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  • COMMLITT : APPEL À CONTRIBUTIONS – L’ECRIVAINTOLOGIE : DES REGARDS CRITIQUES ET DES PERSPECTIVES


    I. De l’écrivain à l’écrivaintologue : des éléments d’un manifeste littéraire


    L’écrivaintologie s’évertue à se faire cerner à travers l’univers riche des approches de la littérature. Elle se positionne comme une étude qui pose le problème du paradoxe de la production textuelle et se définit comme une approche conceptuelle de la dis-parution de l’écrivain, autrement dit du questionnement de son effacement dans son essence créative. Science ou art de l’écriture – du point de vue littéraire et linguistique, dans un esprit proche de l’analyse du discours littéraire –, elle est une démarche qui pose la question de la fin de l’écrivain, ou tout au moins de son gommage dans le texte, et partant dans le champ social à travers son statut du faiseur d’œuvres de fiction et sa fonction sociale, voire sa créativité qui ne devient une création qu’avec le concours du personnage (qui est l’objet principal de l’analyse critique du texte) et de la réception (qui est l’instance susceptible de faire et/ou de défaire l’auteur).
    Quant à l’écrivaintologue, il désigne toute personne (scientifique ou pas) qui étudie ou applique la théorie écrivaintologique (il est donc un critique littéraire qu’on peut également qualifier d’écrivaintologiste). En outre, il peut s’agir d’un auteur (écrivain-tologue) qui inscrit ses problématiques d’écriture (de fiction ou de réflexions) dans la perspective de l’écrivaintologie (considérée, dans ce cas, comme un mouvement littéraire ou tout simplement un art d’écrire).


    L’écrivaintologie peut avoir sa place dans plusieurs domaines scientifiques, notamment dans les champs des sciences sociales et humaines. C’est le cas des sciences littéraires elles-mêmes.
    En posant la problématique de la dis-parution, l’écrivaintologie étudie l’écriture comme des traces dans le temps et dans l’espace. Par exemple, seul dans sa chambre, l’écrivain qui lit les phrases de son manuscrit pour en jauger la résonnance, ou l’enseignant qui raconte des romans à ses apprenants, bref toute personne qui oralise l’écrit dans un dessein littéraire, est peut être considérée comme un oravain. Ainsi, l’oravaintologie peut s’étendre à l’étude de la littérature audiovisuelle, à la traduction automatique, à la lecture automatique des textes numériques qui annoncent un futur « holocauste littéraire ». Au fond, de plus en plus, le monde de l’écriture s’oralise et se vocalise. Il s’agit d’un retour aux sources. Une grande partie des sociétés africaines n’avaient pas d’écriture, car elles étaient monolingues. En effet, l’écriture nait et se développe dans une aire linguistique plurilingue. Elle sert plus à la traduction qu’à la transmission des connaissances. L’écriture n’est qu’un support informatif, c’est l’oralité qui est le socle du savoir.


    Dans la perspective narratologique, par exemple, la création fictive des dialogues des personnes ou des personnages disparus pour expliquer le passé, ou pour donner des points de vue prospectifs sur l’actualité ou le futur, notamment au moyen de nouvelles technologies, peut faire (re)naitre le personnage fictif, romancé, réinventé. C’est le cas de l’auteur Giuliano Da Empoli dans Le Mage du Kremlin. Il est bien de noter l’émergence de la « littérature de la rumeur » qui substitue le vrai par le vraisemblable. Bien souvent, il y a transposition du réel dans l’univers fictionnel. Parfois, d’un point de vue du droit, les plaintes contre les auteurs ou les soupçons sur la disparition d’un écrivain (comme Pablo Neruda) font du personnage d’écrivain une personne juridique.


    En plus de la géographie ou de la géologie imaginaires des mondes disparus et engloutis, l’étude des textes et des écrits, où des récits comme des contes ou des fables racontent les histoires des ogres et autres monstres (présentés généralement comme imaginaires et fictifs), peut faire appel à la biologie de la résurrection (qui s’intéresse à la dé-extinction) pour mieux prendre les œuvres littéraires comme des fossiles préhistoriques.


    Il y a quelque chose de « sacré » chez l’écrivain avec son paradoxe d’absence et d’omniscience. La célébrité posthume de l’écrivain ou la construction de son image de marque se profilent autour des visées économiques du marketing. Dans un presque sens théologique, on rapporte que certains vers de Victor Hugo sont pris pour des versets et que les trouvailles des traces d’Antoine de Saint-Exupéry sont en quelque sorte des reliques. On peut également évoquer le cas de la panthéonisation des écrivains illustres « immortalisés ». D’un point de vue sociologique ou anthropologique, il est nécessaire de se pencher également sur les questions des croyances non basées sur l’écriture, ou sur les textes ésotériques d’initiation dans les rites africains.
    Fait réel ou imaginaire, l’absurde phénomène de l’écrivain réincarné, qui fait de l’inspiration une métempsychose, permet la « résurrection » d’un auteur dans un autre. Par ailleurs, la question des inspirateurs ou des précurseurs comme les préromantiques peut aider à éclairer des zones d’ombre. A cet effet, est illustratif l’exemple de la martiniquaise Paulette Nardal qui est le précurseur du mouvement de la Négritude de Césaire, de Senghor et de Damas, en créant dans les années 30, à Paris, La revue du monde noir.


