce jeu de questions. Comment vous présentez-vous ?


    Cest bien vrai que cest toujours difficile de se présenter soi-même… Disons que je suis un Camerounais qui pense que tout projet de développement dans notre contexte est voué à léchec si la culture, l’art et les métiers de la création ne tracent pas leur chemin. Cest pourquoi je me considère comme quelqu’un de très attentif à la chose culturelle et artistique. Je suis également un partisan de Edgar Morin dans sa pensée complexe. Je suis ainsi et je sais que tout est rythmé et structuré par l’incertain et l’imprévu. Au quotidien, mes expertises professionnelles et recherches scientifiques portent sur les sciences du langage (sémiotique), le marketing et la communication.


    Vous êtes l’auteur du roman « La Troisième manquée » paru aux Éditions ÉCLOSION. De quoi s’agit-il ?


    Il s’agit dune œuvre qui fait une narration centrée sur un personnage central, Ntouko, haut fonctionnaire et directeur d’administration centrale dans la capitale Kako, va manquer (louper) trois promotions ou nominations à des fonctions plus « juteuses » dans ce pays où le Caput, le Chef de l’État, contrôle tout à travers un système politique travesti, clientéliste avec le Grand Parti qui rythme le paysage politique national en maître.

    Mais à côté de tout cela, l’œuvre est le lieu de description des maux qui minent notre société : corruption, favoritisme, abus de fonction et d’autorité, chômage des jeunes et précarité de la plupart de familles, désacralisation de l’éthique publique, iniquité, dépravation des mœurs, « belle vie » et arrogance d’une classe supérieure qui détient des pouvoirs pluriformes, etc.


     
    Parlant de ÉCLOSION, vous êtes, avec ce roman, le lauréat du deuxième prix dans la « catégorie roman » de la première édition du prix littéraire ÓSU qu’elle promeut. Racontez-nous votre aventure ÓSU.


    Disons que c’est par un coup de hasard que jai compétis à ce prix, OSÚ première édition en plus ! C’est parce que, la promotrice de la maison d’édition Éclosion, ma sœur Christelle, m’en avait parlé dans la foulée. J’avais déjà eu à travailler avec sa maison d’édition sur des projets de livres à caractère scientifique. Alors, ayant des tapuscrits de romans dans un tiroir, jai proposé deux pour ce concours, et finalement, un a été sélectionné par le jury. D’ailleurs, signalons qu’après cette expérience, je suis sur le point de publier deux projets de mes autres romans avec la même maison Éclosion.


    Quel est votre regard sur la littérature camerounaise et la littérature au Cameroun ?


    La littérature camerounaise a fait ses lettres de noblesse dans le monde entier. Après le temps de la littérature postcoloniale et l’avènement de la NOLICA, quelques œuvres et des auteurs connus ont continué à tracer les belles pages de cette littérature. On peut tout de même déplorer qu’une politique du livre ainsi qu’un vrai projet d’encadrement et de soutien à la production de qualité font défaut. Comme les autres secteurs de la culture et de l’art, la littérature camerounaise est abandonnée à elle-même, malgré quelques initiatives individuelles et personnelles qui tiennent le flambeau et qui méritent des encouragements.


    Quel est votre mot aux acteurs du livre camerounais ?


    Un seul mot : ne jamais oublier que toute politique de développement qui ne met pas les arts et la culture au centre de sa vision est une perte de temps, un refus de se développer, justement, au plan ontologique.

    Propos recueillis par P.O.




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    La troisième édition du prix littéraire OSÚ est lancée. De nouvelles possibilités, des gains revus à la hausse… Qui raterait ça ?




  • BIOLITT… Henri DJOMBO, écrivain congolais

    Né à Enyellé dans le Nord-Est du Congo en 1952, marié, Henri DJOMBO est ingénieur économiste forestier, diplômé de l’académie forestière de Leningrad (URSS) en 1976.


    Activités politiques et techniques

    Nommé plusieurs fois ministre (1980 – 1985 ; 1997 – 2021), il a marqué de son
    empreinte la gestion durable des forêts d’Afrique, l’environnement et le développement durable aux niveaux
    de son pays, de l’organisation africaine du bois, de la conférence des ministres africains de l’environnement, des forêts du bassin du Congo, du PNUD, de l’UNESCO, de la conférence des nations unies sur le changement climatique et des forêts des trois bassins forestiers tropicaux du monde.


