Bonjour, madame et merci de vous livrer à ce jeu de questions. Vous êtes enseignante et auteure d’un roman depuis 2022. Comment vous qualifiez-vous en tant qu’auteure ?
C’est toujours difficile de se qualifier soi-même. Je dirais que ça part d’abord d’un besoin d’écrire, puis d’inviter le lecteur à regarder, avec mes personnages, un ensemble de petites choses qui nous entourent.
« Almoyan » est votre premier livre. C’est un roman de 139 pages et dix chapitres au cours desquels des chemins se suivent, se croisent, s’entremêlent… Au-delà de la fiction, quel est l’envers du décor de ce livre ?
L’envers du décor, c’est nous-mêmes, la manière dont nous regardons les autres, la manière dont nous nous regardons nous-mêmes, avec nos prétentions et nos faiblesses, quelques fois.
Un building au sommet infini qui semble vouloir engloutir des enfants noirs constitue l’essentiel de la première de couverture. Une manière de présenter en image les défis et les difficultés des jeunes africains à accéder aux sommets ?
Effectivement. Le roman vit /vibre au rythme de la jeunesse. Une jeunesse dynamique et optimiste, qui réussit grâce à l’empathie des uns et des autres. «Almoyan», c’est le triomphe de la solidarité. Et la jeunesse a tant à donner.
En cinq points, pourquoi lire « Almoyan » ?
– Pour lire un livre optimiste. – Pour lire un roman qui parle de nous. – Pour voir comment la fiction et la réalité se mêlent au point de nous donner l’impression de reconnaître des lieux, des personnages, des situations, etc. – Pour poser un regard sur les «enfants de la rue», et sur des lieux abandonnés ou ignorés. – Pour le plaisir de lire un roman intense et qui nous tient en haleine.
Vous avez récemment mené un échange avec trois jeunes lecteurs, à Yaoundé, autour de « Almoyan ». Au lendemain de cet échange, avez-vous l’impression que vos objectifs d’écriture les aient atteints ?
Je dirais oui, parce que leurs questions et leurs remarques ont montré que le roman est accessible, même aux jeunes lecteurs. Ils ont même dit qu’ils auraient préféré un autre titre au roman, au lieu de «Almoyan». C’est la preuve qu’ils ont trouvé ce roman intéressant.
Votre dernier mot ?
«Almoyan» est un roman qui doit être lu par tous. La jeunesse, les hommes d’affaires, les petits vendeurs de tout et de rien, les parents, les gouvernants… Tout le monde se sentira concerné. Je vous remercie.
L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche.
Bonjour, Christopher MFOULA et merci de répondre à nos questions. Vous êtes auteur depuis l’âge de 19 ans. Quel a été le déclic ?
Bonjour et merci pour cette opportunité de partager avec vous mon parcours d’écrivain. C’est un honneur pour moi d’être ici aujourd’hui.
A l’âge de 19 ans, je me suis lancé dans l'écriture de romans, un voyage qui a débuté d’une manière improbable. Un poids mélancolique, une période de remise en question et de doutes profonds ont été le point de départ de mon cheminement littéraire. En transformant mes moments de tristesse en créations poétiques, j’ai été capable de construire des univers captivants et fictifs, qui m'ont offert du réconfort et le soutien dont j’avais besoin. À cet âge, lorsque tant de questionnements sur l’identité, le devenir et les éventuelles erreurs ou traumatismes surviennent, je me suis également autorisé à rêver, à imaginer un monde où je pourrais surmonter les obstacles qui se dressent devant moi. L'écriture est devenue mon exutoire, une thérapie salutaire qui m’a permis de trouver un sens à ma souffrance, mais aussi de communiquer avec les autres. Je suis comblé de constater que mes histoires apportent du réconfort à ceux qui me lisent.
Vous êtes, à 27 ans, l’auteur de 18 romans. Je vous avoue que je suis impressionnée. C’est vrai qu’ « Impossible n’est pas Camerounais », je m’interroge tout de même sur comment vous procédez… Entre l’écriture, la relecture et tout ce qui va avant la sortie du livre, pour avoir une telle bibliographie. Il est important aussi de signaler qu’avant 2024, deux autres paraîtront.