    Le récit pariétal contenu dans l’art rupestre est un patrimoine qui traduit des sociétés disparues. Il revêt un grand intérêt historique, archéologique, paléontologique ou philologique. Des textes anonymes ou écrits par des pseudonymes ou dans des langues mortes peuvent être d’une importance capitale. A l’inverse, la technologie de la fictionnalisation (à l’image des romans-fiction de Jules Verne) apporte son concours en étudiant des passages illisibles ou détériorés par l’usure du temps.
    Certains anciens manuscrits font l’objet de l’exégèse et de la linguistique, en plus de l’étude des langues mortes. Dans les domaines des sciences du langage, l’écrivaintologie s’inscrit dans le champ de l’analyse du discours, mais aussi de la stylistique, de la rhétorique. Elle porte un intérêt linguistique de la transcatégorisation grammaticale comme « pantalon », « polichinelle », « tartuffe », « dulcinée», « pimbêche ». En outre, on note que « rocambolesque » vient de Rocambole, « gargantuesque » de Gargantua, ou « ubuesque » d’Ubu.
    Les mathématiques peuvent démontrer des problèmes écrivaintologiques. Aussi, le plagiat (ou encore : la fausse citation, les mots abusivement attribués à un auteur, les extraits subversifs ou parodiques, l’invention d’un auteur inexistant) peut s’expliquer avec l’équation : + 1+ – 1 = 0, autrement les deux auteurs s’annulent. L’équation des textes oraux peut être : X x 0 = 0, autrement, un texte appartenant à la communauté n’est pas la propriété du griot. On peut se pencher sur la vive polémique du prix Goncourt de 1919 qu’a remporté le roman de A l’ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust avec 6 point sur 4 contre Roland Dorgelès, auteur de Les Croix de bois. Que penser du paradoxal écrivain Emile Zola qui a raté le baccalauréat et l’entrée à l’Académie française, mais qui était un auteur prolixe en lettres, alors qu’il était un arithmomane ? La problématique arithmétique de la littérature, à côté du roman fleuve, s’invite à la curiosité du nombre de livres écrits par un seul auteur en interrogeant la routine d’écriture. A cet effet, que penser d’Honoré de Balzac qui écrit trois livres par ans à coup de plusieurs dizaines de tasses de café pour « honorer » ses dettes ?


    Au demeurant, l’écrivaintologie peut convoquer plusieurs disciplines scientifiques. Au fond, cette question shakespearienne « Etre ou ne pas être ?» n’a pas pris de ride dans ce monde contemporain où le paraitre se substitue bien souvent à l’être. Etudier un écrivain, c’est poser la question de la conscience qui accompagne son essence et son existence. La conceptualisation devrait être aussi courante que nécessaire. Il serait mirifique d’imaginer l’avènement d’un concept comme suit :
    L’écrit vint tôt, l’eau gît, l’écrivaintologie
    vise à faire de cette eau une encre noircie
    et le bois du feu de la veillée littéraire du soir devient
    les feuilles de papier qui portent des idées et des biens
    A côté de ce quatrain aux traits humoristiques, l’écrivaintologie possède un lexique assez rébarbatif : anamorphose littéraire, ancrage discursif, autaire, corps scriptural, dépersonnage, dis-cours, dis-parution, ublier, écrivaintologie renversée, écrivain raté, encre, encrologie  écréature, écrivance, littérance, lettrature, intelliture, interlittérarité, oravain, vivain, négriturance, agorature, manuscrature, profiliture, techte, featuring littéraire, miroiture, personatialité, personnaire, personnage écrivain, personnage-écrivain raté, écriveur, scriptologie, syllogorrhée, tété-scripturalité, trans-écriture, nécritologie. Cependant, avec des textes d’applications, chaque concept peut trouver sa place dans l’édifice de la critique de la littérature.


    II. La problématisation de l’écrivain contemporain : la place de l’écrivaintologie dans les sciences modernes


    La réflexion critique et satirique, la transmission des connaissances, l’expression artistique, l’influence sur l’opinion publique, etc. sont, entre autres : les fonctions régaliennes de l’écriture et des écrivains. La prolifération des possibilités éditoriales donne naissance à plusieurs écrivains de plus en plus prolifiques, ce qui fait surgir sur la scène littéraire des écriveurs qui, à travers leurs écritures, jouent un rôle crucial et essentiel dans la société. Ils nourrissent l’âme et l’intellect, ils stimulent la réflexion critique à travers la cogitation, ils enrichissent la culture et l’ouverture d’esprit, ils produisent des effets très puissants sur la société. C’est la raison pour laquelle, Abdellah Taïa pense : « L’écriture est le gardien de la mémoire de l’humanité ». Victor Hugo estime qu’un poète est un monde enfermé dans un homme. En effet, avec l’avènement du numérique, le monde connait de profonds bouleversements. Les moyens de communication à l’ère numérique ont chamboulé les tendances sociales sur tous les plans. Des changements importants ont affecté la manière dont l’écriture est pratiquée, diffusée et perçue.
    L’avènement des médias socio-numériques, des blogs et des plateformes en ligne est devenu un offertoire de nouvelles possibilités d’expression et de publication pour les écrivains. Toutefois, cette révolution a également posé des défis majeurs en termes de qualité, de légitimité et de visibilité. Il en est de même de l’autoédition, par exemple, qui remet en cause les mécanismes et les techniques traditionnels de publication et de diffusion des ouvrages. Ce qui précède permet ainsi d’interroger la place de l’écrivain dans la société contemporaine émaillée par l’hyper technologie. Allant dans la même veine, la prolifération des supports de lecture et d’écriture, tels que les smartphones, les tablettes et les liseuses, a modifié les pratiques de lecture et a eu un impact sur la façon dont les textes sont conçus et perçus. L’écriture hyper et intertextuelle, la publication collaborative et la viralité des contenus ont transformé la nature de l’écriture et de l’écrivain. Cela a également permis l’émergence de nouvelles formes de littérature, d’écriture et de créativité scripturale.


