Auteur/autrice : ACOLITT

  • D-LIVRE – ENTRETIEN AVEC DIANE-ANNIE TJOMB, AUTEURE CAMEROUNAISE

    Lorsque j’ai pris mon stylo pour la première fois, je souhaitais que l’on perçoive dans mon texte, la ferveur de la plume du Père Engelbert MVENG et la satire de celle de Séverin Cécile ABEGA, tous deux des Africains, tous deux des compatriotes.


    Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous a poussée à devenir écrivaine ?
    Je suis diplômée en communication des organisations et en gestion des ressources humaines. Après un bref séjour à « Radio Béthanie de Ndoungué » comme responsable des programmes et de l’information, je deviens directrice d’ « AWAA Space », un co-working place, avec incubateur incorporé, pour soutenir et développer les start-up portées par des femmes. Depuis la première année du second cycle au lycée, l’écriture m’habite et m’accompagne dans les différents paliers de ma vie.
    Ce qui m’a déterminée à me faire éditer et à entreprendre une carrière d’écrivain, c’est le besoin de m’exprimer sur des sujets qui me bouleversent intrinsèquement, qui m’interpellent, et me rendent complice du fait de mon silence. Le dire comme cela semble ordinaire, mais je subissais, à une certaine époque, des oppressions internes : certaines nuits, je perdais le sommeil. Les sujets sur lesquels je m’étais exprimée avant de retrouver mes quiétudes nocturnes traitaient : de l’impunité des viols sur mineurs, de l’espoir des jeunes qui coule dans la froideur de la Méditerranée, dans la quête d’une vie meilleure, de l’absurdité des pratiques de sorcellerie qui exacerbent la misère, etc.
    Entre la publication de deux livres, j’ai suivi une formation paramédicale, pour poursuivre parallèlement une carrière d’Assistante en Cabinet Médical.

    Quelles sont vos principales influences littéraires, africaines ou internationales ?
    Lorsque j’ai pris mon stylo pour la première fois, je souhaitais que l’on perçoive dans mon texte, la ferveur de la plume du Père Engelbert MVENG et la satire de celle de Séverin Cécile ABEGA, tous deux des Africains, tous deux des compatriotes.

    Votre écriture s’inscrit-elle dans une tradition littéraire africaine particulière ? Si oui, laquelle ?
    Sauf si les illuminés me démontrent le contraire, ma plume ne tend vers aucune tradition littéraire africaine particulière. Elle est juste une matérialisation de mes convictions, elle ne cherche pas à obéir délibérément à un style.

    Comment décririez-vous le rôle de la culture africaine dans votre écriture ?
    Dans la description du paysage, dans l’expression verbale que j’attribue à mes personnages, dans le choix des mets culinaires, dans l’évocation de nos croyances, l’on identifie clairement l’utilisation de notre patrimoine culturel africain. C’est un matériau indispensable à la construction de mon monde fictif.

    Vous êtes l’auteure de plusieurs textes (romans, nouvelle, poésie…) Pouvez-vous nous expliquer le choix des thèmes dans vos textes ?
    Que ce soit dans mes romans, mon recueil de poèmes et mes nouvelles, j’aborde des thèmes qui écorchent ma sensibilité ; des sujets de la vie courante, qui me parlent et qui me bousculent… sinon rien n’en sortira. Pour donner naissance, il faut absolument tomber enceinte ; le même principe s’applique dans un processus de création littéraire. On n’accouche pas de ce que l’on n’a pas porté, au risque de produire un texte sans âme.

    Votre idée d’écriture de ces livres est-elle inspirée de personnes réelles ou de traditions orales africaines ?
    Tous mes textes sont inspirés des événements réels de la société dans laquelle je vis. Je décris le monde dans ce qu’il a de merveilleux, de pur, d’exaltant ; et dans ce qu’il a d’abject, d’exécrable et de répugnant.

    Comment abordez-vous la question de la langue dans vos œuvres ? Écrivez-vous en français, dans une langue africaine, ou mélangez-vous les deux ? Pourquoi ?
    Mes textes originaux sont exclusivement en français, parce que j’écris dans la langue que j’ai relativement mieux assimilée. Ça aurait été formidable pour moi d’écrire en une langue africaine. J’encourage celles et ceux qui en ont l’habilité, à ne pas hésiter.

    Quels défis avez-vous rencontrés en tant qu’auteure africaine dans le paysage littéraire actuel ?
    Le secteur de l’édition dans le paysage littéraire au Cameroun ne m’a pas fait de cadeaux. Avec certaines maisons d’éditions, j’ai connu des frustrations et des désillusions. Je n’en dirai pas plus, c’est encore un chapitre douloureux pour moi.