Je m’en réjouis chaque jour, il est essentiel de rappeler que ma passion et ma détermination sont mes principaux moteurs. Le privilège d’avoir grandi avec des parents qui m’ont enseigné la valeur du travail acharné ainsi qu’une discipline de vie que je respecte scrupuleusement ne peut être sous-estimé. Il est indéniable que l’écriture est une tâche ardue, exigeante à bien des égards. Les recherches, les rédactions, les relectures, les corrections, les doutes incessants et cette redoutable période de page blanche qui peut s’étendre sur des mois, voire des années pour certains, demandent une résilience sans pareille. Je suis chanceux d'être doté d’une plume aisée et de bénéficier d’un précieux accompagnement, notamment grâce à mes beta-lecteurs qui m’accompagnent tout au long du processus rédactionnel. Leurs suggestions et leur précieuse aide dans les phases de correction me permettent de transmettre des manuscrits semi-fini aux éditeurs en toute confiance. Mais cela requiert avant tout une discipline sans faille. Souvent, j’établis comme objectif quotidien d’écrire au minimum 50 pages, dans les moments où l’inspiration est là et rayonne. Cependant, lorsqu’elle se fait plus discrète, limiter mes écrits à 20 pages maximum fait partie intégrante de mon approche.
Parution : novembre 2023
Je suis profondément reconnaissant d’exercer un métier qui éveille en moi une passion indéfectible et qui me procure un immense plaisir. L’écriture ne représente pas seulement pour moi un travail, elle me permet de transcender la fatigue, de m’amuser et de prendre un réel plaisir dans toute cette démarche. Les neuf heures passées devant mon ordinateur chaque jour sont autant de précieux moments d’épanouissement que je chéris, sans échanger cela pour quoi que ce soit au monde.
Vous êtes un Camerounais qui vit en France, vos livres ont-ils une part du Cameroun ou de l’Afrique ? Si oui, comment écrivez-vous l’Afrique ?
Effectivement, mes livres sont fortement ancrés dans l’Afrique et plus particulièrement le Cameroun. J’attache une importance toute particulière à mettre en avant l’Afrique telle que je la perçois.
Cependant, mon véritable intérêt réside dans la dimension humaine et psychologique. À travers mes écrits, je dépeins l'Afrique en laissant transparaître les failles, les qualités, les tourments, les manquements, les forces et la richesse culturelle qui la caractérisent. Je m’efforce de présenter certains aspects de son histoire qui la rendent unique et singulière. Il est primordial pour moi de rester fidèle à mes origines et de jouer le rôle de passeur vers d’autres cultures, de construire des ponts qui unissent et connectent. En dépeignant des personnages et des sociétés tels qu’ils sont, je refuse de maquiller le monde à travers ma plume. Au contraire, je m’efforce de rendre mes romans les plus réalistes possible, même lorsque j’explore des territoires de fiction.
Mon objectif est de présenter l’Afrique dans toute sa richesse, sa beauté, sa complexité ainsi que ses imperfections, tout en accordant une attention particulière à l’aspect humain. C’est une conviction profonde pour moi, car en tant qu’Africain, je souhaite que mes livres résonnent auprès de tous, sans distinction de culture, de couleur de peau, de race ou d’origine.
« Comment cuisiner son mari », un titre qui attirera plus d’un, j’en suis sûre, paraîtra en décembre 2023. Pouvons-nous déjà avoir quelques ingrédients de cette recette ?
Ce roman représente pour moi l’apogée du captivant et du complexe dans mes écrits. Il était essentiel de mettre en lumière les femmes, tout en captivant également un public masculin.
« COMMENT CUISINER SON MARI » est un mélange subtil où l’intelligence règn’ en maître, savamment entrelacée de nuances, de sadisme et d’effronterie. S’y ajoutent une dose de sensualité, des combats acharnés menés par des femmes fortes, l’exploration de sujets difficiles et une pointe d’humour noir. Ce sont ces ingrédients qui, de la première à la dernière page, propulseront l’histoire vers des sommets de fascination.
Vous êtes, en 2021, lauréat du Prix du roman avec « Ce qui restera de nous ». Et si vous nous faisiez un zoom sur ce roman ?
« Ce qui restera de nous » narre l’histoire en apparence sereine de Lily et Alex, un jeune couple dont l’amour semblait indestructible. Pourtant, leur existence se trouve brutalement ébranlée lorsque la trahison et l’infidélité frappent à leur porte.