    Le concept de « l’écrivaintologie » est également mis à l’épicentre de la réflexion de nouvelles problématiques de la création littéraire. En effet, l’écrivaintologie est la science de l’écriture qui s’intéresse à la problématique de la nature de l’écrivain, de son essence, de son effacement (dis-parution, c’est-à-dire à la fois sa parution et sa disparition), de son positionnement énonciatif. Cette approche discursive du texte littéraire interroge « l’authenticité », « l’identité », « la créativité », le statut » de l’écrivain. Il s’agit en effet de la reconnaissance de l’importance de la dimension introspective et réflexive dans le processus de création littéraire. En réalité, écrire c’est aussi se questionner sur soi-même en tant qu’écrivain ou écriveur, sur sa place dans le monde et sur le sens et l’essence de son existence. L’écrivaintologie propose ainsi d’explorer les différentes dimensions identitaires de l’écrivain.


    Cette conceptualisation de l’écrivain est ainsi une perspective pluridisciplinaire qui met en lumière le lien étroit entre la vie de l’écrivain et son œuvre avec prédilection sur l’importance de l’auto-analyse, de l’extra analyse, et de l’introspection dans le processus de création littéraire. Le point focal des préoccupations écrivaintologiques est la place de l’écrivain dans la société, sa position par rapport à son public et sa contribution à la construction, à la reconstruction et à la co-construction de l’identité culturelle et artistique.


    La problématique de l’écriture sous toutes ses formes mettrait en relief tous les domaines gnoséologiques. Cette thématique concerne la littérature, les sciences du langage, la sociologie, les sciences de l’information et de la communication, les sciences du patrimoine, l’art, l’archéologie, l’histoire, la philosophie, l’épistémologie, le droit, etc. Les axes suivants, non exhaustifs, peuvent fédérer des études conduites dans cette perspective.

    Axe 1 : l’écriture littéraire et l’écrivaintologie
    – l’effacement, la substitution et le renouvellement de l’écrivain, du livre et du lecteur ;
    – les représentations sociales dans l’écriture littéraire, la construction des personnages et des univers fictionnels ;
    – la dis-parution : le livre à titre posthume, les textes anonymes, le plagiat en littérature, les pastiches, la pseudonymie ;
    – l’intertexte, la citation, l’intertextualité et la polyphonie énonciative face au marquage idéologique et idiosyncrasique ;
    – les influences culturelles et socio-historiques sur la production littéraire ;
    – l’impact des nouvelles technologies sur l’écriture littéraire : l’étude de l’utilisation des réseaux sociaux, des blogs et de l’auto-édition sur la création littéraire ;
    – les enjeux sociologiques, politiques et linguistiques liés à l’écriture inclusive dans la littérature contemporaine ;
    – l’écriture et le genre à partir d’un regard sur les différentes formes d’écriture et de narration utilisées par les écrivains pour questionner et déconstruire les normes de genre ;
    – l’écriveur et son public, du pacte scripturaire à l’horizon d’attente : l’analyse des stratégies d’écriture mises en place par les écrivains pour s’adresser à un public diversifié et pour créer un lien avec celui-ci ;
    – le personnage-écrivain et l’écrivain-personnage ;
    – la problématique de l’auteur dans la littérature orale ;
    – la littérature numérique et la littérature numérisée : les enjeux et les perspectives ;
    – la littérature numérique et les problématiques écologiques, etc.

    Axe 2 : l’écrivain comme objet et sujet des sciences et technologies  
    – la vulgarisation scientifique, la compréhension des connaissances scientifiques, l’accessibilité, la diffusion et l’exploitation des résultats et les découvertes scientifiques dans les universités camerounaises ;
    – le discours et les représentations autour de la science ;
    – l’écriture collaborative en sciences : l’analyse des dynamiques d’écriture collaborative dans le cadre de la rédaction d’articles scientifiques, en s’intéressant aux nouveaux outils et modes de collaboration ;
    – les enjeux de la publication scientifique : l’étude des enjeux liés à la publication d’articles scientifiques, en particulier en ce qui concerne l’évaluation par les pairs, l’accès ouvert aux publications et l’impact de la publication sur la carrière des chercheurs ;
    – l’écriveur scientifique et l’engagement : analyse de l’engagement des écrivains scientifiques dans la transmission des connaissances, la défense de la recherche et la sensibilisation aux enjeux scientifiques contemporains ;
    – l’écriture scientifique comme écriture normative ;
    – la problématique de l’éthique dans la science : la question du plagiat ;
    – la problématique de l’auto plagiat et du plagiat IA ;
    – la problématique des théories scientifiques nées en Afrique : la perception universelle et perception par les Africains, états des lieux ;
    – la science et la justice cognitive ;
    – l’auteur traducteur et sa posture scientifique ;
    – l’écrivain machine, la machine écrivain : un regard sur l’intelligence artificielle ;
    – l’exploration des pratiques d’écriture digitale et multimodale : les blogs, les podcasts ou les productions transmédias ;
    – l’analyse des dimensions thérapeutiques de l’écriture expressive : développement personnel, coaching et soin psychologique ;
    – les enjeux sociopolitiques de l’écriture engagée et les formes d’expression militante et militantiste : discours contestataires et pratiques de résistance à travers l’écriture ;
    – l’écriture et les neurosciences : les processus d’écriture, de lecture et de création littéraire, rapport entre la science et la création littéraire.

