HOW I MET BOOKS  |  Maxwell NDZENGUE, poète camerounais

Je me souviens de ce jour comme une date d’anniversaire !

A ma tendre enfance, tout ce qui m’intéressait étaient les vêtements de Noël et les beignets aux sorties des messes. Je ne portais aucun intérêt pour le livre. Je trouvais le livre parfois trop volumineux et parfois très fatidique. Bien que mon père avait un endroit où il rangeait ses livres, dans une armoire au salon ; mon regard ne se posa jamais à cet endroit.


Mon tout premier contact avec le livre était en classe de 6ème Bilingue, où « literature Awareness » était une matière de base. C’est ainsi que je me suis plongé dans la lecture de The Youngest King of Hunters de Jephtah Sotabinda. La lecture de cette œuvre m’a permis de côtoyer peu à peu le monde littéraire, car je pouvais désormais voyager sans me déplacer. A cette époque, je n’étais pas fan de voyages routiers car je souffrais, selon les médecins, du « mal de la voiture ». C’est alors que je commençai à devenir l’ami des personnages, connaitre leur vie, leur émotion, leur quotidien.


Mon appétit pour le livre commençait déjà à se faire ressentir à l’adolescence. Je me suis lancé dans la lecture des histoires romantiques, comme True love waits de Pochi Tamba, Betrodal without Libation de Bole Butake, La fille d’Ebène d’Emmanuel Afane Ze, qui me mettaient la puce à l’oreille, et d’où je puisais mon inspiration pour parler aux plus belles filles de la classe. Tout à coup, la mini bibliothèque de mon père devint pour moi une île où je côtoyais mes amis les livres.


Le déclic, c’est quand je me suis intéressé aux livres poétiques. Directement je me suis lâché dans les bras de Paroles de Jacques Prévert, et Alcools de Guy de Maupassant, ce qui a réveillé un talent qui sommeillait en moi : celui d’écrire des poèmes. J’ai commencé à écrire des poèmes pour ma muse, ensuite pour les fléaux qui écorchent la société. En lisant des livres, j’ai commencé aussi à écrire. Depuis lors je n’ai pas cessé de lire et écrire. Merci au livre qui m’a permis de me sentir libre.




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