    Pensez-vous que la littérature africaine est suffisamment représentée et valorisée sur la scène internationale ?
    Je n’ai pas de statistiques fiables pour répondre à cette question de manière péremptoire. Je pense plutôt que la littérature africaine qui fait un clin d’œil à l’Occident reste plus valorisée, et est mieux représentée sur la scène internationale, que celle qui ne lui fait pas d’éloges.

    Comment voyez-vous l’évolution de la littérature africaine contemporaine ?
    Je la trouve plus diversifiée, libre, et audacieuse. Les thèmes qu’on y retrouve évoquent de plus en plus la construction d’une forte identité africaine. Il faut y croire, malgré sa complexité.

    Votre écriture vise-t-elle une dimension politique ou sociale ? Si oui, comment ?
    Elle vise les deux à la fois. Ce n’est pas calculé, c’est juste une réponse à une interpellation. Lorsque j’évoque dans « Un Avenir Strangulé » le sort des enfants des régions en guerre, ou le sort des jeunes camerounais en quête de pitance, qui finissent au fond de la mer en plats de résistance, dans « La Méditerranée médite », ça soulève sans ambiguïté une question de mal gouvernance. Qui est censé apporter la sérénité dans les zones en guerre et offrir un environnement propice à l’épanouissement de la jeunesse ?!

    Quel message souhaitez-vous transmettre à travers vos livres ?
    Je souhaite que le lecteur comprenne que le changement de nos paradigmes mentaux, notre système de pensées, est un préalable pour accéder à d’autres formes de changements. Comme je suis une grande optimiste, je leur inculque à travers mes textes, que tout est possible à celui qui croit. Une certaine critique me dira que je passe à travers les murs ; je l’assume. Rien n’est impossible à celui qui croit !

    Quel est votre processus d’écriture ? Avez-vous des rituels ou des habitudes particulières ?
    J’écris avec mon casque allumé et aux oreilles, le plus souvent. Ça me déconnecte de mon entourage et ça m’isole. Ce rituel me permet d’écrire même dans une foule en liesse.

    Un conseil pour les jeunes africains qui souhaitent se lancer dans l’écriture ?
    Je conseille à tous les jeunes africains qui souhaitent se lancer dans l’écriture d’être passionnés, disciplinés, curieux, et de rester ouverts à la critique constructive.

    Sur quel projet littéraire travaillez-vous actuellement ?
    Je travaille en ce moment sur la planification d’un projet artistique : la photographie, que je voudrais joindre à un projet littéraire. Notre planète est d’une beauté poétique !


    Retrouvez les livres de Diane-Annie TJOMB sur Amazon ou via l’adresse infoslitt@gmail.com


    Retrouvez Diane-Annie TJOMB très prochainement


  • VIENT DE PARAITRE : La revanche de l’amante, recueil de poèmes d’Anne Rachel ABOYOYO A., auteure camerounaise

    « Épouse-moi, épouse-la.
    Nous avons l’humanité à naître
    Et sa souffrance à curer.
    Elle est ma sœur, ma compagne,
    Une partie de moi qui t’appelle des
    profondeurs de l’indit,
    Une absence de toi comblée dans le
    rire féroce et câlin
    Qu’elle entonne après une nuit
    d’amour,
    Une absence de toi lavée par le
    jaillissement du partage.
    Épouse-la, épouse-moi.
    Pour former la farandole ouverte
    Des bergeronnettes sur les seuils de
    l’infini.
    Si tu m’épouses, tu l’épouses.
    Si tu l’épouses, tu m’épouses,
    Impossible autrement. », P.11

    A PROPOS DE L’AUTEURE :

    Anne Rachel ABOYOYO A. est l’auteure de « Senteur du crépuscule » (2011), « Les graines du silence » (2016) et a participé à la rédaction de plusieurs anthologies.

  • APPEL À TEXTES : LE MAGAZINE SÉNÉGAL NJAAY OFFRE QUATRE ANTHOLOGIES AFRICAINES ET AFRODESCENDANTES

    Le magazine Senegal NJAAY a le plaisir d’annoncer le lancement de quatre anthologies africaines et afrodescendantes autour des genres littéraires suivants :

    • Poésie
    • Conte
    • Nouvelle
    • Théâtre

    Ces projets visent à valoriser les voix littéraires du continent et de la diaspora, en mettant en lumière des textes engagés, originaux et ancrés dans nos réalités et imaginaires.

    📌  Thème général : Mémoire, Résistance et Espérance

    📌 CRITERES DE SÉLECTION

    • Être Africain(e) ou Afro-descendant(e)
    • Le texte soumis doit être inédit
    • Langue : Français (les langues africaines sont acceptées si accompagnées de traduction)
    • Longueur maximale :
      . Poème : 40 vers
      . Conte / Nouvelle : 2 000 mots
      . Théâtre : 5 pages max
    • Un seul texte par genre littéraire, par personne

    📌 COMMENT POSTULER ?