    Axe 3 : l’écrivaintologie et les sciences de la communication et de l’information 
    – l’impact des nouvelles technologies sur le journalisme du marketing du livre : les nouveaux formats de narration, l’utilisation des réseaux sociaux ou les défis éthiques liés à l’information en ligne, les stratégies de construction du discours médiatique ; 
    – l’étude des processus de professionnalisation et de déontologie : les normes, les pratiques et les évolutions de la profession à l’ère du livre numérique ;
    – l’éthique de l’écriture journalistique : étude des dilemmes éthiques rencontrés par les journalistes lors de la rédaction d’articles, en particulier dans un contexte de désinformation et de fausses nouvelles ;
    – les nouvelles formes d’écriture journalistique immersive : le reportage en réalité virtuelle, journalisme narratif, etc. et impact sur l’expérience du lecteur ;
    – les nouvelles contraintes de l’écriture journalistique et les nouvelles modalités de l’écriture littéraire : l’étude des contraintes liées à la rédaction d’articles pour les médias en ligne, notamment en termes de formats, de délais et de production de contenus multiformats ;
    – le rôle de l’écriveur journaliste dans la construction de l’information : les journalistes citoyens et la communication individuelle de masse ;
    – l’écriveur journaliste : « entre gombo et chantage médiatique ».
    – l’écriture et l’identité : l’écriture des écrivains issus de minorités, affirmation de l’identité culturelle, et lutte contre les stéréotypes.


    Les propositions des articles de jeunes chercheurs et des chercheurs en quête d’innovations euristiques sont largement sollicitées.
    – Date limite des propositions : 25 mars 2024.
    – Journée d’étude : 27 mars 2024.
    – Publication des articles : juin 2024.


    COMITÉ SCIENTIFIQUE : Pr Joseph Ndinda, Pr Hamadou Adama, Pr Pare Daouda, Pr Mamoudou, Pr Martin Mbengue Nguimè, Pr Abdouramane Halirou, Pr Kaïmangui Mathias, Pr Assana Brahim, Pr Falna Taubic, Pr Guemdjom Candice, Pr Ngo Eloma, Pr Amina Goron.
    Comité de lecture : Dr Amadou Farikou, Dr Lucien Bindi Ngouté, Dr Paul Yadji, Dr Moussa Adamou, Dr Abdias Mabard, Dr Landry Ngaouri, Dr Marcel Taibé, M. Bertrand Ayissi, M. Clément Maïoua.


    Adresses : Mail : assanabrahim2@yahoo.fr / adamouafagna7@gmail.com
    Numéros WhatsApp : (+237) 698 31 90 31/ 6 55 53 98 98



    POUR ACHETER L’ESSAI « L’écrivaintologie : Pour une conceptualisation de la dis-parution de l’écrivain » :

    Auteur : Pr Assana BRAHIM

    💰10.000 FCFA

    Disponible chez :

    Contact : (+237) 698319031




    ACOLITT est une association littéraire qui milite pour une littérature dynamique en Afrique. Elle est basée à Yaoundé, au Cameroun.




  • BIOLITT : Bibiche KOUND, auteure camerounaise

    Bibiche KOUND est originaire de la région du littoral, résidant dans la ville de Douala au Cameroun. De père Banen et de mère Douala, elle est l’aînée d’une famille de plusieurs enfants. Très tôt passionnée de lettres en général et d’écriture en particulier, elle se met à écrire dès l’âge de 13 ans. Elle écrit des chansons mais tient également un journal intime.

    En 2006, elle obtient son baccalauréat littéraire et fera des études de droit, de communication et de ressources humaines. Elle est titulaire d’un Master en gestion et riches de plusieurs autres formations.

    Bibiche KOUND a tour à tour occupé les postes de responsable RH adjointe à Landlady, d’agent de numérisation à Émodoc pour PERENCO, et de conseillère commerciale à PCCI pour MTN.

    Gestionnaire de formation, Bibiche KOUND est entrepreneure, conférencière, communicatrice et écrivaine engagée.

    Auteure de deux livres, le premier intitulé Libre, un roman préfacé par le Pr Jean BAHEBECK, dans lequel elle parle de l’épineux problème de la santé mentale à travers des sujets tabous tels que : le viol, l’abus parental, le divorce, la dépression, pour ne citer que ceux-là ;
    le second, un roman intitulé L’Afrique
    en larmes qui a remporté le premier prix spécial roman au prix littéraire OSÙ en février 2023. Elle a récemment achevé l’écriture de deux autres livres dont un recueil de poèmes, qui paraitront très prochainement.

    Passionnée d’écriture et de lecture, de cuisine et de musique, de natation et de voyage, de beauté et de l’être humain, Bibiche KOUND est une véritable passionnée dans l’âme.
    Cette femme dynamique, sociable et résiliente est l’heureuse maman d’une adorable fille.
    Consciente des ravages que cause la dépression en particulier ainsi que les maladies et troubles mentaux en général, elle a fait de la santé mentale son cheval de bataille. Elle accompagne les personnes à avoir une bonne santé mentale et à se libérer de leurs traumas.

    Sa phrase fétiche: « Prenez soin de votre santé mentale »


    Un livre traduit est un livre qui a plusieurs vies. ACOLITT l’a compris et s’applique, sans logiciel de traduction, à traduire vos textes.

  • BIOLITT : Marcel Hernandez JOUMESSI, auteur en herbe et slameur camerounais

    Chercheur en Master II Droit des Affaires et de l’Entreprise à l’Université de Dschang, JOUMESSI ACHOUNTSA Hernandèze Marcel – « Le Mélancolique », est un passionné de littérature, d’art oratoire, de lecture et d’écriture poétique et slamique.

    Il commence avec ses premiers textes de poésie en classe de 3ème, faisant d’elle sa plus belle révélation et depuis lors il ne peut s’en défaire, car il trouve en elle une véritable plénitude de l’âme où ruisselle et jaillissent ses plus belles inspirations.