    Il a été déchargé de ses fonctions de ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche en juin 2021. Depuis lors, il siège à
    l’Assemblée Nationale en qualité de député, membre des commissions économie et finances, puis environnement,
    développement durable et sécurité alimentaire, vice-président du groupe de la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale et président du groupe d’amitié
    Congo-Nations unies.
    Il a assumé également les fonctions d’ambassadeur du Congo en Bulgarie (1986 – 1988), de directeur général de la sucrerie du Congo (1989 – 1991), de président de la
    commission technique des élections législatives anticipées (1993), de Vice-Président du comité technique du
    recensement électoral (1996 – 1997) et de négociateur des accords de paix dans son pays en 1997 et en 2002.


    HENRI DJOMBO EST DOCTEUR HONORIS CAUSA DE L’INSTITUT SUPÉRIEUR DES MÉTIERS DE L’AUDIOVISUEL (ISMA) DU BÉNIN


    Activités littéraires

    Romancier, dramaturge et essayiste politique, Henri DJOMBO est lauréat de nombreux prix littéraires :

    – Prix de la meilleure œuvre dramatique attribué lors du festival Festivert du Sénégal

    – Prix Amadou Cissé Dia du Théâtre (2018), décerné par l’Association des Ecrivains du Sénégal et le jury des prix littéraires internationaux, à l’occasion de la célébration de la vingt-sixième Journée internationale de l’écrivain africain

    – Prix Toussaint Louverture (2019), décerné pour l’ensemble de son œuvre par l’Association pour le Développement et la Formation en Haïti

    – Prix Séry Bailly (2019), décerné par l’Association des Écrivains de la Côte d’Ivoire pour l’ensemble de son œuvre


    HENRI DJOMBO EST LE PRÉSIDENT DE l’UNEAC (UNION NATIONALE DES ÉCRIVAINS ET ARTISTES DU CONGO)


    Ses livres…

    • Sur la braise, roman, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 1990.
    • Sur la braise, roman, édition revue et corrigée, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2000.
    • Le Mort vivant, roman, Paris/Brazzaville, Présence Africaine/Les Éditions Hemar, 2000.
    • Lumières des temps perdus, roman, Paris/Brazzaville, Présence Africaine/Les Éditions Hemar, 2002.
    • La Traversée, roman, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2005.
    • République du Congo. Cinquante ans de vie politique 1960-2010, (en coll.), préface de Pascal Gayama, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2010.
    • Le Cri de la forêt (en coll. avec Osée Colins Koagné), théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2012.
    • Palabre électorale au Kinango, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2012.
    • Le Mal de terre/El Mal de la Tierra, théâtre en édition bilingue français et espagnol, Brazzaville/Palmira, Les Éditions Hemar/Arcano XIX, 2014.
    • Vous mourrez dans dix jours… roman, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Présence Africaine, 2014. Traduit en anglais.
    • Morgane, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2015.
    • Les Bénévoles, théâtre, Brazzaville, Les Éditions Hemar, 2015. Pièce traduite en anglais.
    • Les Bruits de couloirs, théâtre, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2015.
    • Sarah, ma belle-cousine, roman, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2016.
    • Vous mourrez dans dix jours, théâtre, Brazzaville/Paris, Les Éditions Hemar Langlois Cécile, 2016.
    • L’avenir est dans ma tête, roman, Paris, Les Éditions Le lys bleu, 2019.
    • On arrivera toujours quelque part, roman, Paris, Les Éditions Le lys bleu, 2020.
    • Le miraculé du vol 352, roman, Paris, Les éditions Langlois Cécile, 2021.
    • Gahi ou l’affaire autochtone, roman, Paris, Les éditions Langlois Cécile, 2022.

    Henri DJOMBO mène une tournée au Cameroun, du 05 au 12 novembre 2023, autour de l’ensemble de son œuvre en littérature.


    Activités sportives

    Henri DJOMBO est ceinture noire d’aïkido. Il a été président de la fédération congolaise d’aïkido, ainsi que de la fédération congolaise de tennis de table.

    P.O.




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