
« Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires. »
Bonjour, madame et merci de vous prêter à ce jeu de questions. En tant qu’auteure, comment vous définissez-vous ?
Bonjour, je suis ravie de me prêter au jeu.
Je me définie comme une artiste qui peint les différentes facettes du monde, tant dans sa splendeur que dans sa laideur la plus abjecte. Mes textes défendent des valeurs et dénoncent des abus. Dans la vie courante, j’utilise ma plume comme un vulnéraire, pour soulager des lésions internes issues des mots qui détruisent l’estime de soi.
Vous êtes l’auteure du récent roman TUBA B. : Celle qui possède la Force. De quoi s’agit-il concrètement ?
Ce roman parle de la place qui revient à la femme, précisément à la jeune fille, dans une société phallocrate. La jeune fille est précocement retirée du système scolaire pour être offerte à un homme bien plus âgé qu’elle, pour combler une insatisfaction pécuniaire. La suite n’est pas faite de glamour comme on peut s’y attendre… Mais au-delà de toutes les horreurs que nous pouvons peindre, ce roman transporte un beau message d’espoir et de témérité.
Dans ce roman, on lit effectivement une femme qui peint une autre forte, obstinée, téméraire… Votre vision de la femme ?

Ma vision de la femme est effectivement celle que je décris dans ce roman : forte, obstinée, téméraire. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit car, lorsqu’une femme décide de se départir du manteau de la victimisation, elle est capable de se relever et de faire des exploits.
Que pensez-vous de la femme en littérature, en Afrique, aujourd’hui ?
Je pense que la femme en littérature dans le contexte africain est prolifique, pertinente et audacieuse. Ses productions littéraires restent néanmoins dans l’ombre, et ce n’est qu’une poignée qui est fortement médiatisée. Je me réjouis quand même de voir cette marginalité réduire, car les femmes en Afrique obtiennent de plus en plus la reconnaissance des grands prix littéraires.
Auteure de plusieurs romans, quels sont les cinq conseils de Diane-Annie TJOMB pour en proposer un de qualité ?
Pour proposer à mes lecteurs un roman de qualité, je prends en compte plusieurs paramètres, mais je vais énumérer les plus pertinents pour moi :
– Créer des personnages attachants ou intéressants. Le personnage qui joue le rôle principal ne doit pas être parfait ; lui trouver des défauts et constamment le mettre en difficulté, pour entretenir l’intrigue ;
– Construire une histoire dans laquelle le lecteur s’identifie, soit par le thème abordé, soit par le style de narration ;
– Créer des péripéties pour entretenir le suspense ou pour surprendre le lecteur ; c’est ce que j’appelle « nager à contre-courant des évidences »
– Faire passer le lecteur par toutes les émotions ;
– Faire preuve de créativité ; ne pas rationner son imagination, se démarquer par un style d’écriture précis.
Linelitt
Espace PUB’
La course au prix international Francis BEBEY est en cours jusqu’au 13 octobre 2023. Le règlement intérieur ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=621004253484078&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

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