    En 2023, il est sélectionné pour les 11ème de finale du Grand Slam National, lui attribuant ainsi le statut de slameur de l’équipe nationale de Slam du Cameroun. La même année, il remporte le deuxième prix du concours universitaire de poésie organisé par le CELEF (Cercle des Etudiants de Lettres et d’Expression Française) de l’Université de Dschang, qui mettra au sommet des pyramides, son art et sa passion pour la poésie.

    Par ailleurs, il est à noter que Marcel JOUMESSI est le Vice-Président du « Club Débat et Leadership » de l’ Université de Dschang. Aussi, il a plusieurs fois été Bénévole au Centre Culturel JLD de l’ONG-Fondation Jean Félicien Gacha dans le cadre du programme ‘’Vacances Utiles’’, où il a donné des ateliers de Poésie et de Slam pour contribuer à l’éveil des vocations chez les jeunes. Il est également l’un des porteurs du projet ‘’SLAMGENERATION’’ qui, dans ses objectifs centraux, concourt à transmettre le savoir-faire artistique, poétique et slamique, tout en éveillant des passions et passer le flambeau à la nouvelle génération de soldats de la plume.

    Il a récemment remporté le deuxième prix au concours ASSIMBA’A POÉSIE.


  • BIOLITT : Safi Chantal B., écrivaine rwandaise

     
    L’écrivaine Safi Chantal B., de nationalité rwandaise, est née en République Démocratique du Congo. En exil forcé en Europe, elle observe avec étonnement l’Eldorado dans sa béatitude et ses délires quotidiens. Très choquée, elle refuse d’en demeurer simple spectatrice.

    En 2013, après 11 ans de mélancolie et de nostalgie, elle décide de rentrer définitivement en Afrique et se paie un billet d’entrée dans le monde de la littérature.  Avec sa plume, elle décrète de prendre désormais la défense de l’Afrique et de revendiquer les droits de ses fils à travers ses œuvres.

    En 2016, elle publie à Brazzaville son premier récit : Le Ras-le-bol d’une Immigrée ; en 2017, elle le publie à nouveau à Abidjan avec six autres nouveaux titres, dont Voir l’Europe à tout prix ! ; Le Désarroi de la petite  »évoluée »  ; Sagy, la petite réfugiée écologique ; Dans les entrailles des marécages ; Le cœur de la rose ; Le Bébé magnétique sur le dos du vent.

    Ensuite, elle s’impose une mission difficile, celle de sillonner l’Afrique afin de sensibiliser toute la jeunesse africaine, sans distinction, contre l’émigration clandestine vers les ailleurs incertains ; de combattre ce fléau qui n’honore pas l’Afrique ; d’exhorter la jeunesse, cette première ressource du continent, au patriotisme ; de la conscientiser à son apport au progrès de son pays et de son continent, au lieu de brader sa vie pour des rêves utopiques. 

    Son long cursus littéraire, sa formation en science de l’information et de la communication, son passage à la Radio comme speakerine et animatrice l’ont prédisposée à l’accomplissement de cette noble mission. 


    L’année 2023 a été marqué par deux Festivals du livre et des Arts organisés en Afrique, auxquels Safi Chantal a participé. En premier, le FILIGA (Festival International du Livre Gabonais et des Arts) à Libreville, qui s’est tenu en mai 2023 à Libreville. Ensuite, le FILAB(Festival International du Livre et des Arts assimilés du Bénin) qui a fait sa part en août 2023 à Cotonou.

    Décembre fut encore plus attrayant pour Safi Chantal B. Elle a bouclé l’année 2023 par une Caravane Civique en Guinée /Conakry, sous l’égide de Son Excellence le Colonel Mamadi Doumbouya, à travers des établissements académiques : primaires, secondaires et universitaires de la capitale et des autres villes de la Guinée : Kindia, Mamou, Faranah, Boké, où elle a eu l’opportunité d’exhorter la jeunesse au patriotisme et au civisme, seuls moyens d’éradiquer l’incivisme, la délinquance et l’exode clandestin de la jeunesse guinéenne et africaine vers des horizons utopiques. Satisfaite, elle continue à échanger sur différents thèmes à travers les réseaux sociaux avec la jeunesse guinéenne et autres.


    L’année 2024 s’ouvre à elle telle une fleur qui éclot à l’aube, avec son huitième ouvrage qui sera publié début mars  2024 et qui s’intitule : LE DILEMME DU PRÉLAT !, sous-titré : COUPABLE AMOUR ! Un roman inspiré d’une histoire vraie. Il  sera suivi d’un autre, que notre auteure est encore en train de concocter, sous un titre très osé et qui verra aussi le jour au cours de cette même année.

    Pour le SIFLO (SALON INTERNATIONAL FÉMININ DU LIVRE DE OUAGADOUGOU), elle posera sa valise à Ouagadougou en  mi-avril 2024, pour communier avec des écrivaines venant de plusieurs pays d’Afrique,  répondant ainsi à l’invitation de l’initiatrice, la jeune écrivaine Dédé Rose Kouevi du Burkina-Faso et des Pionnières du livre de Ouagadougou ! 

    L’année 2024 s’annonce littérairement généreuse pour notre auteure. Une belle motivation pour cette panafricaine, panafricaniste, féministe, écologiste, humaniste… dont la source d’inspiration et la plume sont portées vers la littérature et les actions culturelles engagées.




    ACOLITT, c’est :



  • BIOLITT : Joël Célestin BOBO, promoteur littéraire camerounais

    Joël Célestin BOBO dit « JC BOB » est un écrivain et promoteur littéraire camerounais originaire du département de la Lekié dans la Région du Centre Cameroun.