Au fil des pages de ce roman, nous plongerons au cœur de protagonistes écorchés, confrontés à des thèmes douloureux tels que l’infidélité au sein d’un couple, l’avortement, la peur insidieuse de l’abandon, la dépendance affective et la cruelle désillusion. Toutefois, des retournements de situation inattendus marqueront profondément les lecteurs. Le succès remarquable de ce récit était une agréable surprise pour moi.
Vos livres traitent entre autres d’amour, de suicide, de choix sexuels, de dépression, des sujets qui touchent tous les continents et toutes les couches. Christopher MFOULA, vos livres sont vendus sur Amazon, y’a-t-il des points de vente ou une possibilité de les avoir au Cameroun et en Afrique en général ?
Au Cameroun, mes romans peuvent être trouvés principalement à la librairie Saint Paul à Yaoundé, ainsi qu’à la FNAC à Douala. Pour l’instant, ma distribution n’est pas encore étendue à travers toute l’Afrique, mais mon aspiration future serait que mes livres soient accessibles dans la plupart des pays d’Afrique francophone.
Merci, Christopher MFOULA. Nous ne manquerons pas de les lire très bientôt.
l’Association Des Fous du Livre a procédé ce 12 octobre à l’exposition du catalogue des Éditions Les fous du livre et aussi des catalogues d’autres éditeurs camerounais. Des dizaines de livres, genres littéraires confondus, ont ainsi été présentés à l’oeil avisé du lecteur africain.
Les visiteurs du festival International Le Souffle de l’Harmattan ont accueilli favorablement la littérature camerounaise, et les nombreux livres achetés ont bénéficié d’une marque apposée par Marie Bertille MAWEM et son équipe de Fous du livre.
La quatrième journée du Festival International Le Souffle de l’Harmattan s’annonce encore très riche. Elle est réservée aux Fous du livre. En ce moment, le pôle des Fous du livre du Tchad est au four et au moulin, pour que la journée de demain soit marquée dans la roche tchadienne, et que le Souffle de l’Harmattan chante sa joie d’avoir accueilli Les fous du livre, de nombreuses années encore.
POUR RAPPEL…
Le 13 octobre 2023 marque aussi la dateline des inscriptions à l’appel à textes pour la 4e édition du prix Francis BEBEY. Il s’agit d’une initiative des Éditions Les fous du livre. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
Jusqu’au 15 novembre 2023, contribuez à la réalisation de la deuxième édition du SALAFEY!
Animés par une passion inébranlable pour l’éducation des enfants africains par le livre et la lecture-plaisir, Les librairies M’Wina for Book kids en partenariat avec les associations littéraires et entreprises Ônoan, ACOLITT, M’Wina Initiatives, GovStudio, ont lancé, il y a un an, le Salon du livre africain pour enfants de Yaoundé (SALAFEY). Il s’agissait de trois jours de rencontre, de sensibilisation, de divertissement et de planification autour des livres africains pour enfants, des familles et tous les acteurs de la chaine. Et toute l’année, ils ont exploré des pistes et des activités afin de mettre ces livres entre les mains des enfants.
Mais, comme toute jeune pousse, cette initiative a besoin d’être arrosée afin d’aller plus loin et bâtir la génération d’enfants africains que nous voulons, avec une identité culturelle positive.
Ces acteurs de la littérature croient fermement que c’est en travaillant ensemble que seront bougées les lignes de la littérature Jeunesse afrodescendante. Ils souhaitent par cette initiative mettre à disposition le maximum de livres jeunesse diversifiés et inclusifs où les enfants pourront se représenter et grandir avec une forte confiance en soi.
Ils ont besoin de vous, de votre soutien et de votre engagement pour cette mission de longue haleine.
Nous vous invitons à vous joindre à ce projet, pour créer cette société solide qui nourrit ses enfants de ses valeurs, les prépare à atteindre leur plein épanouissement et leurs ouvre les portes d’un avenir prospère.
Chacune des contributions compte pour ce projet. Chaque partage est une opportunité.
Rejoignez cette initiative jusqu’au 15 novembre prochain, pour réunir les ressources et donner des moments de joie aux enfants.