    Envoyez votre texte en format Word ou PDF, accompagné d’une courte biographie (500 signes max) et d’une photo portrait à :
    senegalnjaayeditions@gmail.com
    Objet du mail : Anthologie + Genre littéraire (ex : Anthologie – Conte)

    📌 Date limite de soumission : 31 août 2025

    📌 Les textes sélectionnés seront publiés dans un ouvrage collectif sous le label SENEGAL NJAAY MAG, avec diffusion numérique et physique.

    Plus d’informations : senegalnjaayeditions@gmail.com

    À vos plumes !



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  • Readers and Translators Week Online (RTWO) 2025 : Une deuxième édition sous le signe des défis liés à l’intelligence artificielle

    Contrairement à la première édition qui comptait 15 participants, cette édition de la Readers and Translators Week Online (Semaine des Relecteurs et des Traducteurs en Ligne), toujours organisée par ACOLITT et Ghosts Universe, rassemblera 26 panelistes de dix pays : Cameroun, Bénin, Congo, Côte d’Ivoire, Brésil, RCA, Guadeloupe, Guinée, Sénégal et France.

    Du 23 au 27 juillet 2025, ils meubleront sept échanges :

    Sous la modération d’acteurs du livre qui s’investissent au quotidien pour la littérature :

    En plus de ces échanges, un atelier de relecture et traduction gratuit sera tenu par Ray NDEBI, promoteur de Ghosts Universe

    Rendez-vous sur la page Facebook ACOLITT.


  • Célébrer le livre autrement… A la Fondation Petit Dan et Sarah, des acteurs du livre se sont mobilisés

    POUR CACHER QUELQUE CHOSE À UN NOIR, IL FAUT LE BLA BLA BLA ET BLA…  En 2025, vous verrez encore des personnes, même des acteurs de la littérature, utiliser cette « phrase ».

    Saviez-vous que cette phrase est contenue dans un document et que ceci n’est qu’une paraphrase ? Si le Noir était si allergique au « trésor », comment a-t-il fait pour découvrir celle-ci ? Dee Lee (l’auteur de cette « phrase ») a vraisemblablement semé une graine qui, comme un baobab, a enfoui ses racines très loin… Et des habitudes contribuent à l’arroser.

    SAMEDI 26 avril 2025, NOUS AVONS FAIT NOTRE PART.

    Initiative qui alliait le Centre de Lecture, d’initiation et d’Intégration à la culture et ACOLITT, cette descente à la Fondation Petit Dan et Sarah sise à Soa (centre – Cameroun) était l’occasion de montrer que le livre peut être célébré de différentes manières ; que les enfants sont la graine à arroser pour ne plus entendre cette fameuse « phrase » dans quelques années ; que la lecture est une distraction comme toutes les autres ; etc.

    Avec pour marraine Christelle Noah des Éditions Eclosion, cette initiative a été porteuse de plusieurs projets et de beaucoup d’espoir quant aux habitudes de lecture dans ce lieu qui abrite trente-deux (32) enfants, sous la supervision de monsieur ZINGUI Joseph et sa « jumelle de nom » (pour citer ce dernier), un couple qui a tout abandonné pour se consacrer à ces enfants accueillis soit dès la naissance ou par le biais des services sociaux.
    Initiative visant principalement la mise sur pied d’un espace bibliothèque dans cette Fondation, des livres leur ont été offerts, ainsi que des documents de dessin et de coloriage.

    Parce que le livre permet aussi une belle influence, notre invité d’honneur était Albert Junior Mbog Mbog, chroniqueur.

    Rachel Octavie Malongo, Léocadie Sandrique METO, Josée Murielle SAHA PAGUEM, Michèle MBOUDOU, Mme Anne-Pierrette NDZIE (présidente de l’Association des Enseignants de Français du Cameroun), NTOLO ENAMA Marthe Carelle, Aristide Georges Olama, Roukayatou TOURE, Calixte Laurence, Diane-Annie Tjomb… Toutes ces personnes que nous avons pris plaisir à rencontrer, revoir, et à qui nous disons MERCI.

    MERCI à toutes ces personnes qui croient au livre et qui, en multipliant ce type d’initiatives, en soignant leurs productions, en parlant de leurs lectures…, défient Dee Lee et sa « phrase ».

    La Fondation Petit Dan et Sarah répond au +237  699165292

  • Café littéraire avec des enfants : Le recueil « Contes d’enfants d’Afrique » a été lu.