    Après ses études secondaires au Petit Séminaire Saint Joseph d’Efok, il va faire des études de droit à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé 2 à Soa et va par la suite suivre une formation en ingénierie financière à l’Institut du Management et de la Finance. Passionné de littérature et de communication, il va fonder le Centre de Lecture d’Initiation et d’Intégration à la Culture dont la mission est de promouvoir la littérature et la culture africaine de manière générale.

    Joël Célestin BOBO a déjà participé à plusieurs évènements littéraires dans le monde. Il est notamment ambassadeur du Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA)

    Sa bibliographie est riche de deux recueils de poèmes : Mes Traces Sont Là et Plume Tropicalisée.




  • BIOLITT : Pierre Sonore DJIOGUE, auteur camerounais

    Pierre Sonore DJIOGUE est enseignant à la base, avec une formation en Sciences de l’Education et en Psychopédagogie. Il dispense les cours de langue et littérature françaises dans les établissements d’enseignement secondaire depuis la fin de sa formation et est actuellement chef d’établissement. Il poursuit ses recherches en Analyse du Discours au troisième cycle de l’Université de Douala.

    Pierre Sonore DJIOGUE fait son entrée dans la scène littéraire en 2020 avec la publication de deux romans : Une vie, un destin et Les civilisés. Il revient en 2024 avec un troisième roman, Les hommes maudits .




  • D-Livre : Marie Nicaise EBANGA, auteure camerounaise


    La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel.


    Marie Nicaise EBANGA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Marie Nicaise EBANGA, je suis née et j’ai grandi dans la région du Centre. J’ai une licence en philosophie. Après une formation professionnelle en marketing et en communication digitale, j’ai commencé à travailler comme responsable marketing et communication digitale dans une entreprise de la ville. Ma passion pour la littérature est née dans mon enfance, mais ce n’est qu’en 2012 que j’ai rédigé ma première production littéraire. Et depuis, je n’ai cessé d’écrire.

    En tant qu’auteure de roman, avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Bien évidemment, j’ai mon petit rituel : j’aime écrire très tôt le matin, après la prière de 05h, ou tard dans la nuit. J’aime bien le calme ; les idées viennent sans se faire prier.

    Vous êtes, avec le roman « Les fantômes du passé », l’une des lauréates de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ promue par les Editions Eclosion. « Les fantômes du passé », de quoi s’agit-il ?


    « Les fantômes du passé » est un roman qui m’a été inspiré de la guerre qui s’est déroulée à l’extrême-nord Cameroun. Dans cet ouvrage, j’ai essayé de retracer à ma façon les horribles événements qui se sont déroulés de ce côté du pays. Souleymane, l’un des personnages est à la fois le bourreau et la victime. Ayant assisté au massacre de sa famille, il deviendra à son tour un bourreau, malgré lui, et certainement l’un des plus cruels jusqu’à sa rencontre avec Latifa. À partir de là sa vie ne sera plus jamais la même.

    Intéressant. Racontez-nous votre aventure avec OSÚ.


    Mon aventure avec OSÚ commence en 2021 lorsque ma jumelle, Jocelyne EBANGA, se présente à la première édition OSÚ. En effet, nous devions nous présenter toutes les deux, mais je n’étais pas satisfaite du dénouement de mon roman. Alors, j’ai préféré attendre l’année suivante pour le faire. Et l’issue du concours de l’édition suivante fut très satisfaisante pour moi.

    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Ils doivent lire le genre de livres qu’ils ont envie d’écrire. Ne serait-ce que pour savoir ce que les autres auteurs, confrontés aux mêmes problèmes, ont fait. Ils doivent aussi lire les livres des genres qu’ils n’aiment pas forcément, ne serait ce que pour savoir ce qu’il ne faut pas faire.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    La scène littéraire camerounaise actuelle est très diversifiée et très intéressante, car l’on note un enracinement culturel. Nombreux auteurs camerounais attestent de l’influence de la littérature traditionnelle. L’harmonisation de l’écriture romanesque et poétique au discours traditionnel et aux réalités culturelles camerounaises permet non seulement de mieux se réaliser, de mieux s’exprimer, mais aussi de s’adresser à un public camerounais avec lequel on partage un destin, un passé commun et des valeurs communes.

    Propos recueillis par P.O.




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  • D-LIVRE : Jordan TEGOUDJON, auteur camerounais


    (…) ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.


    Jordan TEGOUDJON, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Bonjour et merci pour l’occasion offerte. Avant toute chose, je suis un étudiant camerounais de 24 ans. Je suis inscrit en lettres modernes françaises à l’Université de Yaoundé I, en cycle de doctorat. En ce moment, je prépare une thèse qui porte sur la poétique romanesque de Léonora Miano.

    En licence 3, j’ai commencé à mettre en pratique le cours sur L’esthétique du théâtre ; cours dispensé depuis le niveau licence 2. Je me suis mis à l’écriture des pièces de théâtre. J’en compte à ce jour plus de six, dont trois éditées suite à des concours.

    Dans cette continuité, je m’exerce dans l’enseignement en tant que vacataire. Donc, à l’heure actuelle, je me définis comme un doctorant qui fait des vacations et suis écrit des pièces de théâtre et des scénario.

    Vous êtes auteur de livres et scénariste. Avez-vous un procédé d’écriture particulier quand vous écrivez ? (Des petits rituels, techniques, etc.)


    Je répondrai en deux volets. Le premier est du ressort du théâtre. Au départ, l’acte d’écriture n’était pour moi qu’un moyen de savoir si je suis capable de rendre compte des enseignements reçus à l’université. À cette époque, mon écriture était quasiment prescriptive. Autrement dit, ma technique d’écriture résidait dans les règles d’écriture du classicisme. À ce jour, je n’ai plus la même méthode d’écriture.