APPEL À PARTICIPATION
OPTIONS DE CONTRIBUTION
✅ Orange Money : +237698591740 (Nadine Charlotte MEKOUGOUM)
✅ Mobile Money : +237673662503 (Nadine Charlotte MEKOUGOUM)
✅ MoneyGram, WorldRemit (MEKOUGOUM Charlotte Nadine / +237698591730 / +237673662503)
Sosthène MBERNODJI et Marie Bertille MAWEM, en ce moment au Tchad
Le Tchad vibre depuis hier, 10 octobre, au rythme du souffle de l’Harmattan, un festival littéraire international annuel qui regroupe plusieurs acteurs du livre autour d’un même intérêt : consolider la communauté littéraire et faire vivre le livre en Afrique.
L’association Les fous du livre représente le Cameroun à cet événement qui souffle sur sa dixième bougie. La maturité, le sérieux de la chose, la résilience des organisateurs, la mobilisation des Tchadiens pour la chose littéraire… renforce donc la décision du comité d’organisation de la semaine des fous du livre de faire du Tchad, l’invité d’honneur de sa 4e édition, qui se tiendra au musée national de Yaoundé du 06 au 09 décembre 2023.
Marie Bertille MAWEM, la présidente du comité d’organisation de la semaine des fous du livre en compagnie de Sosthène MBERNODJI, du comité d’organisation du festival International Le Souffle de l’Harmattan, affichent plein sourire en ce moment au Tchad. L’invitation personnelle comme invité d’honneur à la 4e édition du festival la semaine des fous du livre est donc livrée.
Il ne nous reste qu’à attendre (im)patiemment le mois de décembre pour vivre cette littérature participative entre le Cameroun et le Tchad, et bien sûr avec de nombreux autres pays.
A TITRE DE RAPPEL…
Les inscriptions pour le Prix Littéraire Francis BEBEY lancé par l’association Les fous du livre, à l’occasion de la semaine des fous du livre, seront reçues jusqu’au 13 octobre 2023. Retrouvez le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
Bonjour, monsieur BEKOLO BEKOLO ou devrais-je dire « Pabe MONGO »… Merci de vous livrer à notre jeu de questions. Vous êtes un acteur de la scène littéraire africaine qu’on ne présente plus. Vous êtes entre autres le coordonnateur national du pôle littéraire du Cameroun et le président de l’Association Nationale des Poètes et Écrivains Camerounais (APEC), la toute première association littéraire du Cameroun. Quelles sont les missions de l’APEC à cette ère de la littérature camerounaise ?
Créée le 23 Janvier 1960, l’Association Nationale des Poètes et Ecrivains Camerounais a le même âge que l’état indépendant du Cameroun. A l’aube exaltante des indépendances, l’APEC se donnait pour mission sacrée « d’arrimer l’indépendance culturelle à l’indépendance politique ! » Pendant trente ans (1960-1990), cette prestigieuse association va fonctionner à l’unisson du pays, comme une véritable République des Lettres au sein de la République du Cameroun ! En 2017, au moment où nous en prenons les rênes, l’APEC est dans un état de dormance depuis près de 25 ans ! Nous plaçons notre mandature sous la bannière de « APEC RENAISSANCE » ! Par cette devise, nous nous arrimons directement à la Renaissance Africaine, le nouveau concept fédérateur de l’intelligentsia continentale dont nous épousons les objectifs ! Depuis lors, nous sommes attelés à faire en sorte que la littérature du Cameroun devienne l’un des plus grands fleuves qui alimentent l’océan littéraire africain ! A noter d’ailleurs que l’APEC est un membre fondateur de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA), fondée en1989 et basée à Accra au GHANA.
Y’a-t-il des critères particuliers, en dehors d’être poète et/ou écrivain, pour être un membre de l’APEC ?
L’APEC est la maison des poètes et des écrivains camerounais. De tous les poètes et tous les écrivains : qu’ils soient publiés ou non. Il suffit d’avoir produit un manuscrit, ou d’être en train de rédiger son premier texte, ou seulement d’avoir envie d’écrire ! Les écrivains confirmés, les auteurs en herbe, ou en rêve, s’exprimant dans les langues officielles, étrangères ou camerounaises sont les membres naturels de l’APEC ! En dehors de ces membres naturels, l’APEC s’honore aussi d’avoir des membres d’honneur et des membres bienfaiteurs issus de toutes les couches de la société et œuvrant à la promotion de nos belles lettres.