    07 mai 2025 à La Maison Des Savoirs de Yaoundé…

    Offerts le 20 novembre dernier, les exemplaires (20) du recueil « Contes d’enfants d’Afrique » écrit en 2024 par des élèves de moins de 14 ans des lycées et collèges du Cameroun, produit avec le soutien de la Fondation Ducere basée en Australie et supervisé par l’APEC, ont été distribués aux élèves du college Blaise Pascal et du Collège MEYOU, tous deux situés au quartier Etoudi à Yaoundé. 

    Il s’agit de deux collections illustrées, en français et en anglais, qui mettent en exergue les traditions, les coutumes, le regard de cette génération d’auteur.e.s face à la modernité, les fléaux et les mœurs, etc.  

     

    Une belle séance tenue par Erine TCHOUALA, stagiaire à la maison des savoirs, qui a eu du mal à s’achever, l’engouement des enfants étant au beau fixe.

    Rapprochez les livres des populations, et voyez la magie de la lecture s’opérer…

  • Éclosion à Douala : Du 30 au 31 mai 2025, la part d’ACOLITT

    Autour de la résilience, de l’intelligence artificielle, du projet politique, de la célébration des héros nationaux, du partage d’expériences, de l’appel à la paix, de l’entrepreneuriat, des finances digitales et la liste n’est pas exhaustive, les journées du 30 et 31 mai 2025 marquant l’ouverture officielle de la maison d’édition ECLOSION à Douala, a été un miroir de l’investissement dans la littérature, de la promotion du livre et de ses acteurs, de l’appel au travail ensemble, etc.

    Douze échanges et de nombreux acteurs du livre mis en avant. L’équipe ACOLITT représentée par Ray NDEBI et Pauline ONGONO a tenu les rênes de la modération.

    Un beau parterre de passionnés et de curieux du livre, tout comme hier, première journée des activités, a rempli l’espace dédié à cet événement. Un espace qui s’est vu finalement impuissant face à la force du nombre de visiteurs.

    Le ruban est donc coupé. Nous souhaitons le meilleur des vents aux Éditions ECLOSION à Douala.
    Pour rappel, les locaux se trouvent à Akwa, face au restaurant « La petite villageoise ».



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  • 15 PAGES PAR JOUR BOOKCLUB : Écoute ! de Celestine BELLA AWONO, auteure camerounaise

    La poésie… Quand il s’agit de vers, de strophes et de cette expression que l’âme seule sait produire pour toucher la société, le regard se fait toujours plus insistant et l’analyse peu souple. En arrivant à La Maison des Savoirs, la bibliothèque sise au dépôt de sable à Yaoundé, Célestine Bella Owona, l’auteure du recueil de poèmes Ecoute ! paru aux éditions Lupeppo s’attendait à une critique poussée de ses textes.

    Elle-même membre du club de lecture 15 Pages Par Jour créé par ACOLITT, l’auteure à l’épreuve des lecteurs ce 05 juillet 2025 a vécu une journée éprouvante mais unique dans la vie d’une plume. Le thème retenu pour conduire l’échange est « ETRE UN HUMAIN ».

    L’article complet ici

    Le 09 août 2025, ce sera au tour de « Libre » de Bibiche KOUND.

  • 15 PAGES PAR JOUR BOOKCLUB – Tuba B., celle qui possède la force : Être une femme assumée

    Dès 12h00, alors que le ciel s’assombrit sur la ville de Yaoundé le 07 juin 2025, La Maison des Savoirs – MDS Yaoundé, bibliothèque aux plus de vingt ans d’activités, voit s’installer dans son enceinte au lieu-dit Dépôt de Sable à Etoudi, les uns après les autres, les membres du 𝗖𝗹𝘂𝗯 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝟭𝟱 𝗣𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗝𝗼𝘂𝗿, un club de lecture initié par ACOLITT.

    Prévue pour deux heures, il faudra une heure supplémentaire à la rencontre pour faire le tour de la question des femmes soulevée par ce roman qui, au bout de l’après-midi, aura obtenu une note de 9,5/10 par les membres du club.

    L’article complet ici.

    📌 Le 05 juillet 2025 à 14h, le recueil de poèmes Écoute ! de Celestine BELLA AWONO sera à l’honneur. L’auteure a fait un don de 15 exemplaires au club de lecture.



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  • 15 PAGES PAR JOUR BOOKCLUB – Saara, de Beyrouk : Entre héritage et nature

    Lire l’article ici.

    Cette séance au CLAC Yaoundé s’est tenue avec le soutien de La CENE littéraire (10 exemplaires du roman « Saara » + 15.000 FCFA)

    📌 Pour la séance du mois prochain, nous avons reçu un don de livres de l’auteure Diane-Annie TJOMB. Nous irons au cœur de « Tuba B., celle qui possède la force ».


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