    Un : je m’inspire plus et davantage des œuvres camerounaises pour écrire les miennes. Deux : je conçois mes livres comme mon mémoire ou ma thèse, c’est-à-dire que j’ai tout un schéma scripturaire que j’élabore. Trois : je ne me mets point à écrire si je ne connais pas déjà la fin de l’histoire.


    Le second volet. Moi, j’ai trouvé qu’il n’existe qu’un pas entre le théâtre et le scénario. C’est la raison pour laquelle j’ai su (je dirais) mieux glisser de ce texte à un autre. La méthode d’écriture demeure la même. Toutefois, ici, je suis plus libre. Il n’y a aucune contrainte (vraisemblance, bienséance) et j’expose librement mon imagination.

    Parlant de livre, vous êtes, avec la pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère » qui paraitra bientôt, le lauréat de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Nuit noire : vérité mensongère » : de quoi s’agit-il ?


    Il s’agit d’une affaire de tradition qui a viré au cauchemar. Sous-estimant ici l’importance de la tradition, Démanou refuse de faire un rite en l’honneur de son arrière-grand-mère. Plusieurs années après, sa fille Nongni voit son ventre prendre du volume. Contrairement à ce que tout le monde pense, elle n’est pas enceinte. Elle est vierge. Toutefois, il apparait que le responsable de son état est une personne proche d’elle.

    Racontez-nous votre aventure OSÚ, ce prix littéraire que promeut les Éditions ECLOSION


    Le Prix Littéraire OSÚ est très jeune. Pour le moment, il est encore à sa troisième édition. J’en entends parler lors de sa première édition. L’envie de postuler avec ma pièce « Ose, si tu oses… » était grande, mais je ne l’ai pas fait. Toutefois, je suivais l’actualité de ce concours. L’année qui suivait, j’ai complètement décidé de me lancer. Je l’ai fait avec ma plus récente pièce de théâtre « Nuit noire : vérité mensongère ». Et j’ai été lauréat dans la catégorie Théâtre.
    C’est un prix que je respecte énormément. Il m’a permis d’être en contact avec Éclosion, avec Madame Christelle NOAH. J’ai vécu des choses inédites dans ma vie, grâce à ce prix. Il faut le préciser, ma relation avec OSÚ m’est constructive. Je ne peux que souhaiter le meilleur pour la suite.

    En tant qu’auteur et scénariste, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Tout d’abord, le talent se travaille. Un talent qui n’est pas forgé demeure un don qui meurt lentement. Ensuite, après l’avoir forgé, il faut le manipuler tout en faisant ressortir une originalité. Une fois cela fait, ce talent doit être confronté à d’autres domaines équivalents. L’optique étant d’être toujours maintenu au même niveau (minimum) que les autres.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Lorsque je regarde les écrivains comme Léonora Miano, Calixthe Beyala, Djaïli Amadou Amal, Patrice Nganang, etc. qui se sont démarqués (parlant des prix reçus) par leurs productions littéraires, lorsque je vois le nombre de dramaturges camerounais présélectionnés à quelques éditions du Prix Rfi Théâtre, je suis animée par deux réflexions : la fierté, mais surtout, le travail acharné. On n’est pas gagnant du Prix RFI Théâtre par hasard. On n’a pas de hautes distinctions littéraires par chance. On les a par le travail. Et moi, tout jeune en écriture, je comprends que je n’ai encore rien fait. La scène littéraire camerounaise actuelle me dit que je devrais également travailler pour rendre fière la littérature camerounaise. Contribuer aussi à son émergence.
    Je vous remercie.

    Propos recueillis par P.O.




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  • D-LIVRE : NDAM BENDIA Aminatou, auteure camerounaise


    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi.


    Aminatou NDAM BENDIA, bonjour et merci de vous prêter à ce jeu de questions. Nous vous laissons vous présenter à nos abonnés.


    Je suis Aminatou NDAM BENDIA ou encore Amina NDAM. Je suis une jeune auteure camerounaise originaire de l’ouest, dans le département du Noun ; je suis née dans cette localité et j’y ai eu un début d’enfance.
    J’ai toujours été une personne très réservée, alors je parle très peu avec la langue. Les lettres ont été mes meilleurs moyens d’expression. Autant passionnée de lecture que d’écriture, je suis l’auteure du roman  » Réalités Épineuses  ».

    Avez-vous un procédé d’écriture particulier (des petits rituels, techniques, etc.) quand vous écrivez ?


    Il n’y a pas de procédé fixe, je dois dire. Quand je ressens le besoin d’écrire, je me lance directement. Si je suis dans un environnement non favorable, je note mon idée dans mon carnet de notes électronique. Ce mot sera mon déclic pour une belle inspiration quand j’écrirai. J’ai juste besoin de calme et de concentration, pour que ma plume se libère. instantanément.

    Parlant de livre, vous êtes, avec le roman « Réalités épineuses » qui paraîtra bientôt, troisième prix spécial de la deuxième édition du prix de création littéraire OSÚ. « Réalités épineuses », de quoi s’agit-il ?


    « Réalités Épineuses », c’est une toute une histoire culturelle qui se mêle à l’amour. Ce roman nous présente les rouages de la société africaine en général, celle du Cameroun en particulier ; cette société où le mariage exogamique peine encore à immerger.