L’APEC a lancé, l’an dernier, le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun (GPLMC). Cette première édition a été remportée par Djaili Amadou Amal, la diva de la littérature qu’on ne présente plus. La deuxième édition court depuis le 06 octobre dernier. Quelles sont les promesses de cette deuxième édition ?
En dépit des contraintes de temps, des objectifs trop nouveaux et d’une organisation plutôt complexe (trois sous-jurys et un super jury bilingue), la première édition du Grand Prix Littéraire du Mont Cameron, aura été un coup de maître. La participation record à cette première édition a mobilisé dix-neuf maisons d’édition dont 13 francophones, 04 anglophones et deux en Europe, avec un ensemble de 45 ouvrages : 7 en langues nationales, 5 en anglais, 33 en français.
Djaili Amadou Amal avec son trophée Quelques images de la première édition
Huit Prix Spéciaux escortaient le Grand Prix, tandis que de hautes personnalités du monde des Lettres recevaient des distinctions honorifiques de Dignitaires de la plume et de Dignitaires honoris causa. La réussite populaire était également au rendez-vous avec une Salle de convivialité comble et débordante. L’édition 2023 entend évidemment aller plus loin, notamment dans la communication, la mobilisation des partenariats et du sponsoring, et la promotion du second volet du Grand Prix, à savoir les distinctions honorifiques de Dignitaire de la Plume et Dignitaire honoris causa.
Au Cameroun, on compte une pléthore de prix littéraires. Le GPLMC vient-il pour corriger des imperfections ?
En effet, la scène littéraire camerounaise est vivace, surtout en matière de Prix littéraires. Vous avez des prix sur manuscrit, des prix sur un seul genre littéraire, des prix sur une langue, etc. L’approche de l’APEC n’est point corrective, mais globalisante ! Elle trouve son fondement dans notre volonté d’embrasser et de brasser l’ensemble du phénomène littéraire camerounais et de le pétrir pour en faire une institution digne de notre pays. Pour bien appréhender l’impératif de la globalisation, il faut consulter de l’état actuel de notre littérature. A nos yeux, la littérature camerounaise se présente à ce jour comme un archipel d’îlots littéraires, sans passerelles entre eux et sans bordure tout autour ! Il y a la littérature camerounaise d’expression française et la littérature camerounaise d’expression anglaise, deux corpus de notre littérature, qui ne se parlent ni ne se connaissent ; encore heureux qu’ils ne se combattent ! La bibliographie de la diaspora constitue un troisième ensemble distinct, sans lien organique avec les autres. A ces trois premiers ensembles s’ajoute la germination des littératures en langues nationales qui se font déjà remarquer par leur grande vitalité.
Lancement de la deuxième édition
Le Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun qui se veut une copie conforme du bilinguisme et du multiculturalisme national met toutes ces monades en émulation, dans tous les genres littéraires majeurs (roman, théâtre, poésie et nouvelle) et dans toutes les langues d’expression (français, anglais et les langues nationales) pour en faire une gerbe littéraire colorée et unie.
Au regard de sa structuration, le GPLMC serait donc, sans toucher au mérite de l’animation ambiante tous azimuts, une sorte de Prix des Prix ! Emporter ce Prix c’est véritablement se situer au sommet de la littérature de notre pays, et non dans une loge médiane. D’où son nom Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun. Le Symbole du Mont Cameroun, la demeure tutélaire de EPASA MOTO, est invoqué ici pour
L’un des objectifs que nous voulons atteindre par ce prix c’est de soutenir tous les genres littéraires et remettre à flots ceux qui ont tendance à disparaitre sous la pression de l’image et du numérique. Le théâtre en particulier, la nouvelle aussi. D’ici peu, ressuscités par le GPLMC, tous ces genres vont reverdir !
L’autre objectif est de contribuer au vivre ensemble camerounais en littérature par la traduction de l’ouvrage gagnant dans l’autre langue officielle. Ce qui concourt également à influencer favorablement la circulation des ouvrages.
Le GPLMC ne se contente pas de délivrer un palmarès, il suit l’auteur primé durant toute l’année. Il est alors revêtu de son bandeau glorieux qui fait office de lauriers ! Vous noterez enfin que la participation au GPLMC est gratuite. Il n’est réclamé aucun franc pour faire acte de candidature. Nous en faisons une question d’honneur et de résilience, malgré les affres de la conjoncture.