    L’intrigue tourne autour de Dassihara Pekassa, une jeune femme Bamoun, musulmane et cultivée qui peine à trouver un époux à cause de son « long crayon » et de ses sentiments vis-à-vis d’un homme qui n’est pas de sa tribu. Elle fera l’erreur de croire que l’amour suffit ; pourtant les difficultés seront nombreuses sur son chemin : la plus grande de toute venant de l’être le plus important du peuple.


    « Réalité Épineuses » est un métissage culturel qui est pour les unions intertribales, mais qui prône la connaissance et la maîtrise de la situation avant de s’y engager.

    Racontez-nous votre aventure avec OSÚ, le prix littéraire promu par les Éditions ECLOSION


    Mon aventure avec OSÚ est tout simplement SURPRENANTE. Je ne m’attendais pas à aller si loin avec ce concours, car j’étais sceptique.
    OSÚ m’a apporté la motivation qui me manquait pour ce premier roman. Ayant découvert le prix littéraire OSÚ sur Facebook, j’ai voulu tout de suite participer, mais il se faisait déjà tard pour moi. Alors, j’ai patienté pour la deuxième édition. Ma joie fut grande d’apprendre que j’étais nommée dans ma catégorie et heureusement pour moi, je suis sortie de là avec le « troisième prix spécial ».

    OSÚ m’a donné l’opportunité de partager ma plume, chose qui a toujours été très compliquée pour moi. Ce qui m’a le plus captivée avec OSÚ, c’est le point essentiel qu’ils mettent sur la valorisation de la culture africaine en général, et camerounaise en particulier. C’est ce dont nous avons vraiment besoin.
    Alors je ne peux qu’encourager cette belle initiative d’OSÚ, tout en les remerciant pour cette opportunité qui marquera à jamais ma vie.


    En tant qu’auteure, quels conseils donnez-vous aux auteurs en herbe ?


    Ici, il y a tellement de conseils qui semblent clichés, mais c’est ce qui est réel et nécessaire. Je leur donnerai comme premier conseil d’écrire sans se demander s’ils seront lus ou publiés un jour ; l’opportunité est imprévisible et il faut être prêt à tout moment.
    Comme deuxième conseil, je leur dirai d’avoir des convictions. Dans ce choix de passion, nous faisons face à un entourage austère et hostile, alors il faut être convaincu de ce qu’on veut pour continuer dans cette lancée.
    Et pour finir, il faut lire, lire et lire. La lecture est le moyen par excellence d’évolution pour un auteur en herbe.

    Quel est votre regard de la scène littéraire camerounaise actuelle ?


    Le regard que j’ai de la scène littéraire camerounais actuellement est grandiose. Je découvre de plus en plus de jeunes auteurs qui ont tous quelque chose à dire et à partager. Aussi nombreux qu’ils soient, c’est un avantage pour notre scène littéraire, car toute les connaissances se trouvent dans des livres et même après eux, ces connaissances seront utiles.

    Propos recueillis par P.O.




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  • Il a été lu… Le cadavre du fleuve de Marie-Françoise IBOVI, auteure congolaise

    Paru le 28 juin 2023 aux Editions Les Lettres Mouchetées, une maison d’édition indépendante fondée en 2015 à Pointe noire en République du Congo par Muriel Traodec, « Le cadavre du fleuve » est un roman policier de Marie-Françoise IBOVI. Originaire du Congo-Brazzaville, Marie-Françoise IBOVI est née le 08 Juin 1979 en ex URSS de parents encore étudiants. Désormais installée à Poitier en France, cette lauréate de l’année 2012 du Grand Prix des Arts et des Lettres de la République du Congo avec « Rue des histoires », son premier recueil de nouvelles, est l’auteure d’une conséquente bibliographie composée autant de recueils de nouvelles, de pièces de théâtre que de romans.

    Voir sa bibliographie ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=668760768708426&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz


    « Le cadavre du fleuve », son deuxième roman policier, s’étale sur 170 pages repartis en 38 chapitres. Il y est question d’une intrigue policière dont le fond de toile est Brazzaville, ses quartiers et ses rues mouvementées et bariolées. Le corps sans vie d’un gangster local, qui essaye de se donner une image d’homme d’affaires respectable en investissant dans l’immobilier et l’industrie du jeu, est découvert au bord du fleuve Congo et l’enquête est confiée au commandant Magali Foundou, un officier de police judiciaire qui malgré les démons qui hantent ses nuits devra, avec l’aide d’une équipe de fidèles, résoudre le meurtre de ce personnage rustre et controversé.


    Marie-Françoise Ibovi, dans un style parfois familier, presque vulgaire – qui rappelle à certains moments celui de San Antonio, nous balade dans le Brazzaville des quartiers populaires où les histoires et les vies s’emmêlent plus que ne se côtoient. Construite comme une série policière américaine dans laquelle les épisodes sont des chapitres, l’auteure entretient un suspense permanent, distillant les indices comme le petit poucet qui laisserait les petits cailloux blanc sur le chemin, donnant ainsi au lecteur la sensation de participer à l’enquête. Le style entrainant simple et épuré de Marie-Françoise IBOVI ainsi que sa parfaite maitrise des procédures judiciaires rend la lecture de cette œuvre plaisante et fluide.

    Acheter « Le cadavre du fleuve » ici : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=667624255488744&id=100067235262143&mibextid=Nif5oz

    Même si nous pouvons à certains moments regretter un manque de repères spatio-temporels dans le texte ainsi qu’une trop grande proximité de certaines scènes avec des séries americaines comme « Les experts Miami » ou encore « New-York police judiciaire », ce qui peut à certains moments égarer le lecteur ou lui donner une impression de déjà lu, nous recommanderions « Le cadavre du fleuve » de Marie-Francoise IBOVI à tous ceux qui souhaitent passer un bon moment de lecture.

    Aubin EYIKE



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