Vous totalisez 52 ans de vie d’écrivain, quel regard posez-vous sur les jeunes acteurs du livre camerounais ?
52 ans de pratique littéraire ! Je rends grâce à l’Eternel pour cette merveille ! Du haut de ma tour du cinquantenaire, je suis heureux de constater que le Cameroun reste toujours la terre des génies littéraires qu’elle a toujours été. De Ferdinand OYONO, MONGO BETI à Djaili, en passant par Calixthe BEYALA, Léonora MIANO, Eugène EBODE et beaucoup beaucoup d’autres, le Cameroun maintient son firmament littérature bien étoilé. Il faut à présent qu’une institution littéraire nationale professionnelle et ambitieuse mette en valeur cette iconie de manière endogène. Telle est la raison d’être du Grand Prix Littéraire du Mont Cameroun.
Propos recueillis par Linelitt
Espace PUB’
La première édition du concours de poésie Assimba est lancée. Le règlement intérieur ici : https://assimbaa.org/concours-assimbaa-poesie/
Sous le thème « Littérature et engagement », un weekend riche de connaissances, riche de contacts, riche de collaborations, riche de lecture, riche de décisions autour du livre… s’annonce.
Du 13 au 15 octobre 2023 à Nantes (France), les œuvres africaines orales, écrites et dans diverses langues, ne pourront pas laisser indifférents les nombreux visiteurs attendus.
Plusieurs acteurs du livre de renom seront de la partie…
Le Festival des Littératures Africaines est une initiative de l’Association pour la Promotion des Bibliothèques Rurales (ASPROBIR). Elle a pour objectifs :
– La promotion et le développement du livre africain dans le monde, en valorisant la diversité culturelle et linguistique, en favorisant la coopération entre les acteurs du livre, en stimulant la production et la diffusion littéraires, en soutenant la création et la recherche
– Le renforcement des liens entre les littératures africaines et les autres littératures du monde
La découverte de nouveaux talents et de nouvelles tendances
– L’initiation des débats et des réflexions sur les enjeux actuels de culture et de développement.
Les activités de la 8e édition
– Le marché du livre – Des conférences – Des tables rondes – Des concours – Des spectacles – Des ateliers d’écriture – Des expositions et de nombreuses animations.
Le programme complet
Une aventure littéraire à vivre…
Espace PUB’
N’hésitez pas à associer votre image comme sponsors, partenaires ou participants au Salon du Livre Africain pour Enfants de Yaoundé (SALAFEY). Cette année, le SALAFEY mettra aussi en avant les enfants sourds et malentendants.
Le FESTIFOUS va davantage intensifier son spectre d’action et accentuer la promotion de l’art littéraire en insistant sur des pans spécifiques issus du diagnostic minutieux élaboré lors de la troisième édition. Ce diagnostic a permis de mettre sur pied un concept : « un Établissement, une bibliothèque », sur dix ans pour apporter une réponse efficace aux entraves de la littérature, aux côtés des institutions étatiques. Cette initiative pourra se poursuivre dans les pays frères de la sous-région Afrique Centrale.
La quatrième édition va davantage s’internationaliser
L’objectif ici est d’atteindre le cap de cent auteurs internationaux venus du continent mais aussi d’autres continents, pour ensemble fêter l’universalité de la littérature. Cette initiative a besoin du concours des autorités publiques, culturelles, des promoteurs d’entreprises, des organisations internationales, des acteurs de la société civile, des artistes, étudiants, élèves… Pour porter le livre, pérenniser et immortaliser la culture, il faut unir les forces. Que le livre retrouve sa place ; qu’il vive à travers ses contenus, son originalité ; et qu’il suscite des vocations tant dans sa version physique que numérique.
Marie Bertille MAWEM, P.C.O. de La semaine des fous du livre Président d’honneur de la 4e édition : Armand Claude ABANDA
Plusieurs pays déjà attendus…
RCA, RDC, Iran, Congo, Gabon, Niger, Tchad, Bénin, Maroc, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Suisse, France, Allemagne et bien-sûr le Cameroun.
Les articulations du Festival, nombreuses et variées, ont été mises en pratique tout au long de l’année 2023 dans différents sites de la ville de Yaoundé et dans des communes partenaires des régions de l’Est, du Littoral, du Centre, et de L’Extrême-Nord. Son apothéose, du06 au 09 décembre 2023 au Musée National de Yaoundé sera donc quelque chose de ouf !
LES ARTICULATIONS
– Conférences et débats – Concours de dictée inter-établissements – Concours littéraires « Le livre te cherche » – Exposition au village du festival international La semaine des fous du livre – Prix Francis BEBEY (délai de réception des candidatures : le 13 octobre 2023. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz ) – Prix Diaspora – Prix Spécial – Miss fous du livre 2022 – Excursion à Sa’a : recueillement sur la tombe de l’écrivain camerounais Séverin Cécile Abega – Ouverture des bibliothèques – Diner de presse – Conférence de presse – Diner de gala
Évènement phare de l’Association les Fous du Livre, le Festival International La Semaine des Fous du Livre (FESTIFOUS) a pour objectif de célébrer la culture livresque et de positionner le livre comme un produit de première nécessité auprès de la population africaine en général et camerounaise en particulier, à travers une foire d’exposition où tous les acteurs de la filière livresque exposent leurs savoir-faire à l’attention du grand public.
Le prix littéraire OSÚ est une initiative de la maison d’édition Eclosion, qui s’est donné pour mission de promouvoir l’écriture chez les jeunes.
Pour ce faire, en février 2021, la maison d’édition a lancé un prix littéraire et a enregistré de nombreuses candidatures pour chacune des trois catégories. Les lauréats ont été primés le 17 février 2021, lors d’une soirée organisée par Eclosion au Djeuga Palace de Yaoundé.
A la deuxième édition, le Centre International de Recherche et de Documentation sur les traditions et les langues africaines (CERDOTOLA) est devenu coorganisateur du prix.
Aussi, le CERDOTOLA et les Éditions Eclosion gardent le même objectif : celui d’encourager la création littéraire et de promouvoir la lecture au Cameroun et en particulier chez les jeunes, à travers la récompense et la publication gratuite des livres des lauréats au prix littéraire OSÚ
Pour la troisième édition dont les inscriptions s’achèvent le 31 décembre 2023, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) du Cameroun a décidé d’offrir des prix spéciaux pour les ouvrages écrits en langues nationales.
Le règlement intérieur de cette troisième édition est disponible ici : https://fb.watch/nzGMponKYe/?mibextid=Nif5oz
Pour plus d’informations :
Appels et WhatsApp : (+237) 677157326 E-mail : editioneclosion@gmail.com
Diane-Annie TJOMB est née à Bengbis, dans le département du Dja et Lobo. Après des études supérieures en communication des organisations et en gestion des ressources humaines, elle est promue responsable des programmes et de l’information dans une radio communautaire à Ndoungué, dans le Moungo.
Plusieurs années plus tard, elle réalise qu’écrire, voyager et photographier le paysage ne sont pas ses seules passions. C’est ainsi qu’elle renonce à tous ses acquis et ses privilèges pour s’engager à suivre une formation paramédicale, à l’issue de laquelle elle exerce une profession d’Assistante en Cabinet Médical. Participer au soulagement des souffrances de l’autre s’impose à elle comme un devoir, et pour cette raison, elle définit sa plume comme un vulnéraire qui apaise des maux redoutables, comme ceux qui détruisent l’estime de soi. Elle est Lauréate de la première édition du concours littéraire « Matila ô Duala » avec sa nouvelle « Un avenir strangulé ». Elle commet son deuxième roman TUBA B. celle qui possède la force, après un premier intitulé LIAA, rencontre avec l’étrange.
Extrait de Liaa, rencontre avec l’étrange
Diane-Annie TJOMB fait partie de ces femmes qui mettent la littérature sur un piédestal par son travail acharné, son besoin de toujours mieux faire, son besoin d’attaquer la racine et jamais le tronc. Diane-Annie TJOMB peint la femme telle qu’elle la perçoit : comme une super héroïne qui sait que rien n’est acquis ; que le combat sera tantôt perdu tantôt gagné. Des victoires fugaces ou des victoires qui l’élèveront.
L’appel à textes de nouvelles lancé par les Éditions SEGUIMA au Sénégal sera clos le dimanche 15 octobre 2023. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=618649787052858&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz
Les inscriptions au concours littéraire Francis BEBEY seront closes le 13 octobre 2023. Le règlement ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz